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Semaine télé du 12 au 18 février 2022
Salut les câblés !
publié le samedi 12 février 2022

Jeune Cinéma en ligne directe


 

Sécurité JO

Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 12 février 2022

 

20.40 : La Ballade des cœurs perdus de Giorgia Farina (2020), OCS Max
Inconnu et inédit, puisque sa sortie en VOD est annoncée pour le 11 février 2022. Troisième film de la réalisatrice et le premier à être visible par ici. Que des acteurs réputés comme Clive Owen, Jasmine Trinca et Irène Jacob ne permettent pas une distribution normale, c’est aberrant.

22.15 : Cyril contre Goliath de Thomas Bornot (2019), OCS City
Inédit. Fort petitement exploité - sorti entre deux confinements, il n’a rassemblé que 1719 spectateurs. Dommage pour ce documentaire, qui reprend le schéma du ver de terre contre l’éléphant, type Michael Moore ou François Ruffin. Ici, Cyril Montana, écrivain, qui découvre que Pierre Cardin achète peu à peu toutes les maisons du village de son enfance, Lacoste, dans le Luberon - et son château, lieu de pèlerinage pour les lecteurs de Sade -, et décide de l’affronter. Qui va gagner ?

22.35 : Property de Penny Allen (1979), Classic
Seul titre inédit de la soirée sur Ciné+ - à l’exception des Petits Flocons de Joséphine de Meaux (2019), qu’il n’est pas forcément utile de regarder -, signé d’une cinéaste dont on ne connaît aucun des deux films, ni The Soldier’s Tale (2007), doc de 54 mn sorti en 2010 en une seule copie, ni celui-ci, sorti au cœur du mois d’août 2021, avec 42 ans de retard. Acteurs inconnus, c’est l’aventure.

 

Dimanche 13 février 2022

 

22.20 : Le Dossier Mona Lisa d’Eran Riklis (2017), OCS City
Inédit. Riklis nous avait habitués à des films intimistes, comme La Fiancée syrienne (2004), Les Citronniers (2008) ou Mon fils (2014). Le voir aborder une histoire d’espionnage entre Mossad et Hezbollah, avec agents doubles et situations ambiguës, peut surprendre. Mais du moment qu’il y a Golshifteh Farahani…

22.25 : Paris à tout prix de Reem Kherici (2013), OCS Max
C’est le premier film de l’actrice, son second, Jour J (2017), est passé le 28 juillet 2019. Sujet intéressant - une styliste marocaine, installée à Paris et bien intégrée, se voit renvoyée au pays natal et découvre la difficulté de l’immigration -, un peu trop traité de façon comique et feelgood. Avec Cécile Cassel et Stéphane Rousseau et, dans les coins, des amis (Alex Lutz, Florence Foresti, François-Xavier Demaison) qui sont venus faire un tour.

22.40 : Milla de Shannon Murphy (2019), Club
Premier long métrage d’une cinéaste australienne dont on ne sait rien, interprété par des acteurs inconnus. Mais l’un d’entre eux, Toby Wallace, a récolté le prix Marcello-Mastroianni à Venise 2019.

00.35 : Aïe ! Toubib, ne coupez pas de Gianfranco Baldanello (1976), Club
Inédit en salle. Le film appartient à cette série érotique italienne des années 70, à base d’infirmières, doctoresses ou enseignantes sexy, dont quelques titres sont parvenus alors : La Prof et les farceurs de l’école mixte, La Collégienne en vadrouille, La novice se dévoile, etc. Avec Maria Pia Conte et Femi Benussi, spécialistes du genre. Merci à la chaîne de nous faire remonter le temps.

 

Lundi 14 février 2022

 

20.40 : Jamais entre amis de Leslie Headland (2015)
Inédit. Si la première comédie de la cinéaste, Bachelorette (2012), était assez convenue, sa variation, type frères Farrelly, sur les schémas de la comédie romantique fonctionne beaucoup mieux. Peut-être parce que les comédiens (Jason Sudelkis et Alison Brie) n’étant guère connus, leur crédibilité est plus forte.

20.50 : Soirée The Boy, Frisson
Deux inédits, réalisés par William Brent Bell. Le premier The Boy (2016) a reçu un tel accueil (plus de 400 000 spectateurs en France), qu’il a donné lieu à un second volet : à 22.25, The Boy : la malédiction de Brahms (2020). Le thème de la poupée maléfique n’est pourtant pas neuf - depuis 1988, la série des Chuky (huit titres jusqu’en 2019) nous avait familiarisés avec la chose, sans oublier Les Poupées, le chef-d’œuvre de Stuart Gordon (1987), mais le public a suivi. Mais ce qui marchait tout de même un peu dans le numéro 1 s’est pas mal évaporé dans le 2, qui reprend les mêmes schémas sans les renouveler.

