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Semaine télé du 26 janvier au 1er février 2019
Salut les câblés !
publié le samedi 26 janvier 2019

Jeune Cinéma en ligne directe


 

Apollo 11 : le 20 juillet 1969, des hommes se sont posés sur la Lune.

Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 26 janvier 2019

 

20.40 : Dalton Trumbo de Jay Roach (2015), OCS Max
Passé il n’y a pas si longtemps, le 1er mars 2018. Est-ce le sujet, et le respect dû au scénariste blacklisté, mais Jay Roach, cinéaste à tout faire, a réalisé son meilleur film. Le reste du programme OCS est constitué de séries déjà commencées et que l’on ne connaît pas. Toutefois The First, saison 1, avec Sean Penn a une belle réputation.

20.50 : American Gigolo de Paul Schrader (1979), Club
Un Schrader inédit, datant de ses tout débuts, lorsque l’on pensait pouvoir attendre beaucoup de l’ex-scénariste – a-t-il jamais mieux fait que Blue Collar, l’année précédente ? On sentait percer, sous la trame de ce gigolo coincé dans un complot meurtrier, ce qui fera l’argument de tous les films suivants, l’ombre du Mal et la rédemption. Troisième film de l’année pour Richard Gere, après Les Moissons du ciel et Yanks - belle série.

20.50 : La Ferme aux loups de Richard Pottier (1943), Classic
Tout autant qu’une soirée Martine Carol, comme annoncée, c’est plutôt une soirée Richard Pottier, puisque, à l’heure de l’apéritif (19.20), la chaîne propose son pénultième titre, L’Enlèvement des Sabines (1961), péplum haut de gamme avec Roger Moore, Jean Marais et Mylène Demongeot. Premier film de la Carol, après quelques silhouettes, tout de suite en vedette. C’est un bon produit de la Continental (pour laquelle Pottier tourna cinq films en trois ans), scénarisé par l’excellent Carlo Rim, bien joué par François Périer et Paul Meurisse, encore jeunots.

22.10 : Martine Carol, plus dure sera la chute d’Éric Bitoun (2017), Classic
Doc inconnu. On a oublié la célébrité de l’actrice, qui régna sur le cinéma français - vingt films entre 1950 et 1955 - avant que Bardot ne la remplace dans la mythologie érotico-scandaleuse du cinéma populaire. Si le film est bien fait, il doit être intéressant.

22.15 : La Mort de Louis XIV d’Albert Serra (2016), OCS City
Le réalisateur possède une carte gold, qui lui permet de figurer dans les festivals les plus huppés. La critique qui pense s’est pâmée devant son dernier titre en date, comme devant Honor de cavalleria (2006) et Le Chant des oiseaux (2008), pourtant fort rebutants. Comme il s’agit de son premier passage sur le câble, autant en profiter pour vérifier si la renommée est à la hauteur du produit. Jean-Pierre Léaud, qui a l’âge du rôle, se donne à fond dans l’immobilisme.

22.30 : La Vallée des poupées (1967), TCM
Pour faire la liaison avec la belle série du cinéaste à la RKO, passée en décembre 2018 sur cette même chaîne. Ici, c’est du lourd, comme presque tout ce qu’a tourné Robson dans les années 60, mais retrouver Sharon Tate ou Patty Duke ne peut pas faire de mal.

23.05 : Caroline Chérie de Richard Pottier (1950), Classic
Bonne façon de terminer la soirée Martine Carol, avec son personnage le plus célèbre - même si l’Histoire patrimoniale en a décidé autrement, ce n’est pas Lola Montès qui est restée dans le cœur des spectateurs des années 50, mais l’héroïne inventée par Cécil St-Laurent-Jacques Laurent, vision parfaitement réactionnaire de la période révolutionnaire. Comme d’habitude, Pottier assure le travail (la preuve : la suite, Un caprice de Caroline Chérie (1953), signée Jean Devaivre, fut nettement moins réussie).

 

Dimanche 27 janvier 2019

 

20.50 : La Maison du lac de Mark Rydell (1981), Arte
Seule rencontre entre les deux Fonda, Henry et Jane (d’ailleurs organisée par celle-ci). Il était temps, car le père est mort l’année suivante. Les numéros de Katharine Hepburn et de Henry F. valent le déplacement (chacun un Oscar, plus que mérité). Bon, l’émotion est un peu sollicitée, mais c’est bon de pleurer parfois.

