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Journal de Old Gringo (septembre 2015)
publié le mercredi 30 septembre 2015


 

SEPTEMBRE 2015

 



Mercredi 30 septembre 2015

 

À partir d’aujourd’hui, mercredi 30 septembre 2015, et jusqu’au 27 octobre 2015, L’Entrepôt, Paris 14e., en collaboration avec Films en quête, propose un cycle de films documentaires intitulé Réflexions, le plus souvent possible en présence des cinéastes et de leurs invités.

Il est établi, désormais, que les documentaires d’auteurs sont des pièces au dossier de la vie sociale et politique, où ils jouent un rôle majeur.

On se plaint qu’il n’y a plus de grands maîtres à penser.
On voit surgir des maîtres à voir, héritiers des grands précurseurs, Rouch, Resnais, Marker...


 

Ils nettoient et décillent nos regards enfumés - et cela même chez les plus méfiants d’entre nous - par les flux monstrueux et informes d’images déversées par la télévision, la publicité, les réseaux sociaux, et jusqu’aux murs qui ont de plus en plus la parole.

Les documentaires prennent de l’ambition, et les manifestations spécialisées qui les accueillent ou les engendrent, aussi, se multiplient, qui doublent de vitesse les grands lieux originels, comme le musée de l’Homme, ou le British Institute : le cinéma du Réel de Beaubourg, Documentaires sur grand écran, Rencontres de Montreuil, États généraux de Lussas... sont devenus incontournables.

À contre-courant, le FID de Marseille, anciennement "Vue sur les docs", s’est au contraire élargi à la fiction, ouvrant la voie à de féconds télescopages.

Quant aux grands festivals, ils ont tous des sections documentaires, et, en cette année 2015, Cannes a même créé un nouveau prix : L’Œil d’or.

L’Entrepôt, 7 rue Francis-de-Pressensé, 75014 Paris.


Sur les grands grands écrans, y a du nouveau.

* Vers l’autre rive de Kiyoshi Kurosawa (2015).

* Lamb de Yared Zeleke (2015).

* Vierge sous serment de Laura Bispuri (2015).

* Maryland de Alice Winocour (2015).

* Ni le ciel ni la terre de Clément Cogitore (2015).



Mardi 29 septembre 2015

 

Aujourd’hui, à Paris, il ne faut pas manquer Les Années Ovahimba, l’exposition de Rina Sherman, qui commence aujourd’hui à la BNF.

Les Ovahimba, sont installés de part et d’autre de la rivière Kunene (frontière entre la Namibie et l’Angola), en Afrique australe. L’ethnographe, cinéaste et photographe Rina Sherman a partagé la vie d’une petite communauté pendant une enquête de terrain de sept ans, entre 1997 et 2004. L’exposition vise à montrer le foisonnement de cette vie quotidienne et de ses rituels dans l’esprit de "l’anthropologie partagée" chère à Jean Rouch.


C’est très beau, et c’est gratuit.

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C’est jusqu’au 15 novembre 2015. Mais on sait que si on ne va pas aux expos au début, on n’y va pas à la fin, pris dans le flux ininterrompu des propositions.

Ce soir, aussi : Rina Sherman fait une conférence multimédia, illustrée de nombreux documents photographiques, vidéos et sonores, à 18h30 au Petit auditorium.

Bibliothèque nationale de France, site François Mitterrand
, Hall Ouest, Galerie des donateurs, entrée gratuite.


À Paris toujours, on peut avoir envie d’idées, celles de Virginie Despentes, par exemple, qui nous boostent toujours.

Ce soir, la Maison de la poésie lui donne carte blanche, et elle vient accompagnée du groupe de rock Zëro pour payer, dit-elle, une dette littéraire : celle qu’elle doit au mythique Requiem des innocents de Louis Calaferte.

C’est ce soir seulement, et c’est à 20h30.

Avec Éric Aldea (guitare), Ivan Chiossone (claviers), Frank Laurino (batterie) et Wilo (son).

Maison de la poésie, 157 Rue Saint-Martin, 75003 Paris.


À Marseille, Vidéodrome 2 fait retour sur l’histoire du VGIK, la première école de cinéma au monde, qui existe toujours : l’Institut national de la cinématographie S. A. Guerassimov, à Moscou.