20.50 : L’amour dure trois ans de Frédéric Beigbeder (2011), Émotion
Inédit, curieusement. Bon, c’est du cinéma mondain, fidèle au roman de l’auteur, et bien dans l’air de son temps, avec des acteurs célèbres grâce à la télé, Louise Bourgoin, Gaspard Proust, Frédérique Bel, et des copains, Christophe Bourseiller, Valérie Lemercier. Ce n’est pas toxique, mais pas sûr qu’il n’y ait pas une date de péremption.

20.50 : Effacer l’historique de Gustave Kervern & Benoît Delépine (2020), Club
Dernier film en date (le neuvième) du tandem grolandais. Un peu au-dessus, sujet et mise en place, que les récents, Saint-Amour (2015) ou I Feel good (2018), dont l’inventivité était en baisse par rapport à la trilogie des années 2008-2012, Louise-Michel (chef-d’œuvre), Mammuth et Le Grand Soir. Plaisir de retrouver Blanche Gardin, Corinne Masiero, Vincent Lacoste, Bouli Lanners - on peut faire une pause lorsqu’apparaît Michel Houellebecq.

20.50 : Soirée Humphrey Bogart, Classic.
Pour mémoire, car ces trois titres des années 50 sont largement connus. À 20.50, Ouragan sur le Caine de Edward Dmytryk (1954) ; à 22.50, African Queen de John Huston (1951). À 00.30, La Maison des otages de William Wyler (1955). Belle soirée.

22.10 : Psycho Goreman de Steven Kostanski (2020), OCS Choc
Inconnu, disponible seulement en VOD. Sauf erreur, aucun des titres précédents du réalisateur - The Void (2016) et Leprechaun Returns (2018) n’est visible ailleurs que sur le Net. Et comme les acteurs - Nita-Josée Hanna, Owen Myre - ne nous évoquent rien, c’est peut-être une (bonne) surprise.

 

Mardi 15 février 2022

 

20.40 : Soirée horrifique, OCS Choc
Au programme deux films, dont le premier est inédit. À 20.40, Little Monsters de Abe Forsythe (2019) - visible en VOD -, avec des enfants et des zombies. À 22.10, Mayhem : légitime vengeance de Joe Lynch (2017), déjà passé le 16 janvier 2022.

20.40 : The Last Movie de Dennis Hopper (1971), OCS Géants
Pour ceux qui l’auraient raté le 2 février 2019.

20.50 : Soirée labyrinthe, Frisson
Deux films au programme, tous deux signés Wes Ball. Le premier, Le Labyrinthe (2014) est déjà passé sur le câble (sans être signalé, tout arrive). Sur un excellent scénario adaptant le roman de James Dashner, L’Épreuve - une cinquantaine d’adolescents réunis dans une prison à ciel ouvert entourée de murailles et n’ouvrant que sur un labyrinthe -, le film est une réussite et un vrai succès (plus de trois millions d’entrées). On comprend la réalisation presque immédiate d’une suite, à 22.40 Le Labyrinthe : la terre brûlée (2015), toujours d’après Dashner, avec les mêmes acteurs, Dylan O’Brien et Kaya Scandelario. La surprise joue moins, mais l’efficacité est toujours présente.

 

Mercredi 16 février 2022

 

20.40 : La Daronne de Jean-Paul Salomé (2020), OCS Max
Inédit. En adaptant le bon roman policier d’Hannelore Cayre, Salomé ne prenait pas trop de risques. Encore fallait-il trouver la bonne actrice pour cette interprète judiciaire qui parvient à organiser, grâce à son poste, un trafic de stupéfiant. Avec Isabelle Huppert, c’était blindé : elle est aussi juste qu’en directrice d’entreprise chez Haneke dans Happy End (2017) ou en maire d’une ville du 9-3 chez Thomas Kruithof dans Les Promesses (2021).