20.50 : Rock n’Roll de Guillaume Canet (2017), Premier
Passé plusieurs fois ces dernières semaines, sans qu’on le signale, faute de l’avoir vu (il fallait d’abord oublier Les Petits Mouchoirs). Après vérification, on peut le conseiller : le scénario est drôle - tous les acteurs jouent leur propre rôle, comme chez Bertrand Blier ou Maïwenn - et va jusqu’au bout de sa logique, de manière assez gonflée. Marion Cotillard est tordante, qui parle en joual pendant les trois quarts du film (elle y prépare un film de Xavier Dolan).

20.50 : Hotel Woodstock d’Ang Lee (2009), Club
Pas programmé depuis le 22 mai 2016. Note du temps : "Le plus grand festival de l’histoire de la pop, vu du côté des coulisses, ou plutôt du côté logistique : ou comment les hôteliers d’un coin de campagne tranquille vont vivre les quatre jours de peace, music and love. Lee a sans doute fait mieux, mais le film est fort agréable."

20.50 : L’Emprise du crime de Lewis Milestone (1946), Classic
Note du 2 octobre 2016 : "Encore un cinéaste à réévaluer, qui avait bien commencé avec le muet mais pas très bien fini au début des années 60. Il a fait très peu de films noirs, mais celui-ci est réussi (scénario de Robert Rossen). Avec un quatuor passionnant : si Van Heflin n’est pas très emballant, Barbara Stanwyck et Lizabeth Scott sont égales à elles-mêmes et Kirk Douglas (cent deux ans il y a peu) assure comme un chef pour ses tout débuts à l’écran."

22.20 : Captain Fantastic de Matt Ross (2016), Émotion
Encore ? Toujours.

22.35 : Katharine Hepburn de Rieke Brendel & Andrew Davies (2013), Arte
Pas vu. Ce n’est pas un docu formaté 52 minutes, mais un vrai film d’une heure vingt, et qui doit donc regorger de documents. De toutes façons, comment rater un film sur une telle actrice ?

23.20 : Dead Again de Kenneth Branagh (1991), Paramount Channel
Après sa version de Henry V (1989) et avant de revenir plus tardivement à Shakespeare, Branagh a tourné quelques films "modernes" (dont son Peter’s Friends, 1992, de savoureuse mémoire), dont ce polar très réussi, avec une distribution bigarrée : Branagh lui-même, Emma Thompson, Hanna Schygulla, Andy Garcia, Robin Williams, rien que ça.

 

Lundi 28 janvier 2019

 

20.40 : Gandhi de Richard Attenborough (1982), OCS Géants
Le cinéaste (par ailleurs, très bon acteur jadis) n’a pas fait dans la légèreté - mais comment faire allusif lorsque l’on décide de se lancer dans des biopics de personnages comme Churchill, Chaplin, Steve Biko et Gandhi ? La performance de Ben Kingsley est étonnante, et c’est elle qui permet de tenir les 185 minutes.

20.50 : L’Autre Côté de l’espoir d’Aki Kaurismäki (2017), Club
Enfin, le dernier film d’AK sur le câble. Son ultime, comme il l’annonce régulièrement ? On espère bien que non. Comme Roy Andersson, il fait partie des réalisateurs reconnaissables dès le premier cadrage et les premières secondes du scénario . Des peintures de la déprime aussi réjouissantes, on en redemande.

20 50 : Patrouilleur 109 de Leslie H. Martinson (1963), Classic
Pas génial, mais intéressant : si l’on se souvient bien, c’est le premier film qui prend pour héros John F. Kennedy (lorsqu’il était lieutenant dans la Navy en 1943) de son vivant : il est sorti ici deux mois avant son assassinat. Cliff Robertson dans la peau de JFK, pourquoi pas ?

21.00 : True Detective, OCS City
Alors, cette saison 3 - ce soir, épisode 4 -, aussi grandiose que la première ?

23.45 : Gorilles dans la brume de Michael Apted (1988), OCS Géants
Soirée biopic : après Gandhi, Dian Fossey, la spécialiste des grands singes, qui passa quelques décennies avec eux. Dans un genre différent, Sigourney Weaver est aussi impressionnante que Ben Kingsley.

23.45 : Café Society de Woody Allen (2016), OCS Max
Pour ceux qui ne sont pas parvenus encore à le voir, malgré ses quatre passages en 2018. Mais ne rechignons pas : il s’agit d’une bonne cuvée allenienne, et l’on n’est pas certain qu’il y en ait encore beaucoup d’autres.

