Chronique 2020
Anthropocène, le vécu
publié le samedi 22 février 2020

Journal de Abla 2020  : 1er-15 janvier 2020 (2, 3, 4, 7, 9, 13 janvier 2020) ; 16-31 janvier 2020 (16, 17, 23, 27 janvier 2020) ; 1er-15 février 2020 (7, 14, 21, 22 février 2020)
 

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Les années : * L’année 2014 ; * L’année 2015 ; * L’année 2016 ; * L’année 2017 ; * L’année 2018 ; * L’année 2019 ; * L’année 2020

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Samedi 22 février 2020

 

À New York, au Metrograph : Climate Crisis Parables (22 février-22 avril 2020).

Pour évoquer le changement climatique, l’effondrement écologique et la crise imminente, pour mettre en garde contre les conséquences désastreuses des dommages causés par la poursuite sans entraves du profit, Metrograph choisit la fiction et la parabole plutôt que le documentaire.

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En partenariat avec Harper’s Magazine, qui publie régulièrement des textes sur les questions environnementales (Naomi Klein, Bill McKibben, Wendell Berry ou Rebecca Solnit), et avec Extinction Rebellion Lower East Side.
Les projections seront présentées par des experts du changement climatique.

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Aujourd’hui :

* À 16h15 : Le diable, probablement (The Devil, Probably) de Robert Bresson (1977).


 

Faites votre programme.

Metrograph, No.7 Ludlow Street, New York NY 10002.



Vendredi 21 février 2020

 

À Grenoble, le Cycle Planète Terre de la Cinémathèque se termine en apothéose (17 janvier-21 février 2020).

* À 20h00 : Les Bêtes du sud sauvage (Beasts of the Southern Wild) de Benh Zeitlin (2012).
Présentation de Jean-Pierre Andrevon.


 

On l’a déjà annoncé, ce cycle Planète Terre, mais ce soir, comment résister au rappel de ce film délicieux et mal connu, bien qu’il ait fait la tournée de la plupart des festivals du monde ?
On se souvient de sa présentation à Cannes 2012 (où le film a reçu de nombreux prix) : sur la scène, face aux spectateurs, l’équipe du film avait soulevé à bout de bras la très petite Quvenzhané Wallis, 8 ans à l’époque. Pour l’instant, elle n’a pas (encore) vraiment fait carrière, à part son rôle dans 12 Years a Slave de Steve McQueen l’année suivante, en 2013.
C’était le premier long métrage de Benh Zeitlin qui n’a rien réalisé d’autre jusqu’à 2019, son dernier film, Wendy, a été présenté au Festival de Sundance 2020).

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Le site de Jeune Cinéma a d’ailleurs passé une année entière sous le charme de Hushpuppy.

Cinéma Juliet-Berto, passage du Palais de Justice, 38000 Grenoble.


À Paris, le Palais de Tokyo, avec Abdellah Karroum, et en collaboration avec l’Arab Museum of Modern Art de Doha au Qatar (MATHAF) fait le pari que les œuvres d’art ont une puissance d’intervention en prenant position face aux désordres du monde : Notre monde brûle (21 février-17 mai 2020).

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L’exposition ne craint pas le mot "Anthropocène" avec, par exemple John Akomfrah, Yto Barrada, Raqs Media Collective.

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Elle participe au débat sur le rapport exclusivement utilitariste à l’environnement avec Monira Al Qadiri, Sammy Baloji, Fabrice Hyber.

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Avec un catalogue.

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Vendredi 14 février 2020

 

À Brooklyn, au BAM, une nouvelle exposition : Climate in Crisis : Environmental Change in the Indigenous Americas (14 février 2020-10 janvier 2021).

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Le changement climatique, qui n’est plus "prédit" mais déjà bien installé depuis un bout de temps, qui s’acélère brutalement, détruit d’abord les plus exposés, les populations autochtones dont les rapports à la Nature, sont, paradoxalement, les plus justes.

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Le BAM présente plus de soixante œuvres couvrant 2800 ans de cultures à travers l’Amérique du Nord, l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud, pour mettre en évidence leurs modes de vie en accord avec leurs leurs visions du monde naturel.
Et bien sûr, montrer les dévastations de la fonte des glaciers, des sécheresses, des incendies de forêt, de la surexploitation des ressources, des déplacements et de la violence extrême.

