Chronique 2020
Anthropocène, le vécu
publié le jeudi 2 avril 2020

Journal de Abla 2020  : * 1er-15 janvier 2020 (2, 3, 4, 7, 9, 13 janvier 2020) ; * 16-31 janvier 2020 (16, 17, 23, 27 janvier 2020) ; * 1er-15 février 2020 (7, 14, 21, 22 février 2020) ; * 2-13 mars 2020 (4, 5 mars 2020) ; * 14-31 mars 2020 (confinement 1) (14-31 mars 2020) ; * 1er-15 avril 2020 (confinement 2) (1er, 2 avril 2020).
 

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Les années : * L’année 2014 ; * L’année 2015 ; * L’année 2016 ; * L’année 2017 ; * L’année 2018 ; * L’année 2019 ; * L’année 2020

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Jeudi 2 avril 2020

 

Avec Erik Johansson le réenchanteur, dans les grandes villes désertées, sans perspective, on reste chez soi, et on garde le moral.

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Erik Johansson est né en 1985. Il est suédois, il vit à Prague.


Aujourd’hui, Nicole Gabriel presents...

* Liaisons secrètes (Strangers when we meet) de Richard Quine (1960)
Avec Kirk Douglas et Kim Novak.


 


La Cinémathèque de Toulouse met en ligne les vidéos de 160 rencontres qu’elle a organisées.

On choisit aujourd’hui :

* Rencontre avec Costa Gavras (vendredi 6 avril 2018).

[Rencontre] avec Costa-Gavras from La Cinémathèque de Toulouse on Vimeo.

 

* Rencontre avec Jean Gili (jeudi 9 mai 2019)

[Rencontre] avec Jean A. Gili from La Cinémathèque de Toulouse on Vimeo.

 

Elle offre aussi ses albums photo.

On choisit Denis Lavant.

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De l’Université de Lille, l’association L’Esprit d’Archimède (ALEA) propose en vidéo, les séminaires ayant eu lieu dans le cadre de ses activités en 2019-2020.

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Aujourd’hui, on choisit le cycle Inégalités.

* Des inégalités dans le vivant par Sylvain Billiard.


 

* Croissance des inégalités et transformation des professions. Comment repenser les métiers des services "non qualifiés" ? par François Xavier Devetter.


 


Réconfort avec Greenpeace.

* Ocean Memories : the world’s most northerly ice music concert.


 



Mercredi 1er avril 2020

 

"Par mesure de précaution le 1er avril 2020 est reporté au 1er avril 2021".

Le Canard enchaîné n° 5186, du mercredi 1er avril 2020, est paru.

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On s’abonne pour 1, 00€.


Bon anniversaire à Toshirō Mifune (1920-1997), cent ans aujourd’hui.

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Il est sans doute l’acteurs japonais les plus célèbre de l’histoire du cinéma. Son nom reste attaché à celui de Akira Kurosawa (1910-1998), tous deux inspirant l’Occident.


 

De L’Ange ivre (Yoidore tenshi, 1948) à Barberousse (Akahige, 1965), une quinzaine de films ensemble. Ils se fâchèrent ensuite pendant 30 ans et se réconcilièrent en 1993.

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Avec 185 films au compteur, de 1947 à 1995, il travailla aussi avec les plus grands réalisateurs japonais, par exemple avec Mizoguchi, Naruse, Yamamoto, Ichikawa, Taniguchi au Japon, et aussi avec Frankenheimer, Boorman ou Terence Young.

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Il réalisa un seul film :

* Legs des 500 000 (Gojūman-nin no isan) de Toshirō Mifune (1963).

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Cf. Andrea Grunert, "Toshirō Mifune, acteur", Jeune Cinéma n°392-393 (février 2019).


Aujourd’hui, Nicole Gabriel presents... : le film préféré de Churchill, avec Laurence Olivier et Vivien Leigh :

* Lady Hamilton (That Hamilton Woman) de Alexander Korda (1941).


 


Le site de Jeune Cinéma, né en 2014, a ouvert tout de suite une rubrique thématique "Anthropocène", emboitant le pas au météorologue Paul Josef Crutzen.
Même si la notion géologique (l’Anthropocène succèdant à l’Holocène) avait du mal à être officialisée, il nous semblait que la couche de plastiques et de déchets nucléaires, indestructibles, était assez épaisse pour avoir marqué la Terre de son empreinte.

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Puis, en 2015, a paru le livre de Pablo Servigne & Raphaël Stevens, avec sa préface de Yves Cochet et son sous-titre fondateur : "Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes", qui inventait un nouveau mot, une nouvelle clairvoyance, de nouvelles échéances.
Nos visions du monde ont changé radicalement, pour certains en une nuit, élargissant l’horizon de nos révolutions traditionnelles, englobant tous les imaginaires de nos sciences-fictions.

Aujourd’hui, Yves Cochet, face à la pandémie, qui se reconnaît comme particulièrement catastrophiste, est lui-même surpris. So soon ?


 

Bonnes lectures (rappel) :

* Pablo Servigne & Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes, Paris, Seuil, 2015.

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* Yves Cochet, Devant l’effondrement. Essai de collapsologie, Paris, Les Liens qui libèrent, 2019.

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Cf. Filmographie Anthropocène.


Face à la brutalité de cette crise inédite qui s’étend sur la planète, prévisible mais non prévue, de toute évidence un prélude, il faut d’ores et déjà penser l’après, et "atterir".

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Ce que faisait Dominique Méda, titulaire de la Chaire "Reconversion écologique, travail, emploi, politiques sociales" à la Fondation Maison des sciences de l’Homme (FSMH), dès le début du confinement, le 21 mars 2020, dans un entretien avec Denis Lafay.

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Bonne lecture :

* Dominique Méda, La Mystique de la croissance. Comment s’en libérer ?, Paris, Flammarion, 2013.

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Toute sa bibliographie.

Sur France Culture.

Sur Arte.


Dans le même état d’esprit, et, en même temps, pour se changer les idées, on va visiter Neil Young.


 

En ce temps de confinement planétaire, il offre des "Fireside Sessions", "quelques chansons pour passer un peu de temps ensemble" réalisées depuis chez lui avec sa femme à la caméra.

Neil Young avait réalisé un film qui figure dans notre filmographie Nucléaire :

* Human Highway de Neil Young (as Bernard Shakey) & Dean Stockwell (1982).


 

Mais dans les catastrophes prévisibles, il n’y a pas que le nucléaire.
En novembre 2018, sa maison a brûlé dans l’incendie géant qui avait frappé la Californie.

Tiens, on se remet l’inoubliable soundtrack qu’il avait donné à Jim Jarmusch et Johnny Depp, alias William Blake.


 


Les Beaux-Arts de Paris partagent les nouvelles acquisitions.

On choisit :

* Victor Hugo, Le Château de Corbus (1860).

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* Pierre Molinier, Autoportrait debout, La Fleur du paradis ou La Fille magique (1957).

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Mais faites votre propre choix.



Mardi 31 mars 2020

 

De Grenoble : Le festival du cinéma ibérique et latino américain, Ojoloco, 8ème édition (31 mars-12 avril 2020) a créé une plateforme de visionnement avec une dizaine de films coups de coeur accessibles pendant la période du festival. Chaque jour, un film ou un événement.

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Aujourd’hui seulement, le film d’ouverture (Il faut s’inscrire.) :

* Mirante de Rodrigo John (2018).


 

On fait son programme.


La Maison de la poésie, à Paris, met en ligne les vidéos de certaines de ses soirées.

On choisit :

* Carissimo Simenon, Mon cher Fellini.
par Thibault de Montalembert & Corrado Invernizzi (le 3 février 2020).


 

Président du jury du Festival de Cannes en 1960, Georges Simenon (1903-1989) décerne à Federico Fellini (1920-1993) la Palme d’Or pour La dolce vita.
Naissance d’une amitié.
Ils ne cesseront plus de s’écrire.


