Journal de Ellis & Neck (avril 2019) II
16-30 avril 2019
publié le mardi 30 avril 2019


 

AVRIL 2019

(16-30 avril 2019)
 



Mardi 30 avril 2019

 

John Singleton (1968-2019) est mort hier, 29 avril 2019, à Los Angeles.

Il était le plus jeune d’une nouvelle vague de cinéastes afro-américains, que cite le New York Times, ceux qui réalisèrent leur premier film dans les années 70 comme Bill Duke (né en 1943) et Julie Dash (née en 1952), dans les années 80 comme Spike Lee (né en 1957) et Reginald Hudlin (né en 1961).

En 1992, il avait surgi, tout jeune, avec son premier film, Boyz n the Hood, une révélation, qui faisait découvrir, aux Américains comme aux Européens, les gangs de jeunes dans les quartiers-ghettos de LA, tout particulièrement South Central, leur violence, leur culture (le rap et le hip hop allaient suivre sous les projos). Le film avait obtenu les Oscars du meilleur réalisateur et du meilleur scénario original en février 1992.


 

Le 3 mars 1991 suivant, le fait divers du passage à tabac de Rodney King (1965-2012), pour excès de vitesse, par des flics blancs, fit grand bruit.

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Le 29 avril 1992, après leur acquittement par un jury blanc, des émeutes éclatèrent un peu partout sur les côtes Ouest et Est, et celles de Los Angeles sont particulièrement mémorables, six jours, 55 morts, près de 2500 blessés. Les flics furent rejugés en 1993 par un tribunal fédéral et écopèrent de 30 mois de prison.

John Singleton est né le 6 janvier 1968, juste avant l’assassinat de Martin Luther King à Memphis, le 4 avril 1968.
Il est mort, ce 29 avril 2019, jour anniversaire des émeutes de Los Angeles.

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À New York, une rencontre au sommet, qu’on a ratée à Paris, à l’Avant Galerie Vossen (7-11 février 2019) : Infinite Skulls (30 avril-5 mai 2019).

D’un côté, Ronan Barrot, peintre français reconnu, né en 1973.
Depuis 20 ans, chaque fois qu’il a fini un tableau, il utilise les restes de peinture de sa palette pour faire un crâne. Il en a des milliers, des crânes.

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De l’autre côté (de l’Atlantique), Robbie Barrat, chercheur artiste, né en 2000, façonneur d’intelligence artificielle.
Les algorithmes, il s’en sert pour trouver de nouvelles formes d’art et pas pour vendre quelque nouvelle camelote. Ses Nus, ou ses Paysages commencent à émerger.

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Ces deux là étaient faits pour se rencontrer et se confronter, dans la proximité de leurs noms, l’un nourrissant l’autre, et retour.

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Ils s’interrogent ensemble désormais sur les rapports entre la main, le cerveau, la matière, l’outil. Que cette complicité ait lieu sur le terrain de jeu des "vanités" donne à l’événement une dimension métaphysique : ils s’interrogent plus généralement sur l’œuvre d’art et son aura, l’inspiration, le faussaire, le basculement des valeurs et des époques. Le tintamarre qui en résulte doit ressembler aux meetings d’Outre-tombe.

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Pour mieux comprendre.

Le travail d’inspiration de la machine.


 

* À partir de 17h00 : Vernissage.

Bonne référence de base chez Walter Benjamin (1892-1940), qui vécut en exil à Paris (1933-1940).

Bonne lecture d’un grand classique :

* Walter Benjamin, L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproduction mécanisée (1935), première édition parue en français dans Zeitschrift für Sozialforschung (la revue de l’École de Francfort, fondée en 1932 par Max Horkheimer) Paris, Librairie Félix Alcan, 5e année, 1, 1936, p. 40-68, édition dirigée par Pierre Klossowski, modifiée par Benjamin entre 1936 et 1939.
En poche : L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, nouvelle traduction de Lionel Duroy, Allia, 2003.

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Zürcher Gallery, 33 Bleecker St, New York, NY 10012.



Lundi 29 avril 2019

 

À Genève et dans sa région, commence le Festival international du film oriental (FIFOG), 14e édition (29 avril-5 mai 2019).


 

Cette année 2019 : Éloge de la différence, un tour d’Orient en 80 films, sur 25 lieux, avec comme Président d’honneur, Tahar Ben Jelloun.

Ce soir, ouverture :

* À 20h45 : Good Morning de Bahij Hojeij (2018).
En sa présence.


