Journal de Abla (mars 2020) II
14-31 mars 2020
publié le mardi 31 mars 2020


 

MARS 2020

(14-31 mars 2020)
 



Mardi 31 mars 2020

 

De Grenoble : Le festival du cinéma ibérique et latino américain, Ojoloco, 8ème édition (31 mars-12 avril 2020) a créé une plateforme de visionnement avec une dizaine de films coups de coeur accessibles pendant la période du festival. Chaque jour, un film ou un événement.

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Aujourd’hui seulement, le film d’ouverture (Il faut s’inscrire.) :

* Mirante de Rodrigo John (2018).


 

On fait son programme.


En hommage à Lucia Bosè (1931-2020), Nicole Gabriel presents... :

* La Dame sans camélia (La signora senza Camelie) de Michelangelo Antonioni (1953).


 


La Maison de la poésie, à Paris, met en ligne les vidéos de certaines de ses soirées.

On choisit :

* Carissimo Simenon, Mon cher Fellini.
par Thibault de Montalembert & Corrado Invernizzi (le 3 février 2020).


 

Président du jury du Festival de Cannes en 1960, Georges Simenon (1903-1989) décerne à Federico Fellini (1920-1993) la Palme d’Or pour La dolce vita.
Naissance d’une amitié.
Ils ne cesseront plus de s’écrire.


Albert Uderzo (1927-2020) est mort le 24 mars 2020 d’une crise cardiaque, longtemps après son alter ego, l’autre père d’Astérix, René Goscinny (1926-1977).

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À Angoulême en 2013, au Festival international de la BD, il était alors en pleine forme.


 

Il racontait combien Fellini l’avait épaté et inspiré.

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La Cinémathèque française met en ligne des morceaux choisis d’un entretien de 2017, à l’occasion de l’exposition consacrée à René Goscinny et le cinéma.


On visite le Musée Van Gogh à Amsterdam.

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On explore la collection, on rencontre Vincent van Gogh () lui-même et toutes les histoires de sa vie.

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Sur France Culture.



Lundi 30 mars 2020

 

De Aubagne : Le festival Music & cinema (FIFA), 21e édition qui devait commencer aujourd’hui (30 mars-4 avril), s’est transformé. On peut voir les séances du MC FIFA 2020 en ligne.

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Pour accéder aux films, on crée un compte et ensuite le visionnage est gratuit.
Chaque film est disponible le jour prévu dès 6h00 et jusqu’à 4h00 le lendemain.
Si "le produit n’est plus disponible", il faut vérifier la date de projection initialement prévue. On est peut-être en avance ou en retard.

Le programme tel qu’il aurait dû être.

Le programme tel qu’il est :

Aujourd’hui, film d’ouverture :

* Un fils de Mehdi M. Barsaoui (2019).


 

Faites votre programme par jour.


Sans restriction de temps, Nicole Gabriel presents... :

* L’Emprise (Of Human Bondage) de John Cromwell (1934).
Avec la toute jeune Bette Davis.


 


Du Musée d’Orsay :

À l’occasion de l’exposition Au pays des monstres. Léopold Chauveau (10 mars-28 juin 2020) zappée par le Covid-19 : 30 courts métrages d’animation, réalisés par les étudiants des Gobelins, d’une minute maximum à partir de leur interprétation des sculptures de Chauveau (1870-1940), ont été mis en ligne.


 

Par exemple :

* De jour et de nuit de Valentine Boidron (2020).


 


Les statues meurent aussi,on le sait depuis 1953, grâce à Alain Resnais & Chris Marker.


 

Alors, dans le monde entier, on les préserve.

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Message de Siné Mensuel.

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Sans papier, moderne, Siné Mensuel nous offre un dessin par jour.

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On le soutient.



Samedi 28 mars 2020

 

Se remettre à la lecture de vrais livres, quel infini plaisir !

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On suit les prescriptions de En attendant Nadeau, cette Quinzaine littéraire telle qu’on l’a tant aimée, mais en ligne depuis 2016, à l’avant-garde.

On y trouve les meilleures pistes de lecture.
On en choisit une.

Bonne lecture :

* Daniel Defoe, Journal de l’année de la peste (1772). Traduction de Francis Ledoux, préface de Henri H. Mollaret, Paris, Gallimard, 1982.

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Cette nuit, on passe à l’heure d’été, à 2h00, on décide qu’il sera 3h00.
On scrute l’avenir radieux.

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Convenons, humbles enfin, que nous ne sommes pas les maîtres du temps.

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Et puis, on contemple son propre temps.


 

Quand une révolution, mondiale, arrive soudain, sous une forme prévisible mais non prévue, on oublie les petits rituels des rythmes sociaux habituels, il y a d’autres préoccupations.

Le point de la situation par le gouvernement.


On partage les Derniers Instants de Prosper Hillairet.

Aujourd’hui, Métro.


 


Réconfort avec Nicole Gabriel presents...  :

* Battling Butler de Buster Keaton (1926).


 


Réconfort avec Greenpeace : Juneau, Alaska.