Albert Uderzo (1927-2020) est mort le 24 mars 2020 d’une crise cardiaque, longtemps après son alter ego, l’autre père d’Astérix, René Goscinny (1926-1977).

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À Angoulême en 2013, au Festival international de la BD, il était alors en pleine forme.


 

Il racontait combien Fellini l’avait épaté et inspiré.

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La Cinémathèque française met en ligne des morceaux choisis d’un entretien de 2017, à l’occasion de l’exposition consacrée à René Goscinny et le cinéma.


On visite le Musée Van Gogh à Amsterdam.

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On explore la collection, on rencontre Vincent van Gogh () lui-même et toutes les histoires de sa vie.

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Sur France Culture.



Lundi 30 mars 2020

 

De Aubagne : Le festival Music & cinema (FIFA), 21e édition qui devait commencer aujourd’hui (30 mars-4 avril), s’est transformé. On peut voir les séances du MC FIFA 2020 en ligne.

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Pour accéder aux films, on crée un compte et ensuite le visionnage est gratuit.
Chaque film est disponible le jour prévu dès 6h00 et jusqu’à 4h00 le lendemain.
Si "le produit n’est plus disponible", il faut vérifier la date de projection initialement prévue. On est peut-être en avance ou en retard.

Le programme tel qu’il aurait dû être.

Le programme tel qu’il est :

Aujourd’hui, film d’ouverture :

* Un fils de Mehdi M. Barsaoui (2019).


 

Faites votre programme par jour.


Du Musée d’Orsay :

À l’occasion de l’exposition Au pays des monstres. Léopold Chauveau (10 mars-28 juin 2020) zappée par le Covid-19 : 30 courts métrages d’animation, réalisés par les étudiants des Gobelins, d’une minute maximum à partir de leur interprétation des sculptures de Chauveau (1870-1940), ont été mis en ligne.


 

Par exemple :

* De jour et de nuit de Valentine Boidron (2020).


 


Les statues meurent aussi,on le sait depuis 1953, grâce à Alain Resnais & Chris Marker.


 

Alors, dans le monde entier, on les préserve.

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Message de Siné Mensuel.

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Sans papier, moderne, Siné Mensuel nous offre un dessin par jour.

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On le soutient.



Samedi 28 mars 2020

 

Se remettre à la lecture de vrais livres, quel infini plaisir !

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On suit les prescriptions de En attendant Nadeau, cette Quinzaine littéraire telle qu’on l’a tant aimée, mais en ligne depuis 2016, à l’avant-garde.

On y trouve les meilleures pistes de lecture.
On en choisit une.

Bonne lecture :

* Daniel Defoe, Journal de l’année de la peste (1772). Traduction de Francis Ledoux, préface de Henri H. Mollaret, Paris, Gallimard, 1982.

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Cette nuit, on passe à l’heure d’été, à 2h00, on décide qu’il sera 3h00.
On scrute l’avenir radieux.

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Convenons, humbles enfin, que nous ne sommes pas les maîtres du temps.

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Et puis, on contemple son propre temps.


 

Quand une révolution, mondiale, arrive soudain, sous une forme prévisible mais non prévue, on oublie les petits rituels des rythmes sociaux habituels, il y a d’autres préoccupations.

Le point de la situation par le gouvernement.


On partage les Derniers Instants de Prosper Hillairet.

Aujourd’hui, Métro.


 


Réconfort avec Nicole Gabriel presents...  :

* Battling Butler de Buster Keaton (1926).


 


Réconfort avec Greenpeace : Juneau, Alaska.


 


Réconfort avec le MET Opéra.

Fin de la semaine Wagner.

Aujourd’hui : Götterdämmerung.


 



Vendredi 27 mars 2020

 

Avant tout, des nouvelles de Bob Dylan, une sorte de récapitulatif tombé dans la nuit dernière : Murder Most Foul.

"Greetings to my fans and followers with gratitude for all your support and loyalty across the years. This is an unreleased song we recorded a while back that you might find interesting. Stay safe, stay observant and may God be with you."

Bob Dylan sur son site et sur Twitter.


 


Pour adoucir nos âmes grises, on découvre mieux le photographe Sebastião Salgado.
Né juste avant la fin de la guerre, en 1944, il a fait des études d’économie, et son destin semblait tout tracé, dans un monde de quantités et de chiffres.
En 1973, à 29 ans, il fit soudain volte face et se mit à contempler le monde par le biais de la race humaine - ces animaux terribles, ses semblables - et de son habitat, la planète bleue. Aujourd’hui, il est fondateur, avec Lelia Wanick Salgado sa femme, de la Fondation Instituto terra.

Un itinéraire qui devrait nous inspirer pour les temps qui viennent, maintenant que nous avons été avertis de façon plus virulente.

* Le Sel de la Terre (The Salt of the Earth) de Wim Wenders & Juliano Ribeiro Salgado (2014).


 

À Lyon, à la Sucrière, l’exposition de sa série Genesis (20 février-10 mai 2020) est fermée.

Mais on peut avoir une idée de ces cinq chapitres qui témoignent de la beauté que nous devons sauver, envers et contre tout. Il est - peut-être - encore temps.

"En plus d’être une ode à la nature, Genesis est aussi un appel aux armes", dit-il.

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Dans la foulée, on découvre la revue Natives. Des peuples, des racines.

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L’humanité s’est égarée. Il faut savoir remonter aux origines et réapprendre l’équilibre nécessaire au vivant, qui repose sur l’interdépendance de toute chose.
Ne serait-ce que pour nos descendants, ceux qui vont survivre, aux bouleversements climatiques.

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On s’abonne.


Les Musées s’invitent chez nous.

Aujourd’hui, on explore le Musée d’Orsay, à Paris.

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Et le Rijks, à Amsterdam.

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On visite aussi le Pavillon de l’Arsenal.

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Et plus spécialement l’exposition de Stanislas Chaillou : Intelligence artificielle et architecture.

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Réconfort quotidien avec le MET Opéra.

On avance dans la semaine Wagner.

On clique sur Watch Now, pour l’opéra entier.

Aujourd’hui : Siegfried.


 



Jeudi 26 mars 2020

 

Ce confinement, c’est comme une pause mondiale dans le train d’enfer qui nous menait vers l’abîme.
On prend une grande respiration dans un air moins pollué, on a du temps pour réfléchir, on ne laisse ni espace ni temps à l’ennui.
Et c’est pas triste.

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Même si on constate - merci Serge Jouanny - qu’une fois de plus, les quotas de sont pas respectés, car enfin, où sont les Dupondt.e.s, à la maison comme d’habitude au lieu d’être en première ligne comme les héros ?

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De Blois, les cadeaux de Cinéfil, des films en ligne.

Aujourd’hui, on choisit :

* La Dame du vendredi (His Girl Friday) de Howard Hawks (1940).


 


Les musées s’invitent chez les gens, ils tiennent dans leurs livings, et on les visite depuis son canapé ou à son bureau.

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Aujourd’hui, on décide de visiter le Metropolitan Museum of Art (MET) à New York, et la Tate Britain à Londres.

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Mais on peut aussi préférer visiter la grotte Chauvet.

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Dans la catégorie "Ils en ont vu d’autres", il y a de quoi faire.


 

Bonne lecture :

* Ruth Zylberman, 209 rue Saint-Maur, Paris Xe. Autobiographie d’un immeuble, Seuil-Arte Editions, 2020.

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Réconfort quotidien avec le MET Opéra.
On avance dans la semaine Wagner.

On clique sur Watch Now, pour l’opéra entier.

Aujourd’hui, Die Walküre.


 


Foin de culture.
Tant qu’il y a à manger dans les magasins, on apprend la cuisine.
Même si les petits maris ont plus de mal à se débiner - on plaint les amours adultères en temps de confinement - il est prudent d’être à jour sur cet élément essentiel (et agréable) à la bonne vie.


 

Au programme, ces jours-ci, de saison : les asperges.