 

Faites votre programme.

FIFOG, rue de Lyon 99, 1203 Genève.


À Paris, à la BPI, dans le cadre de La fabrique des films - cinéastes au travail, en entrée libre, le projet en cours puis le dernier film présenté par le cinéaste Jürgen Ellinghaus.

Ce soir :

* À 18h00, le projet : Togoland. Projections Impériales.
En sa présence, avec Frédéric Féraud & Quentin Laurent, Christine de Gemeaux, Rémi Jennequin, Sitou Ayité.

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Et à 20h00, les réalisations :

* Togoland. Échos d’empires de Jürgen Ellinghaus (2017).

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* La Croix et la Bannière (Glaube Sitte Heimat) de Jürgen Ellinghaus (2010).

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BPI, Cinéma 2, Centre Pompidou, 75004 Paris.


À Paris, au ciné-club de l’ENS, une Semaine russe (de trois jours), en entrée libre (29 avril-1er mai 2019).

Ce soir :

* À 20h30 : Le Hérisson dans le brouillard (Lojik v toumanie) et autres contes de Youri Norstein (2002).


 

Demain, mardi 30 avril 2019 :

* À 20h30 : Mère et fils (Mat i syn) de Alexandre Sokourov (1997).
Présentation par Ekatarina Odé.

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Et après-demain, mercredi 1er mai 2019 :

* À 20h30 : Solaris de Andreï Tarkovski (1972).

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Ciné-club de l’ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.



Samedi 27 avril 2019

 

Service minimum.

La panique nous prend parfois devant l’état du monde et de nos environnements, et cela à tous les étages, de "la fin de mois", au climat réel, en passant par tous nos amis cancéreux. Chaque jour, à chaque coin de rue, à toutes les occasions de nos vies quotidiennes, ce sentiment permanent d’être roulés dans la farine par qui nous fait croire qu’il y a des solutions et ne propose rien. Y avait qu’à pas y croire, c’est vrai. Mais tout vivant a besoin d’air, d’eau, de lumière, et d’un taux minimum de foi.

Quoiqu’on fasse - se réfugier dans les imaginaires des créateurs, voire d’un Créateur quelconque, marcher et crier dans les rues hyperréalistes, rester stoïquement pacifique ou se laisser contaminer par la violence épidémique -, devant soi, une seule vision, tragique.
Les horizons sont bouchés, la grande vague "fabuleuse" approche.
Qui saura s’orienter dans les brouillards acides, qui saura surfer ?

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Toutes les alertes sont au rouge, comme le montrait, à la Biennale de Venise 2015, Chiharu Shiota.

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À Bruxelles, elle propose Black Rain (24 avril-1er juin 2019).

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Galerie Templon, 13 Veydtstraat, 1060 Bruxelles.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 27 avril au 3 mai 2019.



Vendredi 26 avril 2019

 

À Marseille, au Gyptis, dans le cadre du Printemps du cinéma engagé, on retourne sur le parcours de Lucie Baud (1870-1913), l’une des premières femmes syndicalistes.

Ce soir :

* À 19h00 : Mélancolie ouvrière de Gérard Mordillat (2017).
En sa présence.


 

Le film sera précédé de 3 courts-métrages de chez Primitivi : Paroles de Plaine  ; CRS la Plaine  ; La nuit tombe.

Buffet et boissons et présence de la librairie Transit.

Bonne lecture :

* Michelle Perrot, Mélancolie ouvière, Paris Grasset, 2012.

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Sur France Culture.

Gyptis-Belle de Mai, 136 rue Loubon, 13003 Marseille.



Jeudi 25 avril 2019

 

Jean-Pierre Marielle (1932-2019) est mort hier, mercredi 24 avril 2019, dans l’après-midi.

"Nom de Dieu de bordel de merde", tweete la Cinémathèque française.

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Rétrospectivement, on a le sentiment qu’aucun générique du cinéma français ne pouvait se passer de lui. Les souvenirs de lui affluent, innombrables, pas les mêmes pour chacun d’entre nous, qui se débrouille entre fragments de mémoire intime chaude et bribes de mémoire collective reconstituée. Il n’était pas toujours le héros principal mais le film était inoubliable, ou alors le film n’était pas un chef d’œuvre, mais lui y cassait la baraque.