 


Réconfort avec le MET Opéra.

Fin de la semaine Wagner.

Aujourd’hui : Götterdämmerung.


 


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 28 mars au 3 avril 2020.



Vendredi 27 mars 2020

 

Avant tout, des nouvelles de Bob Dylan, une sorte de récapitulatif tombé dans la nuit dernière : Murder Most Foul.

"Greetings to my fans and followers with gratitude for all your support and loyalty across the years. This is an unreleased song we recorded a while back that you might find interesting. Stay safe, stay observant and may God be with you."

Bob Dylan sur son site et sur Twitter.


 


Pour adoucir nos âmes grises, on découvre mieux le photographe Sebastião Salgado.
Né juste avant la fin de la guerre, en 1944, il a fait des études d’économie, et son destin semblait tout tracé, dans un monde de quantités et de chiffres.
En 1973, à 29 ans, il fit soudain volte face et se mit à contempler le monde par le biais de la race humaine - ces animaux terribles, ses semblables - et de son habitat, la planète bleue. Aujourd’hui, il est fondateur, avec Lelia Wanick Salgado sa femme, de la Fondation Instituto terra.

Un itinéraire qui devrait nous inspirer pour les temps qui viennent, maintenant que nous avons été avertis de façon plus virulente.

* Le Sel de la Terre (The Salt of the Earth) de Wim Wenders & Juliano Ribeiro Salgado (2014).


 

À Lyon, à la Sucrière, l’exposition de sa série Genesis (20 février-10 mai 2020) est fermée.

Mais on peut avoir une idée de ces cinq chapitres qui témoignent de la beauté que nous devons sauver, envers et contre tout. Il est - peut-être - encore temps.

"En plus d’être une ode à la nature, Genesis est aussi un appel aux armes", dit-il.

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Dans la foulée, on découvre la revue Natives. Des peuples, des racines.

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L’humanité s’est égarée. Il faut savoir remonter aux origines et réapprendre l’équilibre nécessaire au vivant, qui repose sur l’interdépendance de toute chose.
Ne serait-ce que pour nos descendants, ceux qui vont survivre, aux bouleversements climatiques.

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On s’abonne.


Aujourd’hui, Nicole Gabriel presents... :

* The Wicked Lady de Leslie Arliss (1945).


 


Les Musées s’invitent chez nous.

Aujourd’hui, on explore le Musée d’Orsay, à Paris.

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Et le Rijks, à Amsterdam.

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On visite aussi le Pavillon de l’Arsenal.

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Et plus spécialement l’exposition de Stanislas Chaillou : Intelligence artificielle et architecture.

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Réconfort quotidien avec le MET Opéra.

On avance dans la semaine Wagner.

On clique sur Watch Now, pour l’opéra entier.

Aujourd’hui : Siegfried.


 



Jeudi 26 mars 2020

 

Ce confinement, c’est comme une pause mondiale dans le train d’enfer qui nous menait vers l’abîme.
On prend une grande respiration dans un air moins pollué, on a du temps pour réfléchir, on ne laisse ni espace ni temps à l’ennui.
Et c’est pas triste.

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Même si on constate - merci Serge Jouanny - qu’une fois de plus, les quotas de sont pas respectés, car enfin, où sont les Dupondt.e.s, à la maison comme d’habitude au lieu d’être en première ligne comme les héros ?

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De Blois, les cadeaux de Cinéfil, des films en ligne.

Aujourd’hui, on choisit :

* La Dame du vendredi (His Girl Friday) de Howard Hawks (1940).


 


Une autre petite toile de derrière les fagots, Nicole Gabriel présents...

* Brève Rencontre (Brief Encounter) de David Lean (1945).


 


Les musées s’invitent chez les gens, ils tiennent dans leurs livings, et on les visite depuis son canapé ou à son bureau.

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Aujourd’hui, on décide de visiter le Metropolitan Museum of Art (MET) à New York, et la Tate Britain à Londres.

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Mais on peut aussi préférer visiter la grotte Chauvet.

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Dans la catégorie "Ils en ont vu d’autres", il y a de quoi faire.


 

Bonne lecture :

* Ruth Zylberman, 209 rue Saint-Maur, Paris Xe. Autobiographie d’un immeuble, Seuil-Arte Editions, 2020.

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Réconfort quotidien avec le MET Opéra.
On avance dans la semaine Wagner.

On clique sur Watch Now, pour l’opéra entier.

Aujourd’hui, Die Walküre.


 


Foin de culture.
Tant qu’il y a à manger dans les magasins, on apprend la cuisine.
Même si les petits maris ont plus de mal à se débiner - on plaint les amours adultères en temps de confinement - il est prudent d’être à jour sur cet élément essentiel (et agréable) à la bonne vie.


 

Au programme, ces jours-ci, de saison : les asperges.