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"Je m’arrêtais à voir sur la table, où la fille de cuisine venait de les écosser, les petits pois alignés et nombrés comme des billes vertes dans un jeu ; mais mon ravissement était devant les asperges, trempées d’outre-mer et de rose et dont l’épi, finement pignoché de mauve et d’azur, se dégrade insensiblement jusqu’au pied - encore souillé pourtant du sol de leur plant - par des irisations qui ne sont pas de la terre. Il me semblait que ces nuances célestes trahissaient les délicieuses créatures qui s’étaient amusées à se métamorphoser en légumes et qui, à travers le déguisement de leur chair comestible et ferme, laissaient apercevoir en ces couleurs naissantes d’aurore, en ces ébauches d’arc-en-ciel, en cette extinction de soirs bleus, cette essence précieuse que je reconnaissais encore quand, toute la nuit qui suivait un dîner où j’en avais mangé, elles jouaient, dans leur farces poétiques et grossières comme une féerie de Shakespeare, à changer mon pot de chambre en un vase de parfum."

Marcel Proust, Du côté de chez Swann.

Naturellement les personnes distinguées se réfèreront à Madame Saint-Ange (Larousse, 1927) plutôt qu’à Ginette Mathiot.
Elle écrit, page 112 : La sauce hollandaise est "la meilleure sauce qui soit pour les asperges, mais elle exige aussi le plus de discernement quant aux proportions et d’attention pendant l’exécution".
Mais avec de la sauce hollandaise de Monoprix tièdie, c’est exquis.

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Mercredi 25 mars 2020

 

Manu Dibango (1933-2020) est mort hier, le 24 mars 2020, du Covid-19.


 

De Douala, Cameroun, à Melun, France, une vie, c’est quand même vachement court.

Il n’était pas seulement un musicien inoubliable, de ceux qui définissent leur époque et influencent leurs pairs. C’était aussi un homme d’honneur qui était "en amont".


 

On écoute ses paroles de sagesse sur RFI, en 2019.


 

On l’écoute aussi raconter l’histoire de Joseph Damingue (1761-1820), le "Grognard noir" de Napoléon, grâce au Groupe de recherche Colonisation, immigration, post-colonialisme ACHAC.

* Frères d’armes. Ils se sont battus depuis plus d’un siècle de Rachid Bouchareb & Pascal Blanchard (2014).


 

Sur France Culture.


À Pâques, le dimanche 12 avril 2020, les églises américaines seront pleines.

Merci qui ?

Merci Père Ubu !


 


L’histoire était prévisible, elle a été prévue.
Hélas pas par ceux qui avaient le pouvoir. Avec leur attachement au rendement du court terme, avec leur gros striatum et leur myopie, ils évacuent la bonne vieille Loi de Murphy et n’ont pas lu le livre de Sébastien Bohler, Le Bug humain (Robert Laffont, 2019).

"Au cas où la pandémie se déclencherait, et tout le monde scientifique s’accorde à dire qu’elle se déclenchera un jour"...

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On écoute le cadeau de François Vila, un entretien avec les professeurs François Bricaire et Jean-Philippe Derenne en 22 chapitres, par exemple Qu’est-ce qu’un virus ? ou Comment faire face à la pandémie ?

* Virus. L’Ennemi invisible de Christophe Donner (2007).


 


Aujourd’hui, devait commencer la grande Fête du court métrage (25-31 mars 2020).

Avec un programme de 190 films à découvrir, 12 500 projections dans 3 300 communes participantes, on allait se régaler.

Itinérances à Alès avait préparé une belle bande annonce.


 

La fête devient Fête du court à la maison, mais il faut s’inscrire.

* Les cadeaux de Arte.

* Les cadeaux de Bref.


Des moments "historiques", chaque génération y a droit.
En 2020, le tout jeune Musée de la Libération à Paris, fermé aujourd’hui bien sûr, a inauguré sa première exposition temporaire juste à temps, Les Parisiens dans l’exode (27 février-30 août 2020).

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Ce sentiment de séparation - est-ce que nous nous reverrons ? - que nous avons eu quand nos amis ont quitté Paris, juste avant le confinement, le 16 mars 2020, nous a rapproché de nos ancêtres, qui en ont vu d’autres.

Aujourd’hui devait avoir lieu un conférence, L’exode de mai-juin 1940 : du repli à la panique, avec une évocation de l’évacuation des prisons.
Avec Éric Alary, Jacky Tronel et Fabrice Virgili.


 


Réconfort avec le MET Opéra.

On sait que ça va être long, on attaque la tétralogie de Richard Wagner, Der Ring des Nibelungen, chair de poule assurée.

Aujourd’hui, le prologue : Das Rheingold (1869).


 



Mardi 24 mars 2020

 

Lucia Bosè (1931–2020) est morte hier, lundi 23 mars 2020, à Brieva, Espagne, du Covid-19.

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Avec le Professeur Didier Sicard, on s’intéresse aux origines de ce nouveau fléau.
Les chauve-souris et autres vampires, il y a longtemps qu’on les soupçonne, mais là, l’ail ne suffit plus, l’aube ne dissout pas les monstres, et il y a flagrant délit.

"Que quelques chauves-souris dans un marché chinois détruisent en quelques semaines l’ordre économique mondial donne à réfléchir à l’amont."

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Le Chœur international de l’Opéra de Rome propose un concert virtuel.
Chaque choriste a enregistré sa propre contribution pour un Va pensiero inédit.


 


La Cinémathèque française a mis en ligne les vidéos des rencontres qu’elle a organisées.

Par exemple, la master class de Robert Redford le 3 juin 2019 (en anglais sans sous-titres).

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Ou la leçon de cinéma de Agnès Varda le 20 janvier 2019.


 


La Société Louise-Michel, propose en ligne toutes les vidéos des rencontres qu’elle a organisées.

Par exemple, la rencontre du 6 novembre 2019 :

* Penser avec Bruno Latour à l’heure du nouveau régime climatique.
Avec Philippe Pignarre.


 


Puisqu’on est en taule - en infiniment plus confortable que les vrais prisonniers - c’est l’occasion d’aller les voir de plus près, ceux qui sont vraiment derrière les barreaux, eux, leurs histoires, leurs conditions de vie, leurs créations.
Une des manières de solidarité, c’est l’Observatoire international des prisons (OIP).

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Et aussi, d’aller visiter le Musée Criminocorpus, qui a toujours été en ligne.

Par exemple, on s’intéresse à la santé mentale en prison, à la prison de La Santé à Paris, ou à Fontevraud, en souvenir de Jean Genet (1910-1986) qui aura 110 ans le 19 décembre 2020.

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En tout cas, il y a des chances que le 16 avril 2020, quand on commémorera le 34e anniversaire de sa mort, nous autres, nous n’ayons pas encore eu l’information de notre remise de peine.


 

Et par Hélène Martin, c’est bien aussi.


Réconfort avec Greenpeace : West Papua Forest.


 


Réconfort avec WWF : Les tortues grosse tête.


 



Lundi 23 mars 2020

 

Au lieu de faire des provisions hasardeuses à court terme, faisons ce qui n’est pas fait par les gouvernants dont c’est pourtant le job : prévoir le long (moyen ?) terme.

Ce confinement est comme un galop d’essai.
Organisons-nous.
Et que les campagnards noublient pas les urbains.


 

Bonne lecture :

* François Rouillay & Sabine Becker, En route pour l’autonomie alimentaire. Guide pratique à l’usage des familles, villes et territoires, Terre vivante, 2020.

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Samedi 21 mars 2020

 

Le Covid-19, Monsieur Propre.

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On en a pris conscience depuis quelques jours déjà, en surveillant Venise qui nous tent particulièrement à cœur.


 

Mais c’est quand même une sacrée bonne nouvelle que, peut-être, les dégâts de la pollution soient relativement rapides à dégager dans l’air, si ce n’est dans les poumons.
Si "on" en a la volonté.
Sur le site de Ouest-France, par satellite, on peut comparer l’air avant-après, Wuhan, Pékin, Milan ou La Mecque.

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Réconfort du jour avec Greenpeace : Pianist Ludovico Einaudi performs on the Arctic Ocean.


