Journal de Ellis & Neck (avril 2019) I
6-15 avril 2019
publié le lundi 15 avril 2019


 

AVRIL 2019

(6-15 avril 2019)
 



Lundi 15 avril 2019

 

À Bruxelles, la Cinematek Flagey raconte Bruxelles : Bruxelles à l’écran (15 avril-31 mai 2019).

Ce soir :

* À 19h45 : Le Départ de Jerzy Skolimowski (1967).


 

Faites votre programme.

Cinematek Flagey, place Sainte-Croix, 1050 Bruxelles.


À Bucarest, la Galerie Dada consacre ce printemps 2019 au travail graphique de Victor Brauner (1903-1966) : Victor - Victorios (dessins, gravures, objets, événements) (13 avril-11 août 2019).

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300 œuvres de Brauner : dessins originaux, gravures, lithographies, l’ensemble de la collection des livres illustrés et une riche collection de magazines d’avant-garde avec lesquels il a collaboré.

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Quand, en 1941, dans la villa Air-Bel à Marseille, les Surréalistes s’ennuyaient et flippaient, ils s’étaient soignés avec les vertus médicinales du jeu, et avaient créé un jeu de cartes. Max Ernst avait choisi Pancho Villa, Wilfredo Lam, Alice de Lewis Carroll, Jacques Hérold, le marquis de Sade, André Breton, Paracelse...
Victor Brauner, lui, avait choisi Hegel.

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Il avait aussi réinventé le batik, avec ses dessins à la bougie.

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Galerie DADA, rue Toamnei nr. 10, secteur 2, Bucarest.



Dimanche 14 avril 2019

 

À Paris, au Louvre, on fête les 30 ans de la Pyramide.

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À cette occasion, on fête aussi le retour de Retour de flamme, le bébé mythique de Serge Bromberg, bonimenteur et pianiste, dont les ciné-concerts nous manquaient.

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* À 15h00 : Le Monstre de Georges Méliès (1903) ; Le Sorcier arabe de Segundo De Chomon (1906) ; Pickaninny Blues de John Foster (1932) ; Vues documentaires d’Égypte de Mulsant & Chevalier (1904) ; Gertie The Trained Dinosaur de Winsor McCay (1914) ; Whoozit de Charley Bowers (1928)... et plein d’autres trésors de derrière les fagots.
À partir de 6 ans.


 

Auditorium du Musée du Louvre, sous la Pyramide, rue de Rivoli, 75001 Paris


À la Fondation Cartier  : Jeunes Artistes en Europe. Les Métamorphoses (4 avril-16 juin 2019).


 

Fondation Cartier, 261 boulevard Raspail, 75014 Paris.


Au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) : Océan. Une plongée insolite (3 avril 2019-5 janvier 2020).

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On y emmène les petits enfants, on y retourne comme autrefois, c’était nécessaire, ça devient urgent de se souvenir du monde auquel on appartient.


 

Grande galerie de l’évolution, 36 rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris.



Samedi 13 avril 2019

 

À Paris, au Centre culturel irlandais, focus sur les sans-abri.

À Dublin aussi, les responsable politiques s’en foutent, mais les militants s’occupent de secouer les consciences de la société civile.
La totalité des recettes sera reversée à la Inner City Helping Homeless.
Réservation conseillée.

* À 19h30 : Shelter Me : Apollo House de Zahara Moufid (2016).
En sa présence avec Jim Sheridan.


 

Centre culturel irlandais, 5 rue des Irlandais, 75005 Paris.


À Paris, la Philharmonie a ouvert sa nouvelle exposition : Electro. De Kraftwerk à Daft Punk (9 avril-11 août 2019).

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Depuis les clubs underground de Chicago, en passant par les rave, la musique électro a fait du chemin, essaimant tout un univers culturel, et il y a bien longtemps que les DJ sont sortis de l’ombre.
L’exposition est bercée par la musique de DJ Laurent Garnier.


 

Tout le week end, Rêve électro (13-14 avril 2019), et ce soir :

* À 20h30 : Étienne de Crécy.

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Faites votre programme.

Cité de la musique, 
Philharmonie de Paris, 221 avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris.


À Bruxelles, à la Galerie Devillez, c’est vernissage du Tim Porter de 1996 (13 avril-4 mai 2019).

Il y a pas mal de Tim Porter sur la planète.
Notre Tim Porter d’aujourd’hui est canadien, né en 1946, photographe, voyageur et journaliste, il a longtemps vécu au Japon.

Son œuvre n’est pas seulement expérimentale, ou abstraite.

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Elle est aussi engagée.
Cf. par exemple, sa série de 2019, Civil Defense.

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Ce printemps Devillez propose ses polaroïds intimes de 1996 et 1997.