Ouvert en 1919 à Moscou, le VGIK formait les nouveaux réalisateurs du cinéma révolutionnaire.
En 1920, Lev Koulechov y entra comme professeur et y fonda son "Laboratoire expérimental, où il mit en application ses théories sous forme d’exercices sur la mise en scène, le cadrage, le jeu d’acteur ou le montage.
En 1928, Eisenstein y devint enseignant et y créa le premier cours de mise en scène cinématographique.
En 1963, Pelechian y commença ses études. Il y eut pour camarade de promotion Andreï Tarkovski.
Sokourov et Paradjanov figurent aussi parmi les anciens de l’école de Moscou.

C’est à partir d’aujourd’hui jusqu’au 10 octobre 2015.

Videodrome 2, 49 Cours Julien 13006 Marseille.



Lundi 28 septembre 2015

 

Annecy italien 2015 (23-29 septembre 2015).

Nous avons commencé le festival, jeudi 24 septembre 2015 avec Millionnaire Blonde, toujours aussi joyeuse.

Nous le terminons en vous renvoyant à nos articles :

* La chronique quotidienne.

* La relecture.

Nous vous renvoyons aussi, in vivo, à Librinfo 74, l’info locale alternative.



Dimanche 27 septembre 2015

 

En 2015, la Semaine des cultures étrangères se déroule du 25 septembre au 4 octobre 2015.

Elle est organisée par le Forum des instituts culturels étrangers (FICEP).

Cette année, le thème c’est "Nos environnements", au pluriel, car ce qui nous cerne, nous autres Terriens, ce qui nous emprisonne, nous pénètre, et finalement nous définit, est polymorphe : social, culturel, politique, esthétique, linguistique, plus ou moins proche, plus ou moins lointain.

Ce qui nous cerne et nous pénètre, nous devons le connaître.



Samedi 26 septembre 2015

 

Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 26 septembre au 2 octobre 2015.



Vendredi 25 septembre 2015

 

À Nancy, connaissez-vous le Cercle du travail ?

Le nom semble austère.

Mais tout est "travail", le simple travail de vivre, par exemple, ou le "travail sur soi", ou quelqu’apprentissage que ce soit.

Ou rien ne l’est, le travail de l’artiste, du sportif, de l’intellectuel, de l’artisan.

Le corollaire, c’est la notion de "vacances".
Faut-il plaindre quelqu’un qui ne prend jamais de vacances mais qui, toute sa vie, 24 heures sur 24 et y compris dans son sommeil, fait ce qui lui plaît ?
Picasso prenait-il jamais des "vacances" ?

C’est aussi la notion de "divertissement".
Ne peut-on se délasser qu’en se vautrant dans la facilité (même s’il est parfaitement licite de le faire aussi) ?

Et qu’est-ce que le bon farniente, si ce n’est l’attention flottante portée au monde, voire la rêverie errante - le travail plus ou moins intense de la conscience ?

Il faut donc toujours préciser la nature du travail : salarié ou pas, car c’est le seul critère.
Si la confusion est savamment entretenue dans les discours politiques et/ou médiatiques, c’est qu’il serait sans doute dangereux que cette notion de plaisir au travail, ou de plaisir du travail, ou d’indépendance dans le travail, advienne comme utopie mobilisatrice, voire comme engrais d’actions non-contrôlées.

Tout cela pour dire que le Cercle du travail, né en 1876 à l’initiative de l’horloger Gustave Petit, a comme ambition une idée de cette nature : accueillir le besoin - mais aussi le désir - de formation des ouvriers, employés et artisans, tous ceux qui n’ont pas eu la chance d’apprendre quand cela semble naturel à tant d’autres : dans l’enfance et la jeunesse.
On peut donc y apprendre, gratuitement et à tout âge, à lire, écrire et compter, mais aussi à y pratiquer des tas d’autres choses tout aussi essentielles à une belle vie ou utiles à une progression professionnelle, avec deux princopes de base : la laïcité et le bénévolat.

À propos de laïcité et à contrepied : Nietzsche disait qu’il ne croirait "qu’en un dieu qui saurait danser", ce en quoi il se positionnait délibérément dans une mouvance païenne, ce qui ne peut que nous plaire, nous autres "païens éclairés".