 


Le Cinéma du réel 2020, 42e édition, qui devait commencer le vendredi 13 mars 2020, a été pratiquement le premier festival à s’annuler (avec le FIFF de Créteil).

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Il continue en ligne et ouvre son blog sur Mediapart.


Le Rijksmuseum à Amsterdam est on line.

Même confinées, les familles peuvent prendre exemple sur celles d’autrefois, joyeuses d’être rassemblées.

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Open Culture recense les films en lecture libre sur le Net.

Aujourd’hui, on choisit Shock de Alfred L. Werker (1946).


 



Vendredi 20 mars 2020

 

C’est le printemps, si si.

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Hier soir, à 20h00, dans une petite rue de Paris, les gens se sont mis à leurs fenêtres et ont applaudi. Quelqu’un avait mis Il Trovatore à fond la caisse. Au loin, on a aussi entendu Bella Ciao, la vraie, l’originelle.

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À Montreuil, en plus des applaudissements et de la musique, des you you. Le pharmacien qui passait pile à ce moment-là a été acclamé.

Et cela n’avait rien à voir avec la solidarité compassionnelle, "la première ligne" - on croit que c’est un #, pas sûr, on les fréquente pas -, ce machin promu par les organisateurs du siphonnage des moyens de l’hôpital public, une escroquerie infiniment pire que la simple incurie. Une de ces récupérations honteuses dont on a l’habitude et qui tricotent, au long des décennies, la "résilience" infinie du capitalisme.

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Non, hier, comme en Italie, c’était une solidarité spontanée, une manif improvisée, une vraie fête des voisins. C’était le peuple en mouvement et en adaptation, c’était la rue en hauteur.

Si on persévère les jours prochains, comme ils rallongent, bientôt, en plus de s’entendre, on se verra.

Ce soir, comme tous les vendredis du confinement, à 19h00 : L’apéro fenêtre du vendredi. avec Le Peuple Uni, le Mouvement Colibris, et Les Gilets Jaunes.

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Avec Lundi Matin, d’ailleurs, on ne se laisse pas isoler.

On ne craint rien : tous les textes sont des pièces au grand dossier de l’humanité qu’il est plus nécessaire que jamais d’étudier.

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Et on est heureux d’avoir des nouvelles de Raoul Vaneigem : "Le confinement n’abolit pas la présence de la rue, il la réinvente".

* Raoul Vaneigem, "Dehors, le cercueil, dedans la télévision, la fenêtre ouverte sur un monde fermé !", in LundiMatin n°234 du 19 mars 2020.

Rien n’est acquis, tout commence.
L’arrêt des nuisances productivistes a diminué la pollution mondiale, il épargne une mort programmée à des millions de personnes, la nature respire, les dauphins reviennent batifoler en Sardaigne, les canaux de Venise purifiés du tourisme de masse retrouvent une eau claire, la bourse s’effondre. l’Espagne se résout à nationaliser les hôpitaux privés, comme si elle redécouvrait la sécurité sociale, comme si l’État se souvenait de l’État-providence qu’il a détruit.

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Un poème de Kathleen O’Meara (1839-1888), que nous envoie notre ami italien, le compositeur Mauro de Martino. Il circule un peu partout sur le Net, récupéré par n’importe qui. Il faut juste en faire bon usage.

And the people stayed home
and read books, and listened
and rested and exercised
and made art and played games
and learned new ways of being
and were still
and listened more deeply
some meditated
some prayed
some danced
some met their shadows
and the people began to think differently
and the people healed.
And, in the absence of people living in ignorant
dangerous mindless, and heartless ways
the earth began to heal.
And when the danger passed
and the people joined together again
they grieved their losses
and made new choices
and dreamed new images
and created new ways to live
and heal the earth fully
as they had been healed.

Kathleen O’Meara (1869)


De New York, le Metropolitan Opera qui a annulé sa saison, rediffuse les enregistrements en direct de ses représentations.
Chaque jour un nouvel opéra, on appuie sur watch now, il faut juste passer les premières minutes de présentation et on s’envole, pour l’opéra entier.

Hier, c’était Il Trovatore.


 

Aujourd’hui, c’est La Traviata, sous la direction de Yannick Nézet-Séguin, avec Diana Damrau et Juan Diego Flórez.

Pour sentir son âme exulter, rien ne vaut Verdi.


 


Réconfort avec Greenpeace : Aerial Edition.


 



Jeudi 19 mars 2020

 

Ce soir, à 20h00, et tous les autres soirs, tout le monde va à sa fenêtre ou sur son balcon, dans sa rue ou devant sa campagne, et tout le monde chante, comme Maurizio Marchini à sa fenêtre à Florence.
Dire Bravo ! à tous les soignants qui sont au front et payent pour les incuries.


 


Jheronimus Bosch (1450-1516) est né 100 ans après l’épidémie de peste noire (1347-1352).
Allez savoir où se nichent les intuitions futuristes des grands artistes, engendrées par la mémoire collective souterraine.

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Ses strange fruits témoignent de ce que la couche humaine de la planète n’a pas fini de nous surprendre, si elle sait jouer de sa "conscience" et s’adapter, en "appropriant l’organe à sa fonction".

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COVID-19
 

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Bonne lectures :

* Docteur Richard Benarous, "Lutte contre le coronavirus. Mobilisation pour les tests diagnostiques et pour les thérapies : que faire ?," in L’Humanité, 18 mars 2020.

* Docteur Pierre-Jacques Raybaud, "Coronavirus : recommandations et inhalation" (article actualisé) in Médiapart, blog de Dominique Vidal.

On lit l’article en entier, à la fin, il y a un résumé des mesures à prendre.
Du bon sens, par exemple, les masques, quels qu’ils soient, ça vaut mieux que rien.
Ils sont caducs après 4 heures d’utilisation, mais réutilisables après un traitement hyper simple : le séchage avec un sèche-cheveux à 5 cm à l’air très chaud (température de 120° à 150°) peut détruire presque tous les virus et bactéries en une minute.

Après ça, "vous mourrez moins bête, mais vous mourrez quand même" comme disent le Professeur Moustache et son assistant Nathanaël.

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Réconfort avec les films de Jean Henri Meunier.

Et notamment le dernier en date :

* Mots Maux de Jean Henri Meunier (2020).

MOTS MAUX from Jean Henri MEUNIER on Vimeo.

 


Réconfort avec les cadeaux de la revue Bref, trois films gratuits par semaine.

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Mercredi 18 mars 2020

 

Sur la ville, une qualité de silence inhabituelle, une douceur, enfin.
Et puis le temps, qui, comme par magie, passe plus lentement.
On en gagne, en somme.
On a parfois rêvé qu’il suspende son vol.
Comme Nathanaël on a parfois vécu la ferveur des instants.

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En réalité, le temps, tout le monde en parle, et tout le monde comprend de quoi il s’agit. Mais personne ne sait le définir, le confondant avec la durée ou l’urgence, l’attente ou le vieillissement. Et personne ne le trouve plus depuis qu’il s’est tellement "accéléré".
Comment peut-il s’accélérer ou ralentir ?

Bonnes lectures :

* Stephen Hawking, A Brief History of Time : From the Big Bang to Black Holes, New York, Bantam Book, 1988. Stephen Hawking, Une brève histoire du temps : Du big bang aux trous noirs, traduction de Isabelle Naddeo-Souriau, Paris, Flammarion, 1989.

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* Étienne Klein, Les Tactiques de Chronos, Paris, Flammarion, 2003.

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* Hartmut Rosa, Aliénation et accélération. Vers une théorie critique de la modernité tardive, Paris, La Découverte, 2014.

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Et, pour après, on se promet d’aller visiter le Musée de Besançon.

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Du coup, on apprend à fabriquer un cadran solaire, avec Jules.

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Pour les frustrés de sport en plein air, un cadeau : Le match Gênes-Bologne du 23 août 1925.


 


On suggérait les cartes, pour fuir la sainteté, comme Viridiana.

