Journal de Abla (avril 2020) I
1er-15 avril 2020
publié le mercredi 15 avril 2020


 

AVRIL 2020

(1er-15 avril 2020)
 



Mercredi 15 avril 2020

 

Mercredi, jour de sortie des films...
C’était il y a longtemps. On est vraiment entré dans cette nouvelle époque qui s’annonçait, et, pour la suite, on va voir ce qu’on va voir.

À propos, merci à l’hôpital !

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Bellefaye compare la période avec celle de l’après-guerre, et admire la belle sortie de crise. En 1944, sous l’Occupation, il y a eu 30 nouveaux films français. Puis, l’année suivante, en 1945, dans la France libérée, 80.

Des tournages aux salles de cinéma, toutes les étapes sont touchées, la théorie des dominos connaît une belle application concrète.
Le public reviendra dans les salles de cinéma devant les grands écrans ?
Sans doute, peut-être, un moment, on ne sait quand, tant de cinémas ont disparu, à Paris, ou en province...
À la nostalgie des vieux cinémas poétiques, peut-être que le jour n’est pas loin où s’ajoutera celle du multiplex des Halles à Paris, par exemple.

Merci à Philippe Guérin-Préaux pour son Pantin-Palace de 1955.

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Pour l’instant, le système VOD a le vent en poupe, et il risque bien de perdurer, tant que Internet fonctionnera.

Nos préférés :

D’abord les associés de la Cinematek de Bruxelles.

* Universciné.

* Uncut.

* Lumière.

Et aussi :

* Les Mutins de Pangée.

* Films documentaires.

* La Cinetek.


De la logique marchande à la logique communautaire, on peut résister aussi. On ne sort pas, on ne paye pas, on ouvre juste son ordinateur et on le branche sur sa télé (qu’on a eu les moyens d’acheter, évidemment) et on a un film à déguster les doigts de pieds en éventail, peinard, libre, avec le Free Best Of de Nicole Gabriel


Trois milliards d’images sont partagées chaque jour sur les réseaux sociaux, une croissance tellement exponentielle que l’espace semble saturé.
Au Musée du Jeu de Paume, il y avait une exposition formidable : Le supermarché des images (11 février-7 juin 2020).


 

Peter Szendy explique la nécessité de l’exposition, et, par exemple, la complicité souterraine entre les images et la consommation d’énergie.


 

Il faudrait qu’on en prenne de la graine, mais c’est devenu une telle addiction, les images.

Sur France Culture.


À propos de croissance exponentielle, d’épidémie quoi, on a des nouvelles de Jean-Luc Godard, bon pied, bon œil et toujours goguenard.

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Il rapproche la propagation du virus de celle de l’information : "le virus est une communication, il a besoin d’un autre… quand on envoie un message même sur un réseau, on a besoin de l’autre pour rentrer chez lui."

Bien vu, bien dit.


Avec la Cinémathèque de Toulouse, aujourd’hui, on rencontre Jerzy Skolimowski. (19 avril 2017).

[Rencontre avec] Jerzy Skolimowski from La Cinémathèque de Toulouse on Vimeo.

 

Jerzy Skolimowski est une des icônes de Jeune Cinéma, il était déjà dans le n°1.

* "Skolimowski par Skolimowski", Jeune Cinéma n°1, septembre-octobre 1964 & Jeune Cinéma n°8, juin-juillet 1965.



Mardi 14 avril 2020

 

Généralités.
 


 

On aime aussi la vision de Levalet.

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Ici et maintenant.
 

Alors que par le monde, les dirigeants faisaient les pitres, roulaient les mécaniques ou se préoccupaient de leurs réélections en mentant joyeusement, et, en aucun cas n’avaient fait leur job - gouverner c’est prévoir - il s’agit, pour l’instant, de remercier le peuple qui a, une fois de plus, essuyé les plâtres des incuries.

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À New York, la sculpteure Elizabeth Jaeger, qui vit à Brooklyn et son amie Cady Chaplin, l’infirmière du Lenox Hill Hospital de Manhattan, ont lancé une campagne de gratitude et d’encouragements : des affiches pour une galerie de soutien à la "guerilla de la communauté".

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Tout le monde s’y est mis, des plus intellos, aux plus petits.