Aujourd’hui, vendredi 25 septembre 2015, au Cercle du travail à Nancy, un cours qui a tout pour nous plaire, et qui nous semble indispensable à la vie en société :

* À 16h00 : Le Tango, présentation et animation de Didier Francfort. (1)

1. Didier Francfort, "L’invention du tango boréal", Bulletin de la BPI, avril-mai-juin 2008 ; Didier Francfort, "Les tangos européens : influences et réinventions. L’exemple des tangos d’Europe centrale et orientale", in Nicole Fourtané, Michèle Guiraud (dir.), Emprunts et transferts culturels : du monde luso-hispanophone vers l’Europe, PUN (2011).

Université populaire du Cercle du travail, Porte Saint-Georges, 1bis, rue Drouin 54000 Nancy.



Jeudi 24 septembre 2015

 

Annecy 2015, 33e édition.

Faites votre programme.



Mercredi 23 septembre 2015

 

Le festival de Annecy Cinéma 33e édition, commence aujourd’hui à 14h. Et cela jusqu’à dimanche 29 septempbre 2015.

C’est un festival qui nous tient à cœur.
C’est là, que chaque année, nous pouvons constater que le cinéma italien est bien vivant, et que la relève est assurée.
On vous dit, deci delà, le contraire depuis des années, surtout en France.
N’en croyez pas un mot.

Ce sont les humeurs des modes : la critique a toujours eu "ses lunes", dépendante elle-même des distributeurs, eux-mêmes enchaînés aux critères de fric, eux-mêmes tenus par des considérations en aucune manière liées à l’art et à la création.

Nous y serons, on vous dira.


Les sorties sur les grands écrans

* Brooklyn de Pascal Tessaud (2014).

* The Look of Silence de Joshua Oppenheimer (2014).

* Les Deux Amis de Louis Garrel (2015).

* Les Rois du monde (Casteljaloux) de Laurent Laffargue (2015).

* Everest de Baltasar Kormákur (2015).

Et là, la bonne idée serait de voir d’abord le film dont nous vous avons parlé la nuit de dimanche dernier (cf. infra, le 20 septembre 2015) : L’Épopée de l’Éverest (The Epic of Everest) de John Noel (1924), restauré par les archives nationales du British Film Institute (DVD chez UFO).
Puis d’aller voir le Everest d’aujourd’hui.

Et puis, quelques idées et quelques images des années 70 à revisiter :

* Délivrance de John Boorman (1972).

* L’Audience de Marco Ferreri (1972).

* Pat Garrett et Billy The Kid de Sam Peckinpah (1973).

* Croix de fer de Sam Peckinpah (1977).



Mardi 22 septembre 2015

 

Si vous arrivez à vous libérer assez tôt, on vous propose une soirée complète : juste avant la soirée à l’Institut finlandais, passez donc à la Librairie du Panthéon à partir de 18h30.

C’est juste à côté, et c’est une des dernières fois qu’elle s’appellera Ciné-Reflet, avant de devenir Cinélittérature. cf. infra.

Vous pourrez ainsi aller saluer 

Jacques Richard qui y présente son livre 
Le Cinéma libertaire et libertin

.

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Il y devrait y avoir aussi Jean-Michel Arnold, Benjamin Baltimore, Jean-Pierre Bastid,
 Nicole Brenez, Maria Koleva, Jean-Ollé Laprune, Britt Nini, Joël Séria, Jean Streff, etc. bref que du beau monde.

Librairie du Panthéon, 15, rue Victor-Cousin, 75005 Paris.


À Paris, le ciné-club de l’Institut finlandais reprend ses bonnes habitudes.

Il fait mieux : il lance un ciné-club nordique, un espace de découverte du cinéma contemporain danois, finlandais, islandais, norvégiens et suédois.

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Il y aura des avant-premières, des courts-métrages, des documentaires, des films expérimentaux, des films des réalisateurs innovants et émergents, tout un panorama du Nord, que nous suivrons attentivement.

Ce soir, mardi 22 septembre 2015, à 19h30, pour l’inauguration, une très riche séance spéciale courts métrages :

* Tommy
 de Ole Giæver
 (Norvège, 2007).

* The Butcher’s Waltz 
de Anna Zackrisson 
(Suède, 2014).