* À partir de 16h00 : Tokyo Nude.
En sa présence.

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Galerie Didier Devillez, 
53 rue Emmanuel-Van-Driessche,
1050 Bruxelles.


À Londres, au British Museum, en collaboration avec le Munch Museet d’Oslo : Edvard Munch. Love and Angst (11 avril-21 juillet 2019).

We do not want pretty pictures to be hung on drawing-room walls. We want... an art that arrests and engages. An art of one’s innermost heart.
Edvard Munch


 

British Museum, Great Russell St, Bloomsbury, London WC1B 3DG.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 13 au 19 avril 2019.



Vendredi 12 avril 2019

 

Hier soir, au Grand Rex, selon notre ami Charles Ficat, le concert était très rock, solide et charpenté.

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Bob était en forme et avait la voix claire. Le répertoire Sinatra avait disparu.


 


À Paris, Beaubourgprésente une rétrospective : Želimir Žilnik et la Black Wave (12 avril-12 mai 2019).


 

Sous l’égide du réalisateur serbe Želimir Žilnik, un panorama de la vie dans les Balkans dans les années 60, et du volcan politique qui grondait contre sa "bourgeoisie rouge", avec l’appui, notamment, de Dusan Makavejev (1932-2019) et de Aleksandar Petrovic (1929-1994).

Cf. Entretien avec Želimir Žilnik.

Ce soir, ouverture avec un film punk, Ours d’or de Berlin 1969 :

* À 20h00  : Travaux précoces (Rani radovi) de Želimir Žilnik (1969).
Précédé de Où en êtes-vous, Zelimir Zilnik ? (2019),
En sa présence.

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On note tout de suite le rendez-vous de demain, samedi 13 avril 2019, à 17h00, avec quatre courts-métrages de Želimir Žilnik :

* Mouvement de juin (Lipanjska gibanja, 1969).

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* Soulèvement à Jazak (Ustanak u Jasku, 1973).

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* Tito de retour parmi les Serbes (Tito po drugi put medju srbima, 1994).

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* On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs (Do Jaja, 1996).

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Débat avec Želimir Žilnik, Jacques Rupnik et Mila Turajlić, animation par Laurent Geslin.

Faites votre programme.

Centre Georges-Pompidou, Petite salle, Cinéma 1, Cinéma 2, 75004 Paris.


À Marseille, Vidéodrome 2 offre un week-end à Anne-Marie Miéville, avec les quatre films qu’elle a réalisés en son nom propre : La part belle (12-13 avril 2019).

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Ce soir :

* À 19h00 : Mon cher sujet de Anne-Marie Miéville (1989).

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* À 21h00 : Lou n’a pas dit non de Anne-Marie Miéville (1994).

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Faites votre programme.

Vidéodrome 2, 49 cours Julien, 13006 Marseille.


Tant qu’on y est, on peut annoncer que Jean-Luc Godard a reçu hier, 11 avril 2019, le Prix de la Fédération internationale des archives du film (FIAF) 2019, qu’il s’est déplacé à Lausanne pour la cérémonie au Casino de Montbenon, siège de la Cinémathèque suisse.

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JLG semblait content, et Freddy Buache devait l’être autant que lui.


 



Jeudi 11 avril 2019

 

Les retraités sont dans la rue.
Ils protestent contre les choix faits par ses représentants, qui, une fois élus, s’échappent vite fait de leurs paroles données. Pour protester, le peuple a le choix entre marcher et casser.

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Le vieux peuple, ponctionné comme jamais, préfère marcher.
Il n’a plus d’illusion sur l’efficacité politique, le vieux peuple, il en a tellement vu, mais au moins ça lui fait faire de l’exercice, bon pour la santé.
Quoique. Avec le beau temps, les particules fines et le dioxyde de carbone vont les tuer prématurément. Ça économisera des pensions.
D’un autre côté, paraît que la pollution augmente les dépressions. Frais supplémentaires pour la Sécu.
Ah, on vit dans des temps paradoxaux. Déraisonnables même.


 

Quoiqu’il en soit, à Paris, la manif, c’est à 14h30, de Châtelet à République parce que de Hôtel de ville à Concorde, ça a été refusé. L’itinéraire était sans doute trop proche des dits très "beaux quartiers". Les jeunes, qui, eux, préfèrent casser - et ne savent pas encore que c’est tout aussi inefficace - pourraient les rejoindre.
Et vaut mieux que ça casse dans le XIe que dans le VIIIe.

C’était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d’épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j’y tenais mal mon rôle
C’était de n’y comprendre rien.

 


À Paris, ce soir, les vieux, s’ils ne sont pas trop fatigués, s’ils n’ont pas été gazés, au moins ceux qui ont été prévoyants, vont pouvoir se souvenir du bon vieux temps, en allant écouter fidèlement leur vieille idole : Bob Dylan, dans son Never Ending Tour, en escale au Grand Rex (11-13 avril 2019).