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"Je m’arrêtais à voir sur la table, où la fille de cuisine venait de les écosser, les petits pois alignés et nombrés comme des billes vertes dans un jeu ; mais mon ravissement était devant les asperges, trempées d’outre-mer et de rose et dont l’épi, finement pignoché de mauve et d’azur, se dégrade insensiblement jusqu’au pied - encore souillé pourtant du sol de leur plant - par des irisations qui ne sont pas de la terre. Il me semblait que ces nuances célestes trahissaient les délicieuses créatures qui s’étaient amusées à se métamorphoser en légumes et qui, à travers le déguisement de leur chair comestible et ferme, laissaient apercevoir en ces couleurs naissantes d’aurore, en ces ébauches d’arc-en-ciel, en cette extinction de soirs bleus, cette essence précieuse que je reconnaissais encore quand, toute la nuit qui suivait un dîner où j’en avais mangé, elles jouaient, dans leur farces poétiques et grossières comme une féerie de Shakespeare, à changer mon pot de chambre en un vase de parfum."

Marcel Proust, Du côté de chez Swann.

Naturellement les personnes distinguées se réfèreront à Madame Saint-Ange (Larousse, 1927) plutôt qu’à Ginette Mathiot.
Elle écrit, page 112 : La sauce hollandaise est "la meilleure sauce qui soit pour les asperges, mais elle exige aussi le plus de discernement quant aux proportions et d’attention pendant l’exécution".
Mais avec de la sauce hollandaise de Monoprix tièdie, c’est exquis.

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Mercredi 25 mars 2020

 

Manu Dibango (1933-2020) est mort hier, le 24 mars 2020, du Covid-19.


 

De Douala, Cameroun, à Melun, France, une vie, c’est quand même vachement court.

Il n’était pas seulement un musicien inoubliable, de ceux qui définissent leur époque et influencent leurs pairs. C’était aussi un homme d’honneur qui était "en amont".


 

On écoute ses paroles de sagesse sur RFI, en 2019.


 

On l’écoute aussi raconter l’histoire de Joseph Damingue (1761-1820), le "Grognard noir" de Napoléon, grâce au Groupe de recherche Colonisation, immigration, post-colonialisme ACHAC.

* Frères d’armes. Ils se sont battus depuis plus d’un siècle de Rachid Bouchareb & Pascal Blanchard (2014).


 

Sur France Culture.


À Pâques, le dimanche 12 avril 2020, les églises américaines seront pleines.

Merci qui ?

Merci Père Ubu !


 


L’histoire était prévisible, elle a été prévue.
Hélas pas par ceux qui avaient le pouvoir. Avec leur attachement au rendement du court terme, avec leur gros striatum et leur myopie, ils évacuent la bonne vieille Loi de Murphy et n’ont pas lu le livre de Sébastien Bohler, Le Bug humain (Robert Laffont, 2019).

"Au cas où la pandémie se déclencherait, et tout le monde scientifique s’accorde à dire qu’elle se déclenchera un jour"...

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On écoute le cadeau de François Vila, un entretien avec les professeurs François Bricaire et Jean-Philippe Derenne en 22 chapitres, par exemple Qu’est-ce qu’un virus ? ou Comment faire face à la pandémie ?

* Virus. L’Ennemi invisible de Christophe Donner (2007).


 


Aujourd’hui, devait commencer la grande Fête du court métrage (25-31 mars 2020).

Avec un programme de 190 films à découvrir, 12 500 projections dans 3 300 communes participantes, on allait se régaler.

Itinérances à Alès avait préparé une belle bande annonce.


 

La fête devient Fête du court à la maison, mais il faut s’inscrire.

* Les cadeaux de Arte.

* Les cadeaux de Bref.


Des moments "historiques", chaque génération y a droit.
En 2020, le tout jeune Musée de la Libération à Paris, fermé aujourd’hui bien sûr, a inauguré sa première exposition temporaire juste à temps, Les Parisiens dans l’exode (27 février-30 août 2020).

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Ce sentiment de séparation - est-ce que nous nous reverrons ? - que nous avons eu quand nos amis ont quitté Paris, juste avant le confinement, le 16 mars 2020, nous a rapproché de nos ancêtres, qui en ont vu d’autres.

Aujourd’hui devait avoir lieu un conférence, L’exode de mai-juin 1940 : du repli à la panique, avec une évocation de l’évacuation des prisons.
Avec Éric Alary, Jacky Tronel et Fabrice Virgili.


 


Réconfort avec le MET Opéra.

On sait que ça va être long, on attaque la tétralogie de Richard Wagner, Der Ring des Nibelungen, chair de poule assurée.

Aujourd’hui, le prologue : Das Rheingold (1869).


 



Mardi 24 mars 2020

 

Lucia Bosè (1931–2020) est morte hier, lundi 23 mars 2020, à Brieva, Espagne, du Covid-19.

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Avec le Professeur Didier Sicard, on s’intéresse aux origines de ce nouveau fléau.
Les chauve-souris et autres vampires, il y a longtemps qu’on les soupçonne, mais là, l’ail ne suffit plus, l’aube ne dissout pas les monstres, et il y a flagrant délit.

"Que quelques chauves-souris dans un marché chinois détruisent en quelques semaines l’ordre économique mondial donne à réfléchir à l’amont."

