home > Au fil du temps > Salut les câblés ! > Salut les câblés ! (2022) > Semaine télé du 22 au 28 janvier 2022
Semaine télé du 22 au 28 janvier 2022
Salut les câblés !
publié le samedi 22 janvier 2022

Jeune Cinéma en ligne directe


 

Gaspard Ulliel (1984-2022)

Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 22 janvier 2022

 

20.40 : Quai des Orfèvres d’Henri-Georges Clouzot (1947), OCS Géants
Ce n’est pas une nouveauté (dernier passage le 9 septembre 2018). Mais vu le faible intérêt des autres films du bouquet OCS, on peut toujours avoir recours au patrimoine, surtout lorsqu’il atteint ce niveau.

20.50 : Soirée Mario Van Peebles, TCM
Est-ce pour saluer la disparition récente de son père Melvin que la chaîne offre à Mario ses deux créneaux du soir ? Le premier film, New Jack City (1991) est passé le 26 octobre 2021, on n’a pas eu le temps de l’oublier. Mais le second est inédit : Panther (1995), qui revient sur l’histoire du Black Panther Party, fondé en 1966 à Oakland, organisation révolutionnaire marxiste-léniniste, autrement plus radicale que les mouvements pour la défense des droits civiques nés au début des années 60. La particularité du BPP est d’avoir compté dans ses rangs autant de femmes que d’hommes. On attend avec curiosité de voir comment l’auteur (9 ans en 1966) a reconstitué la période.

22.20 : Retour de flamme, Classic
Seul programme appétissant sur le bouquet Ciné+, à moins que l’on ne se contente de la soirée romaine sur Frisson, qui propose deux titres aussi peu intéressants l’un que l’autre, à 20.50, La Dernière Légion de Doug Lefler (2007) et à 22.30, Centurion de Neil Marshall (2010), avant d’enchaîner avec Sous les jupes des serveuses de Francis Alexandre (2020), beau sujet. Ce retour de flamme (on ne sait plus à quel numéro on en est) est dédié aux "Fameux détectives".

22.40 : Albert à l’Ouest de Seth MacFarlane (2014), OCS Max
Inédit. Du réalisateur, on ne connaît que Ted (2012), passé plusieurs fois. Faute d’avoir vu ce film lors de sa sortie estivale, on ne peut que le signaler, car même avec Charlize Theron et Liam Neeson au générique, on n’est pas certain du résultat.

 

Dimanche 23 janvier 2022

 

20.40 : Les Infidèles, collectif (2012), OCS Max
Inédit. Film à sketchs, comme ce fut, il y longtemps, la mode dans le cinéma français. Dix courts, entre 1 et 19 minutes, réalisés par Michel Hazanavicius, Fred Cavayé, Emmanuelle Bercot, Gilles Lellouche, Jean Dujardin, Éric Lartigau et Alexandre Courtes (inconnu). Tout est dans le titre et ses variations sur l’adultère. On est plus chez les beaufs que chez Feydeau, mais il y a la moitié des comédiens français quarantenaires au générique.

20.40 : Soleil vert de Richard Fleischer (1973), OCS Géants
Pas vraiment un inédit, mais comme Quai des Orfèvres, on ne s’en lasse pas. D’autant que la vision de la société future que décrit le film devient, au fil des ans, de plus en plus crédible

20.40 : Soirée Don Siegel, Paramount Channel
Simplement pour mémoire. Mais les trois films, à 20.40, Les Proies (1971), à 22.35, Un shérif à New York (1968), ) et à 00.10, Sierra torride (1969) sont des perles de la filmographie de leur auteur.

20.40 : Vampires en toute intimité de Jemaine Clement & Taika Waititi (2014), OCS City
Inédit et inconnu, comme ses auteurs (néo-zélandais). Le film est sorti uniquement en vidéo et d’après son synopsis, serait un mockumentary, dans la lignée de Blair Witch et autres. Une découverte ?

20.50 : Oncle Harry de Robert Siodmak (1945), Classic
Inédit. Le titre est une invention des programmateurs, car le film n’est jamais sorti en France et s’intitule, en VO, The Strange Affair of Uncle Harry. George Sanders n’y est d’ailleurs pas un oncle, mais un homme qui vit avec ses deux sœurs et tombe amoureux d’une jeune fille (Ella Raines). On a souvent associé le film à L’Ombre d’un doute (1943), au vu des rapports similaires à ceux de Joseph Cotten et Teresa Wright chez Hitchcock. Mais les deux n’ont que peu en commun, sinon un personnage principal ambigu (on préfère de loin Sanders, évidemment).

 

Lundi 24 janvier 2022

 

20.40 : The Impossible de J.A. Bayona (2012), OCS Choc
Inédit. On connaissait Bayona pour son fantastique horrifique L’Orphelinat (2007), on ne l’attendait pas au détour d’un film catastrophe, basé sur le tsunami de 2004 en Thaïlande. C’est moins neuf que le précédent, mais le spectacle (le spectaculaire même) est assuré. Avec Ewan McGregor, Naomi Watts, Tom Holland et Geraldine Chaplin.