Il a été là, avec eux, à toutes les étapes de leur vie.

La première rencontre, c’était en 1964 - tiens l’année de la naissance de Jeune Cinéma - avec un vinyle qui s’appelait Mister Bob Dylan, un hasard, dans une soirée avec des copains branchés qui revenaient de New York. Ensuite le vinyle avait été réédité et rebaptisé The Times are A-Changin. À quoi ça tient, quand même l’air du temps.

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Après, ils l’avaient suivi de plus près.
D’accord avec lui, quand il avait choisi l’électricité à Newport en 1965.
Première rencontre en live, à l’Olympia, le premier concert à Paris, le 24 mai 1966, le jour de son anniversaire. Il avait 25 ans. Il n’était pas revenu avant 1978.

Quelle angoisse - ils s’en souviennent encore - à l’annonce de l’accident de moto, en septembre 1966.
Ce n’est que plus tard qu’ils avaient compris que Zim était un grand menteur devant l’Éternel, qu’il n’avait pas eu de bobos grave de motard, mais juste une coupure épistémologique dans sa bio, une manière de se retirer sous sa tente : il avait arrêté les trips douteux, il s’était coupé les cheveux, il élevait désormais ses enfants dans la forêt.
Et, dans les sous-sols des maisons de Woodstock, la sienne et celle de The Band, il faisait de la musique avec ses potes. La vraie vie, quoi.

Tout bénef pour les vieux manifestants d’aujourd’hui : les Basement’s Tape, enregistrés en 1966 et 1967, ils les ont récupérés dès 1969, avec le premier pirate de l’histoire du rock, The Great White Wounder, vendu sous le manteau. Avant, aucun bootlegger n’avait eu l’idée de pirater, pour les Beatles ou les Rolling Stones par exemple.

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À Paris, ils trouvaient ça dans l’arrière boutique de la librairie Actualités, rue Dauphine, ou chez Parallèles, rue Saint-Honoré.

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Cette année-là, en 1969, il y a 50 ans comme le temps passe vite, Bob n’a pas été au festival de Woodstock (15-17 août 1969), même en voisin.
Mais il était à celui de l’Île de Wight, 2e édition (30-31 août 1969).
Les vieux de la protest d’aujourd’hui à Paris n’ont pas tous pu y aller, il y avait eu Mai 1968 et quelques "événements" qui avaient changé leurs chemins, certains même faisaient tout connement leur service militaire.

Les vieux lui avaient pardonné ses mensonges, ils ne pouvaient que lui pardonner aussi ses errances.
Par exemple, en 1979, quand sous l’influence d’une nouvelle femme, il avait accueilli, dans une chambre anonyme d’hôtel à Tucson, quelque "Holy Ghost" déplumé qui traînait la savate par là - tout le monde n’a pas un pilier de Notre-Dame à sa disposition.
Born again and Trouble no more, mais toujours à leurs côtés, aux vieux fidèles.
Et quand, en 1982, il est retourné au judaïsme, pareil, même absolution.

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Les crises mystiques, la foi, c’est des affaires privées, ça le regardait lui et lui seul, c’est comme tomber amoureux, alors c’était pareil pour ses femmes, Suze, Joan, Sara, ou même Bonnie, ou Echo, à qui, pourtant, ils s’attachaient eux aussi, forcément.
Ils ne lui en voulaient pas non plus de changer de voix si souvent. Au contraire.
Quelle chance il avait, finalement, d’avoir tant de corps, tant d’âmes, et de continuer son commerce avec l’invisible comme si de rien n’était, se disaient-ils.
À Colombes, en juin 1981, ils étaient 40 000 à l’attendre, à l’écouter, à recevoir, à la fin du concert, le traditionnel cadeau des deux morceaux de rab, à savoir qu’il était inutile d’attendre un nouveau bis, et ils continuaient à applaudir longuement.

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Et puis, il y a eu un coup de mou dans son inspiration, dix ans, entre 1982 et 1992.
Les salles se remplissaient mal. En 1993 à Reims, ou en 1995 au Zénith à Paris, on avait mis des rideaux pour masquer les parties vides de la salle. Le tournant de la quarantaine est toujours difficile à négocier, il commence, insensiblement, vers 37 ans, et ça dure souvent longtemps après, pour se "reconstruire", comme on dit de nos jours. Parfois même ça tourne carrément mal.

