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Semaine télé du 4 au 10 décembre 2021
Salut les câblés !
publié le samedi 4 décembre 2021

Jeune Cinéma en ligne directe


 

L’Homme qui venait d’ailleurs (The Man Who Fell to Earth) de Nicolas Roeg (1976).

Humeurs de Lucien Logette


 

Samedi 4 décembre 2021

 

20.50 : Soirée Claire Denis, Club
La réalisatrice n’a jamais été très soutenue par les programmateurs et ses films qui ont été proposés depuis 2014, Un beau soleil intérieur (2017) et High Life (2018) ne sont pas, de loin, les plus intéressants. En attendant (peut-être) 35 rhums (2008) ou White Material (2009), où l’on sent que l’auteure disposait d’une matière nourrie, ce soir, le plus ancien Nénette et Boni (1996). Claire Denis avait fait tourner Grégoire Colin (19 ans) et Alice Houri (14 ans) dans son téléfilm US Go Home (1994) et les reprend ici, dans les mêmes rôles de frère et sœur. La carrière de la seconde ne fut pas à la hauteur des espoirs créée par ces deux titres, mais le premier devint l’acteur préféré de la réalisatrice (neuf films). En complément, à 22.30, Claire Denis, les chemins de traverse, un documentaire de Vincent Soulié (2021), pas vu, mais on devine de quoi il traite.

20.50 : Assaut sur la ville de Mario Caiano (1977), Classic
Inédit. Après Alberto De Martino dans Le Conseiller samedi 27 novembre 2021, place à Mario Caiano - on descend d’un cran. Comme son collègue, il a tourné, comme tout le monde, ce qu’on lui demandait de tourner : des péplums - on se souvient de Ulysse contre Hercule (1961), car Ulysse était interprété par Georges Marchal et que ce n’était pas un mauvais choix -, des films d’horreur - dont un bon, grâce à Barbara Steele, Les Amants d’outre-tombe (1965), des westerns - rien à sauver - et des policiers, dont ce Napoli spara, qu’on ne connaît pas mais qui a l’intérêt d’avoir pour vedette Henry Silva.

22.20 : L’Homme qui venait d’ailleurs de Nicolas Roeg (1976), Classic
Pas inédit, mais son dernier passage remontant au 3 mars 2015, c’est tout comme. Rien de ce qu’a signé Nicolas Roeg n’est indifférent et il a fait ici de David Bowie un extra-terrestre tout à fait séduisant, à la forme humaine, venu non pour envahir la Terre, mais pour sauver sa planète. D’après le roman de Walter S. Tevis, l’auteur de L’Arnaqueur : pas de la SF galactique à effets spéciaux, c’est reposant.

 

Dimanche 5 décembre 2021

 

20.50 : Carlos d’Olivier Assayas (2010), Club
Cf. note du 2 août 2017.

22.20 : Ma Barker et son gang de Bill Karn (1960), Classic
Ma Barker a écumé, avec ses fils, le Midwest entre 1930 et 1935 et a donné naissance à bien des personnages, dont Ma Dalton, Ma Rapetou et la Ma Grissom de Pas d’orchidées pour miss Blandish, le roman de J.H. Chase. À l’écran, on connaît surtout la version qu’en a donné Roger Corman, Bloody Mama (1970), dans laquelle Shelley Winters était remarquable. Dix ans avant, l’inconnu Bill Karn (qui semble avoir surtout travaillé pour la TV) en avait fourni une version cheap, avec des acteurs aussi inconnus que lui, Lurene Tuttle, Tristram Coffin, Nelson Leigh. Découverte assurée.

 

Lundi 5 décembre 2021

 

20.50 : Midsommar d’Ari Aster (2019), Frisson
Inédit. Cette nuit du milieu de l’été n’est pas celle de Bergman, mais une fête du solstice dans un village suédois, Harga, qui n’a lieu que tous les 90 ans, personne n’ayant pu y participer deux fois. Un village avec runes, arbre sacré, rites impies et sacrifices humains. On n’est pas dans le bush australien, ni à Summerisle, l’île de The Wicker Man de Robin Hardy (1973), mais c’est aussi saignant. En outre, le film, seulement le second de son auteur est d’une rare beauté. Aster est un nom à surveiller.