* Puff Puff Pass de Thomas Daneskov 
(Danemark, 2013).

* Ártún
 de Gudmundur Arnar Gudmundsson 
(Islande, 2014).

* Mercy All the Way 
de Hannaleena Hauru 
(Finlande, 2014).

Institut finlandais, 60, rue des Écoles ; 33, rue de Sommerard, 75005 Paris


À Marseille, Videodrome2 nous invite à une soirée Richard Leacock, ce 22 septembre 2015, à 20h, en compagnie de la réalisatrice Valérie Lalonde, qui sait tout sur cette période capitale du cinéma.

Nous recommandons chaudement à tous les cinéphiles avides de l’histoire du cinéma.

Cf. Entretien avec Richard Leacock et Valérie Lalonde.

Cf. À propos de cinéma-vérité.

Videodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille


Aujourd’hui, au Musée d’Orsay, ouvre l’exposition Splendeurs et misères. Images de la prostitution, 1850-1910.

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Si les pratiques physiques des corps humains ont un nombre limité de possibilités, et, tout compte fait, n’ont guère changé depuis la nuit des temps, les mœurs, elles, ont pris mille tournures au long des siècles.

Le 19e siècle, c’était hier : ils sont encore nombreux sur Terre, ceux qui ont connu des ancêtres nés "en ce temps-là".

En ce temps-là, l’amour et le mariage n’avaient aucun rapport (sauf coup de pot).
Le patriarcat bourgeois, qui voyait son règne naître, se voyait dans la nécessité de l’organiser rigoureusement.
Il avait donc bien rangé ses richesses, dont les femmes ont toujours été des éléments capitaux : il les avait séparées en deux catégories : les honnêtes - famille - et les autres - plaisir. La norme était bien sûr d’avoir les deux, en des échanges aussi vénaux l’un que l’autre : la dot pour la vie ou le tarif pour le coup.
Les femmes étaient des marchandises comme les autres, valeur d’usage et valeur d’échange adaptées à ces cas particuliers.

Une troisième catégorie vivait à la marge, hors commerce, et intéressait plus les mots que les images : les vieilles filles et les religieuses.

Le monde du plaisir multiforme, nocturne, scintillant, fait d’artifices, fascinait.
Entre la pierreuse la plus pauvre et la grande cocotte parisienne, toutes les formes de déviance cohabitaient, les actrices, les chanteuses, les orginales, les non-corsetées et autres assimilées à la "mauvaise vie".
Mais tous les peintres, quelle qu’ait été leur école, y trouvaient mille beautés.
Les sculpteurs aussi, et bientôt les photographes.

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Ce qui les inspirait, en vérité, était sans doute cette (fausse) odeur de liberté et cette possibilité de désordre, dont ils étaient les bénéficiaires exclusifs.
Peut-être aussi le soupçon des arrière-mondes infernaux qu’on leur masquait.
Rien de tel que le soupçon pour exciter les âmes. Voire les corps.

Inutile de préciser que ces artistes étaient tous des mâles.
Il faut aller admirer les merveilles produites par ces regards géniaux.
Car toute aberration de civilisation produit du génie.
C’est ainsi.

P.S. : À Orsay, Dix et Shiele n’y sont pas, mais Manet, Degas, Renoir, Toulouse-Lautrec, Munch ou Picasso, si. Tous Européens.

Pour accompagner l’exposition :

Signalons tout de suite le Café Polisson dont le première a lieu ce jeudi 24 septembre 2015, conception de Nathalie Joly.


 

Signalons aussi trois catalogues :

* Splendeurs et misères. Images de la prostitution, 1850-1910.
Musée d’Orsay / Flammarion

* Prostitutions. Des représentations aveuglantes.
Musée d’Orsay / Flammarion

* Abécédaire de la prostitution au XIXe siècle.
Musée d’Orsay / Flammarion

Et, enfin, samedi prochain le 26 septembre 2015, des lectures.

* 15h : Audrey Fleurot lit Nana de Zola.

* 16h : Samuel Labarthe lit Boule de Suif de Maupassant.

* 17h : Ariane Ascaride lit les Mémoires d’une courtisane de Cora Pearl.