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Le Chœur international de l’Opéra de Rome propose un concert virtuel.
Chaque choriste a enregistré sa propre contribution pour un Va pensiero inédit.


 


La Cinémathèque française a mis en ligne les vidéos des rencontres qu’elle a organisées.

Par exemple, la master class de Robert Redford le 3 juin 2019 (en anglais sans sous-titres).

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Ou la leçon de cinéma de Agnès Varda le 20 janvier 2019.


 


La Société Louise-Michel, propose en ligne toutes les vidéos des rencontres qu’elle a organisées.

Par exemple, la rencontre du 6 novembre 2019 :

* Penser avec Bruno Latour à l’heure du nouveau régime climatique.
Avec Philippe Pignarre.


 


Puisqu’on est en taule - en infiniment plus confortable que les vrais prisonniers - c’est l’occasion d’aller les voir de plus près, ceux qui sont vraiment derrière les barreaux, eux, leurs histoires, leurs conditions de vie, leurs créations.
Une des manières de solidarité, c’est l’Observatoire international des prisons (OIP).

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Et aussi, d’aller visiter le Musée Criminocorpus, qui a toujours été en ligne.

Par exemple, on s’intéresse à la santé mentale en prison, à la prison de La Santé à Paris, ou à Fontevraud, en souvenir de Jean Genet (1910-1986) qui aura 110 ans le 19 décembre 2020.

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En tout cas, il y a des chances que le 16 avril 2020, quand on commémorera le 34e anniversaire de sa mort, nous autres, nous n’ayons pas encore eu l’information de notre remise de peine.


 

Et par Hélène Martin, c’est bien aussi.


Réconfort avec Greenpeace : West Papua Forest.


 


Réconfort avec WWF : Les tortues grosse tête.


 



Lundi 23 mars 2020

 

O Solitude de Henry Purcell (1659-1695).

* Par Alfred Deller (1912-1979).


 

* Par Andreas Scholl (né en 1967), c’est bien aussi.


Au lieu de faire des provisions hasardeuses à court terme, faisons ce qui n’est pas fait par les gouvernants dont c’est pourtant le job : prévoir le long (moyen ?) terme.

Ce confinement est comme un galop d’essai.
Organisons-nous.
Et que les campagnards noublient pas les urbains.


 

Bonne lecture :

* François Rouillay & Sabine Becker, En route pour l’autonomie alimentaire. Guide pratique à l’usage des familles, villes et territoires, Terre vivante, 2020.

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Chaque cuisinière doit apprendre à gouverner, disait le camarade Lénine.

La belle-sœur de Daniel Schneidermann sait mieux faire que ces messieurs-dames du sommet.

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On s’abonne à Arrêt sur images, c’est toujours réconfortant et on se sent moins seul.


De Grenoble, la Cinémathèque, propose des découvertes en ligne.

Elle propose aussi, à partir d’aujourd’hui, des ateliers sur l’histoire du cinéma, en ligne et gratuits adaptés à différents publics, enfants, ados, adultes.
Il faut s’inscrire.


 


Réconfort avec Arte :

* Le surréalisme au féminin de Maria Anna (2019).

Le parcours de cinq grandes artistes surréalistes : Lee Miller, Leonor Fini, Leonora Carrington, Claude Cahun, Meret Oppenheim.


 


Réconfort avec le MET Opéra avec aujourd’hui Eugène Onéguine de Piotr Tchaïkovski (1878).
Sous la direction de Robin Ticciati, avec Anna Netrebko, Peter Mattei, Alexey Dolgov, Elena Maximova.

On clique sur Watch Now et on eut écouter l’opéra entier.


 


Sérénité avec Greenpeace : Walrus on the Beach.


 


Open Culture recense les films en lecture libre sur le Net.

Aujourd’hui, on choisit The Big Bluff de W. Lee Wilder (1955).


 


LundiMatin est paru.

Notre choix :

* "Ce qui préside à la gestion de cette crise sanitaire n’obéit pas à une logique de santé, mais à des impératifs économiques, c’est-à-dire politiques". Entretien avec un jeune retraité de la recherche pharmaceutique, in LundiMatin #235]

Avec un Covid-19 bigarré, c’est plus gai.

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Samedi 21 mars 2020

 

Bon anniversaire à Éric Rohmer (1920-2010), cent ans aujourd’hui.

Heureusement pour lui qu’on a fêté son centenaire longtemps à l’avance, les 20 et 26 février 2020, avec des livres qu’on a maintenant tout le loisir de lire.

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Le Covid-19, Monsieur Propre.

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On en a pris conscience depuis quelques jours déjà, en surveillant Venise qui nous tent particulièrement à cœur.


 

Mais c’est quand même une sacrée bonne nouvelle que, peut-être, les dégâts de la pollution soient relativement rapides à dégager dans l’air, si ce n’est dans les poumons.
Si "on" en a la volonté.
Sur le site de Ouest-France, par satellite, on peut comparer l’air avant-après, Wuhan, Pékin, Milan ou La Mecque.