20.40 : Soirée Élie Wajeman, OCS City
Inédit. Wajeman est un réalisateur à observer. Son précédent film, Les Anarchistes (2015), même sans convaincre totalement, était un sujet neuf et intelligemment traité. Avec Médecin de nuit (2020), il a resserré le tir, en se centrant sur un seul personnage, le médecin du titre, qui ne quitte quasiment pas son véhicule, dans une expédition nocturne dans Paris, entre consultations en urgence et magouilles. L’interprétation de Vincent Macaigne est, pour une fois, excellente de bout en bout. À 22.00, Aliyah (2012), le premier long de l’auteur, histoire d’un petit trafiquant minable qui décide d’aller s’installer en Israël, après s’être moqué de ses amis qui l’ont précédé. Malgré Pio Marmaï, Cédric Kahn et Guillaume Gouix, on est moins convaincu. Enfin, à 23.30, Les Anarchistes, avec tout un groupe de jeunes acteurs de première catégorie, Tahar Rahim, Adèle Exarchopoulos, Swann Arlaud, Guillaume Gouix, Karim Leklou.

20.40 : The Dead Don’t Die de Jim Jarmush (2019), OCS Choc
Inédit (belle soirée sur OCS). Le dernier film de JJ, un peu snobé par la critique. Pourtant, la façon distante dont il traite son sujet et se débarrasse des clichés sur les vampires est bien réjouissante. Avec Bill Murray, Adam Driver, Tilda Swinton, Steve Buscemi et, bien entendu, Iggy Pop.

20.50 : Antoinette dans les Cévennes de Caroline Vignal (2020), Premier
Inédit. On avait repéré la réalisatrice au moment de son court métrage, Roule ma poule (1999), tout à fait réussi. Son premier long, Les Autres Filles (2000), tenait les promesses du court. Était-ce trop tôt, le temps des réalisatrices presque paritaires dans le cinéma français pas encore venu ? Il lui fallut attendre vingt ans pour signer son second film. Gros succès public (plus de 700 000 entrées, malgré l’absence de vedettes certifiées) et critique. On est content de voir comme acteurs principaux Laure Calamy, Benjamin Lavernhe et Olivia Côte, et de les voir suivre le même sentier (futur "GR 70") que Stevenson dans son fameux voyage avec son ânesse en 1878. Aussi on ne chipotera pas. Mais l’argument nous a semblé un peu léger, et Calamy moins remarquable (malgré son César) que dans certains autres films, Ava de Léa Mysius (2017) ou À plein temps de Erik Gravel (2021).

20.50 : Le Procès de l’herboriste d’Agnieszka Holland (2020), Club
Inédit. Depuis plus de quarante ans, la réalisatrice a tourné un peu partout en Europe et même pour des séries US de haut niveau, Sur écoute ou Treme. Après L’Ombre de Staline (2019), elle a enchaîné aussitôt avec un autre film historique, en République tchèque cette fois, à partir d’une autre histoire réelle, celle d’un herboriste, amené à soigner successivement le nazi Martin Bormann et le premier président communiste de la Tchécoslovaquie avant de se retrouver en prison. Moins excitant que, à 22.40, L’Ombre de Staline, visible une nouvelle fois dans la foulée), mais fort bien conduit.

20.50 : Buck et son complice de Sidney Poitier (1972), TCM
Inédit. Premier film réalisé par l’acteur - Joseph Sargent l’avait commencé mais fut viré par la production et Sidney Poitier assura la mise en scène, en plus de son interprétation -, le seul qu’on connaisse parmi les neuf qu’il a tournés. C’était la première fois qu’un acteur noir tenait le rôle principal dans un western (avec en plus Harry Belafonte et Ruby Dee). On ne se souvient pas que le film ait eu un succès particulier - il faut dire que dans le western du début des années 70, la concurrence était forte.

22.30 : Les Cavaliers de John Frankenheimer (1971), TCM
Inédit. Après des années 60 extraordinaires - onze films dont pas un à jeter - et la culmination avec Le Pays de la violence (I Walk the Line), les années 70 ont été nettement moins glorieuses pour le cinéaste et Les Cavaliers sont la preuve du ralentissement. Pourtant, Dalton Trumbo signait le scénario, Georges Delerue la musique, Omar Sharif était beau comme un astre et Leigh Taylor-Young était bien décorative (quoique peu crédible en Afghane). Mais… Une re-vision s’impose.

 

Jeudi 17 février 2022

 

18.55 : Soirée Antonio Pietrangeli, OCS Géants
Pour mémoire, car aucun titre inédit, mais c’est une bonne chose de pouvoir revoir trois films d’un auteur toujours mésestimé. Dans l’ordre : à 18.55, Les Joyeux Fantômes (1961), suivi par, à 20.40, Je la connaissais bien… (1965) puis par, à 22.35, Du soleil plein les yeux (1953).