Musée d’Orsay, 1 rue de la Légion-d’Honneur, 75007 Paris



Lundi 21 septembre 2015

 

À partir du 1er octobre 2015, la Librairie du Cinéma du Panthéon, change de nom.

Elle était connue sous le nom plus familier de Ciné-Reflet, avec Frédéric Damien que tous les cinéphiles ont suivi fidèlement depuis la rue Serpente, en passant par la rue Monsieur-le-Prince, et jusqu’à la rue Victor-Cousin.

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Elle devient la Librairie du Cinéma du Panthéon - Cinélittérature - avec Marc Benda.

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Cinélittérature deviendra vite un nom familier.


On commence tout de suite avec Lili Rose.


 

Donc, ce soir, on va tous voir Lili Rose de Bruno Ballouard (2013), à la Cinémathèque de Bercy, salle Franju, à 21h15.

Pourquoi ce fait, normal, anodin, nous réjouit-il autant ?

Certes, nous avons aimé ce film plus que d’autres, et nous l’avons dit, quand il est sorti l’année dernière, en octobre 2014.

Mais il y a aussi un secret derrière la porte.

Tous ceux qui tiennent un site ou un blog savent que, derrière la façade visible de tous, il y a une back room, - les gens sérieux l’appelle "back office" - à laquelle seuls les happy few ont accès.
Là, les dits-happy few peuvent faire leur cuisine.
Et, surtout, ils voient des trucs comme s’ils étaient derrière une glace sans tain.

Bref, tout ça pour vous dire que notre article sur Lili Rose, sur notre site, a battu tous les records d’audience et a été au top pendant des mois et des mois.
C’était fascinant.
Nous ne nous faisons pas d’illusions, ce n’était pas la qualité - certes impecable - du texte de Logette.
C’était autre chose, de bien plus mystérieux, quelque chose comme le fameux bouche-à-oreille dont personne ne connaît la maîtrise, sinon ça se saurait.

D’ailleurs, c’est simple, à ce jour encore, il caracole en tête, entre deux autres mystères : Ronconi et Kawalerowicz, et juste après Contacts.

Ce soir, une seule solution : allez enquêter sur le phénomène en allant voir le film. Méfiez-vous, la salle Franju n’est pas si grande que ça.

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


À Blois, ce soir, on est aux Lobis, chez Ciné’fil, ce lundi 21 septembre 2015, à l’occasion de la soirée de présentation de la saison 2015-2016.

* Dès 20h00 : Pot d’accueil au bar des Lobis.

* À 20h30 : Ensuite le film La Vanité de Lionel Baier (2015), et la rencontre du réalisateur.

On vous en a déjà parlé, de ce film, sélectionné par l’excellente section du festival de Cannes, ACID. cf. infra : le 6 septembre 2015 dans le Jounal de Old Gringo.

Vous pouvez imaginer nos positions sur cette question fondamentale de la fin de vie, avec ces vieilles antiennes : "Liberté chérie" et "Notre corps nous appartient".
Mais là, vous verrez, le film a le ton inimitable de l’humour suisse.
Et ça vous ragaillardit toujours.

Lobi Cinéma, 12 avenue du Maréchal-Maunoury, 41000 Blois.


C’est à Strasbourg qu’il faut être, depuis vendredi dernier, au Festival européen du film fantastique 2015, 8e édition.

Après avoir inauguré cette édition 2015, avec sa légendaire Zombie Walk, puis Knock Knock de Eli Roth (2015), le festival fera la clôture, dimanche 27 septembre 2015, avec Yazuka Apocalypse de Takashi Miike (2015).

Entre les deux :

* Une programmation d’enfer, avec notamment Joe Dante et un Tribut à Tobe Hooper

Cf. le catalogue en pdf.

* Une nouveauté : une section jeux vidéo au Shadok, nouvel espace de culture numérique.

* L’habituel Village fantastique, place Saint-Thomas, de 10 à 22h : BD, DVD, affiches, bijoux, bouquins. Et l’"Apéro-Mix", entre 18 et 20h, avec un programme différent chaque jour. Et une soirée Jeux, vendredi 25 septembre 2015, de 20h à minuit, avec l’équipe de Philibert.