 

Mardi 29 janvier 2019

 

20.40 : Soirée Le Parrain, Paramount Channel
La totale, puisque les trois époques du film de Francis Ford Coppola passent à la file, le premier (1972), à 20.40, Le Parrain 2 (1974), à 23.45 et Le Parrain 3 (1990) à 03.10. 553 minutes de bonheur.

20.40 : L’Homme qui voulut être roi de John Huston (1975), OCS Géants
Passe en principe une fois par an, mais n’a pas été programmé depuis juin 2017. On n’a rien oublié des aventures de Sean Connery (d’après Kipling) au Kafiristan, mais on en reprendrait bien une bouffée .

22.40 : Les Figures de l’ombre de Theodore Melfi (2016), Émotion
On a laissé passer ce film récemment sans le signaler. On bat sa coulpe. Rattrapage souhaité, car cette histoire (véridique) de mathématiciennes noires trouvant enfin la place qu’elles méritent parmi les chercheurs de la NASA des années héroïques, celles où elle doit combler son retard sur les Russes, entre Spoutnik et Gagarine, est un spectacle requinquant. Presque trop beau pour être vrai, et pourtant ce le fut.

00.00 : Tesnota de Kantemir Balagov (2017), Club
Pas très joyeuse la société de Natchik, dans le Caucase du Nord, où les "tribus" ne se mélangent pas. Roméo et Juliette est un thème éternel, la preuve. Prix Fipresci à Cannes et ça le valait.

 

Mercredi 30 janvier 2019

 

20.40 : Primaire d’Hélène Angel (2016), OCS Max
Dès son court métrage de 1995, La Vie parisienne, on pouvait découvrir les qualités de la cinéaste, promise à un bel avenir. Mais sa filmographie n’est pas à la hauteur des espoirs. Sans doute parce qu’elle n’a pas choisi la facilité : ni Peau d’homme, cœur de bête (1999) ni Rencontre avec le dragon (2003) ne se situaient dans le courant mainstream, d’où leur faible écho au-delà du public du premier cercle. Résultat : deux titres seulement ensuite, Propriété interdite (2011), jolie variation horrifique sur le thème de la maison maléfique, et Primaire, au sujet plus traditionnel, celui d’une institutrice (pardon, professeure des écoles) emportée par la passion de son travail. Sara Forestier et Vincent Elbaz aidant, le film a recueilli 180 000 spectateurs, un succès qu’elle n’avait jamais obtenu. De quoi espérer un prochain titre.

20.50 : Tu ne tueras point de Mel Gibson (2016), Premier
Soirée Mel Gibson sur la chaîne, sans beaucoup d’invention, puisque Payback de Brian Helgeland (1999), le film de 23.05, passe pour la quatrième fois de l’année 2019. En revanche, le film réalisé par MG est inédit. C’est du pur Gibson, survitaminé, catho, boursouflé, mais si on se laisse aller, c’est plaisant.

20.50 : Triple 9 de John Hillcoat (20126), Frisson
Simplement pour noter que le film en est à son sixième passage depuis janvier 2018.

20.50 : Comme des frères de Hugo Gélin (2012), Émotion
Seul titre français de la soirée sur Ciné+. Le scénario manque un peu de surprise - trois hommes ont aimé la même femme et reviennent en Corse sur ses traces -, mais c’est l’occasion de voir réunis trois des plus solides parmi les "jeunes" acteurs du cinéma français, Pierre Niney, Nicolas Duvauchelle et François-Xavier Demaison.

20.50 : Les Contrebandiers de Moonfleet de Fritz Lang (1955), Classic
Le film n’est pas passé depuis le 14 décembre 2015. À ne pas croire ! Un chef-d’œuvre de Lang, toujours intact après dix visions, dans un genre qui n’était pas vraiment sa spécialité, celui de l’aventure en costumes. Stewart Granger + George Sanders + Viveca Lindfors : difficile d’imaginer mieux. Jon Whiteley - le jeune John Mohune du film - n’a pas fait carrière ; il était pourtant parfait.

22.15 : L’Homme de nulle part de Delmer Daves (1956), OCS Géants
Dernier passage : 8 octobre 2014 ! Parmi les grands westerns de Daves, c’est un des plus remarquables par son manque d’action : c’est un film méditatif, dans lequel la violence n’apparaît que subrepticement. Glenn Ford y est aussi juste qu’à l’accoutumée et Daves est parvenu à maîtriser Rod Steiger et Ernest Borgnine, qui jouent pour une fois sans excès.