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Réconfort du jour avec Greenpeace : Pianist Ludovico Einaudi performs on the Arctic Ocean.


 


Le Cinéma du réel 2020, 42e édition, qui devait commencer le vendredi 13 mars 2020, a été pratiquement le premier festival à s’annuler (avec le FIFF de Créteil).

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Il continue en ligne et ouvre son blog sur Mediapart.


Le Rijksmuseum à Amsterdam est on line.

Même confinées, les familles peuvent prendre exemple sur celles d’autrefois, joyeuses d’être rassemblées.

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Open Culture recense les films en lecture libre sur le Net.

Aujourd’hui, on choisit Shock de Alfred L. Werker (1946).


 


Normalement, c’est demain que le MoMA devait honorer Félix Fénéon, à la suite du Musée de l’Orangerie, Félix Fénéon. Les temps nouveaux, de Seurat à Matisse (16 octobre 2019-27 janvier 2020) : Félix Fénéon
The Anarchist and the Avant-Garde—
From Signac to Matisse and Beyond
(22 mars-25 juillet 2020).

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Si on a raté l’événement à Paris, et puisque le MoMA est fermé, il n’est pas trop tard pour se procurer le livre.

Félix Fénéon (1861-1944), critique d’art hors pair, collabora aussi au Père Peinard de Émile Pouget et a l’honneur de figurer dans le Maitron.

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Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 21 au 27 mars 2020.



Vendredi 20 mars 2020

 

C’est le printemps, si si.

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Hier soir, à 20h00, dans une petite rue de Paris, les gens se sont mis à leurs fenêtres et ont applaudi. Quelqu’un avait mis Il Trovatore à fond la caisse. Au loin, on a aussi entendu Bella Ciao, la vraie, l’originelle.

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À Montreuil, en plus des applaudissements et de la musique, des you you. Le pharmacien qui passait pile à ce moment-là a été acclamé.

Et cela n’avait rien à voir avec la solidarité compassionnelle, "la première ligne" - on croit que c’est un #, pas sûr, on les fréquente pas -, ce machin promu par les organisateurs du siphonnage des moyens de l’hôpital public, une escroquerie infiniment pire que la simple incurie. Une de ces récupérations honteuses dont on a l’habitude et qui tricotent, au long des décennies, la "résilience" infinie du capitalisme.

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Non, hier, comme en Italie, c’était une solidarité spontanée, une manif improvisée, une vraie fête des voisins. C’était le peuple en mouvement et en adaptation, c’était la rue en hauteur.

Si on persévère les jours prochains, comme ils rallongent, bientôt, en plus de s’entendre, on se verra.

Ce soir, comme tous les vendredis du confinement, à 19h00 : L’apéro fenêtre du vendredi. avec Le Peuple Uni, le Mouvement Colibris, et Les Gilets Jaunes.

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Avec Lundi Matin, d’ailleurs, on ne se laisse pas isoler.

On ne craint rien : tous les textes sont des pièces au grand dossier de l’humanité qu’il est plus nécessaire que jamais d’étudier.

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Et on est heureux d’avoir des nouvelles de Raoul Vaneigem : "Le confinement n’abolit pas la présence de la rue, il la réinvente".

* Raoul Vaneigem, "Dehors, le cercueil, dedans la télévision, la fenêtre ouverte sur un monde fermé !", in LundiMatin n°234 du 19 mars 2020.

Rien n’est acquis, tout commence.
L’arrêt des nuisances productivistes a diminué la pollution mondiale, il épargne une mort programmée à des millions de personnes, la nature respire, les dauphins reviennent batifoler en Sardaigne, les canaux de Venise purifiés du tourisme de masse retrouvent une eau claire, la bourse s’effondre. l’Espagne se résout à nationaliser les hôpitaux privés, comme si elle redécouvrait la sécurité sociale, comme si l’État se souvenait de l’État-providence qu’il a détruit.

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Un poème de Kathleen O’Meara (1839-1888), que nous envoie notre ami italien, le compositeur Mauro de Martino. Il circule un peu partout sur le Net, récupéré par n’importe qui. Il faut juste en faire bon usage.

And the people stayed home
and read books, and listened
and rested and exercised
and made art and played games
and learned new ways of being
and were still
and listened more deeply
some meditated
some prayed
some danced
some met their shadows
and the people began to think differently
and the people healed.
And, in the absence of people living in ignorant
dangerous mindless, and heartless ways
the earth began to heal.
And when the danger passed
and the people joined together again
they grieved their losses
and made new choices
and dreamed new images
and created new ways to live
and heal the earth fully
as they had been healed.

Kathleen O’Meara (1869)


De New York, le Metropolitan Opera qui a annulé sa saison, rediffuse les enregistrements en direct de ses représentations.
Chaque jour un nouvel opéra, on appuie sur watch now, il faut juste passer les premières minutes de présentation et on s’envole, pour l’opéra entier.

Hier, c’était Il Trovatore.


 

Aujourd’hui, c’est La Traviata, sous la direction de Yannick Nézet-Séguin, avec Diana Damrau et Juan Diego Flórez.