Tout le monde citera bien entendu le Monsieur de Sainte Colombe de Tous les matins du monde de Alain Corneau (1991). C’était un temps où on redécouvrait la musique baroque, y compris parmi les amateurs de techno familiers des rave.


 

Là, tout de suite, allez savoir pourquoi, les avatars de Marielle qui nous reviennent, c’est le maquereau rouleur de L’amour c’est gai, l’amour c’est triste de Jean-Daniel Pollet (1971), le marquis de Pontcallec de Que la fête commence de Bertrand Tavernier (1974), le Bartolomé de Las Casas de La Controverse de Valladolid de Jean-Daniel Verhaeghe (1992), le Dr Réné Meinthe du Parfum d’Yvonne de Patrice Leconte (1994). Et lui-même, "qu’en a rien à foutre", dans Les Acteurs de Bertrand Blier (2000).


 

La dernière fois qu’on l’a vu, Jean-Pierre Marielle, c’était en 2016, avec Corinne Masiero, dans Le Domaine des sœurs Meyer, épisode 2 de la série de Josée Dayan, Capitaine Marleau (les premiers épisodes étaient quand même les meilleurs, à la longue, la tentation du cabotinage est parfois difficile à contourner).

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Pour notre amie Brigitte Blang c’est une réplique qui lui reste, venue de La Petite Lili de Claude Miller (2003). Quand Nicole Garcia lui dit : "Tu avais l’air heureux, on t’a laissé dormir..."

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Carlos Pinarca nous fait remarquer que la fin d’une génération, celle de la bande du Conservatoire, c’est toujours plus triste que celle d’une star isolée, et il complète sa liste triste en rajoutant Jean-Pierre Marielle (1932-2019) à Bruno Cremer, (1929-2010), Claude Rich (1929-2017), Jean Rochefort (1930-2017), par ordre de sortie de scène. Il cite Françoise Fabian et Jean-Pal Belmondo, qui eux, restent fidèles au poste.

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Patrick Saffar l’interpelle : "Et Pierre Vernier alors ?"
Patrick a raison, il est moins connu, mais ce n’est pas le taux de célébrité qui fait la richesse de la matière-cinéma. On vient de le revoir, extra, dans Marie Francine de Valérie Lemercier (2016).
Carlos le reconnaît. Il nous dit que nous devons chérir ceux qui restent, toujours vivants, et toujours sur nos écrans : Belmondo par Belmondo de Paul Belmondo (2015) et Brillantissime de Michèle Laroque (2018).

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Dans notre civilisation du tout jetable - humains, choses, mots -, les générations passent plus vite que jamais. Seul semble éternel, pour l’instant, le cinéma.

Bonne lecture :

* Philippe Durant, La Bande du conservatoire. Belmondo, Marielle, Rochefort et les autres, Sonatine, 2013.

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Mercredi 24 avril 2019

 

À Erevan, comme chaque année depuis le 24 avril 1965, on commémore le 24 avril 1915, le Medz Yeghern, le grand désastre, en défilant jusqu’au mémorial, le Tsitsernakaberd, achevé en 1968.

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Partout dans le monde aussi, on se souvient de ce crime contre l’humanité, la diaspora arménienne comme ses amis solidaires, par exemple à Nantes avec un film :

* À 18h30, salle de la Manufacture : Génocide arménien, l’ombre de 1915 de Nicolas Jallot & Régis Gentet.

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Aux Éditions Montparnasse, est paru un coffret Arménie avec 4 DVD (5 longs et 13 courts métrages) qui contiennent les témoignages des rescapés du génocide et les parcours des vies des exilés, dans des films de Serge Avédikian, Mireille Bardakdjian, Jean-Claude Kébabdjian, Jacques Kébadian et Lévon Minasian.

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Parmi eux :

* Mémoire arménienne de Jacques Kébadian, Mireille Bardakdjian & Jean-Claude Kébabdjian (1993).


 

* Que sont mes camarades devenus ? de Serge Avédikian & Jacques Kébadian (1984).


 

Cf. aussi la filmo.


À Rennes, commence le Festival national d’animation 2019, 25e édition (24-28 avril 2019).

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En fait, le Festival a commencé dès le 25 mars 2019, sur tout le département (soit plus de 20 villes associées).


 

Aujourd’hui, à Rennes-métropole, on va au cinéma dès 10h00, et la soirée d’ouverture, c’est au Théâtre national de Bretagne, salle Jouvet :

* À 21h00 : Virus tropical de Santiago Caicedo (2017).