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Les affiches sont maintenant aux murs de la salle de repos des soins intensifs de l’hôpital et sur Internet.

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Le jour d’après.
 

Oui, on s’en préoccupe, n’en déplaise aux médias qui tiennent beaucoup au "ici et maintenant" bavard des "premiers de cordée", cette courte vue de l’espace et du temps, qui ressemble à une condamnation à mort.

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Y en a qui s’énervent, injurient et évoquent le New Deal, et ça soulage.

À ce propos, quelques questions :

* Il paraît qu’après la crise, il faudra que les travailleurs mettent les bouchées doubles pour rattraper le temps perdu et retrouver "la croissance", si on comprend bien, fabriquer plus de T.shirts et de voitures, et faire venir de l’autre bout du monde des masques qu’on ne peut pas faire à côté de chez soi, ce genre-là ?

* Il y aurait trois partenaires pour cette organisation nouvelle : l’État, les travailleurs et les entreprises. Pas les actionnaires et leurs dividendes ?

* Ce ne serait pas plutôt l’occasion d’amorcer une salutaire décroissance ?
Les "châtiments" devraient être des leçons de choses.

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On découvre l’Académie du monde d’après.
Ils ont fait un festival virtuel le week-end dernier qu’on a raté.
On ne ratera pas la suite.

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Quelques plaisirs, quand même.

Nicole Gabriel presents...

* Le Voyage de la peur (The Hitch-Hiker) de Ida Lupino (1953).


 


Les films de l’Atlantide offrent  :

* Suzanne de Viviane Candas (2007).


 


La Cinémathèque française offre :

* La Chute de la maison Uscher de Jean Epstein (1928).

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Dimanche 12 avril 2020

 

Hélène Châtelain (1935-2020) est morte hier, le 11 avril 2020.

Hommage.


 



Samedi 11 avril 2020

 

Nicole Gabriel presents...

* La Jeune Fille au carton à chapeau (Devushka s korobkoy) de Boris Barnet (1927).
Avec Vladimir Fogel et Anna Sten.


 


Du Musée d’Orsay, pour consoler de l’exposition James Tissot (1836-1902), l’ambigu moderne (24 mars-19 juillet 2020), qu’on ne verra peut-être pas...

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... un peu de frivolité et de vie mondaine, avec Arte (29 mars-3 juin 2020) :

* James Tissot. L’étoffe d’un peintre de Pascale Bouhenic (2019).


De Gindou, où se préparent les 36e Rencontres (15-22 août 2020), avec Marie-Claude Treilhou comme invitée d’honneur 2020, on pense aux maisons de retraite (avec la Résidence d’Olt à Cahors), et à cette étrangeté qu’est la vieillesse :

* Ces petits riens de Carole Garrapit (2018).

Mot de passe : Quifontdubien

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Bonne lecture :

* Simone de Beauvoir, La Vieillesse, Paris, Gallimard, 1970.

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De Bruxelles, avec la Cinematek, on écoute Luc & Jean-Pierre Dardenne, avec Marie Helène Dozo (le 30 novembre 2019).


 


De Angers, avec le Festival Premiers Plans qui aura lieu en janvier 2021, une suggestion, avec Arte (1er-30 avril 2020) :

* The Animal de Sebastian Kass (2018).


 


De New York, le MoMA B Movies.

* Why B-Movies never won Oscars.


 


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 11 au 17 avril 2020.



Vendredi 10 avril 2020

 

Un cadeau de Viviane Candas :

* Fuego en Castilla de José Val del Omar (1958-1960)


 

Entre 1955 et 1961, José Val del Omar (1904-1982) a réalisé son Triptyque élémentaire d’Espagne : l’eau et Grenade dans Aguaespejo granadino (1955), le feu et Castille dans Fuego en Castilla (1960), la terre et la Galice dans Acariño galaico (1961).


Nicole Gabriel presents...

* Prix de beauté de Augusto Genina (1930).
Un film français, cast & crew éblouissants.
Augusto Genina assisté par Edmond T. Gréville, scénario de Augusto Genina, René Clair, Bernard Zimmer & Alessandro De Stefani d’après une idée de René Clair & G. W. Pabst.
Avec Louise Brooks.