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Ils étaient peinés, les vieux congénères, mais ils ne le lâchaient pas pour autant. Ils savaient ce que c’est que d’être abandonné par les dieux, Œdipe ou le Christ, quelques autres avaient connu ça, eux-mêmes aussi, qui n’a jamais traversé un désert ?
Solidarité et fraternité, continuaient-ils à se dire parallèlement, Peace and Love, tout ça, et, en même temps, Hasta la victoria sempre. Dans les rues, ils allaient défiler quand il le fallait. Paix sur la Terre aux hommes de bonne volonté, croyaient-ils. We shall overcome, we shall not be moved, On the road to freedom chantaient-ils, à côté de l’Internationale, c’était parfaitement compatible.

Le bonheur que ce fut quand Bob naquit à nouveau, mais pour de bon, cette fois. Son retour aux roots, un folk acoustique bien tradi, en 1992 et 1994, et puis, en 1996, l’album (un CD, cette fois) Time out of Mind, la résurrection.


 

En 1998, au Zénith, les vieux fidèles, venus avec leurs enfants, s’étaient longuement étonnés des nouveaux arrivages : les cols blancs trentenaires, costumes-cravates, qui sortaient de leur banque avec leurs attachés-cases, ancêtres des portables greffés.
Bob était donc redevenu à la mode, juste pour le tournant du millénaire.

Les vieux Américains suivaient ses émissions sur XM Satellite Radio, entre 2006 et 2009, et les vieux Français les avaient récupérés en CD dès 2007. C’est une entreprise qui roule, la maison Dylan. Ils s’achetaient même quelques produits dérivés à la fin des concerts, malgré son extraordinaire mauvais goût - ou celui de ses commerciaux whatever.
Et ils admiraient ses peintures, exposées à Londres, négligeant les accusations de plagiat. Quand on peint depuis 1974, on est un peintre, point-barre.

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En 2011, à la 54e Biennale de Venise, ils étaient bien seuls tout de même, au Palazzo Donà Dalle Rose, pour admirer les Dylan Paintings de Maria Zerres.
C’était d’ailleurs bien mieux, la foule, ça dilue tout, l’amour, les convictions, les émotions, les mots, les découvertes personnelles. Difficile de ne pas être possessif quand on aime.

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Vers 2016, Joan s’y est mise aussi, à la peinture, elle a commencé par lui.

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Et puis, en 2017, il a reçu le Nobel, ce qui a eu l’air de beaucoup l’embarrasser.

C’est comme ça qu’il est vendu maintenant, par les jeunes qui font les sites promotionnels ou les brèves des volailles qui font l’opinion : "Bob Dylan, le chanteur folk, Prix Nobel 2017". Mais qui connaît les prix Nobel ? Qui les a lus ? Quand on va en voir la liste sur le Net, on est toujours étonné.
L’important, c’est qu’il garde l’une ou l’autre de ses voix, et qu’il joue du piano plutôt que de la guitare à cause de son arthrite, et que ce soit toujours bien.

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Au Grand Rex, la salle est intime, il y a moins de places qu’au Zénith ou que dans la villa palladienne Pisani à Stra près de Padoue, par exemple, au hasard - Salut aux camarades Backert.

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Il doit s’en foutre, Bob, il est comme ceux qui marchent dans la rue parisienne, mais en riche et avec un car personnel, il est vieux maintenant. Pretending being forever young.
Il y a 53 ans, dans son sous-sol, ils n’étaient que six et il était heureux.
Diamonds and Rust.


 

Bonne lecture, et quelques autres. :

* Bob Dylan, Dylan par Dylan. Interviews 1962-2004, Paris, Éditions Bartillat, 2007.

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Mercredi 10 avril 2019

 

Jean-Pierre Beauviala (1937-2019) est mort avant-hier, le 8 avril 2019.

Son nom ne dira rien au plus grand nombre.
Il était prof, animateur de ciné-club et inventeur, il s’occupait de sons et pas d’images, il était indépendant et libre. Il était de ceux qui ne paradent pas sur le devant de la scène sous les projecteurs. Et qui, pourtant, changent le monde et ses visions. Tous le cinéma direct, tous les filmeurs de Mai 68, tous les nouveaux cinéastes lui doivent leur œuvre.

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L’inventeur de la paluche, le créateur de Aäton Penelope, le patron de Aaton digital, avait un discours de spécialiste pour spécialiste, ésotérique pour le commun des mortels. Poétique aussi, berceur, pour tous ceux de son éco-système, et pour tous les amoureux de la beauté des machines.
C’était lui, l’homme à la caméra.
Il n’était pas connu, il était reconnu.


 

Il avait fait l’acteur aussi.
On se souviendra de lui et de cette drôle de binette qu’il a gardée toute sa vie, dans Les Favoris de la lune de Otar Iosseliani (1984).

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À Toulouse, justement, la Cinémathèque retourne aux origines québécoises du cinéma direct ("cinéma-vérité", c’est joli), avec Claude Jutra, Michel Brault, Gilles Groulx, Pierre Perrault et quelques autres moins connus : Cinéma direct, l’école québécoise (10 avril-25 mai 2019).