20.50 : Le Secret de la banquise de Don Sharp (1979), Classic
Inédit. Sharp a surtout gentiment brillé dans le film d’horreur pour la Hammer - ses deux Fu-Manchu avec Christopher Lee, Le Masque de FM (1965) et Les Treize Fiancées de FM (1966) ne sont pas négligeables. Mais en 1979, la mode avait changé et il adapte cette fois un roman d’espionnage d’Alistair MacLean, Bear Island. C’est de l’aventure de bonne cuvée, avec un casting haut de gamme, Donald Sutherland, Vanessa Redgrave, Richard Widmark, Lloyd Bridges et Christopher Lee, toujours là.

22.40 : Blocus de William Dieterle (1938), Classic
Dernier passage le 7 octobre 2015. Parmi la quantité d’excellents films que Dieterle a réalisés, celui-ci a une place à part, car il s’agit du premier (du seul ?) tourné à chaud à Hollywood pendant la guerre d’Espagne - et du bon côté. Un scénario original, dû à trois signataires, dont deux des meilleurs écrivains américains de l’époque, James M. Cain et Clifford Odets, le troisième, John Howard Lawson, purement scénariste et qui sera un des Dix emprisonnés par la commission McCarthy. Henry Fonda, en berger républicain, et Madeleine Carroll, en aventurière espionne (et fille de Vladimir Sokoloff), c’est de la romance mais les intentions étaient bonnes.

22.40 : Les Liens du sang de Jacques Maillot (2008), OCS max
Pas inédit - cf. note du 25 août 2016 -, mais c’est ça ou rien sur le bouquet OCS, sauf à revoir Pierre Richard et les aventures du Grand blond sur OCS Géants…

 

Mardi 7 décembre 2021

 

22.35 : Poissonsexe d’Olivier Babinet (2019), Club
Inédit. Troisième film, après Robert Mitchum est mort (2010) et Swagger (2016). Si l’on aime le saugrenu, que Babinet cultive aisément, on est servi, avec Gustave Kervern en chercheur tentant d’inoculer des œstrogènes à des poissons pour réveiller leur libido (on est dans la SF) et qui dialogue avec Nietzsche, son axolotl. Les amateurs d’acteurs de caractère y retrouveront India Hair, qui n’a eu pour l’instant qu’un seul rôle principal dans Crash Test Aglaé de Éric Gravel (2017), mais dont on attend beaucoup.

00.00 : Baril de poudre de Goran Paskaljevic (1998), Club
Inédit. Paskaljevic est un bon exemple de cinéaste (serbe) oublié - sa mort en 2020 n’a éveillé que peu d’écho. Il faut dire que son dernier film, La Partition inachevée (2012) avait mis deux ans à nous parvenir et n’était sorti qu’en une seule copie - combien de spectateurs ? Baril de poudre avait reçu le prix de la Fipresci à la Mostra de 1998, mais n’avait pas pour autant cassé la baraque auprès du public. Pas sûr que le programmer à une telle heure lui apporte beaucoup de nouveaux spectateurs. Mais on peut rêver.

 

Mercredi 8 décembre 2021

 

20.40 : L’Affaire Percy de Clark Johnson (2020), OCS Max
Inédit et inconnu - sortie unique en VOD. Les deux premiers titres du réalisateur étaient des films d’action à ambition politique, celui-ci raconte l’affrontement entre un agriculteur et un industriel de l’agro-alimentaire. Comme Johnson a surtout travaillé pour des séries TV et non des moindres - Sur écoute, Homeland, The Walking Dead -, on est certain de ne pas s’ennuyer.