 


De New York, le MoMA Home partage ses richesses.

Aujourd’hui, les premiers films, années 1890.


 


De Toulouse, de la Cinémathèque :

* Rencontre avec Bertrand Bonello (20 janvier 2017.

[Rencontre avec] Bertrand Bonello - réalisateur français from La Cinémathèque de Toulouse on Vimeo.

 


Aparté pour les câblés :

Sur Ciné+ Premier, aujourd’hui, à 13h30, on peut voir le biopic de Freddie Mercury (1946-1991).

* Bohemian Rhapsody de Bryan Singer (2018).
Avec Rami Malek (alias Mr Robot), dans le rôle de Freddie Mercury.


 

Critique mitigée, succès public planétaire, complément des documentaires déjà connus, peut-être discutable mais bien distribué.

Récapitulatif des rapports de Queen avec le cinéma.


 

Queen, le site officiel.

On note spécialement les documentaires :

* Queen Behind the Rhapsody de Simon Lupton & Rhys Thomas (2015).

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* The Freddie Mercury Story : Who Wants to Live Forever (2016)

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Au siècle dernier, dans les années 1980, a commencé la pandémie du sida.
Environ 30 millions de morts.
Cf. Olivier Varlet, "Le Sida au cinéma (bilan 2003)", Jeune Cinéma n°281, avril 2003.

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Ces saloperies de virus se ressemblent toutes. Et après, on s’étonne que l’espèce humaine ait eu envie de triompher d’une Nature qui n’était pas si bonne qu’ont bien voulu nous le faire croire quelques bon apôtres. Hélas, l’espèce humaine fait partie intégrante de la "Nature", et elle est mauvaise, aussi. La crise Covid-19 est le fruit de leurs combats douteux, fait naturel, fait humain, fait social total.

On se réécoute Show must go on en hommage à tous nos amis morts du sida, dans cette pandémie terrifiante du 20e siècle, et on pleure un peu.


 



Jeudi 9 avril 2020

 

Nicole Gabriel presents...

* L’Insoumis de Alain Cavalier (1964).


 


André Gorz (1923-2007), l’un des plus importants pionniers de l’écologie politique, il est plus que temps d’y revenir.
Cf. Bibliographie et Filmographie Anthropocène.

En accès libre, jusqu’au 25 avril 2020, le film qui lui a été consacré.

* Lettre à G. Repenser notre société avec André Gorz de Pierre-Jean Perrin, Charline Guillaume, Victor Tortora & Julien Tortora (2019) .

Bande annonce - Lettre à G. - Repenser la société avec André Gorz from Média Bouquetin on Vimeo.

 

Bonne lecture :

* André Gorz, Misères du présent, richesse du possible, Paris, Galilée, 1997.

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De Blois, Ciné’fil partage ses coups de cœur :

* Quelques heures en hiver de Thomas Lilti (1999).

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* Save My Soul de Daphné Hérétakis (2015).

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* Le Ballon rouge de Albert Lamorisse (1950).

Le Ballon rouge d'Albert Lamorisse film complet 1950 from Fouet Pierre on Vimeo.

 

Et sur Arte :

* Habemus papam de Nanni Moretti (2011).
Disponible jusqu’au dimanche 19 avril 2020.


 

Tant qu’on est chez Nanni Moretti, toujours sur Arte, jusqu’au mercredi 30 septembre 2020 :

* Sogni d’oro de Nanni Moretti (1981).

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De Bref Cinéma : chaque semaine du confinement, trois films restent en accès libre 7 jours.

* Le Coup du berger de Jacques Rivette (1956).

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* Le Batteur du Boléro de Patrice Leconte (1992).

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* ...Enfants des courants d’air, le premier film de Édouard Luntz (1959).


 


De Toulouse, à la Cinémathèque, dans la série "Ils en ont vu d’autre", rappelle une exposition mémorable Atmosphère, atmosphère... Le cinéma en France vu par ses affiches, des années 30 à l’Occupation.

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Et tout spécialement son 1er volet : Entre espoir et inquiétude.

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Mercredi 8 avril 2020

 

De Rennes, le Festival national du film d’animation 2020, 26e édition, propose une version BIS de l’événement avec la mise en ligne d’une partie de sa programmation.