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Contre l’ennui (le temps mal vécu), une nouvelle suggestion délicieusement addictive.
Pour qui s’est laissé entraîner, au long des années, par les machines et a laissé tomber les cartes, et cet intense plaisir de les battre et de les distribuer, pour qui n’a pas trois partenaires pour un bridge ou un whist, deux ou trois partenaires pour une canasta ou une belote, un partenaire pour une crapette ou un gin rummy, ni quelques vrais amis friqués à plumer au poker...

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... pour les solitaires : la réussite alias la patience, comme on disait au 19e siècle.

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Et pour qui "n’aime pas les cartes", c’est le moment d’apprendre à les apprécier, maintenant, pendant ce répit qui nous est offert et cette espèce de répétition générale.
Car le Big One adviendra, venant du changement climatique par exemple, qui, lui, n’est pas confiné. Il est retardé, pour l’instant, on n’a jamais été si propre ni si "respectueux de l’environnement". Mais, avant-hier encore, on produisait de l’irréversible.
Un jeu de cartes, ça tient dans la poche du jean (contrairement aux rouleaux de PQ), ça n’a besoin ni d’eau ni d’électricité. Ce sera plus utile que les réserves de farine ou de riz, qui seront, de toute façon, bouffées par les charançons avant vous.

Il y a aussi, bien sûr, les puzzles, comme les affectionnait Susan Alexander, la seconde femme de John Foster. Mais il faut une grande table.

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Les salles de cinéma sont fermées.

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Il y a longtemps qu’elles ferment, petit à petit, de toute façon. Le groupe Photos des cinémas parisiens disparus en rend compte admirablement. Et parmi tous ces passionnés passionnants, Philippe Guérin-Préaux, alias Monsieur Cinéma.


 

Il y a longtemps aussi - même si c’est beaucoup moins bien - qu’on peut voir des films sans sortir de chez soi, sur toutes sortes d’écrans, à la télé notamment.


Les librairies et les bibliothèques sont fermées.
Si on a lu tous les livres de sa propre bibliothèque, on peut découvrir de nouvelles œuvres gratuitement : les œuvres du domaine public ou les VOD et les collections numériques des bibliothèques...

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Quelques autres suggestions :

* Minerva Pictures offre 100 films gratuits en ligne.
Il faut juste s’inscrire.


L’International Documentary Film Festival Amsterdam(IDFA) offre 300 documentaires (1988-2019) en accès libre.


Canal+ est passé en clair depuis lundi dernier, 16 mars 2020.


On n’oublie pas non plus les plateformes numériques de France Télévisions :

* Lumni la pédagogique.

* Okoo, pour ses dessins animés.


Et pour qui vit dans la rue, à qui on a intimé l’ordre de rester chez soi, ne vous inquiétez pas, attendez-nous, ce n’est qu’une question de temps, on va revenir, dès que possible. C’est toujours là que "ça" se passe.

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Sur France Culture.





Mardi 17 mars 2020

 

En France, confinement total par les autorités, décrété hier soir, lundi 16 mars 2020, avec coercition et amendes aux contrevenants, pour au moins 15 jours, mais en fait, probablement pour plus longtemps, pour cause de rebonds probables.
Seul moyen de lutter contre l’épidémie galopante.

Quand ce sera fini, il sera sans doute impossible de revenir en arrière, au vieux monde pourri. Va falloir tout réinventer.


À Genève, le Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH), 18e édition, qui devait se tenir du 6 au 5 mars 2020, a été un des premiers festivals à être annulé pour cause de Covid-19, et, le premier à trouver des échappées 2.0.

Pablo Servigne y était invité pour un débat, avec Marie-Claire Graf, Lisa Mazzone et Darius Rochebin : Urgence climatique, urgence citoyenne : un nouveau monde est-il possible ?

Égal à lui-même depuis son best-seller de 2015, Comment tout peut s’effondrer, notre lanceur d’alerte préféré fait le point à partir de ce fait nouveau, imprévu mais prévisible, d’abord médical puis vite devenu fait social total, qu’est le Covid-19.


 



Lundi 16 mars 2020

 

À tous les Terriens (et les Terriennes), un message venu de Lundi Matin n°234 (16 mars 2020) : Le monologue du virus.

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Avec un avant-goût de fin d’un monde.
Parce que c’est maintenant que ça commence vraiment, le backlash de l’Anthropocène.



Samedi 14 mars 2020

 

Covid-19 : Les annonces d’annulations d’événements et de fermetures de lieux s’amoncellent et se télescopent, et pas seulement en France, où a été annoncée, hier, l’interdiction de rassemblements de plus de 100 personnes, mais partout dans le monde.

Naturellement, la grande manif pour le climat, prévue ce samedi, est aussi annulée.
Elle se prolonge en ligne.

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C’est bien simple, même l’Éverest est fermé, du coup, ça va être dur d’être in, up-to-date, et dans le vent.

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Les Italiens ont trouvé un moyen joyeux de socialité : ils se mettent à leurs balcons et chantent ensemble.


 

Les Chinois, par contre, s’ennuient dans leurs livings.

* Chine. Chronique d’une quarantaine de Sébastien Le Belzic (2020).


 

Faut croire que les écrans, malgré les apparences, c’est pas suffisant pour nourrir les imaginaires.


On va être obligé de fouiller dans ses propres ressources, de se découvrir une vie intérieure, de retourner à ses chères études.

Quand je m’y suis mis quelquefois, à considérer les diverses agitations des hommes et les périls et les peines où ils s’exposent, dans la cour, dans la guerre, d’où naissent tant de querelles, de passions, d’entreprises hardies et souvent mauvaises, etc., j’ai découvert que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre.

Blaise Pascal, Pensées (1669).

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Quelques suggestions :

*À qui souffre de claustrophobie : une échappée par le haut.
Merci Vladimir Kush.

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* À qui sait obéir aux vents : se transformer en hikikomori et ne pas craindre le blues du geek.

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Et retrouver le Bong Joon-ho des débuts avec son Shaking Tokyo, dans le film collectif, Tokyo ! (2008), avec Michel Gondry et Leos Carax. (En ligne en entier, en japonais).


 

* À qui a besoin de contact physique : la bonne distance de l’Asie du Sud, avec le namasté plutôt que le shake hand ou le big hug.

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* À qui veut du divertissement :

Les livres.

Rares sont ceux qui ont lu tous les livres de leur bibliothèque, surtout ceux qui sont tout en haut.

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Les DVD ou la VOD, quand les médiathèques ont exercé leur droit de retrait.

* L’Amour aux temps du choléra (Love in the Time of Cholera) de Mike Newell (2007).


 

Ou les jeux de cartes.
Viridiana avait fini par choisir cette invention satanique plutôt que la sainteté.


 

À qui veut sortir quand même, c’est tout de même possible, avec plein de précautions – "Il ne passera pas par moi", disait-on du temps du sida.

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Mais il faut vérifier quand même l’ouverture, ça change d’heure en heure.

* À Paris, à la Galerie Templon : Billie Zangewa (14 mars-9 mai 2020).

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Galerie Templon, 30 rue Beaubourg, 75003 Paris.


À New York, au Metrograph, où, aujourd’hui, devait commencer un cycle Ulrike Ottinger (14-21 mars 2020).

* À 20h45 : Bildnis einer Trinkerin (Aller jamais retour) de Ulrike Ottinger (1979).

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Metrograph, No.7 Ludlow Street, New York NY 10002.


Salut les câblés ! Eux ils sont peinards.

La semaine télé de Jeune Cinéma du 14 au 20 mars 2020.



Jeudi 5 mars 2020

 

Il y avait le Jour du dépassement, la date à laquelle l’humanité a consommé l’ensemble des ressources que la Terre peut régénérer en un an.
En France, en 2019, c’était le 29 juillet.
On vit à crédit.


 

Il y a maintenant le Jour du dérèglement, la date où on a émis le quota de gaz à effet de serre auquel on a droit en un an, si on respecte l’objectif de neutralité carbone fixé en 2050.
Pour la France, c’est aujourd’hui, ce 5 mars 2020.
On est en surendettement, et à découvert, à ce rythme, l’objectif sera atteint en 2085.