Ce soir, à 19h00, on commence par le commencement : le programme1 de courts métrages, étapes importantes du mouvement, avec d’indispensables documents de l’INA, une introduction nécessaire à la compréhension du riche programme.


 

* Félix Leclerc, troubadour de Claude Jutra (1958) ; Bientôt Noël de Georges Dufaux, Terence Macartney-Filgate, Stanley Jackson, Wolf Koenig (1958) ; Printemps de René Bail (1958) ; Les Raquetteurs de Michel Brault & Gilles Groulx (1958).

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Faites votre programme.

Cinémathèque, 69 rue du Taur, 31000 Toulouse.


À Paris, à la Cinémathèque française : Rétrospective René Clair (10 avril-9 mai 2019).

Ce soir, ouverture :

* À 20h00 : Paris qui dort de René Clair (1923).

Cinémix : Paris qui Dort from Fred Guile on Vimeo.

 

On note tout de suite trois conférences de Noël Herpe, historien du cinéma que, par ailleurs, on aime particulièrement en collant.

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* René Clair, un écrivain de cinéma (mercredi 17 avril 2019 à 14h30).
Suivi par Les Belles de nuit (1952).

* René Clair, de la musique avant toute chose (mercredi 24 avril 2019 à 14h30).
Suivi par Quatorze juillet (1932).

* René Clair, le plus Français des cinéastes ? (lundi 29 avril 2019 à 14h30).
Suivi par Dix Petits Indiens (1945).

On note aussi le ciné-concert du samedi 13 avril 2019 à 15h00.

* Le Fantôme du Moulin-Rouge (1924) suivi de La Tour (1928).
Accompagnement musical au piano par Serge Bromberg.

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Faites votre programme.

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


À Lyon, l’Institut Lumière présente Cinémas du Sud, 19e édition (10-13 avril 2019).
Présentation par Abdellah Zerguine et Michel Amarger.

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Ce soir, ouverture avec l’Arabie saoudite :

* Amra and the Second Marriage de Mahmoud Sabbagh (2018).

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Faites votre programme.

Institut Lumière, 25 rue du Premier-Film, 69008 Lyon.


À Brooklyn, le BAM honore la grande figure de la Nouvelle Vague tchèque, Vera Chytilová (1929–2014), qui a eu 90 ans le 2 février 2019 : The Anarchic Cinema of Věra Chytilová (10-18 avril 2019).

Aujourd’hui :

* À 19h00 : Something Different (O něčem jiném) de Věra Chytilová (1963).


 

* À 21h30 : Journey (Cesta) de Jasmina Blažević (2003).

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Faites votre programme.

BAM, 30 Lafayette Ave, Brooklyn, NY 11217.


Les sorties sur les grands écrans

* Love, Cecil de Lisa Immordino Vreeland (2017).

* La familia de Gustavo Rondón Córdova (2017).

* Les Oiseaux de passage (Pájaros de verano) de Ciro Guerra & Cristina Gallego (2018).

* Le Grain et l’ivraie (A Journey to the Fumigated Towns) de Fernando E. Solanas (2018).

* Pour Ernestine de Rodolphe Viémont (2018).

* Les Grands Squelettes de Philippe Ramos (2018).

* Ray & Liz de Richard Billingham (2018).

* Genèse de Philippe Lesage (2018).

Les ressorties en versions restaurées

* Le Secret magnifique (Magnificent Obsession) de Douglas Sirk (1954).

* Walkover de Jerzy Skolimowski (1965).

* Les Clowns (I Clowns) de Federico Fellini (1970).

* Répétition d’orchestre (Prova d’orchestra) de Federico Fellini (1978).

* Le Bateau-phare (The Lightship) de Jerzy Skolimowski (1985).



Mardi 9 avril 2019

 

À Paris, d’abord nos ciné-clubs favoris :

Cinécaro :

* À 19h30 : Le Narcisse noir (Black Narcissus) de Michael Powell & Emeric Pressburger (1947).
Débat avec Natacha Thiery.


 

Pour sa 5e saison (2018-2019), Cinécaro a choisi le thème Sensualité.
Parmi les films proposés cette saison, celui de Powell & Presburger est peut-être le plus emblématique des sombres vertiges de la passion dévorante.

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Bonne lecture :

* Natacha Thiery, Photogénie du désir, préface de Raoul Ruiz, Presses universitaires de Rennes, 2010.

Cinécaro, Auditorium du Carreau du Temple, 2 rue Perrée, 75003 Paris.


Ciné-club de l’ENS :

* À 20h30 : Nos lieux interdits de Leïla Kilani (2008).
En sa présence avec Marie Pierre-Bouthier.