Dimanche 20 septembre 2015

 

Corée toujours :

Les cinq meilleurs films nord-coréens, que vous ne verrez pas à Paris, sont sur Open culture, le site le plus généreux du monde :

Notamment :

* The Flower Girl de Kim Il-sung himself (1972).


 

‪* Pulgasari‬ de Shin Sang-ok & Chong Gon-jo (1985).

* Hong Kil Dong (1) de Kim Kil-in (1986).

1. Hong Kil Dong = autrement dit "John Doe" pour certains - les connaisseurs comprendront.
On ne sait pas le coréen.
Mais on a un faible pour l’explication de Tomblands (Punk studieux - exégèse érotique - cinéma japonais - cinéma de Corée du Nord - littérature exigeante - nihilisme toxique) qui préfère "Robin des bois".


Le numéro 76 de la revue 1895 est paru (été 2015).

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, c’est LA revue d’histoire du cinéma.
Elle est publiée par l’Association française de recherche sur l’histoire du cinéma (AFRHC).

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00.00 : Toute la nuit qui vient, on va rêver du film vu sur Ciné-Classics et recommandé par Salut les câblés ! : L’Épopée de l’Éverest (The Epic of Everest) de John Noel (1924), restauré par les archives nationales du British Film Institute.

C’est le récit officiel de la troisième expédition d’ascension de l’Éverest.
Elle fut menée par Edward F. Norton, et composée de dix alpinistes, dont George Mallory, qui avait déjà fait partie des deux premières expéditions (1921 et 1922).
C’est là qu’il a disparu avec Andrew Irvine, sous le regard de Noel Odell, et la caméra de John Noel.

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Il y a tout, dans ce documentaire magnifique (intertitres et images), à la fois la beauté des films de montagne, toutes époques confondues, la naïveté des explorateurs du premier 20e siècle, et la pensée magico-poétique de l’anthropologie, cette science humaine qui ne peut exister sans un imaginaire accueillant et, en cela, ne ressemble à aucune autre.

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La controverse qui est née ensuite sur le fait que Mallory et Irvine avaient, ou non, atteint le sommet avant de mourir est, pour nous, totalement secondaire.
On n’a pas retrouvé de "cairn", mais cela ne prouve rien.
Nous préférons l’hypothèse de la fin du film : "Cette année là, le Chomolungma ne voulait sans doute pas d’hommes blancs".

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Le corps de Mallory a été retrouvé en 1999.
Et à présent l’Éverest est pollué.
Cette plongée en 1924, ce voyage dans le temps, est inoubliable.


 

Le film est sorti en DVD en mai 2015 chez UFO-Distribution, et visible en VOD.
Pour vous situer UFO-Distribution, ce sont eux qui ont édité, en 213, la déchirante Trilogie Bill Douglas : My Childhood (1972), My Ain Folk (1973) et My Way Home (1978).


À Toulouse, la Cinémathèque fait un (petit) retour sur Dogma 95.
Seulement neuf films sur cinquante.

Elle définit bien ce mouvement, initié par Lars von Trier et Thomas Vinterberg, qui a duré dix ans (1995-2005) et n’a eu ni descendance ni véritable ramification : "Une bourrasque venue du Nord, qui avait pour ambition de rafraîchir le cinéma en bousculant ses conventions".

Au programme, quelques Danois canal historique :

Festen de Thomas Vinterberg (1998) ; Les Idiots de Lars von Trier (1998) ; Mifune de Søren Kragh-Jacobsen (1999) ; Italian for Beginners de Lone Scherfig (2000) ; Open Hearts de Susanne Bier (2002) ; In Your Hands de Annette K. Olesen (2004) ;

Et trois étrangers de la diaspora :

Julien Donkey-Boy de Harmony Korine (USA, 1999) ; Lovers de Jean-Marc Barr (France, 1999) ; Strass de Vincent Lannoo (Belgique, 2001).

L’année 1995, c’était hier, et pourtant, 20 ans, c’est le temps d’une génération.
C’est donc une bonne initiation pour tous les jeunes cinéphiles : Dogma 95 est déjà passé dans la catégorie "histoire du cinéma" .

Faites votre programme.



Samedi 19 septembre 2015

 

Innombrables possibilités pour ce week-end du patrimoine, une des deux grandes idées que Jack Lang aura laissées : la Fête de la musique (la ville librement au début de chaque été), et l’extension de la notion de patrimoine, en aucun cas un domaine réservé.