20.40 : Adam at Six A.M. de Robert Scheerer (1970), OCS Géants
Inédit sur tous les écrans, salles comprises. Deuxième film de Michael Douglas et premier (et avant-dernier) film d’un réalisateur qui n’a surtout œuvré que pour les séries TV. Son second film, Nanou, fils de la jungle (1972), nous avait bien fait rire à l’époque (le héros, Jan Michael Vincent, ersatz de Tarzan, devient le World’s Greatest Athlete - titre de la VO). De toutes façons, découvrir le jeune Michael D. dans sa fleur de son bel âge est un bonus.

22.30 : Earthquake de Sarilk Andreasyan (2016), OCS Choc
Inédit. Il ne s’agit pas du film de Mark Robson du même titre (1974), avec Charlton Heston et Ava Gardner, mais d’un de ces films d’action russes inconnus que la chaîne dispense avec prodigalité depuis quelques semaines. Ça ne se passe pas en Thaïlande, mais en Arménie.

22.50 : Vaurien de Peter Dourountzis (2020), Club
Inédit. Premier long métrage, réussi. Pierre Deladonchamps, remarquable acteur, y prospère dans sa veine familière, celle des êtres déplaisants et antipathiques. Il tient à bout de bras son personnage de routard charismatique qui séduit tout ce qui se présente. Ce n’est pas l’incarnation de Maldoror, simplement un escroc aux sentiments. Avec Ophélie Bau, découverte chez Kechiche (Mektoub My Love), mais que l’on apprécie bien plus ici.

Mardi 26 janvier 2022

20.40 : Soirée décalée, OCS City
Juste un signalement, car les deux titres, bien tordus, sont connus. Mais les rassembler est une bonne idée : à 2.40, Yves de Benoît Forgeard (2019) et à 22.30, Steak de Quentin Dupieux (2007).

20.40 : Soirée action, OCS Choc
La chaîne persiste à promouvoir l’inédit remuant.
Ce soir, à 20.40, Shock Wave de Herman Yau (2017), un film de Hong Kong, thriller explosif, suivi d’un film russe, à 22.50, Rage de Rustam Mosafir (2018), "situé en des temps reculés", comme dit joliment le synopsis. Une surprise ?

20.50 : Tenet de Christopher Nolan (2020), Premier
Inédit. 150 minutes de Nolan survitaminé - ou comment éviter la Troisième Guerre mondiale. C’est aussi brillant et surprenant que ce qu’il a jusqu’à présent signé, avec un bon mélange de comédiens vénérables (Michael Caine), de comédiens confirmés (Kenneth Branagh, Martin Donovan) et de petits jeunes (Robert Pattinson et Clémence Poésy que l’on ne s’attendait pas à trouver en si cosmopolite compagnie).

20.50 : Destruction finale de Kim Byung-seo & Lee Hae-jun (2019), Frisson
Inédit et jamais vu (sortie unique en DVD). Mais on peut faire confiance à la maîtrise des réalisateurs coréens, même inconnus, dans le film catastrophe - ce soir, une éruption volcanique.

20.50 : Helmut Newton, l’effronté de Gero von Boehm (2020), Club
Inédit. Un vrai documentaire de 90 minutes - il fallait bien ça pour rendre hommage à ce photographe australien, né à Berlin, devenu célèbre à Paris, mort à Los Angeles et enterré à Berlin, près de Marlene Dietrich.

20.50 : Tom Horn, le hors-la-loi de William Wiard (1980), TCM
Inédit. Avant-dernier film de Steve McQueen, déjà pas très bien en point. Lors de sa sortie, le titre n’était pas celui avancé par les programmes, mais Tom Horn… sa véritable histoire (pour le public, c’était Tom Horn simplement). Destiné à Don Siegel, le film changea de mains : d’abord celles de James William Guercio, réalisateur de Electra Glide in Blue (1973), mais surtout excellent producteur de musique - Chicago, Blood, Sweat and Tears, etc.), puis de Steve Mc Queen lui-même, puis du signataire officiel, réalisateur dont c’est le seul travail hors TV. Même si ces cahots ne se sentent pas trop, le film n’a pas grande réputation et c’est dommage. Pour les amateurs de seconds rôles, on y voit Slim Pickens et Elisha Cook Jr.

00.30 : La Maison des mille morts de Rob Zombie (2003), OCS Choc
Inédit. Premier film du bien-nommé Rob Zombie (en réalité, Robert Cummings, créateur du groupe rock White Zombie), qui en a tourné neuf depuis, tous dans le genre horrifique, dont un remake de Halloween (2007). Au programme, satanisme, cannibalisme et grand-guignol. Parmi les acteurs inconnus, une surprise, Karen Black, qu’on a tant aimée dans Easy Rider de Dennis Hopper (1969) et Cinq pièces faciles de Bob Rafelson (1970).

 

Jeudi 27 janvier 2022

 

20.40 : Skin de Guy Nattiv (2018), OCS Choc
Parmi les 24 films proposés ce soir sur les bouquets, seuls trois inédits, dont celui-ci, inconnu, comme son réalisateur israélien dont aucun des quatre longs qu’il a tournés ne nous est parvenu (Skin n’était accessible qu’en DVD). À découvrir.