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Ce sont des primitifs, au lieu de s’allier naïvement à la Terre, ils avaient qu’à faire comme les grands singes les plus civilisés, lutter contre elle ?
Que les grands singes les plus civilisés des zones tempérées ne s’impatientent pas, leur tour d’humilité viendra.

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Brooklyn Museum, 200 Eastern Parkway, Brooklyn, New York 11238-6052.



Vendredi 7 février 2020

 

À Paris, à la Bibliothèque publique d’informatio (BPI), depuis le 23 janvier 2020, on se rencontre, on débat, on discute, on suit des ateliers : Cycle Vivre durable.

Changement climatique, réduction de la biodiversité, catastrophes naturelles… les constats scientifiques alarmants s’accumulent et la prise de conscience de l’urgence climatique se généralise dans la société, et à la BPI, on se sent moins seul.

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Ce soir, à l’Espace presse, avec Momentum :

* À 19h00 : La décroissance : scénario pour une transition écologique réussie ?
Avec Agnès Sinaï, Benoît Thévard, Aurélie Luneau.

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Faites votre programme.

BPI, Centre Pompidou, 19 rue Beaubourg, 75004 Paris.



Lundi 27 janvier 2020

 

À Saint-Denis (et à Aubervilliers, Saint-Ouen-Sur-Seine, La Courneuve et Stains) ont commencé les Journées cinématographiques, 20e édition (24 janvier-8 février 2020).

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Ces Journées, depuis leur création au début du 21e siècle, en 2001, exhument, chaque année, un thème de l’inconscient collectif que le cinéma a révélé.
Ce fut successivement : Un monde à changer (2001), Exodes (2002), America vs America (2003), Ensemble ! (2004), Sauvage Innocence (2005), Sex is Politics (2006), Media Crisis (2007), Combat Rock (2008), Black Revolution (2009), Voir l’invisible (2010), La Comédie du travail (2011), Révolutions (2012), Fins de mondes (2013), Femmes femmes (2015), Censures (2016), Hahaha (2017), Rebel, Rebel (2018), L’Invitation au voyage (2019).

2020 semble une année charnière, comme le pensent les collapsologues, comme Pablo Servigne ou Yves Cochet.

Et comme le dit notre ami de Facebook, Carlos Piñarca, "Il y a le "Minuit profond" de Zarathoustra, et le "Minuit dans le siècle" de Victor Serge. Et puis il y a le Minuit de fin du monde de la Doomsday Clock, mise à jour depuis 1947 par les directeurs du Bulletin of the Atomic Scientists de l’université de Chicago. En 2019, on était à moins deux minutes de minuit. En 2020, on en serait à moins 100 secondes de minuit.
Ce serait l’année de tous les dangers, le climat s’ajoutant au nucléaire, et, parmi les multiples facteurs possibles de collapse, les épidémies dues à une insécurité sanitaire et la circulation démographique accélérée des humains et des choses. Tiens, à ce propos, à Paris aussi, comme en Chine, le défilé du Nouvel An chinois a été annulé hier dimanche, la communauté chinoise n’ayant pas le cœur à la fête devant les dégâts exponentiels venant de Wuhan, Chine centrale, 11 millions d’habitants.

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À Saint-Denis, en 2020, on a choisi de s’évader dans le répit du rêve, peut-être pour la dernière fois après tout : La vie est un songe. À l’honneur, notamment : la réalité virtuelle.

Ce soir, à Saint-Denis :

* À 18h00 : Tarzan, l’Homme-singe (Tarzan the Ape Man) de W.S. Van Dyke (1932).
Introduction de Arnaud et Jean-Marie Larrieu.


 

* À 20h30 : Opération Lune de William Karel (2002).
En sa présence.


 

Faites votre programme.

Cinéma l’Écran, place du Caquet, 93200 Saint-Denis.



Jeudi 23 janvier 2020

 

À Inari (alias Aanaar), tout au nord de la Finlande, la plus grande ville de la région Sami (Laponie) frontalière de la Norvège et de la Russie, commence le Skábmagovat Film Festival, 22e édition (23-26 janvier 2020).

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Le Skábmagovat, c’est le festival du film des peuples autochtones, des Reflections of the Endless Night comme une sorte de miroir symétrique du Midnight Sun Festival de Sodankylä au mois de juin (qui en sera cette année à sa 35e édition).

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En 2019, on en avait eu un avant-goût - et le Journal de Ellis & Neck en avait parlé à plusieurs reprises - à Paris à l’Institut finlandais, avec quelques-uns de ses IF Scrennings, Sámi Dreams, et à Venise à la Biennale 2019, aux Giardini.