 

Ciné-club de l’ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.



L’Institut culturel irlandais, on revoit le Spartathlon 2014, de Athènes à Sparte, 246 km en 36 heures, avec Dean Karnazes.
La totalité des recettes sera reversée à l’Institut Curie.
Réservation conseillée.

* À 19h30 : The Road to Sparta de Roddy Gibson & Barney Spender (2016).
En présence de Barney Spender.

The Road to Sparta : Trailer from Barney Spender on Vimeo.

 

Centre culturel irlandais, 5 rue des Irlandais, 75005 Paris.


À Paris, à la Fondation Seydoux, en collaboration avec le Centre Pompidou, un cycle de films en ciné-concerts : Les origines populaires du cinéma d’avant-garde (9-30 avril 2019).

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Aujourd’hui :

* À 14h30 : La Terre vue du ciel I.

* À 16h00 : La Terre est plate.

* À 17h30 : La Terre vue du ciel II.

* À 19h00 : Ville moderne.


 

Merci à la revue Rhuthmos.

On note tout de suite une séance spéciale, samedi 13 avril 2019 :

* À 16h30 : Le corps dans tous ses états.
Animation par Charlotte Servel.

Faites votre programme.

Fondation Jérôme-Seydoux-Pathé, 73 avenue des Gobelins, 75013 Paris.


À Paris, le Centre Wallonie Bruxelles (CWB) propose deux soirées, dans le cadre de ses Rencontres du film sur l’art, 3e édition, pour célèbrer Félix Nussbaum (1904-1944) et Stéphane Mandelbaum (1961-1986).

Ce soir, 9 avril 2019 :

* À 20h00 : Félix Nussbaum, peintre de Lydia Chagoll (2018).
En sa présence.

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Et vendredi 12 avril 2019 :

* À 20h00 : La Sainteté Stéphane de Gérard Preszow (1993).
En sa présence, avec Arié Mandelbaum, Yves Wellens et Anne Montfort.

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Bonne lecture :

* Yves Wellens, Épreuve d’artiste, Éditions Grand Miroir, 2011.

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CWB, salle de cinéma, 46 rue Quincampoix, 75004 Paris.


À Paris encore, commence le Festival de cinéma brésilien de Paris 2019, 21e édition, organisé par l’association Jangada engagée dans la promotion du Brésil en France, qui ne possède aucun lien avec l’ambassade (9-16 avril 2019).


 

Ce soir, cérémonie d’ouverture :

* À 20h30 : Le Baiser sur l’asphalte 
(O Beijo no Asfalto) de Murilo Benício 
(2017).
En présence de Sonia Rodrigues.


 

Faites votre programme.

Cinéma l’Arlequin, 76 rue de Rennes, 75006 Paris.


À Toulouse, à la Cinémathèque, a commencé une Rétrospective Anthony Mann (7 avril-31 mai 2019).

Aujourd’hui :

* À 19h00 : La Rue de la mort (Side Street) de Anthony Mann (1949).


 

* À 21h00 : La Brigade du suicide (T-Men) de Anthony Mann (1947).


 

Faites votre programme.

Cinémathèque, 69 rue du Taur, 31000 Toulouse.



Lundi 8 avril 2019

 

À Toulouse, au cinéma ABC : Hommage à Varda.

Ce soir :

* À 18h30 : Cléo de cinq à sept (1962).

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* À 21h00 : Les Plages d’Agnès (2008).

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Entre les deux projections, une rencontre bonne franquette que Varda aurait appréciée, on apporte son casse-croûte et l’ABC offre à boire.

Cinéma ABC, 13 rue Saint-Bernard, 31000 Toulouse.


À Bruxelles, la Cinematek a donné carte blanche au peintre figuratif Luc Tuymans, reconnaissant au cinéma de lui avoir appris la distance et le découpage : Soggettiva Luc Tuymans (3 avril-29 mai 2019).

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Il a choisi notamment 4 courts métrages expérimentaux de Peter Weiss (1916-1982).

Ce soir (et les 17 avril et 1er mai 2019), salle Plateau, à 18h00 :

* Ansikte i skugga (Faces in Shadow) de Peter Weiss & Christer Christian (1956).

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* Studie IV : Frigörelse de Peter Weiss (1954).

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* Hägringen (Le Mirage) de Peter Weiss (1959).

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* Enligt Lag de Hans Nordenström & Peter Weiss (1957).

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Cinematek, 9 rue Baron Horta, 1000 Bruxelles.


À New York, le MoMA s’inspire du titre du film de Cukor (1932) : What Price Hollywood (30 mars-15 juin 2019).