20.40 : Soirée Ruben Östlund, OCS City
Pour mémoire, car les deux films sont passés plusieurs fois : à 20.40, The Square (2017), Palme d’or cannoise, et à 23.10, Snow Therapy (2014).

20.40 : Soirée Riccardo Scarmacio, OCS Choc
Deux films inédits avec l’acteur italien. Le premier était jusqu’à présent une exclusivité Netflix, à 20.40, L’Homme sans pitié de Renato De Maria (2019), On ne connaît rien du réalisateur, sinon qu’il a tourné en 2009 un film inédit en France, Prima linea, sur le groupe d’extrême gauche des années 80, déjà avec Riccardo Scarmarcio. Et à 22.50, Le Témoin invisible de Stefano Mordini (2018), seulement disponible en VOD. Découverte de nouveaux auteurs italiens ? On aimerait.

20.50 : Soirée comédie française, Premier
Soyons hardis en affrontant deux films comiques, le premier avec Omar Sy, Tout simplement noir de Jean-Pascal Zadi & John Wax (2020), puis, à 22.20, Connasse, princesse des cœurs de Noémie Saglio & Éloïse Lang (2015), avec Camille Cottin. On s’était promis de regarder le second lors de son passage le 21 mai 2017 et on avait oublié, Faute de les avoir vus l’un et l’autre, on ne peut que les signaler avec modération.

20.50 : Les Girls de George Cukor (1957), Classic
Déjà passé le 8 février 2016, mais pour une fois que la chaîne nous propose une comédie musicale, on ne va pas s’en priver. D’autant que même si Cukor n’était pas un spécialiste, il avait suffisamment de talent pour se tirer brillamment de ce scénario pirandellien - "Où est la vérité ?", demande le carton final. On peut rêver sur ce qu’aurait été le film si Cyd Charisse, initialement prévue, n’avait choisi de tourner La Belle de Moscou de Mamoulian, en laissant sa place à Mitzi Gaynor. Mais en l’état, c’est tout de même un régal, car les deux autres girls, Kay Kendall et Taina Elg sont également excellentes. Et Gene Kelly règne sur sa troupe avec sa maestria coutumière. Quitte à radoter, le ballet pastiche de L’Équipée sauvage est superbe.

22.35 : Michael Clayton de Tony Gilroy (2007), OCS Max
Inédit. Gilroy était le scénariste de la saga Jason Bourne, et même un des réalisateurs puisqu’il a tourné le quatrième épisode de la série, L’Héritage (2012). Son premier film, prix Edgar-Allan-Poe du meilleur scénario, est un thriller politique qui renoue avec les années 70-80 et les angoisses paranoïaques à la Pakula. Il s’appuie aussi et surtout sur un quatuor de comédiens de classe, George Clooney, Tom Wilkinson, Sydney Pollack et Tilda Swinton (Oscar du second rôle).

23.00 : Une longue file de croix de Sergio Garrone (1969), OCS Géants
Inédit qui vient compléter la série de westerns italiens bas de gamme que la chaîne dispense régulièrement. Garrone a surtout tourné des Django (on en connaît au moins trois, dont celui-ci), signés Willy S. Regan, et tous avec Anthony Steffen. Ce soir, il croise Sartana, autre héros récurrent.

Jeudi 9 décembre 2021

20.40 : Vivarium de Lorcan Finnegan (2019), OCS Choc

Inédit. C’est le second film du réalisateur, - son premier, Without Me (2016), n’est pas arrivé jusqu’ici -, est en forme de thriller fantastique, à partir d’une base standard - un couple s’installe dans une maison -, mais qui développe des situations progressivement inquiétantes, en échappant à tous les clichés attendus. On est dans la meilleure veine de La Quatrième Dimension.