20.50 : Mignonnes de Maïmouna Doucouré (2020), Club
Inédit. Premier long métrage, donc à regarder, car on n’est jamais certain de voir un second. Le sujet n’évite pas la banalité - c’est plutôt peut-être la multiplication de films dits "de banlieue", dont la thématique est forcément répétitive -, mais on sent la sincérité dans cette histoire d’une gamine d’origine sénégalaise qui cherche à s’intégrer dans une bande de danseuses de son âge. Comme d’habitude, les "acteurs", issus d’un casting sauvage, sont étonnants de justesse.

 

Vendredi 18 février 2022

 

20.40 : Soirée Robert Rodriguez, OCS Choc
Deux films, mais seul le premier est inédit : à 20:40, Machete Kills (2013) est le deuxième volet de la saga Machete, ce tueur à gages spécialiste de l’arme blanche, apparu en 2010, sous les traits de Danny Tejo. On est en plein grindhouse, du sang, de la vulgarité, de l’action, de la mort. Rodriguez a fait le plein pour son générique : Michelle Rodriguez, Mel Gibson, Charlie Sheen, Antonio Banderas, Lady Gaga et Jessica Alba. À 22.25, Planète terreur (2007), passé le 16 septembre 2021.

20.40 : Soirée René Clair, OCS Géants
Si, à 20.40 Le silence est d’or (1947) est souvent programmé, en revanche, le suivant Tout l’or du monde (1961) est inédit. Mauvaise passe pour l’auteur, tout récemment admis à l’Acadéfraise (1960) : Porte des Lilas (1957) avait été un flop, son sketch des Quatre Vérités (1962) sera mal reçu et son ultime Les Fêtes galantes (1965) guère mieux. La Nouvelle Vague était passée par là. Mais c’est une bonne occasion de vérifier si l’auteur de Sous les toits de Paris n’était plus vraiment qu’un has been. Outre Bourvil (trois rôles), il y avait Philippe Noiret et Claude Rich.

20.50 : Soirée Fernandel, Classic
Trois films, dont seul le premier est inédit. À 22.30, La Vache et le prisonnier de Henri Verneuil, 1959) qui passe régulièrement sur la chaîne. À 00.25, La Bourse et la vie de Jean-Pierre Mocky (1966), passé le 28 janvier 2022. Mais à 20.50, Le Mouton à cinq pattes de Henri Verneuil (1954) est plus rare. Gros succès à l’époque (près de cinq millions de spectateurs), le public, qui n’avait pas vu Noblesse oblige de Robert Hamer (1949), et les huit rôles tenus par Alec Guiness, s’étonnant de voir Fernandel interpréter six personnages, le vieux père et ses quintuplés quarantenaires. En réalité, il s’agit d’un film à sketchs, au générique duquel on trouve quelques grands noms d’écrivains, René Barjavel, Henri Troyat et Jacques Perret. L’ensemble est assez réjouissant, avec son wagon d’acteurs comiques dans des petits rôles, Roquevert, de Funès, Andrex, Delmont, Ardisson, Génin. Toute une époque.

22.25 : À armes égales de John Frankenheimer (1982), Paramount Channel
Inédit. Une curiosité : JF tournant une histoire de clan japonais et d’épées sacrées, des katanas, disparues. Tokyo et Los Angeles, Scott Glenn et Toshiro Mifune. On en garde un souvenir mesuré, mais on n’est pas contre une révision.

00.50 : Chéri de Pierre Billon (1950), FR3
Le cinéma de minuit, de plus en plus tardif, nous offre un inédit. 60 ans avant Stephen Frears, Billon avait adapté le roman de Colette (scénario de Pierre Laroche, qui n’était pas rien). Jean Dessailly était déjà un jeune premier affirmé (c’était son dix-septième film), il est très bien. Marcelle Chantal n’avait pas retrouvé après la guerre ses rôles éclatants des années 30 (à l’époque, une comédienne de 50 ans ne tournait plus que rarement), mais elle est également très bien, avec son charme fané. Marcelle Derrien, découverte dans Le silence est d’or, achève là sa carrière météorique - mais elle est très bien. Quant à Yvonne de Bray et Jane Marken, elle sont parfaitement à leur place. L’amoralité du roman est joliment restituée. Pierre Billon n’a pas encore eu droit à une réhabilitation, comme certains, mais plusieurs de ses films des années 30 et 40 sont réussis, tels La Bataille silencieuse (1937), Vautrin (1943) ou L’Homme au chapeau rond (1946).



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