 

* Payant sur UniversCiné (8-12 avril 2020).

* Gratuit sur KuB (8 avril-8 mai 2020).

Par exemple :

* Yona de Gautier Alfirevic & Kevin Rose (2019).


 


Isolé à l’intérieur des maisons, on voit le monde rétréci.
Avec les frères Parker et Clayton Calvert, on voyage en drone, et on contemple son absence dans les villes vides.

Par exemple Sienne.

Siena by Air from Parker C. on Vimeo.

 

Les images d’un dimanche matin de 2014 ressemblent à celles des jours d’aujourd’hui.


De Toulouse, avec la Cinémathèque, on révise un peu ses grands classiques.

* Louis Delluc, cinéaste cinéphile
Conférence de Christophe Gauthier (9 janvier 2018).

[Conférence] "Louis Delluc, cinéaste cinéphile" par Christophe Gauthier from La Cinémathèque de Toulouse on Vimeo.

 


Le Covid-19, c’est tous les jours, à toute heure, de partout, en permanente évolution, en multiples contradictions.
On a perdu confiance devant tant de mensonges, et quand on n’angoisse pas, on en a marre.
Sans perspective, on tâtonne, on essaye de raisonner, on lave tout.
On tente de rigoler, on applaudit à 20h en guise de manif.

Les riches et généreuses Éditions Syllepse offrent un livre en téléchargement, en édition augmentée à jouir, qui recadre la question.

* Covid-19. Un virus très politique, édition augmentée du 6 avril 2020.

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Mardi 7 avril 2020

 

Nicole Gabriel presents... une séance spéciale, avec un court un long :

* La fièvre des échecs (Shakhmatnaya goryachka) de Vsevolod Poudovkine (1925).


 

* L’Emprise du crime (The Strange Love of Martha Ivers) de Lewis Milestone (1946).
Avec la fascinante et mal connue Lizabeth Scott (1922-2015).


 


Merci Replay ! I

Si on a raté hier un grand moment sur FR3, on n’a qu’une petite semaine pour se rattraper (6-13 avril 2020).

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* L’Épopée des gueules noires de Fabien Béziat & Hugues Nancy (2017).

Un extrait.


 

Naissance dans la douleur, grandeur et décadence des deux siècles d’humains qui ont tout donné au capital (et son ruissellement).

Hommage est rendu au journaliste Émile Zola (1840-1902) et au photographe Félix Thiollier (1842-1914), qui, les premiers, sont allés voir de plus près les souterrains.

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Il y a les souvenirs des mineurs encore vivants qui racontent, parfois avec encore les larmes aux yeux, les effroyables conditions quotidiennes y compris pour les très petits enfants - des travailleurs envoyés au front comme des soldats, et de la mort pratiquement assurée à terme par la silicose.

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Il y a la catastrophe de Courrières en 1906 (1099 morts, bilan officiel), les 300 000 grévistes de l’automne 1948 et leur féroce répression...
"Ce ne serait plus possible aujourd’hui", pensent les derniers témoins. Hélas, la chair à canons de ces "champs d’honneur"-là, c’est toujours pour les pauvres, élément invariant de siècles en siècles. On pense aux liquidateurs de Tchernobyl en 1986.
Le film raconte aussi cette espèce de sécurité que les Charbonnages de France (1946-2007) donnaient à leurs ouvriers, des avantages en nature (corons, médecins, cabarets, chauffage...) en échange de la liberté et l’exploitation, ce qui engendrait la solidarité et l’entraide d’une communauté hors pair. Le zoo d’hier, c’était peut-être mieux que la jungle d’aujourd’hui, on ne sait pas, on ne sait plus.

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Et puis, il y avait les quelques rares fêtes, inoubliables, de ces vies sacrifiées, les bals, le pacifique tir-à-l’arc, les courses de pigeons ou les camps de vacances, à la Napoule, là où se déroule, de nos jours, Visions Sociales, l’aile militante du Festival de Cannes, par temps normal.


Merci Replay ! II

Sur Arte, un documentaire remarquable qu’on peut revoir plus longtemps (30 mars-4 juin 2020).

* Sigmund Freud, un juif sans Dieu de David Teboul (2019).