Civilisation, culture, accumulation primitive du capital, travail toutes ces notions devraient être dépoussiérées voire élargies (et pas détournées, comme on le constate tout le temps dans les discours politiques, et dans les monologues et débats de la télé).
Le "patrimoine" appartient au peuple, qui doit connaître les beautés que son travail a créées et qui doit y avoir accès librement.

Chacun choisira.
Nous, peut-être, nous irons saluer ces ancêtres anonymes qui nous ont tant laissé, et qui nous attendent dans l’ossuaire des Catacombes, venus des fosses communes, vous savez, ceux qui, après toute une vie de travail, ne pouvaient pas se payer un tombeau.

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Catacombes, 1 Avenue du Colonel Henri Rol-Tanguy, 75014 Paris.
 

Autres idée tentante : Aller voir le Chronomégaphone au Musée Gaumont.

C’est quoi, ça ?

C’est le premier système de cinéma sonore, commercialisé à partir de 1906, par la société Gaumont. L’appareil a été acquis par Gaumont lors d’une vente aux enchères le 7 juin 2015.

Musée Gaumont 13 rue du Midi, 92200 Neuilly-sur-Seine.


Corée toujours :

Au Musée des arts décoratifs, aujourd’hui, commence l’exposition Korea Now ! Craft, design, mode et graphisme en Corée (19 septembre 2015-3 janvier 2016).

En hors-d’œuvre, admirons Afterimage, l’œuvre de Choi Byung-hoon, né en 1952, et considéré comme le père du design contemporain coréen.

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Les Arts Décoratifs 107 rue de Rivoli
, 75001 Paris.


À Marseille, Vidéodrome 2 propose de réfléchir à la corruption, et cela jusqu’au 26 septembre 2015.
Thème d’actualité s’il en est.

Autrefois - disons il y a trente-quarante ans - on (le commun des mortels) pensait la "corruption" de façon schématique, sa métonymie en étant le pot-de-vin.
Naturellement tout l’Occident démocratique considérait que c’était une pratique de pays du "Tiers Monde" (comme on disait à l’époque, et il y a à dire sur l’évolution des appellations).

Aujourd’hui, on constate tous les jours que le grossier pot-de-vin perdure, mais qu’il s’est nuancé, diversifié, sophistiqué, et que, étendu au monde entier, il s’épanouit sous la plupart des tables, voire dessus, cyniquement.
Tout intermédiaire, de quelque dispositif que ce soit, est en droit d’avoir sa ristourne.

Si bien que la notion de corruption s’est enrichie de quelques prolongements, rhizomes et autres métaphores "culturelles" (s’il est permis d’utiliser le mot comme un terme de jardinage).
Ça donne : "Tous pourris", "Le ver est dans le fruit", "salement termité", etc. En fait, le "Junction Point" s’est concrétisé avec la notion de mafia (qu’on désapprouve), et avec sa réalité (à laquelle on se soumet, impuissant et terrorisé).

Les regroupements thématiques de films, bien présentés, ont toujours eu pour nous une haute valeur pédagogique.

C’est ainsi qu’après avoir vu, par exemple, Main basse sur la ville de Francesco Rosi (1963), des générations de cinéphiles ont mieux su où se placer dans le monde.


 

C’est la pensée directrice de Jeune Cinéma, depuis sa naissance en 1964, au sein de la fédération Jean-Vigo des ciné-clubs, à peu près la même que celle des Surréalistes (toutes choses égales par ailleurs) : ni les arts, ni les pensées ne peuvent être séparées de la politique.

Merci donc à Vidéodrome 2, et, vous qui avez la chance d’habiter dans la région, faites votre programme.

Videodrome 2, 49 cours Julien 13006 Marseille.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 19 au 26 septembre 2015.



Mercredi 16 septembre 2015

 

Guy Béart est mort ce matin, à 85 ans (1930-2015).

Au début, qu’est-ce qu’on l’a aimé !

Après, il avait vieilli et s’était fait dézinguer par Gainsbourg, l’insolent (1928-1991).
Ils étaient de la même génération.


 


À partir de ce mercredi 16 septembre 2015, le musée de la Cinémathèque française fête un métier du cinéma absolument essentiel : les scriptes. Girls en général.