 

Et pendant ce temps, Greenpeace se voit refuser sa campagne d’information dans le métro parisien et dans les cinémas.

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Aparté : Le métro et la pub sur le site de L’histoire par l’image.

Mais est-ce que les lanceurs d’alerte font de la pub ?

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Aujourd’hui, on a tout de même droit une petite sauterie pour fêter les 150 citoyens z-et- citoyennes de la Convention citoyenne pour le climat, qui discutent depuis 6 mois, et qui remettront leur rapport le 5 avril 2020.

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C’est le Projet Inside Out, initié par JR en 2011, récupéré pour frapper un grand coup qui marquera les esprits, à défaut du climat : des collages sur la rotonde du Conseil économique, social et environnemental (CESE).

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Voilà qui va faire diablement avancer le schmilblick.



Mercredi 4 mars 2020

 

À Tampere, commence le Tampereen Elokuvajuhlat "Short is Sweet", 50e édition (4-8 mars 2020).

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Le festival de Tampere, né en 1970, qui présente des films de moins de 30 minutes) est, avec celui d’Oberhausen né en 1954, et celui de Clermont-Ferrand né en 1982, un des plus grands festivals européens de courts métrages.
Au programme de cette année 2020, outre la compétition des sections thématiques.

* Climate avec trois directions : Climat 1 : La vie quotidienne en Afrique ; Climat 2 : Le climat social et l’émigration ; Climate 3 : Le climat du monde entier.

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* Dystopia : La dystopie comme envers de l’utopie, l’état de l’environnement et de l’humanité à travers les problèmes d’origine humaine.

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* Australia, first Nation : Avec Screen Australia en Finlande, on sait que les peuples autochtones australiens sont les conteurs les plus anciens de la planète.

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* Kurdistan : L’État du Kurdistan, coincé entre la Turquie, l’Irak, la Syrie et l’Iran, n’est pas officiellement reconnu dans la politique mondiale, mais à travers une programmation dédiée aux cinéastes kurdes, on a des nouvelles de son peuple.

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* Trois rétrospectives finlandaises : Pilvi Takala ; Miia Tervo ;
Rytel & Lindroth von Bahr.

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Ce soir, Opening Night à 18h00 :

* Dulce de Angello Faccini & Guille Isa (2018).

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* Lumikko (The Little Snow Animal) de Miia Tervo (2009).

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* Up at Night (Yön Tunteina) de Nelson Makengo (2019).

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* Nulla Nulla de Dylan River (2014).

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Faites votre programme.

Tampere Film Festival, Tullikamarin aukio 2, 33100 Tampere.



Samedi 22 février 2020

 

À New York, au Metrograph : Climate Crisis Parables (22 février-22 avril 2020).

Pour évoquer le changement climatique, l’effondrement écologique et la crise imminente, pour mettre en garde contre les conséquences désastreuses des dommages causés par la poursuite sans entraves du profit, Metrograph choisit la fiction et la parabole plutôt que le documentaire.

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En partenariat avec Harper’s Magazine, qui publie régulièrement des textes sur les questions environnementales (Naomi Klein, Bill McKibben, Wendell Berry ou Rebecca Solnit), et avec Extinction Rebellion Lower East Side.
Les projections seront présentées par des experts du changement climatique.

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Aujourd’hui :

* À 16h15 : Le diable, probablement (The Devil, Probably) de Robert Bresson (1977).


 

Faites votre programme.

Metrograph, No.7 Ludlow Street, New York NY 10002.



Vendredi 21 février 2020

 

À Grenoble, le Cycle Planète Terre de la Cinémathèque se termine en apothéose (17 janvier-21 février 2020).

* À 20h00 : Les Bêtes du sud sauvage (Beasts of the Southern Wild) de Benh Zeitlin (2012).
Présentation de Jean-Pierre Andrevon.


 

On l’a déjà annoncé, ce cycle Planète Terre, mais ce soir, comment résister au rappel de ce film délicieux et mal connu, bien qu’il ait fait la tournée de la plupart des festivals du monde ?
On se souvient de sa présentation à Cannes 2012 (où le film a reçu de nombreux prix) : sur la scène, face aux spectateurs, l’équipe du film avait soulevé à bout de bras la très petite Quvenzhané Wallis, 8 ans à l’époque. Pour l’instant, elle n’a pas (encore) vraiment fait carrière, à part son rôle dans 12 Years a Slave de Steve McQueen l’année suivante, en 2013.
C’était le premier long métrage de Benh Zeitlin qui n’a rien réalisé d’autre jusqu’à 2019, son dernier film, Wendy, a été présenté au Festival de Sundance 2020).

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Le site de Jeune Cinéma a d’ailleurs passé une année entière sous le charme de Hushpuppy.

Cinéma Juliet-Berto, passage du Palais de Justice, 38000 Grenoble.


À Paris, le Palais de Tokyo, avec Abdellah Karroum, et en collaboration avec l’Arab Museum of Modern Art de Doha au Qatar (MATHAF) fait le pari que les œuvres d’art ont une puissance d’intervention en prenant position face aux désordres du monde : Notre monde brûle (21 février-17 mai 2020).

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L’exposition ne craint pas le mot "Anthropocène" avec, par exemple John Akomfrah, Yto Barrada, Raqs Media Collective.

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Elle participe au débat sur le rapport exclusivement utilitariste à l’environnement avec Monira Al Qadiri, Sammy Baloji, Fabrice Hyber.

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Avec un catalogue.

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Vendredi 14 février 2020

 

À Brooklyn, au BAM, une nouvelle exposition : Climate in Crisis : Environmental Change in the Indigenous Americas (14 février 2020-10 janvier 2021).

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Le changement climatique, qui n’est plus "prédit" mais déjà bien installé depuis un bout de temps, qui s’acélère brutalement, détruit d’abord les plus exposés, les populations autochtones dont les rapports à la Nature, sont, paradoxalement, les plus justes.

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Le BAM présente plus de soixante œuvres couvrant 2800 ans de cultures à travers l’Amérique du Nord, l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud, pour mettre en évidence leurs modes de vie en accord avec leurs leurs visions du monde naturel.
Et bien sûr, montrer les dévastations de la fonte des glaciers, des sécheresses, des incendies de forêt, de la surexploitation des ressources, des déplacements et de la violence extrême.

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Ce sont des primitifs, au lieu de s’allier naïvement à la Terre, ils avaient qu’à faire comme les grands singes les plus civilisés, lutter contre elle ?
Que les grands singes les plus civilisés des zones tempérées ne s’impatientent pas, leur tour d’humilité viendra.

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Brooklyn Museum, 200 Eastern Parkway, Brooklyn, New York 11238-6052.



Vendredi 7 février 2020

 

À Paris, à la Bibliothèque publique d’informatio (BPI), depuis le 23 janvier 2020, on se rencontre, on débat, on discute, on suit des ateliers : Cycle Vivre durable.

Changement climatique, réduction de la biodiversité, catastrophes naturelles… les constats scientifiques alarmants s’accumulent et la prise de conscience de l’urgence climatique se généralise dans la société, et à la BPI, on se sent moins seul.

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Ce soir, à l’Espace presse, avec Momentum :

* À 19h00 : La décroissance : scénario pour une transition écologique réussie ?
Avec Agnès Sinaï, Benoît Thévard, Aurélie Luneau.

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Faites votre programme.

BPI, Centre Pompidou, 19 rue Beaubourg, 75004 Paris.



Lundi 27 janvier 2020

 

À Saint-Denis (et à Aubervilliers, Saint-Ouen-Sur-Seine, La Courneuve et Stains) ont commencé les Journées cinématographiques, 20e édition (24 janvier-8 février 2020).