Pour sentir son âme exulter, rien ne vaut Verdi.


 


Réconfort avec Greenpeace : Aerial Edition.


 



Jeudi 19 mars 2020

 

Ce soir, à 20h00, et tous les autres soirs, tout le monde va à sa fenêtre ou sur son balcon, dans sa rue ou devant sa campagne, et tout le monde chante, comme Maurizio Marchini à sa fenêtre à Florence.
Dire Bravo ! à tous les soignants qui sont au front et payent pour les incuries.


 


Jheronimus Bosch (1450-1516) est né 100 ans après l’épidémie de peste noire (1347-1352).
Allez savoir où se nichent les intuitions futuristes des grands artistes, engendrées par la mémoire collective souterraine.

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Ses strange fruits témoignent de ce que la couche humaine de la planète n’a pas fini de nous surprendre, si elle sait jouer de sa "conscience" et s’adapter, en "appropriant l’organe à sa fonction".

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COVID-19
 

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Bonne lectures :

* Docteur Richard Benarous, "Lutte contre le coronavirus. Mobilisation pour les tests diagnostiques et pour les thérapies : que faire ?," in L’Humanité, 18 mars 2020.

* Docteur Pierre-Jacques Raybaud, "Coronavirus : recommandations et inhalation" (article actualisé) in Médiapart, blog de Dominique Vidal.

On lit l’article en entier, à la fin, il y a un résumé des mesures à prendre.
Du bon sens, par exemple, les masques, quels qu’ils soient, ça vaut mieux que rien.
Ils sont caducs après 4 heures d’utilisation, mais réutilisables après un traitement hyper simple : le séchage avec un sèche-cheveux à 5 cm à l’air très chaud (température de 120° à 150°) peut détruire presque tous les virus et bactéries en une minute.

Après ça, "vous mourrez moins bête, mais vous mourrez quand même" comme disent le Professeur Moustache et son assistant Nathanaël.

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Réconfort avec les films de Jean Henri Meunier.

Et notamment le dernier en date :

* Mots Maux de Jean Henri Meunier (2020).

MOTS MAUX from Jean Henri MEUNIER on Vimeo.

 


Réconfort avec les cadeaux de la revue Bref, trois films gratuits par semaine.

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Mercredi 18 mars 2020

 

Sur la ville, une qualité de silence inhabituelle, une douceur, enfin.
Et puis le temps, qui, comme par magie, passe plus lentement.
On en gagne, en somme.
On a parfois rêvé qu’il suspende son vol.
Comme Nathanaël on a parfois vécu la ferveur des instants.

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En réalité, le temps, tout le monde en parle, et tout le monde comprend de quoi il s’agit. Mais personne ne sait le définir, le confondant avec la durée ou l’urgence, l’attente ou le vieillissement. Et personne ne le trouve plus depuis qu’il s’est tellement "accéléré".
Comment peut-il s’accélérer ou ralentir ?

Bonnes lectures :

* Stephen Hawking, A Brief History of Time : From the Big Bang to Black Holes, New York, Bantam Book, 1988. Stephen Hawking, Une brève histoire du temps : Du big bang aux trous noirs, traduction de Isabelle Naddeo-Souriau, Paris, Flammarion, 1989.

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* Étienne Klein, Les Tactiques de Chronos, Paris, Flammarion, 2003.

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* Hartmut Rosa, Aliénation et accélération. Vers une théorie critique de la modernité tardive, Paris, La Découverte, 2014.

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Et, pour après, on se promet d’aller visiter le Musée de Besançon.

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Du coup, on apprend à fabriquer un cadran solaire, avec Jules.

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Pour les frustrés de sport en plein air, un cadeau : Le match Gênes-Bologne du 23 août 1925.


 


On suggérait les cartes, pour fuir la sainteté, comme Viridiana.

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Contre l’ennui (le temps mal vécu), une nouvelle suggestion délicieusement addictive.
Pour qui s’est laissé entraîner, au long des années, par les machines et a laissé tomber les cartes, et cet intense plaisir de les battre et de les distribuer, pour qui n’a pas trois partenaires pour un bridge ou un whist, deux ou trois partenaires pour une canasta ou une belote, un partenaire pour une crapette ou un gin rummy, ni quelques vrais amis friqués à plumer au poker...

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... pour les solitaires : la réussite alias la patience, comme on disait au 19e siècle.

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Et pour qui "n’aime pas les cartes", c’est le moment d’apprendre à les apprécier, maintenant, pendant ce répit qui nous est offert et cette espèce de répétition générale.
Car le Big One adviendra, venant du changement climatique par exemple, qui, lui, n’est pas confiné. Il est retardé, pour l’instant, on n’a jamais été si propre ni si "respectueux de l’environnement". Mais, avant-hier encore, on produisait de l’irréversible.
Un jeu de cartes, ça tient dans la poche du jean (contrairement aux rouleaux de PQ), ça n’a besoin ni d’eau ni d’électricité. Ce sera plus utile que les réserves de farine ou de riz, qui seront, de toute façon, bouffées par les charançons avant vous.