 

Sur France Culture.


En direct de Cannes, pour les cinéphiles confinés, Ciné Croisette offre des films complets jusqu’au 30 avril 2020 :

* La Peste blanche aka La Chute du tyran (Bílá nemoc) de Hugo Haas (1937).


 

Les amis de Jeune Cinéma sont les amis de Ciné Croisette.
Ils vous confient le nécessaire mot de passe : cinecroisette.


La Société Louise-Michel a annulé ses rencontres, mais reste proche et vigilante, parmi les innombrables infos qui se télescopent, elle demeure une source fiable.

* Coronavirus : Entretien entre le professeur André Grimaldi et Charles Michaloux (6 avril 2020).


 


La Cinémathèque française met en ligne ses richesses.

Aujourd’hui, on choisit :

* Master class de Tim Burton (5 mars 2012).

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De Brooklyn, les confinés parlent aux confinés.

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Lundi 6 avril 2020

 

Nicole Gabriel presents...

* Le Dernier Rivage (On The Beach) de Stanley Kramer (1959).


 


De Londres, avec la Tate Modern, un dernier petit tour chez Andy Warhol.


 


Le Musée d’Orsay propose Une œuvre, un regard, 37 vidéos, 37 découvertes, 37 "leçons".

Aujourd’hui, on choisit :

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* Pierre Guyotat commentant Le Lit de Henri de Toulouse-Lautrec (1892).


 

On choisit d’autres regards sur d’autres œuvres.


On explore les National Galleries of Scotland (la Scottish National Gallery, la Scottish National Portrait Gallery, la Scottish National Gallery Of Modern Art One et la Scottish National Gallery Of Modern Art Two) à la recherche d’arcs-en-ciel, parmi les 93 000 œuvres d’art en ligne (par contenu et par sujet) : Art for evryone.

Aujourd’hui, on choisit les richesses surréalistes.

Par exemple, Leonor Fini ou sir Roland Penrose.

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De Lyon, le Musée des Confluences diffuse une conférence (dans le cadre de la Fête de la science et des 80 ans du CNRS , le 3 avril 2019) : Le pouvoir insoupçonné de la musique sur notre cerveau.

Le pouvoir insoupçonné de la musique sur notre cerveau from Musée des Confluences on Vimeo.

 

Ensuite on écoute de la vraie musique, avec le MET Opera.

Aujourd’hui : Norma de Vincenzo Bellini (1831) en entier.

En avant-goût, le Casta Diva de Sondra Radvanovsky.


 


Le Monde diplomatique d’avril 2020 est paru.

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On le feuillette.

On s’abonne en ligne avec un tarif spécial.


Les Amis du Monde diplomatique ont annulé leurs rencontres.

Mais sur le site de Stéphane Dujardin, Rosalux, on peut réviser ce qu’on a manqué.

Par exemple :

* Bernard Thibault : La troisième guerre mondiale est sociale.


 

Ou bien

* Marc Laimé : Omerta sur une catastrophe industrielle majeure aux portes de Paris.


 


Heureusement qu’il y a des rythmes dans ce temps supendu.

Lundi Matin, c’est toujours le lundi matin.

* Quentin Hardy, "Coronavirus, un saut de l’ange existentiel et politique", in LundiMatin du 6 avril 2020

"Finalement, après soixante-dix années de sprint économique et trois siècles de marathon, l’humanité affairée a ralenti".

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Samedi 4 avril 2020

 

Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 4 au 10 avril 2020.



 



Vendredi 3 avril 2020

 

Nicole Gabriel presents... une merveille.

* Les Hommes le dimanche (Menschen am Sonntag) de Robert Siodmak & Edgar George Ulmer (1929).


 


Au Musée Henner le dîner chez les Proust, avec Jean-Jacques Henner et les amis de Marcel est annulé. Mais on reste en contact.

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* Une exposition en ligne : Les papiers de Henner. Dessins et supports insolites.

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* Un jeu en ligne avec Marcel Proust.

Le questionnaire de Proust, il commence par une vertu préférée et finit par une devise à laquelle se tenir.
Par ces temps immoraux et erratiques, une boussole ?