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Ces Journées, depuis leur création au début du 21e siècle, en 2001, exhument, chaque année, un thème de l’inconscient collectif que le cinéma a révélé.
Ce fut successivement : Un monde à changer (2001), Exodes (2002), America vs America (2003), Ensemble ! (2004), Sauvage Innocence (2005), Sex is Politics (2006), Media Crisis (2007), Combat Rock (2008), Black Revolution (2009), Voir l’invisible (2010), La Comédie du travail (2011), Révolutions (2012), Fins de mondes (2013), Femmes femmes (2015), Censures (2016), Hahaha (2017), Rebel, Rebel (2018), L’Invitation au voyage (2019).

2020 semble une année charnière, comme le pensent les collapsologues, comme Pablo Servigne ou Yves Cochet.

Et comme le dit notre ami de Facebook, Carlos Piñarca, "Il y a le "Minuit profond" de Zarathoustra, et le "Minuit dans le siècle" de Victor Serge. Et puis il y a le Minuit de fin du monde de la Doomsday Clock, mise à jour depuis 1947 par les directeurs du Bulletin of the Atomic Scientists de l’université de Chicago. En 2019, on était à moins deux minutes de minuit. En 2020, on en serait à moins 100 secondes de minuit.
Ce serait l’année de tous les dangers, le climat s’ajoutant au nucléaire, et, parmi les multiples facteurs possibles de collapse, les épidémies dues à une insécurité sanitaire et la circulation démographique accélérée des humains et des choses. Tiens, à ce propos, à Paris aussi, comme en Chine, le défilé du Nouvel An chinois a été annulé hier dimanche, la communauté chinoise n’ayant pas le cœur à la fête devant les dégâts exponentiels venant de Wuhan, Chine centrale, 11 millions d’habitants.

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À Saint-Denis, en 2020, on a choisi de s’évader dans le répit du rêve, peut-être pour la dernière fois après tout : La vie est un songe. À l’honneur, notamment : la réalité virtuelle.

Ce soir, à Saint-Denis :

* À 18h00 : Tarzan, l’Homme-singe (Tarzan the Ape Man) de W.S. Van Dyke (1932).
Introduction de Arnaud et Jean-Marie Larrieu.


 

* À 20h30 : Opération Lune de William Karel (2002).
En sa présence.


 

Faites votre programme.

Cinéma l’Écran, place du Caquet, 93200 Saint-Denis.



Jeudi 23 janvier 2020

 

À Inari (alias Aanaar), tout au nord de la Finlande, la plus grande ville de la région Sami (Laponie) frontalière de la Norvège et de la Russie, commence le Skábmagovat Film Festival, 22e édition (23-26 janvier 2020).

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Le Skábmagovat, c’est le festival du film des peuples autochtones, des Reflections of the Endless Night comme une sorte de miroir symétrique du Midnight Sun Festival de Sodankylä au mois de juin (qui en sera cette année à sa 35e édition).

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En 2019, on en avait eu un avant-goût - et le Journal de Ellis & Neck en avait parlé à plusieurs reprises - à Paris à l’Institut finlandais, avec quelques-uns de ses IF Scrennings, Sámi Dreams, et à Venise à la Biennale 2019, aux Giardini.

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Au cours des dernières décennies, les Samis sont devenus sujets de leur histoire et ont commencé à définir eux-mêmes leur propre culture. Le Skábmagovat est né en 1999, pour animer la longue nuit polaire un peu déprimante, et, peut-être, pour un des derniers feux d’artifice de la vieille Laponie qui perd ses glaces.

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Les Samis sont accueillants.
Dès sa première édition, le festival a invité leurs homologues venus du monde entier, derniers résistants internationalistes à la mondialisation. Aux côtés des documentaires Samis des années 60, leurs premiers invités spéciaux furent les Aborigènes d’Australie. Cette année-là, la température est descendue à - 40°, et ce fut pourtant un succès immédiat. Ceux qui n’aiment pas le froid, regretteront d’ici quelques années, de ne pas l’avoir apprécié quand il était encore temps.
Les années suivantes, pour épauler les Samis, sont arrivés les autochtones canadiens, les Inuits du Nunavut, les autochtones brésiliens, ceux de Hawaï et de l’océan Pacifique, les Komi de Russie...

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Le festival se déroule dans trois lieux : le Musée Siida, le Centre culturel Sami Sajos et le Northern Lights Theater (ou théâtre des aurores boréales), un théâtre de neige (même l’écran), sans toit, entièrement sculpté dans la neige, avec des sièges faits de blocs de neige recouverts de peaux de rennes.

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Il comporte trois sections : le Camera Borealis (photographies et films sur la nature), le SieivaGovat (séminaire sur la photographie sâme) et le Skábmagovat Film Festival proprement dit (festival de production de films pour les peuples autochtones).

Au programme 2020, focus sur le lien avec la Terre à travers des films venus de Norvège, du Canada, de Finlande, de Nouvelle Zélande, d’Australie, du Pérou, de Colombie et du Japon.

Aujourd’hui, ouverture avec des courts métrages :

* À 16h00 : Prélude : Awareness de Arttu Nieminen (2019) ; Nuorgamista 10 kilometriä tunturiin (The River Runs Through Me : A Sami Poet) de Anne Lintujärvi (2018) ; Fintiaanit (Finndians) de Maria Seppälä (2019).

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* À 18h00, Opening Night : Katatjatuuk Kangirsumi (Throat Singing in Kangirsuk) de Eva Kaukai & Manon Chamberland (2019) ; Čuojanasat (Music !) de Ann Holmgren (2019) ; Inari de Ville-Riiko Fofonoff (2019) ; Bub de Oriwa Hakaraia & Te Mahara Tamahana (2019) ; Čáhcerávga de Suvi West (2019).

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Faites votre programme.

Skábmagovat / Sámidáidaga doarjjasearvi rs., Sami cultural centre Sajos, Menesjärventie 2, 99870 Inari.



Vendredi 17 janvier 2020

 

À Grenoble, à la Cinémathèque, commence un cycle Planète Terre, un peu court à notre goût mais très pointu (17 janvier-21 février 2020).

Ce soir :

* À 20h00 : The Land of Hope de Sion Sono (2012).
Avec Jean-Pierre Andrevon et Peggy Zejgman-Lecarme.


 

Faites votre programme.

Cinémathèque de Grenoble, 4 rue Hector-Berlioz, 38000 Grenoble.


À Genève, commence Black Movie, festival international de films indépendants, 21e édition (17-26 janvier 2020).

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Le festival, engagé dans la défense des productions asiatiques, africaines, orientales et sud-américaines, se définit comme impertinent.

Teaser | Petit Black Movie 2020 from Festival Black Movie on Vimeo.

 

Aujourd’hui, ça commence à 16h45, et la dernière séance est à 22h00.

Ce soir, en prime time, un road movie, un documentaire surréaliste, une comédie musicale :

* À 19h30 : Talking About Trees de Suhaib Gasmelbari (2019).


 

* À 20h00 : Dreamaway de Johanna Domke & Marouan Omara (2018).


 

* À 21h00 : Technoboss de João Nicolau (2019).


 

Faites votre programme.

On note tout de suite la conférence de Dominique Bourg, lundi 20 janvier 2020 à 19h00 : La planète, état des lieux et esquisse de nouveaux récits, en prolongement des récits des films Halte de Lav Diaz (2019) et Jallikattu de Lijo Jose Pellissery (2019).

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Maison des arts du Grütli, rue du Général-Dufour 16, 1204 Genève.


À Zürich, à la Kunsthaus, commence une grande exposition Olafur Eliasson. Symbiotic seeing (17 janvier-22 mars 2020).

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Ólafur Eliasson est né en 1967.
En septembre 2019, il a été nommé par l’ONU ambassadeur pour la protection du climat et les énergies durables. Il plaide pour un monde fondé sur la coexistence et la coopération et non sur la concurrence.

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L’année dernière, en juillet, on avait annoncé sa grande exposition à la Tate Modern : Olafur Eliasson In Real Life (11 juillet 2019-5 janvier 2020).
Pour Zürich, il a réalisé, en exclusivité, une nouvelle installation à grande échelle sur les rapports et les interactions entre acteurs humains et non humains sur la terre.

