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Semaine télé du 13 au 19 novembre 2021
Salut les câblés !
publié le samedi 13 novembre 2021

Jeune Cinéma en ligne directe


 

Photomontage©Mirekis, artiste polonais

Humeurs de Lucien Logette


Semaine fort triste, car les inédits qui en valent la peine ne se bousculent pas.

 

Samedi 13 novembre 2021

 

20.50 : A Man Called Adam de Leo Penn (1966), Classic
Unique passage de ce film rare : 17 mars 2016.

22.30 : Jours d’amour de Giuseppe De Santis & Leopoldo Savona (1954), Classic
Inédit. De Santis n’apparaît pas souvent dans les programmes, à l’exception de deux de ses premiers films, Chasse tragique (1947) et Riz amer (1949). Pourtant, Pâques sanglantes (1950), Onze heures sonnaient (1952) ou Hommes et loups (1956) vaudraient d’être (re)découverts, car l’œuvre de GDS ne se réduit pas au néoréalisme. Ce soir, Marcello Mastroianni et Marina Vlady - 16 ans et déjà quatorze films, la plupart en Italie -, en amoureux coincés par les rites sociaux de la province. Le coréalisateur, Leopoldo Savona, n’a guère laissé d’autres traces, sinon comme assistant d’André De Toth dans Les Mongols (1961) et signataire de westerns assez poussifs dans les années 60.

 

Dimanche 14 novembre 2021

 

20.40 : Soirée Denzel Washington, OCS Max
Si le premier des deux films est déjà passé, mais peut être revu sans ennui : American Gangster de Ridley Scott (2007) -, le suivant est inédit : Sécurité rapprochée de Daniel Espinosa (2012). Deux films dans lesquels, et c’est bien sympathique, Washington est un héros négatif, trafiquant de drogue dans le premier, ancien de la CIA reconverti dans la pègre sud-africaine dans le second. On connaît par cœur Scott, moins Espinosa, cinéaste suédois comme son nom ne l’indique pas, auteur d’un excellent film danois, Outside Love (2007), inédit sur nos côtes.

20.40 : Cowboys d’Anna Kerrigan (2020), OCS City
Inédit et inconnu. Pas de date de sortie, passée ou à venir. Avec Steve Zahn et Jillian Bell, ce qui ne renseigne pas beaucoup.

20.50 : Le chat connaît l’assassin de Robert Benton (1977), Classic
Inédit. On a gardé un bon souvenir de ce film, produit par Robert Altman, c’est tout dire, et du couple formé par Art Carney, détective fatigué, et Lily Tomlin, tout juste sortie de Nashville (1975). Benton était un grand scénariste, ce qui fait le prix des films qu’il a réalisés, comme Kramer contre Kramer (1979), Un homme presque parfait (1994) et L’Heure magique (1998), deux des meilleurs titres de la fin de carrière de Paul Newman.

21.00 : Soirée Byron Haskin, OCS Géants
Comme pour la soirée sur OCS Max, le premier des titres a souvent été programmé, le second est inédit. La Guerre des mondes (1953) peut sembler désormais gentiment kitsch, avec ses effets spéciaux artisanaux, il n’empêche qu’il remua fort les spectateurs en son temps (et Spielberg le trouve fort respectable, paraît-il). La Conquête de l’espace (1955) est, sauf erreur, le deuxième film - après Destination… Lune de George Pal (1950), producteur des deux titres de ce soir - qui décrit de façon scientifique (enfin, presque) une expédition spatiale. On n’est plus chez Méliès, ni chez Protazanov dans Aelita (1924).

 

Lundi 15 novembre 2021

 

20.40 : American Animals de Bart Layton (2018), OCS Choc
Inédit. Inconnu, car seulement visible sur Canal+ (mai 2019).