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Depuis sa naissance, et tout au long de sa vie, le petit humain apprend à vivre en imitant.
Le cinéma est l’un des plus puissants modèles, et, dans la catégorie, c’est Hollywood qui domine, façonnant les mœurs et les idées des individus et des sociétés. On ne sait jamais très bien comment ça infuse, les stéréotypes, ni quel est exactement le processus de l’imitation, ou celui des résistances, mais on peut commencer par examiner les modèles au plus près.

Il y a une exposition (30 mars-15 juin 2019).
Une large gamme d’affiches de films, du muet aux années 1960, raconte la gigantesque machine marketing ainsi que les subversions plus ou moins rusées engendrées.

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Il y a aussi, pour l’épauler, un cycle de films (8-20 avril 2019).

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Aujourd’hui :

* À 19h30 : The Good Fairy de William Wyler (1935).


 

Faites votre programme.

Museum of Modern Art, 11 West 53 Street, New York, NY 10019.


À New York encore, au MET Fifth, c’est rock’n roll : Play it Loud (8 avril-1er octobre 2019).

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C’est l’un des mouvements artistiques les plus importants du 20e siècle, et c’est la première exposition sur le sujet, pas seulement les instruments de musique, mais aussi les affiches et les costumes, un état d’esprit, un univers, et une époque toujours vivante.


 

Puisqu’on est au MET, sur la Ve avenue, on en profite pour découvrir un photographe-voyageur français Joseph-Philibert Girault de Prangey (1804-1892) : Monumental Journey. Les daguerreotypes de Girault de Prangey (30 janvier-12 mai 2019).

Il était né à Langres, il était très riche et n’avait nul besoin de célébrité. Il avait appris la technique de Louis Daguerre.

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Il passa trois années de sa vie, entre 1842 et 1845, à photographier les pays de la Méditerranée orientale.
De retour en France, il avait rapporté plus d’un millier de daguerréotypes d’Italie, de Grèce, d’Égypte, de Turquie, du Liban, de Syrie, de Palestine qu’il garda chez lui, et ne songea jamais à faire connaître. Plein d’usage et raison, il passa le reste de son âge chez lui, tranquillement, en Haute-Marne, à dessiner et herboriser. On ne découvrit ces précieuses archives que dans les années 1920. C’est la première exposition qui lui est consacrée.

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À New York toujours, puisqu’on est sur la Ve Avenue, on en profite pour tirer un bord vers le MET Breuer - c’est à 5 mn - se plonger dans un rouge bienfaisant, celui de Lucio Fontana.

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Le New York Times a dit de lui : "He made abstraction look dangerous".
Ce sont les derniers jours : Lucio Fontana on the threshold (23 janvier-14 avril 2019).


 

The Met Fifth Avenue, 1000 Fifth Avenue, New York, NY 10028.
The Met Breuer, 945 Madison Avenue , New York, NY 10021.



Dimanche 7 avril 2019

 

À Paris, à la Cinémathèque du documentaire de la BPI, une rétrospective : Albert et David Maysles. "It’s all in the film" (5 avril-30 juin 2019).


 

Les frères Maysles, Albert Maysles (1926-2015) et David Mailles (1931-1987) sont célébrés avec une trentaine de films (courts, moyens et longs métrages), et tout spécialement leurs portraits d’artistes : Orson Welles, Marlon Brando, Truman Capote, Jessye Norman, Ozawa, Horowitz, Rostropovitch, Christo.

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Aujourd’hui à 17h00, une séance présentée par D.A. Pennebaker en message vidéo :

* Psychiatry in Russia de Albert Maysles (1955).

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* Anastasia de Albert & David Maysles (1962).

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* Opening in Moscow de Donn Alan Pennebaker, Shirley Clarke & Albert Maysles (1959).

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On note tout de suite la soirée spéciale Rolling Stones (vendredi 24 mai 2019), présentée par Philippe Manœuvre.

Ce soir-là, à 20h00 :

* Get Yer Ya-Ya’s Out ! de Albert Maysles, Bradley Kaplan & Ian Marciewicz (2009).

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* Gimme Shelter de Albert Maysles, David Maysles & Charlotte Zwerin (1970).


 

BPI, Petite salle, Centre Pompidou, 75004 Paris.


À Paris, la Cinémathèque française présente sa nouvelle exposition : Quand Fellini rêvait de Picasso (3 avril-28 juillet 2019).

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Avec une rétrospective intégrale des films de Fellini face à 50 œuvres rares de Picasso.

Quand Fellini rêvait de Picasso - Bande-annonce de l'exposition (du 3 avril au 28 juillet 2019) from La Cinémathèque française on Vimeo.

 

Aujourd’hui :

* À 17h00 : Juliette des esprits (Giulietta degli spiriti) de Federico Fellini (1964).


 

* À 19h45 : Boccace 70 (Boccaccio ’70) de Mario Monicelli, Federico Fellini, Luchino Visconti et Vittorio De Sica (1961).