 

AFCA - Festival national du film d’animation, 40 boulevard Albert 1er, 35200 Rennes.
TNB, 1 rue Saint-Hélier, 35040 Rennes.


À New York, commence le Tribeca Film Festival 2019, 18e édition, le cinéma indépendant aussi à Manhattan, inventé par Robert De Niro et Jane Rosenthal, après le 11 septembre 2001 (24 avril-5 mai 2019).

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Cette année 2019, 103 films, réalisés par 124 cinéastes, dont la moitié sont des femmes, présentés dans sections de compétition.


 

Ce soir, la cérémonie d’ouverture, avec un documentaire sur le mythique Apollo Theater de Harlem. Né en 1865, ce théâtre a une longue histoire, il a connu plusieurs appellations, et eu de multiples propriétaires. À partir de 1932, il était devenu un haut lieu du jazz classique. Depuis 1992, la salle est gérée par une fondation et classée sur la liste nationale des sites historiques.

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* À 19h00 : The Apollo de Roger Ross Williams (2019).


 

Faites votre programme.

Tribeca Film Festival Communications Department, 375 Greenwich Street, NY, NY 10013.


À Lyon, à l’Institut Lumière, ce soir commencent deux hommages : Rétrospective intégrale Jean-Pierre Melville (24 avril-7 juillet 2019) et Christopher Nolan, un magicien à Holywood (24 avril-16 juin 2019).

Ce soir :

* À 18h45 : Deux hommes dans Manhattan de Jean-Pierre Melville (1959).
Présentation par Fabrice Calzettoni.


 

* À 20h45 : Memento de Christopher Nolan (2000).
Présentation par Jérémy Cottin.


 

Institut Lumière, rue du Premier-Film, 69008 Lyon.


À Paris, à la Cinémathèque : Rétrospective Joan Crawford (24 avril-27 mai 2019).

Ce soir :

* À 20h00  : Femme ou maîtresse (Daisy Kenyon) de Otto Preminger (1947).

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Faites votre programme.

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


À New York, au MoMA, un focus sur Roberto Gavaldón : Night Falls in Mexico (24 avril-5 mai 2019).

Ce soir :

* À 19h30 : Rosauro Castro de Roberto Gavaldón (1950).


 

Faites votre programme.

Museum of Modern Art, 11 West 53 Street, New York, NY 10019.


Dans la série "Y a pas qu’le ciné dans la vie", et "Faut regarder les cauchemars en face" :

À Bagnolet, encore un débat avant la fin du monde.
Par milliers, voire par millions, depuis septembre 2018, on a marché pour le climat, fait la grève scolaire, assigné l’État en justice pour "inaction climatique", etc.
Et depuis ? Rien ou presque.

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* À 19h00 : On s’est planté. On réfléchit à d’autres stratégies.
Avec Pauline Boyer (Alternatiba) Vincent Verzat (Partager c’est sympa) Christophe Bonneuil (revue Terrestres) Juliette Rousseau (Coalition Climat 21) Sophia (Extinction Rebellion) et quelques autres.
Animation par Quentin Hardy.

Théâtre de l’Échangeur-Public chéri, 59 avenue du Général de Gaulle, 93170 Bagnolet.


À Paris, on retrouve la Société Louise-Michel,

* À 19h00 : La montée de l’extrême droite au Brésil, politique de violence, politique de mémoires.
Avec Roberta Sampaio Guimarães, João Paulo Castro et Michael Löwy.

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Lieu-Dit, 6 rue Sorbier, 75020 Paris.


Les sorties sur les grands écrans

* Aujourd’hui, rien de Christophe Pellet (2017).

* Disperata (La vita in comune) de Edoardo Winspeare (2017).

* Monrovia, Indiana de Frederick Wiseman (2018).

* La Miséricorde de la jungle de Joël Karekezi (2018).

* Once Again de Kanwal Sethi (2018).

* Mais vous êtes fous de Audrey Diwan (2018).

* Béatrice un siècle de Hejer Charf (2019).

* L’Adieu à la nuit de André Téchiné (2018).

* Victor et Célia de Pierre Jolivet (2018).

Les ressorties en versions restaurées

* House by the River de Fritz Lang (1950).

* Requiem pour un massacre, aka Va et regarde (Idi i smotri) de Elem Klimov (1985).



Lundi 22 avril 2019

 

Une heure devant soi ?
On écoute Pablo Servigne et François Ruffin dialoguer devant une dernière bière avant la fin du monde.