20.50 : The Perfect Candidate d’Haifaa Al-Mansour (2019), Club
Inédit. La réalisatrice avait fait un tabac il y a neuf ans avec Wadjda, portrait d’une fillette irréductible au rigorisme des règles de l’Arabie saoudite. Elle réitère en prenant cette fois pour héroïne une femme bien intégrée dans la bourgeoisie saoudienne - elle est médecin - qu’un événement, l’impossibilité de monter dans un avion faute d’autorisation d’un tuteur masculin, va conduire, d’un rebondissement à l’autre, à se présenter aux élections municipales. Près de cent mille spectateurs, ce qui montre l’intérêt du public - mais combien en Arabie, dans les quelques salles de cinéma existantes ?

20.50 : Soirée PCF, Classic
Côté fiction, rien de neuf, puisque l’on trouve, à 20.50, La Marseillaise de Jean Renoir (1938), déjà passé le 21 décembre 2019, et à 23.50, La vie est à nous de Jean Renoir (1936), passé le 6 novembre 2021, la semaine dernière. Mais entre les deux, un documentaire, à 22.55, Le Parti du cinéma de Pauline Gallinari & Maxime Grember (2020), qui revient sur les rapports du PC et du cinéma, longtemps étroits dans l’avant et l’après-guerre. Pas sûr qu’on puisse faire le tour du sujet en 52 mn, mais au moins, c’est déjà ça.

 

Mardi 16 novembre 2021

 

20.40 : Un héros de notre temps de Mario Monicelli (1955), OCS Géants
Un seul passage, plus tardif, le 30 juin 2017. Vaut d’être revu, comme tous les films de Monicelli.

20.40 : Le Temps d’un week-end de Martin Brest (1992), Paramount Channel
Inédit. Enfin, presque, puisqu’il s’agit du remake de Parfum de femme de Dino Risi, (1974). Al Pacino met aisément ses pieds dans les traces de Vittorio Gassman et Chris O’Donnell dans celles d’Alessandro Momo, mais était-ce bien nécessaire ?

20.50 : Un vrai bonhomme de Benjamin Parent (2019), Émotion
Inédit. Premier film, qui compense son impression de déjà-vu (un ado arrive dans un nouveau lycée) par la justesse de son regard. Les parents, Isabelle Carré et Laurent Lucas, assurent comme les professionnels qu’ils sont. Mais on prend plaisir à découvrir de nouveaux visages, Thomas Guy et Benjamin Voisin.

20.50 : La Piste de Santa Fé de Michael Curtiz (1940), Classic
Inédit, comme la plus grande partie des 180 films réalisés par Mihaly Kertesz. Curieux western - la guerre de Sécession n’a pas encore éclaté - dont l’un des héros est John Brown, apôtre d’un abolitionnisme radical, que Lincoln jugeait trop extrême, et qui lui valut la potence après une insurrection. Raymond Massey est parfait dans le rôle, comme Ronald Reagan dans celui du général Custer, le réactionnaire. Et, surprise, Olivia De Havilland épouse Errol Flynn à la fin.

22.10 : Femmes d’Argentine de Juan Solanas (2019), Club
Inédit à la télévision.

22.10 : Les Fleurs du soleil de Vittorio De Sica (1970), OCS Géants
Pas inédit, mais c’est tout comme, le film étant passé au milieu de la nuit la semaine dernière. Rattrapage conseillé : Sophia Loren a toujours été magnifiée par De Sica (sept films en vingt ans) et Marcello Mastroianni est tout à fait en phase avec elle.

22.25 : Les Enfants de Timpelbach de Nicolas Bary (2008), Famiz
Inédit. Premier film d’un auteur dont les adaptations successives - Au bonheur des ogres (2013), d’après Daniel Pennac, et Le Petit Spirou (2017), d’après la BD - ne nous ont pas frappés très fort. L’idée, empruntée au roman de Manfred Michael, Timpetill (1937), est belle : les parents d’un village, lassés de leur progéniture, disparaissent en bloc. Pour ses fans, Adèle Exarchopoulos (15 ans) y tient, pour la première fois, un des principaux rôles.