Il y a aussi, bien sûr, les puzzles, comme les affectionnait Susan Alexander, la seconde femme de John Foster. Mais il faut une grande table.

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Les salles de cinéma sont fermées.

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Il y a longtemps qu’elles ferment, petit à petit, de toute façon. Le groupe Photos des cinémas parisiens disparus en rend compte admirablement. Et parmi tous ces passionnés passionnants, Philippe Guérin-Préaux, alias Monsieur Cinéma.


 

Il y a longtemps aussi - même si c’est beaucoup moins bien - qu’on peut voir des films sans sortir de chez soi, sur toutes sortes d’écrans, à la télé notamment.


Les librairies et les bibliothèques sont fermées.
Si on a lu tous les livres de sa propre bibliothèque, on peut découvrir de nouvelles œuvres gratuitement : les œuvres du domaine public ou les VOD et les collections numériques des bibliothèques...

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Quelques autres suggestions :

* Minerva Pictures offre 100 films gratuits en ligne.
Il faut juste s’inscrire.


L’International Documentary Film Festival Amsterdam(IDFA) offre 300 documentaires (1988-2019) en accès libre.


Canal+ est passé en clair depuis lundi dernier, 16 mars 2020.


On n’oublie pas non plus les plateformes numériques de France Télévisions :

* Lumni la pédagogique.

* Okoo, pour ses dessins animés.


Et pour qui vit dans la rue, à qui on a intimé l’ordre de rester chez soi, ne vous inquiétez pas, attendez-nous, ce n’est qu’une question de temps, on va revenir, dès que possible. C’est toujours là que "ça" se passe.

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Sur France Culture.



Mardi 17 mars 2020

 

À Genève, le Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH), 18e édition, qui devait se tenir du 6 au 5 mars 2020, a été un des premiers festivals à être annulé pour cause de Covid-19, et, le premier à trouver des échappées 2.0.

Pablo Servigne y était invité pour un débat, avec Marie-Claire Graf, Lisa Mazzone et Darius Rochebin : Urgence climatique, urgence citoyenne : un nouveau monde est-il possible ?

Égal à lui-même depuis son best-seller de 2015, Comment tout peut s’effondrer, notre lanceur d’alerte préféré fait le point à partir de ce fait nouveau, imprévu mais prévisible, d’abord médical puis vite devenu fait social total, qu’est le Covid-19.


 


Pour nous consoler de sa fermeture, le MoMA ne nous abandonne pas.


 

Il nous offre, par exemple une petite révision de quelques Frankenstein.


 

Depuis celui de la Edison Company : Frankenstein (1910).


 

Jusqu’à celui de Kenneth Branagh, Mary Shelley’s Frankenstein (1994).


 

On peut lui écrire, au MoMA, pour dire ce qu’on aimerait voir, issu de sa collection.



Lundi 16 mars 2020

 

À tous les Terriens (et les Terriennes), un message venu de Lundi Matin n°234 (16 mars 2020) : Le monologue du virus.

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Avec un avant-goût de fin d’un monde.
Parce que c’est maintenant que ça commence vraiment, le backlash de l’Anthropocène.


Didier Bezace (1946-2020) est mort mercredi dernier, le 11 mars 2020.

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Nous l’avons suivi depuis le début de sa vie théâtrale, quand il avait rejoint, au début des années 1970, avec Jean-Louis Benoît (né en 1947), le Théâtre de l’Aquarium, troupe d’intervention autogérée fondée par Jacques Nichet (1942-2019), en 1968, dont les spectacles, des créations collectives, tournaient dans toute la Décentralisation, et notamment dans les neuf Maisons de la Culture.

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Marchands de ville en 1972 (la spéculation immobilière) ou La jeune lune tient la vieille lune toute la nuit dans ses bras en 1976 (la parole des ouvriers) marquaient les esprits, prolongeant la grande ferveur de Mai 68.

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À partir de 1972, le Théâtre de l’Aquarium s’est stabilisé et installé à la Cartoucherie de Vincennes.

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C’est là, à l’initiative de son voisin Philippe Adrien (né en 1939) et son Théâtre de la Tempête, à partir de La Misère du monde, l’ouvrage dirigé par Pierre Bourdieu paru en 1993, qu’a mûri le projet des Rencontres de la Cartoucherie : de multiples petites formes spectaculaires, "entre Bourdieu et Brecht", en 1996, le thème était "Le monde comme il va".

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Pour Didier Bezace, qui citait Otto Dix (1891-1969) et la Nouvelle Objectivité, qui travaillait au plus près des gens ordinaires et du réel, ce n’était que la prolongation du travail théâtral d’enquête mené par l’Aquarium première manière des années 70. Au plus près de la citation de Spinoza placée en exergue par Bourdieu : "Ne pas déplorer, ne pas rire, ne pas détester mais comprendre".

Ce fut Le jour et la nuit en mai 1996, en 3 parties : Travail de nuit, un entretien de Rosine Christin ; L’Émancipation, un entretien de Abdelmalek Sayad ; Épouse et collaboratrice, un entretien de Jean-Pierre Faguer.