Ça fait gagner du temps, et lire tous les livres, ça rend triste la chair, tout le monde sait ça.


 

Cf. Fakir.



Samedi 20 avril 2019

 

À Paris, à la librairie Quilombo, ce soir une belle fête, avec la 7e édition de sa série Les Étoiles Noires : Alexandre Marius Jacob.

* À 18h00 : Alexandre Marius Jacob et les travailleurs de la nuit de Olivier Durie (2016).
En sa présence avec Jean-Marc Delpech.


 

* À 21h00 : Concert de Nicolas Joseph.

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Bonne lecture :

* Jean-Marc Delpech, Voleur & anarchiste. Alexandre Marius Jacob, suivi de Pour en finir avec Arsène Lupin, nouvelle édition revue et augmentée, Éditions Nada, 2019.

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Références :

* Création libertaire.

* France culture.

* Criminocorpus, sa notice, et notamment les Complaintes criminelles en France (1870-1940) de Jean-François "Maxou" Heintzen.

Cf. aussi la critique de Jeune Cinéma.

Librairie Quilombo, 23 rue Voltaire, 75011 Paris.


À Paris, le Grand Action rend hommage à Med Hondo (1936-2019).

* À 20h00 : Sarraounia de Med Hondo (1986).
Séance suivie d’un cocktail au Grand Bar.


 

Le Grand Action, 5 rue des Écoles, 75005 Paris.


À New York, Metrograph fait la fête à Nelson Pereira dos Santos (1928-2018) (19-28 avril 2019)

Aujourd’hui :

* À 15h00 : Tent of Miracles (Tenda dos milagres) de Nelson Pereira dos Santos (1977).


 

* À 19h30 : Rio, Zona Norte de Nelson Pereira dos Santos (1957)


 

* À 21h30 : How Tasty Was My Little Frenchman (Como era gostoso o meu Francês) de Nelson Pereira dos Santos (1971).


 

Faites votre programme.

Metrograph, no.7 Ludlow Street, New York NY 10002.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 20 au 26 avril 2019.



Vendredi 19 avril 2019

 

Service minimum.

À Paris, chaque vendredi, on s’occupe plus spécialement du climat.

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Aujourd’hui, on rejoint la désobéissance civile des Amis de la Terre, de Greenpeace, de ANV Action non-violente COP21, et de quelques autres comme 350 France, Extinction Rebellion France, Le mouvement, Il est encore temps, Les Désobéissants, Sciences citoyennes, ZEA

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Dans nos cœurs lourds, le passé.

* Victor Hugo (sans date).

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* Matisse en 1914.

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Dans nos esprits terrifiés, l’avenir.

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Jeudi 18 avril 2019

 

À Paris, à 11h00, c’est la conférence de presse du Festival de Cannes 2019, 72e édition (14-25 mai 2019).

On peut la suivre en direct.

Ce qu’on sait déjà :

Cette année, Alain Delon recevra la Palme d’or d’honneur.
Alejandro Gonzalez Iñarritu, président du jury de la compétition.
Nadine Labaki, présidente du jury Un certain regard.

Et Agnès Varda sur l’affiche.

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En ouverture, mardi 14 mai 2019 :

* À 20h00 : The Dead Don’t Die de Jim Jarmusch (2019).


 


À Paris, à la Galerie Dominique-Fiat, c’est le retour de Itvan Kebadian.

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Après Etherotopique (2014) et L’Inséparé (2016), c’est Paysages (18 avril-20 juin 2019).

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* À partir de 18h00  : Itvan Kebadian. Paysages.

Galerie Dominique Fiat, 16 rue des Coutures Saint-Gervais, 75003 Paris.


À New York, au MoMA, a commencé hier un hommage à un New Yorkais pas comme les autres : Lincoln Kirstein and Film Culture (17-24 avril 2019).

Lincoln Kirstein (1907-1996), amateur d’art et philanthrope, ami de Gertrude Stein, Cecil Beaton, Jean Cocteau, Walker Evans ou Sergei Eisenstein, s’intéressait surtout à la danse et fonda le New York City Ballet. Le programme du MoMA cible sa cinéphilie omnivore.

Hier, on a pu redécouvrir :

* Flowers and Trees de Burt Gillett (1932) et Applause de Rouben Mamoulian (1929).

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* The Sex Life of the Polyp de Thomas Chalmers (1928) et The Blood of a Poet de Jean Cocteau (1930).