22.25 : Le Secret de la chambre noire de Kiyoshi Kurosawa (2016), OCS City
Le tournage en France n’a pas plus réussi à KK qu’aux autres cinéastes asiatiques, Hou Hsiao-hsien, Tsai Ming-liang ou Hong Sangsoo, qui y ont signé leurs films les moins authentiques. Certes, Le Secret est intéressant, aussi tordu que ses autres titres (mais on est loin de tout connaître de la cinquantaine de films que KK affiche au compteur) et Tahar Rahim et Constance Rousseau sont irréprochables. Serait-ce le manque d’exotisme ?

 

Jeudi 31 janvier 2019

 

20.40 : Que se passe-t-il ce soir sur OCS ? Rien à sauver d’une programmation à marée basse, entre série française éprouvante (Mike, OCS Max), Il reste du jambon ? de Anne Depétrini (2010), Sinister et Sinister 2 de Scott Derrickson (2012) et Ciaran Foy (2015), La Bataille de la planète des singes de Jack Lee Thompson (1973).
Vite, quelques DVD…

20.50 : The Prison de Na Hyeon (2017) Frisson
Inconnu de nos services : pas de date de sortie française repérée pour ce premier film. Mais le polar coréen est si riche qu’on peut y aller en confiance, comme les trois millions de spectateurs qui l’ont vu au pays.

20.50 : Soirée spéciale comédie franchouillarde sur Famiz, si nulle qu’elle vaut la peine d’être notée. Aller rechercher dans un grenier Les Joyeux Lurons de Michel Gérard (1972), qui rassemble Michel Galabru, Paul Préboist, Alice Sapritch, Jacques Balutin, à savoir ce qui se faisait de pire alors, et dans une cave L’Opération Corned-beef de Jean-Marie Poiré (1990), qui réunit Christian Clavier et Jean Reno (no comment) est une entreprise digne d’être soutenue par tous les amateurs de nanars comme on n’ose même plus en faire aujourd’hui.

23.15 : La Charrette fantôme de Julien Duvivier (1939), Classic
Note du 18 mai 32017 : "On a longtemps déprécié ce film, sous prétexte qu’il n’était qu’un remake, moins réussi que l’original. Si la version de 1921 de Victor Sjöström est effectivement un grand film, celle de Duvivier est loin d’être indifférente : l’affrontement Fresnay-Jouvet fonctionne et Micheline Francey est bien touchante, sous son uniforme de l’Armée du Salut."

 

Vendredi 1er février 2019

 

20.40 : Into the Wild de Sean Penn (2007), OCS Max
Aucun passage depuis le 12 octobre 2016. L’écran de TV, même large, ne peut rendre entièrement justice à la beauté du film, mais il faut faire avec. Emile Hirsch, le protagoniste quasi unique, n’a jamais retrouvé de tels sommets.

20.40 : Duel de Steven Spielberg (1971), OCS Géants
Pas une semaine sans que, toutes chaînes confondues, le nom de Spielberg n’apparaisse dans les programmes. Bien trop souvent avec des titres grand public, Jurassic Park ou autres. Mais son premier (télé)film n’est pas souvent proposé, en tout cas pas depuis le 31 octobre 2015. Ce qui est le comble pour ce qui demeure un de ses meilleurs produits, sans frime ni souci de plaire, d’une efficacité louable. 90 minutes – ah, s’il avait su demeurer plus souvent dans ces limites !

20.50 : Divorcé malgré lui de Tay Garnett (1939), Classic
Un inédit de derrière les fagots : jamais passé sur le câble (comme bon nombre de titres de Garnett), à première vue, pas disponible en DVD, et jamais repris depuis quelques décennies à la Cinémathèque. C’est donc une découverte, qui ne surprendra pas les familiers du cinéaste, toujours à l’aise dans tous les genres, mais en particulier dans la screwball-comedy. Cf. L’Amour en première page (1937) ou Quelle joie de vivre (1938). Ici, David Niven et Loretta Young : mais comme dans toutes les comédies du temps, ce sont les seconds rôles qui importent tout autant : Hugh Herbert, Billie Burke, C. Aubrey Smith, Zasu Pitts, Virginia Field, tous ces excentriques irremplaçables.

00.05 : Titanic de Jean Negulesco (1953), TCM
Après la version de James Cameron, qui passe à 20.45, celle de Negulesco, moins luxueuse mais pas ridicule, avec Barbara Stanwyck et Clifton Webb. Les films catastrophes étaient encore rares et celui-ci impressionna beaucoup. On aimerait revoir la version de Roy Ward Baker, encore meilleure, Atlantique, latitude 41° (1958), sur un scénario du grand Eric Ambler.



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