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Kunsthaus Zürich, Heimplatz 1, 8001 Zürich.



Jeudi 16 janvier 2020

 

À Paris, à la librairie Quilombo, alors que l’Agence de sûreté nucléaire (ASN) a publié un rapport sur les défaillances de la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne) et la multiplication d’incidents ces derniers mois, on s’occupe de nucléaire, en focalisant sur Iter, le réacteur nucléaire expérimental de Cadarache, en Provence, qui rêve de "mettre le Soleil en boîte",

Ce soir :

* À 19h00 : Rencontre avec Isabelle Bourboulon.

Bonne lecture :

* Isabelle Bourboulon, Soleil trompeur. ITER ou le fantasme de l’énergie illimitée, préface de Michèle Rivasi, Paris, Les Petits Matins, 2020.

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Librairie Quilombo, 23 rue Voltaire, 75011 Paris.



Lundi 13 janvier 2020

 

Il y a urgence à se hâter lentement (i.e. sans répétition des "erreurs" capitalistes & co).

Aujourd’hui commence le Greenpeace Film Festival 2020 (13-27 janvier 2020).

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Avec 15 films documentaires en accès libre sur le site du festival pendant 15 jours, la sélection 2020 présente les thématiques de l’environnement : climat, alimentation, agriculture, surconsommation, biodiversité, mais aussi les lanceurs d’alerte et les énergies fossiles.


 



Jeudi 9 janvier 2020

 

Radio France en est à son 37e jour de grève.

Les esclaves, la présidente et le pupitre.

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"Métro boulot dodo", narguaient les soixante-huitards, qui croyaient pouvoir y échapper.

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Merci à Guila Shani.

C’était au 20e siècle. On savait que le capital ne siphonne pas seulement la force du travail, mais tout simplement le temps de vie. Même si englué dans la routine du quotidien, et sagement matérialiste, on avait tendance à refouler ce vertige à tendance métaphysique. Mais sous les pavés, au moins pour certains, il y avait encore la plage.

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En 1970, Georges Moustaki (1934-2013) y croyait encore.

En 1974, Raoul Vaneigem (né en 1934) rêvait encore.


 

Au 21e siècle, le pain est dur, les temps sont amers, tous les romantismes révolutionnaires ont viré No Future.

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On mesure la pertinence de la vision de Dylan : And it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard, and it’s a hard It’s a hard rain’s a-gonna fall.


 

La grève, elle, elle ne change pas. Elle coûte toujours aussi cher aux grévistes, qui ne rêvent plus guère généralement.

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Les Mutins de Pangée soutiennent les caisses de grève, avec des projections "en réunion".

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Pourtant elle est toujours une sorte de trêve, un temps suspendu qui permet de retrouver son souffle, de se ressourcer, comme on dit aujourd’hui.

Quelques sources, quelques pistes d’échappées pour notre temps présent :

* Éric Beynel & Alessandro Stella, "Les Maîtres du temps et les casseurs d’horloges", in Lundimatin 224 du 6 janvier 2020.


 

* Jean-Lou Fourquet, "Entrons dans la résistance maîtrisons notre attention", sur son site Après la bière.

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En substance, à la suggestion de Daniel Schneidermann : Ils veulent acheter nos esprits, ils ne sont pas à vendre, nos "cerveaux ne sont pas disponibles". Ne nous laissons pas envahir, ce libre-échange-là est une illusion de liberté.

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* Daniel Bensaïd, "Marx et les crises", in Rhuthmos, 16 juin 2013.

* Avec une prolongation chez Daniel Mermet, pour se souvenir de la mort de Bensa, il y a 10 ans, le 12 janvier 2010.

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* Marx et la grève sur France Culture.



Mardi 7 janvier 2020

 

À Paris, à la MSH, le séminaire du Collège d’études mondiales, Accumulations et accélérations (responsable Christopher Pollmann), commence sa session de 2020, gratuit et sans inscription : Alternatives et remèdes (7janvier-16 juin 2020).

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Après 43 séances - L’emballement du monde I en 2016-2017 ; L’emballement du monde II en 2018 ;
Les emballements techniques et affectifs en 2019, le séminaire a dressé un constat sans appel : l’organisation capitaliste de la vie humaine et notamment la compétition ont progressivement installé un engrenage d’accumulations et d’accélérations qui menace désormais la survie de l’espèce, sur le plan écologique, social et psychique.
En 2020, il pose la question : Comment desserrer l’étau de l’emballement du monde et de l’artificialisation de la vie ?

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Aujourd’hui :

* À 18h00 : Démocratiser la France en s’inspirant des Gilets jaunes.
Avec Mathilde Larrère.

Bonne lecture :

* Mathilde Larrère éd., Révolutions. Quand les peuples font l’histoire, Paris, Belin, 2017.

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Faites votre programme.

Maison des sciences de l’homme (MSH), salle BS1-28, 54 boulevard Raspail, 75006 Paris.



Samedi 4 janvier 2020

 

À Paris, les Grands Voisins ont toujours là, même si leur surface diminue de mois en mois. Mais c’est leur dernier hiver.

En attendant le film de Bastien Simon, Les Grands Voisins, la cité rêvée qui devrait sortir en avril 2019, il est bon de les découvrir en vrai, d’y retourner, d’y aller plus souvent.

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C’est un lieu sans égal, inventé par l’association Aurore, Plateau Urbain et Yes We Camp.

Il y a des centres d’hébergement, un accueil de jour, et des programmes de réinsertion.

C’est surtout un modèle économique alternatif où tout le monde se sent bien, aussi bien les bourges généreux qui se débarrassent de leurs fringues et ou de leurs superflus, que les bourges radins qui les achètent à 1, 00€, aussi bien ceux qui viennent y juste faire un tour que ceux qui viennent chercher de l’aide.


 

Il y a des lectures, des expositions, des musiques, des ateliers, des carnavals.
On y fait des rencontres et on y mange admirablement.
C’est une île d’utopie au cœur de la ville qui, en 5 ans, a réussi.
Sourires, liberté, on se remet à croire en l’humanité.

Ce soir, par exemple, y a un bal, à 21h00, à la Lingerie.

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Les Grands Voisins, ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul, 74 avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris.



Vendredi 3 janvier 2020

 

Bon anniversaire à Greta Thunberg, 17 ans accomplis aujourd’hui.

En 2020, ça tombe un vendredi, quel hasard !

Si sa généalogie pouvait l’incliner à ne pas craindre la méchante scène publique (sa mère est chanteuse d’opéra et son père acteur de cinéma), c’est quand même une sacrée gamine, qu’on a envie d’aimer et de soutenir à la mesure de la haine qu’elle déclenche chez les pitoyables pantins qui croient tenir les rênes.

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Apparemment, rien de public n’est prévu ce vendredi 3 janvier 2020, ce qui est tout à son honneur, la cause climatique ne souffre aucune icône, ni dieu, ni césar, ni tribun.



Jeudi 2 janvier 2020

 

Bon anniversaire à Isaac Asimov (1920-1992), cent ans aujourd’hui.
Il pourrait être vivant, après tout.

Que penserait-il, de l’état du monde du 21e siècle, Asimov du 20e siècle ?
Et cette époque Anthropocène, S. Hari Seldon, né en l’an 11988 de l’Ère Galactique, dont la fête est célébrée par les pataphysiciens le 12 pédale (6 mars vulg.), où la placerait-il dans le futur antérieur de sa vision psychohistorique ?

Le fin du fin, c’est de relire son œuvre dans la collection Présence du futur de chez Denoël.

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Mais les nouvelles éditions sont bien aussi.

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Bonne visions :

* L’Homme bicentenaire (Bicentennial Man) de Chris Columbus (1999).

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* I, Robot de Alex Proyas (2004).


 

Bonne lecture :

* Isaac Asimov, Le Grand Livre des robots, tome 1 Prélude à Trantor et tome 2, La Gloire de Trantor, traduction et préface de Jacques Goimard, Paris, Presses de la Cité, 1991.

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