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Aujourd’hui :

* À 16h00 : Goupi mains rouges (It Happened at the Inn) de Jacques Becker (1943).


 

* À 19h00 : The Four Temperaments de George Balanchine (1946) et It’s All True de Richard Wilson, Bill Krohn & Myron Meisel (1993).


 

Faites votre programme.

Museum of Modern Art, 11 West 53 Street, New York, NY 10019.



Mercredi 17 avril 2019

 

À Paris, la Cinémathèque invite à une rétrospective pointue : Le cinéma de (mauvais) genre taïwanais (17 avril-2 mai 2019).

Ce soir, ouverture :

* À 20h00 : Typhoon (Tai feng) de Pan Lei (1962).

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On note demain, jeudi 18 avril 2019, pour en savoir plus sur ce cinéma "foutraque, fauché, carnavalesque, hilarant, violent, mélo, souvent rebelle et transgressif" :

* À 19h00 : Le mauvais genre taïwanais.
Conférence de Wafa Ghermani.

Faites votre programme.

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


À Beaubourg,retour sur le lettrisme, en écho à l’exposition Isidore Isou (6 mars-20 mai 2019) : Roland Sabatier - Quelques désordres.


 

Roland Sabatier, né en 1942, peintre, romancier, photographe, théâtreux, cinéaste, architecte, musicien, a rejoint le groupe lettrisme en 1963.

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Ce soir à 19h00, cinq films ciselants et discrépants :

* Contre les charlatans du cinéma (1969) ; Le Songe d’une nudité (1968) ; Hommage à Buñuel (1970) ; Évoluons (encore un peu) dans le cinéma et la création (1972) ; Mise en place de rires justes sur une société injuste (1985).
En sa présence.


 

Centre Pompidou, Cinéma 2, 75004 Paris.


À la Librairie Tschann, on célèbre le premier ouvrage d’une nouvelle collection des Éditions Adespote, avec Manuela Morgaine, qui, sur sa péniche, prévoit les inondations de Paris à venir.

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* À partir de 19h30 : Les secrets de fabrication de la collection Les Insubmersibles, qui résiste à l’eau, garantie sans plastique.
En présence de Dorothée Xainte et Armen Paper.

Ce premier ouvrage rassemble, dans un même volume waterproof :

* La nouvelle de Émile Zola, L’Inondation, parue pour la première fois dans le recueil de nouvelles, Le Capitaine Burle (1883).

* La nouvelle de Evgueni Zamiatine, L’Inondation (1929), dans la nouvelle traduction de Hélène Henry (2019).

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Cf. aussi le film sélectionné au Festival de Locarno 1994 : L’Inondation (Navodneniye) de Igor Minaiev (1994), d’après Zamiatine.

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Librairie Tschann, 125, boulevard du Montparnasse, 75006 Paris.


Les sorties sur les grands écrans

* El Reino de Rodrigo Sorogoyen (2018).

* L’Époque de Matthieu Bareyre (2018).

* Fanon hier, aujourd’hui de Hassane Mezine (2018).

* Première Campagne de Audrey Gordon (2018).

* Seule à mon mariage de Marta Bergman (2018).

* Menocchio de Alberto Fasulo (2018).

* La Camarista de Lila Avilés (2018).

Les ressorties en versions restaurées

* Le Testament du docteur Mabuse (Das Testament des Dr. Mabuse) de Fritz Lang (1933).

* Camille Claudel de Bruno Nuytten (1987).

* Une Rétrospective Akira Kurosawa en 11 films (1948-1965) :

L’Ange ivre (Yoidore tenshi) (1948) ; Chien enragé (Nora inu) (1949) ; Vivre dans la peur (Ikimono no kiroku) (1955) ; Le Château de l’araignée (Kumo no sujō) (1957) ; Les Bas-Fonds (Donzoko) (1957) ; La Forteresse cachée (Kakushi toride no san akunin) (1958) ; Les Salauds dorment en paix (Warui yatsu Hodo yoku nemuru) (1960) ; Yōjimbō (Le Garde du corps) (1961) ; Sanjuro (Tsubaki Sanjūrō) (1962) ; Barberousse (Akahige) (1965).



Mardi 16 avril 2019

 


 

 

 

Paris, le lundi 15 avril 2019.

La France divisée : Être Quasimodo ou être Our Lady ?

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Voyage dans le temps.

 



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