20.50 : Soirée Apocalypse Now, Premier
Revoir la version intégrale, celle de Coppola, n’est pas inutile, mais l’intérêt de la soirée tient surtout au documentaire qui suit, à 23.45, Aux cœurs des ténèbres - l’apocalypse d’un metteur en scène de Fax Bahr, George Hickenlooper & Eleanor Coppola (1991), 95 minutes captées en marge du tournage par l’épouse du cinéaste. Témoignage de choix sur une expédition sans équivalent.

22.35 : Beauty Water de Cho Kyung-hun (2020), OCS Choc
Dernier titre inédit de la soirée. Pour une fois, pas un film-catastrophe russe, mais un long métrage d’animation coréen dont on ne sait rien. Soirée des surprises.

 

Vendredi 28 janvier 2022

 

20.40 : Soirée François Ozon, OCS Max
Deux films, l’un pas tout à fait inédit, mais son dernier passage remonte à octobre 2015 : Jeune et jolie (2013), un des grands titres de sa filmographie en dents de scie et qui permit de découvrir Marina Vacth. À 22.35, Été 85 (2020), son antépénultième film (ça ne durera pas, eu égard à sa cadence de tournage), inédit mais qui aurait pu le rester sans que ça nous manque beaucoup.

20.40 : Daylight de Rob Cohen (1996), OCS Choc
Jamais signalé, mais déjà passé. Encore un film-catastrophe, quelle semaine, mais très agréablement impressionnant (l’effondrement du Holland Tunnel entre New York et New Jersey). Sylvester Stallone n’est pas d’une grande légèreté, mais il y a Viggo Mortensen, alors…

20.40 : Soirée Éric Rohmer, OCS Géants
Strictement pour les amateurs de soirée sélect, où tout le monde est propre sur soi et parle comme il faut. Rien de neuf, mais c’est du sur-mesure : à 20.40, L’Amour l’après-midi (1972), qui a un avantage, celui d’offrir à Zouzou un de ses rares rôles principaux. À 22.15, Le Genou de Claire (1970), sans commentaires.

20.50 : My Beautiful Boy de Félix Van Groeningen (2018), Premier
Inédit. Alabama Monroe (2012) a eu tellement de succès que son auteur a pu réaliser son dernier long aux États-Unis, non plus en petit comité mais avec des vedettes, à savoir Steve Carrell et Timothée Chalamet, idole des teen-agers (qui était prévu pour incarner le jeune Bob Dylan, nous l’avons échappé belle). Ceux qui aiment les films de Van G. aimeront celui-ci, ceux pour qui La Merditude des choses (2009) demeure un cauchemar ne seront pas dépaysés.

20.50 : Soirée Charlotte Rampling, Club
Bon programme, avec deux inédits. Pour commencer, à 20.50, Max mon amour de Nagisa Oshima (1986), qui scandalisa les bien-pensants - l’adultère d’accord, mais avec un chimpanzé, non. À 22.25, Charlotte Rampling, la mystérieuse (2021) un documentaire inconnu de Frédéric Zamochnikoff, qui, de Signoret à Fanny Ardant, via Patrick Dewaere et Françoise Dorléac, a entrepris de mettre en tranches de 52 minutes les acteurs français. Au moins le titre décrit bien la particularité de la comédienne.

20.50 : Soirée Jean-Pierre Mocky, Classic
Des inédits de Mocky, il en reste des dizaines, dont ceux qui ne sont jamais sortis en salles dans sa dernière décennie d’activité. Ce soir, c’est un titre de la période primitive qui commence la soirée : La Bourse et la vie (1966), un de ses moins souvent repris. Mocky avait alors le vent en poupe et le succès de ses films avec Bourvil avait convaincu Fernandel, en bout de course, de se ressourcer entre deux Don Camillo. Résultat : même s’il n’est pas certain que l’acteur ait bien su où il mettait les pieds, c’est là une de ses meilleures apparitions de ses dernières années (et un de ses pires échecs en nombre d’entrées). Il faut dire que toute la bande à Mocky est au générique (avec un moment superbe : la conférence au Club des Timides prononcée par Michel Lonsdale). Une bande qu’on retrouve en partie dans le film de 22.20, Les Compagnons de la marguerite (1966), bien souvent passé sur le câble et dont on ne se fatigue pas.

22.45 : Psycho Goreman de Steven Kostanski (2020), OCS Choc
Décidément OCS Choc est la seule chaîne à sortir des ornières : encore un inédit inconnu (sorti en VOD), signé par un réalisateur dont on n’a vu aucun film, avec des acteurs dont le nom nous échappe.

00.55 : Jules César de Joseph L. Mankiewicz (1953), FR3
On ne sait encore quel cycle nous offrira le Cinéma de minuit durant les prochaines semaines. Shakespeare à l’écran ? La Rome antique ? Hommage à Marlon Brando ? Rétrospective Mankiewicz ? Réponse la semaine prochaine.



Revue Jeune Cinéma - Mentions Légales et Contacts