20.40 : Et vogue le navire de Federico Fellini (1983), OCS Géants
Pas passé depuis le 20 mars 2017. Et comme il s’agit du seul grand film tourné par Fellini après Amarcord…

20.40 : Soirée western, Paramount Channel
Un inédit et deux connus. L’inédit, c’est, à 22.20, Geronimo d’Arnold Laven (1962). C’était le temps où les rôles d’Indiens étaient encore interprétés par des acteurs blancs. Ici Chuck Connors n’est d’ailleurs pas ridicule en Apache, en tout cas bien moins que Rock Hudson dans Taza, fils de Cochise de Douglas Sirk (1954). À 20.40, Comanche de ce vieux routier de George Sherman (1956) (vu le 20 juin 2019). Et, à 00.20, Révolte à Fort Laramie de Lesley Selander (1957), vu le 18 novembre 2021.

20.50 : Funeral Killers de Renny Harlin (2019), Frisson
Inédit, sauf en VOD. Harlin n’a réalisé que des films d’action, Die Hard 2 (1990) ou Cliffhanger (1993) - et un joli film maritime avec Geena Davis, L’Île aux pirates (1995) -, on imagine qu’il était donc apte à s’adapter à l’univers des films criminels de Hong Kong, celui-ci en partie tourné à Pékin). Vérification ce soir.

21.35 : Crazy, Stupid, Love de Glenn Ficarra & John Requa (2011), OCS Max
Inédit. Le tandem (déjà cinq films ensemble) a débuté avec I Love You Phillip Morris (2009), qui reste son film le plus célèbre, grâce à l’accueil cannois (Quinzaine des Réalisateurs). On ne peut pas dire que ce soit du cinéma qui transporte, mais dans le film de ce soir, il y a Steve Carrell et Ryan Gosling, l’intérêt est donc assuré.

22.20 : 1BR : The Apartment de David Marmor (2019), OCS Choc
Inédit. C’est la soirée des maisons-pièges, après Vivarium : mais cette fois, un appartement et une femme seule. On n’en sait pas plus, le film n’étant jusqu’ici visible qu’en VOD.

Vendredi 10 décembre 2021

20.40 : Soirée Jerry Lewis, OCS Géants
Rien de neuf, puisque, à 22.25, Le Dingue du palace de J. Lewis (1960) est passé il y a peu et que, à 20.40, Artistes et modèles de Frank Tashlin (1955) a été vu le 24 juillet 2016. Mais le plaisir de retrouver Jerry dans le meilleur film de sa première période - accentué par celui d’y revoir Dean Martin et Shirley MacLaine - ne devrait pas faire hésiter une seconde les amateurs.

20.40 : Soirée Morgan Freeman, Paramount Channel
Deux inédits. Rien de génial, mais à 20.40, Le Collectionneur de Gary Fleder (1997) est un polar classique, réalisé avec l’efficacité habituelle de son auteur - voir Le Maître du jeu (2003). Quant à Last Knights (L’Honneur des guerriers) de Kazuaki Kiriya (2015), sorti directement en DVD, on sait simplement qu’il s’agit d’un film inspiré par la légende des 47 ronins, multiplement adapté par les cinéastes japonais et qu’il y a, outre Morgan F., Clive Owen au générique.

20.50 : Angel of Mine de Kim Farrant (2019), Premier
On ne connaît ni la réalisatrice ni le film, sorti en VOD. Deux intérêts : il s’agirait d’un remake de L’Empreinte de Safy Nebbou (2008), qui n’a pas eu le succès qu’il méritait. Enfin, l’interprète principale (dans le rôle de Sandrine Bonnaire chez Nebbou) est Noomi Rapace, dont la présence justifie les films, quels qu’ils soient.

20.50 : Soirée Steven Spielberg, TCM
Strictement pour les raffinés ("Vive le mélodrame où Margot a pleuré"), qui ne refusent pas de les revoir pour la vingtième fois : à 20.50, La Couleur pourpre (1985) (on a cessé de compter ses passages) et à 23.20, Always (1989), car c’est une belle histoire (remake de A Guy Named Joe de Victor Fleming, 1943) et la dernière apparition d’Audrey Hepburn sur un écran.



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