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Au cours des dernières décennies, les Samis sont devenus sujets de leur histoire et ont commencé à définir eux-mêmes leur propre culture. Le Skábmagovat est né en 1999, pour animer la longue nuit polaire un peu déprimante, et, peut-être, pour un des derniers feux d’artifice de la vieille Laponie qui perd ses glaces.

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Les Samis sont accueillants.
Dès sa première édition, le festival a invité leurs homologues venus du monde entier, derniers résistants internationalistes à la mondialisation. Aux côtés des documentaires Samis des années 60, leurs premiers invités spéciaux furent les Aborigènes d’Australie. Cette année-là, la température est descendue à - 40°, et ce fut pourtant un succès immédiat. Ceux qui n’aiment pas le froid, regretteront d’ici quelques années, de ne pas l’avoir apprécié quand il était encore temps.
Les années suivantes, pour épauler les Samis, sont arrivés les autochtones canadiens, les Inuits du Nunavut, les autochtones brésiliens, ceux de Hawaï et de l’océan Pacifique, les Komi de Russie...

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Le festival se déroule dans trois lieux : le Musée Siida, le Centre culturel Sami Sajos et le Northern Lights Theater (ou théâtre des aurores boréales), un théâtre de neige (même l’écran), sans toit, entièrement sculpté dans la neige, avec des sièges faits de blocs de neige recouverts de peaux de rennes.

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Il comporte trois sections : le Camera Borealis (photographies et films sur la nature), le SieivaGovat (séminaire sur la photographie sâme) et le Skábmagovat Film Festival proprement dit (festival de production de films pour les peuples autochtones).

Au programme 2020, focus sur le lien avec la Terre à travers des films venus de Norvège, du Canada, de Finlande, de Nouvelle Zélande, d’Australie, du Pérou, de Colombie et du Japon.

Aujourd’hui, ouverture avec des courts métrages :

* À 16h00 : Prélude : Awareness de Arttu Nieminen (2019) ; Nuorgamista 10 kilometriä tunturiin (The River Runs Through Me : A Sami Poet) de Anne Lintujärvi (2018) ; Fintiaanit (Finndians) de Maria Seppälä (2019).

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* À 18h00, Opening Night : Katatjatuuk Kangirsumi (Throat Singing in Kangirsuk) de Eva Kaukai & Manon Chamberland (2019) ; Čuojanasat (Music !) de Ann Holmgren (2019) ; Inari de Ville-Riiko Fofonoff (2019) ; Bub de Oriwa Hakaraia & Te Mahara Tamahana (2019) ; Čáhcerávga de Suvi West (2019).

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Faites votre programme.

Skábmagovat / Sámidáidaga doarjjasearvi rs., Sami cultural centre Sajos, Menesjärventie 2, 99870 Inari.



Vendredi 17 janvier 2020

 

À Grenoble, à la Cinémathèque, commence un cycle Planète Terre, un peu court à notre goût mais très pointu (17 janvier-21 février 2020).

Ce soir :

* À 20h00 : The Land of Hope de Sion Sono (2012).
Avec Jean-Pierre Andrevon et Peggy Zejgman-Lecarme.


 

Faites votre programme.

Cinémathèque de Grenoble, 4 rue Hector-Berlioz, 38000 Grenoble.


À Genève, commence Black Movie, festival international de films indépendants, 21e édition (17-26 janvier 2020).

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Le festival, engagé dans la défense des productions asiatiques, africaines, orientales et sud-américaines, se définit comme impertinent.

Teaser | Petit Black Movie 2020 from Festival Black Movie on Vimeo.

 

Aujourd’hui, ça commence à 16h45, et la dernière séance est à 22h00.

Ce soir, en prime time, un road movie, un documentaire surréaliste, une comédie musicale :

* À 19h30 : Talking About Trees de Suhaib Gasmelbari (2019).


 

* À 20h00 : Dreamaway de Johanna Domke & Marouan Omara (2018).


 

* À 21h00 : Technoboss de João Nicolau (2019).


 

Faites votre programme.

On note tout de suite la conférence de Dominique Bourg, lundi 20 janvier 2020 à 19h00 : La planète, état des lieux et esquisse de nouveaux récits, en prolongement des récits des films Halte de Lav Diaz (2019) et Jallikattu de Lijo Jose Pellissery (2019).