 

Mercredi 17 novembre 2021

 

20.50 : Lucky You de Curtis Hanson (2007), Émotion
Inédit. Curtis Hanson a enchaîné, entre 1992 (La Main sur le berceau) et 2005 (In Her Shoes), une belle série, dans laquelle on apprécie particulièrement LA Confidential (1997) et surtout Wonder Boys (2000). On reste donc un peu sur sa faim avec cette histoire de joueur de poker qui doit affronter, en finale à Las Vegas, son père, ex-champion du monde. On imagine facilement tout ce qui se passe ou va se passer et Eric Dana n’est pas un grand éveilleur de sentiment. Heureusement, il y a Drew Barrymore et Robert Duvall, évidemment impeccable.

20.50 : Kandahar de Mohsen Makhmalbaf (2001), Club
Pour ceux qui ne l’ont pas vu lors de son passage le 12 décembre 2017 et même si ce n’est pas le film de MM que l’on préfère. Mais ses films sont devenus si rares - et c’est le dernier qui nous soit parvenu.

22.20 : La Famille Pickler de Jim Field Smith (2011), Famiz
Inédit. Et inconnu, car sorti directement en vidéo. Si le nom du réalisateur ne nous évoque rien, en revanche ceux de Hugh Jackman, Jennifer Garner, Ashley Greene et bien sûr Olivia Wilde sont bien plus alléchants.

 

Jeudi 18 novembre 2021

 

20.40 : Révolte à Fort Laramie de Lesley Selander (1957), Paramount Channel
Inédit. Rien à voir avec The Man from Laramie de Anthony Mann (1955), hélas, et John Dehner n’est pas James Stewart. Mais, avec un western de la Paramount, on sait où l’on va et Selander, c’est toujours plus intéressant que Ray Nazzaro ou Joseph Kane.

20.50 : Faire face d’Ida Lupino (1949), Classic
Pas inédit, mais sa programmation le 4 novembre dernier à 00.10 n’a pas dû lui apporter beaucoup de spectateurs. Sally Forrest, après avoir été la mère frustrée de Not Wanted (Avant de t’aimer, 1949) et avant d’être la joueuse de tennis à succès de Hard, Fast and Beautiful (Jeu, set et match, 1953) est une danseuse atteinte par la polio et qui décide d’affronter la maladie seule.

22.25 : Sheitan de Kim Chapîron (2006), OCS Choc
Inédit. Bon exemple de la faiblesse des propositions du câble cette semaine : on en vient à signaler un film de Chapiron. Bon, il y a Vincent Cassel et Ladj Ly, Laila Behkti et Gérald Thomassin, Monica Bellucci et Chris Marker (en vampire), mais tout de même…

 

Vendredi 19 novembre 2021

 

20.40 : L’Or de la Nouvelle-Guinée de Lewis R. Foster (1951), OCS Géants
Inédit. Daté, sans doute, mais tous les films de Foster renvoient à l’âge d’or du petit film d’aventures, tropicales ou non. La plupart du temps, ce sont John Payne et Rhonda Fleming qui s’y collent. Ah, ce parfum du samedi soir dans les cinémas de quartier…

20.50 : Les Adolescentes d’Alberto Lattuada (1960), Classic
Inédit. Le titre français est stupide, laissant croire à un tableau sociologique d’une classe d’âge. En italien, I dolci inganni ("Douces tromperies") indique bien mieux le propos du film. Au-delà de la découverte de l’acte sexuel par une fille de 15 ans (le premier vrai film pour Catherine Spaak, qui avait juste l’âge du rôle), Lattuada s’intéresse d’abord aux intermittences du cœur, au jeu subtil de la séduction, face à Christian Marquand et Jean Sorel. La censure démochrétienne de l’époque ne pouvait laisser passer un tel film. Catherine Spaak n’a pas cessé de tourner depuis, exclusivement en Italie.



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