Et puis, il prit la direction du Théâtre de la Commune, en 1997, à Aubervilliers. C’était du temps de Jack Ralite. C’était il y mille ans.

Didier Bezace était aussi un grand acteur de cinéma.

Pour nous, il demeurera d’abord le Lulu de L627 de Bertrand Tavernier (1992)


 

Et l’inoubliable Castelot de Ma vie en l’air de Rémi Bezançon (2005).


 

Sans oublier le docteur Paul Courrèges, aux côtés de Emmanuelle Béart, dans Le Désert de l’amour de Jean-Daniel Verhaeghe (2012), qui fut parmi les tout premiers collaborateurs de Jeune Cinéma, en 1964.


 

Sur France Culture.


Bon aniversaire à Bernardo Bertolucci (1941-2018), 79 ans aujourd’hui.

La dernière fois qu’on a eu de ses nouvelles, c’était à la Mostra de Venise, 70e édition en 2013, où il était président du Jury (comme il l’avait été 30 ans auparavant, pour la 49e édition).

Il avait aussi participé au film anniversaire 70 films pour 70 ans, Venice 70 : Future Reloaded (2013), en évoquant, lui qui était cloué dans un fauteuil roulant depuis quelques années, le calvaire des handicapés circulant dans Rome.

* Les Chaussons rouges (Scarpette rosse) de Bernardo Bertolucci (2013).


 


On est confiné, mais les cultureux s’organisent.

* La Neue Galerie nous offre des vidéos.


Le MET est fermé. Mais on peut l’explorer online.


Le Cinéma du Réel a été un des premiers à s’annuler.
On peut en récupérer quelques plaisirs via Mediapart.



Samedi 14 mars 2020

 

Covid-19 : Les annonces d’annulations d’événements et de fermetures de lieux s’amoncellent et se télescopent, et pas seulement en France, où a été annoncée, hier, l’interdiction de rassemblements de plus de 100 personnes, mais partout dans le monde.

Naturellement, la grande manif pour le climat, prévue ce samedi, est aussi annulée.
Elle se prolonge en ligne.

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C’est bien simple, même l’Éverest est fermé, du coup, ça va être dur d’être in, up-to-date, et dans le vent.

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Les Italiens ont trouvé un moyen joyeux de socialité : ils se mettent à leurs balcons et chantent ensemble.


 

Les Chinois, par contre, s’ennuient dans leurs livings.

* Chine. Chronique d’une quarantaine de Sébastien Le Belzic (2020).


 

Faut croire que les écrans, malgré les apparences, c’est pas suffisant pour nourrir les imaginaires.


On va être obligé de fouiller dans ses propres ressources, de se découvrir une vie intérieure, de retourner à ses chères études.

Quand je m’y suis mis quelquefois, à considérer les diverses agitations des hommes et les périls et les peines où ils s’exposent, dans la cour, dans la guerre, d’où naissent tant de querelles, de passions, d’entreprises hardies et souvent mauvaises, etc., j’ai découvert que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre.

Blaise Pascal, Pensées (1669).

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Quelques suggestions :

*À qui souffre de claustrophobie : une échappée par le haut.
Merci Vladimir Kush.

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* À qui sait obéir aux vents : se transformer en hikikomori et ne pas craindre le blues du geek.

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Et retrouver le Bong Joon-ho des débuts avec son Shaking Tokyo, dans le film collectif, Tokyo ! (2008), avec Michel Gondry et Leos Carax. (En ligne en entier, en japonais).


 

* À qui a besoin de contact physique : la bonne distance de l’Asie du Sud, avec le namasté plutôt que le shake hand ou le big hug.

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* À qui veut du divertissement :

Les livres.

Rares sont ceux qui ont lu tous les livres de leur bibliothèque, surtout ceux qui sont tout en haut.

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Les DVD ou la VOD, quand les médiathèques ont exercé leur droit de retrait.

* L’Amour aux temps du choléra (Love in the Time of Cholera) de Mike Newell (2007).


 

Ou les jeux de cartes.
Viridiana avait fini par choisir cette invention satanique plutôt que la sainteté.


 

À qui veut sortir quand même, c’est tout de même possible, avec plein de précautions – "Il ne passera pas par moi", disait-on du temps du sida.

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Mais il faut vérifier quand même l’ouverture, ça change d’heure en heure.

* À Paris, à la Galerie Templon : Billie Zangewa (14 mars-9 mai 2020).

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Galerie Templon, 30 rue Beaubourg, 75003 Paris.


À New York, au Metrograph, où, aujourd’hui, devait commencer un cycle Ulrike Ottinger (14-21 mars 2020).

* À 20h45 : Bildnis einer Trinkerin (Aller jamais retour) de Ulrike Ottinger (1979).

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Metrograph, No.7 Ludlow Street, New York NY 10002.


Salut les câblés ! Eux ils sont peinards.

La semaine télé de Jeune Cinéma du 14 au 20 mars 2020.



Voyage dans le temps.

 



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