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Maison des arts du Grütli, rue du Général-Dufour 16, 1204 Genève.


À Zürich, à la Kunsthaus, commence une grande exposition Olafur Eliasson. Symbiotic seeing (17 janvier-22 mars 2020).

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Ólafur Eliasson est né en 1967.
En septembre 2019, il a été nommé par l’ONU ambassadeur pour la protection du climat et les énergies durables. Il plaide pour un monde fondé sur la coexistence et la coopération et non sur la concurrence.

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L’année dernière, en juillet, on avait annoncé sa grande exposition à la Tate Modern : Olafur Eliasson In Real Life (11 juillet 2019-5 janvier 2020).
Pour Zürich, il a réalisé, en exclusivité, une nouvelle installation à grande échelle sur les rapports et les interactions entre acteurs humains et non humains sur la terre.

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Kunsthaus Zürich, Heimplatz 1, 8001 Zürich.



Jeudi 16 janvier 2020

 

À Paris, à la librairie Quilombo, alors que l’Agence de sûreté nucléaire (ASN) a publié un rapport sur les défaillances de la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne) et la multiplication d’incidents ces derniers mois, on s’occupe de nucléaire, en focalisant sur Iter, le réacteur nucléaire expérimental de Cadarache, en Provence, qui rêve de "mettre le Soleil en boîte",

Ce soir :

* À 19h00 : Rencontre avec Isabelle Bourboulon.

Bonne lecture :

* Isabelle Bourboulon, Soleil trompeur. ITER ou le fantasme de l’énergie illimitée, préface de Michèle Rivasi, Paris, Les Petits Matins, 2020.

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Librairie Quilombo, 23 rue Voltaire, 75011 Paris.



Lundi 13 janvier 2020

 

Il y a urgence à se hâter lentement (i.e. sans répétition des "erreurs" capitalistes & co).

Aujourd’hui commence le Greenpeace Film Festival 2020 (13-27 janvier 2020).

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Avec 15 films documentaires en accès libre sur le site du festival pendant 15 jours, la sélection 2020 présente les thématiques de l’environnement : climat, alimentation, agriculture, surconsommation, biodiversité, mais aussi les lanceurs d’alerte et les énergies fossiles.


 



Jeudi 9 janvier 2020

 

Radio France en est à son 37e jour de grève.

Les esclaves, la présidente et le pupitre.

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"Métro boulot dodo", narguaient les soixante-huitards, qui croyaient pouvoir y échapper.

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Merci à Guila Shani.

C’était au 20e siècle. On savait que le capital ne siphonne pas seulement la force du travail, mais tout simplement le temps de vie. Même si englué dans la routine du quotidien, et sagement matérialiste, on avait tendance à refouler ce vertige à tendance métaphysique. Mais sous les pavés, au moins pour certains, il y avait encore la plage.

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En 1970, Georges Moustaki (1934-2013) y croyait encore.

En 1974, Raoul Vaneigem (né en 1934) rêvait encore.


 

Au 21e siècle, le pain est dur, les temps sont amers, tous les romantismes révolutionnaires ont viré No Future.

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On mesure la pertinence de la vision de Dylan : And it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard, and it’s a hard It’s a hard rain’s a-gonna fall.


 

La grève, elle, elle ne change pas. Elle coûte toujours aussi cher aux grévistes, qui ne rêvent plus guère généralement.

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Les Mutins de Pangée soutiennent les caisses de grève, avec des projections "en réunion".

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Pourtant elle est toujours une sorte de trêve, un temps suspendu qui permet de retrouver son souffle, de se ressourcer, comme on dit aujourd’hui.

Quelques sources, quelques pistes d’échappées pour notre temps présent :

* Éric Beynel & Alessandro Stella, "Les Maîtres du temps et les casseurs d’horloges", in Lundimatin 224 du 6 janvier 2020.


 

* Jean-Lou Fourquet, "Entrons dans la résistance maîtrisons notre attention", sur son site Après la bière.

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En substance, à la suggestion de Daniel Schneidermann : Ils veulent acheter nos esprits, ils ne sont pas à vendre, nos "cerveaux ne sont pas disponibles". Ne nous laissons pas envahir, ce libre-échange-là est une illusion de liberté.

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* Daniel Bensaïd, "Marx et les crises", in Rhuthmos, 16 juin 2013.

* Avec une prolongation chez Daniel Mermet, pour se souvenir de la mort de Bensa, il y a 10 ans, le 12 janvier 2010.