 

Faites votre programme.

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


À Saint-Denis, et aussi à Aubervilliers, à Saint-Ouen, à La Courneuve, à Bobigny, à Romainvillle et à Paris, a commencé le Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient (PCMMO), 14e édition (2-20 avril 2019).

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Aujourd’hui, on passe l’après-midi à L’Écran de Saint-Denis :

* À 13h45 : Still Recording de Saaed Al Batal & Ghiath Ayoub (2019).


 

Avec un cinégoûter :

* Amir et Mina. Les Aventures du tapis volant de Karsten Kiilerich (2017).


 

* À 16h00 : Papa Hedi, The Man Behind the microphone de Claire Belhassine (2013).
Remise des prix de la compétition courts métrages.


 

Faites votre programme.

Cinéma l’Écran, place du Caquet, 93200 Saint-Denis.


Au Grand Hornu, le MAC’s ouvre sa nouvelle exposition : Fiona Tan. L’Archive des ombres (7 avril-1er septembre 2019).

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On croit, comme ça, que le savoir, l’érudition, les inventaires, les encyclopédies éclairent le monde. Mais Fiona Tan regarde les archives de plus près, et, comme Luis Borges, Giordano Bruno ou Paul Otlet, elle rencontre les ombres.

Mac’s, Grand-Hornu, 82 rue Sainte-Louise, 7301 Boussu, Belgique


À Strasbourg, au Musée d’art moderne et contemporain (MAMCS) : Damien Deroubaix, Headbangers Ball - Porteur de lumière (6 avril au 25 août 2019).

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Damien Deroubaix né en 1972, au cœur des belles année qui semblaient paisibles et porteuses d’espoirs, s’est révélé, l’héritier des désordres et des terreurs refoulées de l’humanité, des plus primitives au moderne grindcore, en passant par Jérôme Bosch et Dada.

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Musée d’art moderne et contemporain, 1 place Hans-Jean-Arp, 67000 Strasbourg.



Samedi 6 avril 2019

 

À Paris, le Goethe présente ses Samedis du cinéma allemand à l’Arlequin.

Aujourd’hui, un mur, LE mur :

* À 11h00 : Le Temps des rêves (Als wir träumten) de Andreas Dresen (2015).


 

Cinéma L’Arlequin, 76 rue de Rennes, 75006 Paris.


À Paris, à la librairie Quilombo, scintillent Les Étoiles noires, un samedi par mois. Après Nikos Kavvadias, Fréhel, Eugène Varlin, Emma Goldman et Zapata, ce soir, c’est la 6e édition avec Murray Bookchin :

* À 19h00 : Vers une "écologie sociale et libertaire.
Discussion avec Helen Arnold, Daniel Blanchard, Vincent Gerber et Patrick Marcolini.

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* À 21h00 : Concert de musique traditionnelle de Mésopotamie avec Rusan Filiztek.


 

Bonne lecture :

* Murray Bookchin, Pouvoir de détruire, pouvoir de créer, textes choisis et commentés par Helen Arnold, Daniel Blanchard, Renaud Garcia et Vincent Ger, préface de Daniel Blanchard, traduction de Helen Arnold, Daniel Blanchard et Renaud Garcia, Paris, L’Échappée, 2019.

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Librairie Quilombo, 23 rue Voltaire, 75011 Paris.


À Guernesey, la Hauteville House, la maison où Victor Hugo a écrit Les Misérables (1862) et Les Travailleurs de la mer (1866), rouvre ses portes après une année de réfection.

À Paris, comme on l’avait annoncé, la Maison Victor-Hugo a préfiguré cet événement avec une exposition, Portrait d’une maison. Chez Victor Hugo, Hauteville House, Guernesey, qu’on peut encore visiter quelques jours (7 février-14 avril 2019).

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Maison de Victor Hugo, 6 place des Vosges, 75004 Paris.


Pour mémoire, le choix de Jeune Cinéma, dans les sorties sur les grands écrans du mercredi 3 avril 2019 :

* L’Héritage des 500 000 (Gojūman-nin no isan) de Toshirō Mifune (1963).

* Los Silencios de Beatriz Seigner (2017).

* La Lutte des classes de Michel Leclerc (2018).

* Curiosa de Lou Jeunet (2018).

* L’Homme à la moto (El motoarrebatador) de Agustin Toscano (2018).

* J’veux du soleil de Gilles Perret & François Ruffin (2019).

Les ressorties en version restaurées :

* L’homme qui rit (The Man Who Laughs) de Paul Leni (1928).


 

* Le Renne blanc (Valkoinen peura) de Erik Blomberg (1953).


 


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 6 au 12 avril 2019.



Voyage dans le temps.

 


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