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En attendant Nadeau, pris dans un temps différent, adapte le rythme du journal en lui apportant quotidiennement du nouveau.

Frappé par les similitudes entre pandémies physiques et épidémies virtuelles, on repense à André Malraux et sa prédiction, "le 21e siècle sera religieux ou ne sera pas" (ou bien était-ce "spirituel" ?). La "religion", au sens étymologique (religare), n’étant rien d’autre qu’une fusion des consciences.
On se reporte aussi à la pensée de Georges Gurvitch (1894-1965) et ses classifications de la sociabilité, les différentes manières d’être "nous".

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Aujourd’hui, avec Zoé Carle, on s’occupe des révolutions connectées, de l’enthousiasme à l’effroi, de la technophilie au cyberpessimisme. Ne jamais oublier que "la technologie n’est ni bonne ni mauvaise, ni neutre non plus".

* Zoé Carle, "Internet et la révolution", En attendant Nadeau, 1er avril 2020.

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Bonne lecture :

* Zeynep Tufekci, Twitter and tear gas : the power and fragility of networked protest, New Haven, Yale University Press, 2017. Twitter & les gaz lacrymogènes. Forces et fragilités de la contestation connectée, traduction de Anne Lemoine, Paris, C & F Éditions, 2019.

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On soutient En attendant Nadeau, la revue en ligne.


De l’Université de Lille, l’Association L’Esprit d’Archimède (ALEA) met en ligne ses séminaires de 2019-2020.

Aujourd’hui, on choisit le cycle Le temps.

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* Le temps a une histoire.
Par Bernard Maitte.

* Organiser la ligne de temps au spectacle.
Par Annie Leuridan.

* Temps de la Terre et temps de l’homme.
Par Patrick De Wever

* Finalement, de quoi le temps est-il le nom ?
Par Étienne Klein.

* Le temps de travail ; qu’est-ce qu’une "journée de travail" en Europe occidentale du 14e au 19e siècle.
Par Didier Terrier.

* Le temps en astronomie : cycles, mesures et calendriers.
Par Alain Vienne.

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Cf. aussi quelques bonnes lectures sur le temps, présentées dans le Journal de Abla, le vendredi 18 mars 2020.



Jeudi 2 avril 2020

 

Avec Erik Johansson le réenchanteur, dans les grandes villes désertées, sans perspective, on reste chez soi, et on garde le moral.

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Erik Johansson est né en 1985. Il est suédois, il vit à Prague.


Aujourd’hui, Nicole Gabriel presents...

* Liaisons secrètes (Strangers when we meet) de Richard Quine (1960)
Avec Kirk Douglas et Kim Novak.


 


La Cinémathèque de Toulouse met en ligne les vidéos de 160 rencontres qu’elle a organisées.

On choisit aujourd’hui :

* Rencontre avec Costa Gavras (vendredi 6 avril 2018).

[Rencontre] avec Costa-Gavras from La Cinémathèque de Toulouse on Vimeo.

 

* Rencontre avec Jean Gili (jeudi 9 mai 2019)

[Rencontre] avec Jean A. Gili from La Cinémathèque de Toulouse on Vimeo.

 

Elle offre aussi ses albums photo.

On choisit Denis Lavant.

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De l’Université de Lille, l’association L’Esprit d’Archimède (ALEA) propose en vidéo, les séminaires ayant eu lieu dans le cadre de ses activités en 2019-2020.

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Aujourd’hui, on choisit le cycle Inégalités.

* Des inégalités dans le vivant par Sylvain Billiard.


 

* Croissance des inégalités et transformation des professions. Comment repenser les métiers des services "non qualifiés" ? par François Xavier Devetter.


 


Réconfort avec Greenpeace.

* Ocean Memories : the world’s most northerly ice music concert.


 



Mercredi 1er avril 2020

 

"Par mesure de précaution le 1er avril 2020 est reporté au 1er avril 2021".

Le Canard enchaîné n° 5186, du mercredi 1er avril 2020, est paru.

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On s’abonne pour 1, 00€.


Bon anniversaire à Toshirō Mifune (1920-1997), cent ans aujourd’hui.

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Il est sans doute l’acteurs japonais les plus célèbre de l’histoire du cinéma. Son nom reste attaché à celui de Akira Kurosawa (1910-1998), tous deux inspirant l’Occident.