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* Marx et la grève sur France Culture.



Mardi 7 janvier 2020

 

À Paris, à la MSH, le séminaire du Collège d’études mondiales, Accumulations et accélérations (responsable Christopher Pollmann), commence sa session de 2020, gratuit et sans inscription : Alternatives et remèdes (7janvier-16 juin 2020).

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Après 43 séances - L’emballement du monde I en 2016-2017 ; L’emballement du monde II en 2018 ;
Les emballements techniques et affectifs en 2019, le séminaire a dressé un constat sans appel : l’organisation capitaliste de la vie humaine et notamment la compétition ont progressivement installé un engrenage d’accumulations et d’accélérations qui menace désormais la survie de l’espèce, sur le plan écologique, social et psychique.
En 2020, il pose la question : Comment desserrer l’étau de l’emballement du monde et de l’artificialisation de la vie ?

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Aujourd’hui :

* À 18h00 : Démocratiser la France en s’inspirant des Gilets jaunes.
Avec Mathilde Larrère.

Bonne lecture :

* Mathilde Larrère éd., Révolutions. Quand les peuples font l’histoire, Paris, Belin, 2017.

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Faites votre programme.

Maison des sciences de l’homme (MSH), salle BS1-28, 54 boulevard Raspail, 75006 Paris.



Samedi 4 janvier 2020

 

À Paris, les Grands Voisins ont toujours là, même si leur surface diminue de mois en mois. Mais c’est leur dernier hiver.

En attendant le film de Bastien Simon, Les Grands Voisins, la cité rêvée qui devrait sortir en avril 2019, il est bon de les découvrir en vrai, d’y retourner, d’y aller plus souvent.

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C’est un lieu sans égal, inventé par l’association Aurore, Plateau Urbain et Yes We Camp.

Il y a des centres d’hébergement, un accueil de jour, et des programmes de réinsertion.

C’est surtout un modèle économique alternatif où tout le monde se sent bien, aussi bien les bourges généreux qui se débarrassent de leurs fringues et ou de leurs superflus, que les bourges radins qui les achètent à 1, 00€, aussi bien ceux qui viennent y juste faire un tour que ceux qui viennent chercher de l’aide.


 

Il y a des lectures, des expositions, des musiques, des ateliers, des carnavals.
On y fait des rencontres et on y mange admirablement.
C’est une île d’utopie au cœur de la ville qui, en 5 ans, a réussi.
Sourires, liberté, on se remet à croire en l’humanité.

Ce soir, par exemple, y a un bal, à 21h00, à la Lingerie.

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Les Grands Voisins, ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul, 74 avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris.



Vendredi 3 janvier 2020

 

Bon anniversaire à Greta Thunberg, 17 ans accomplis aujourd’hui.

En 2020, ça tombe un vendredi, quel hasard !

Si sa généalogie pouvait l’incliner à ne pas craindre la méchante scène publique (sa mère est chanteuse d’opéra et son père acteur de cinéma), c’est quand même une sacrée gamine, qu’on a envie d’aimer et de soutenir à la mesure de la haine qu’elle déclenche chez les pitoyables pantins qui croient tenir les rênes.

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Apparemment, rien de public n’est prévu ce vendredi 3 janvier 2020, ce qui est tout à son honneur, la cause climatique ne souffre aucune icône, ni dieu, ni césar, ni tribun.



Jeudi 2 janvier 2020

 

Bon anniversaire à Isaac Asimov (1920-1992), cent ans aujourd’hui.
Il pourrait être vivant, après tout.

Que penserait-il, de l’état du monde du 21e siècle, Asimov du 20e siècle ?
Et cette époque Anthropocène, S. Hari Seldon, né en l’an 11988 de l’Ère Galactique, dont la fête est célébrée par les pataphysiciens le 12 pédale (6 mars vulg.), où la placerait-il dans le futur antérieur de sa vision psychohistorique ?

Le fin du fin, c’est de relire son œuvre dans la collection Présence du futur de chez Denoël.

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Mais les nouvelles éditions sont bien aussi.

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Bonne visions :

* L’Homme bicentenaire (Bicentennial Man) de Chris Columbus (1999).

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* I, Robot de Alex Proyas (2004).


 

Bonne lecture :

* Isaac Asimov, Le Grand Livre des robots, tome 1 Prélude à Trantor et tome 2, La Gloire de Trantor, traduction et préface de Jacques Goimard, Paris, Presses de la Cité, 1991.

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