 

De L’Ange ivre (Yoidore tenshi, 1948) à Barberousse (Akahige, 1965), une quinzaine de films ensemble. Ils se fâchèrent ensuite pendant 30 ans et se réconcilièrent en 1993.

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Avec 185 films au compteur, de 1947 à 1995, il travailla aussi avec les plus grands réalisateurs japonais, par exemple avec Mizoguchi, Naruse, Yamamoto, Ichikawa, Taniguchi au Japon, et aussi avec Frankenheimer, Boorman ou Terence Young.

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Il réalisa un seul film :

* Legs des 500 000 (Gojūman-nin no isan) de Toshirō Mifune (1963).

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Cf. Andrea Grunert, "Toshirō Mifune, acteur", Jeune Cinéma n°392-393 (février 2019).


Aujourd’hui, Nicole Gabriel presents... : le film préféré de Churchill, avec Laurence Olivier et Vivien Leigh :

* Lady Hamilton (That Hamilton Woman) de Alexander Korda (1941).


 


Le site de Jeune Cinéma, né en 2014, a ouvert tout de suite une rubrique thématique "Anthropocène", emboitant le pas au météorologue Paul Josef Crutzen.
Même si la notion géologique (l’Anthropocène succèdant à l’Holocène) avait du mal à être officialisée, il nous semblait que la couche de plastiques et de déchets nucléaires, indestructibles, était assez épaisse pour avoir marqué la Terre de son empreinte.

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Puis, en 2015, a paru le livre de Pablo Servigne & Raphaël Stevens, avec sa préface de Yves Cochet et son sous-titre fondateur : "Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes", qui inventait un nouveau mot, une nouvelle clairvoyance, de nouvelles échéances.
Nos visions du monde ont changé radicalement, pour certains en une nuit, élargissant l’horizon de nos révolutions traditionnelles, englobant tous les imaginaires de nos sciences-fictions.

Aujourd’hui, Yves Cochet, face à la pandémie, qui se reconnaît comme particulièrement catastrophiste, est lui-même surpris. So soon ?


 

Bonnes lectures (rappel) :

* Pablo Servigne & Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes, Paris, Seuil, 2015.

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* Yves Cochet, Devant l’effondrement. Essai de collapsologie, Paris, Les Liens qui libèrent, 2019.

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Cf. Filmographie Anthropocène.


Face à la brutalité de cette crise inédite qui s’étend sur la planète, prévisible mais non prévue, de toute évidence un prélude, il faut d’ores et déjà penser l’après, et "atterir".

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Ce que faisait Dominique Méda, titulaire de la Chaire "Reconversion écologique, travail, emploi, politiques sociales" à la Fondation Maison des sciences de l’Homme (FSMH), dès le début du confinement, le 21 mars 2020, dans un entretien avec Denis Lafay.

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Bonne lecture :

* Dominique Méda, La Mystique de la croissance. Comment s’en libérer ?, Paris, Flammarion, 2013.

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Toute sa bibliographie.

Sur France Culture.

Sur Arte.


Dans le même état d’esprit, et, en même temps, pour se changer les idées, on va visiter Neil Young.


 

En ce temps de confinement planétaire, il offre des "Fireside Sessions", "quelques chansons pour passer un peu de temps ensemble" réalisées depuis chez lui avec sa femme à la caméra.

Neil Young avait réalisé un film qui figure dans notre filmographie Nucléaire :

* Human Highway de Neil Young (as Bernard Shakey) & Dean Stockwell (1982).


 

Mais dans les catastrophes prévisibles, il n’y a pas que le nucléaire.
En novembre 2018, sa maison a brûlé dans l’incendie géant qui avait frappé la Californie.

Tiens, on se remet l’inoubliable soundtrack qu’il avait donné à Jim Jarmusch et Johnny Depp, alias William Blake.


 


Les Beaux-Arts de Paris partagent les nouvelles acquisitions.

On choisit :

* Victor Hugo, Le Château de Corbus (1860).

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* Pierre Molinier, Autoportrait debout, La Fleur du paradis ou La Fille magique (1957).

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Mais faites votre propre choix.



Voyage dans le temps.

 



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