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Consultez le "Dossier Scriptes", vous entendrez les deux commissaires d’exposition, Joel Daire et Lauren Benoit, vous parler de l’évidence de cette initiative, vous aurez un aperçu de l’expo elle-même.

Et, "strawberry on the cookie" : une photo de notre chère amie, Catherine Prévert, toute proche de quelque déviation...

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Dans les années 30, elle étaient considérées comme les "secrétaires de plateau".
Secrétaires ?
Le mot implique toujours – encore aujourd’hui - un léger dédain.

Feignons de nous en étonner.

C’est très curieux, quand on sait que c’est LA Secrétaire de direction qui sait tout et qui fait tourner la boîte, pendant que le patron fait les relations publiques haut de gamme.
Quand on sait aussi le mot perd toute péjoration quand il s’agit DU Secrétaire général de l’ONU, par exemple, au hasard.

Heureusement, les vrais artistes du cinéma ne s’y trompent pas (ou plus).
Resnais dit que la scripte est "la colonne vertébrale du film" et Polanski qu’elle est "aussi indispensable que la caméra".
Courtoisie délicieuse et légère flagornerie sans doute.

Question corollaire : Y a-t-il, maintenant que la profession est réévaluée, beaucoup d’hommes à ces postes-clés ?

L’exposition de la Cinémathèque puise ses sources dans un fonds d’archives exceptionnel : photographies, affiches, témoignages, etc.
Voyez le programme.

Cinémathèque française, 51 Rue de Bercy, 75012 Paris.


Les sorties sur les écrans ce mercredi :

* The Program de Stephen Frears (2015).

* La Vie en grand de Mathieu Vadepied (2015).

* Marguerite de Xavier Giannoli (2015).

* Fou d’amour de Philippe Ramos (2015).

* Le Guet-apens (The Getaway) de Sam Peckinpah (1972).

* Irma la douce de Billy Wilder (1963)


Et puis, à l’ordre du jour dès maintenant, il y a la Corée, toute l’année : 200 manifestations de toutes sortes destinées à célébrer 130 ans de relations.
Il s’agit, bien entendu, de la Corée du Sud.

Le cinéma coréen a une histoire liée à l’histoire du pays, comme partout, et dans son cas, les grands événements que sont l’occupation japonaise (1903-1945), la scission entre le Nord et le Sud (1948), et la guerre de Corée (1950-1953) jouent un rôle majeur.

En France, les cinéphiles des années 50 et 60, n’avaient d’yeux que pour le cinéma japonais, et ses deux grands phares qu’étaient Mizoguchi et Kurosawa (Ozu n’est venu que plus tard). Et les voyageurs pouvaient aller au cinéma normalement dans les salles de Tokyo, mais à Séoul, il n’y avait pas grand chose à se mettre sous la dent.

Grâce à Calindex, la source magique, on note pourtant que L’Écran français en parlait dès 1951 (n°317).

Jeune Cinéma a commencé à s’y intéresser dès 1984 (n° 161 otobre 1984) à l’occasion du festival de Pesaro 1984, dont la programmation de Lino Miccichè et Marco Müller, avait donné un coup de projecteur sur l’Asie.

Kim Soo-yung était venu présenter deux films : Le Village côtier (1966) et La Terre (1973).
On avait pu y voir également : L’Histoire des doubles portes rouges de Byun Jang-ho (1974), Une route pour Sampo de Lee Man-hee (1975), Déclarations de fous de Lee Chang-ho (1983), et Mulleya Mulleya de Li Du-yong (1983).

Nous, en France, on a eu vraiment accès au cinéma avec La Chanteuse de pansori de Im Kwon-taek (JC n°234, novembre 1995). Et à partir de là, la porte était grande ouverte.

C’est d’ailleurs l’occasion de signaler le documentaire de Hubert Niogret, spécialiste du cinéma asiatique et collaborateur de Positif : Les Renaissances du cinéma coréen (2005).

Dès aujourd’hui, on peut voir Claustrophobia, un programme de cinq films courts tout neufs de l’Agence du court-métrage :

* Mould de Park Chun-kyu.

* Safe de Moon Byoung-gon.


* Last interview de Huyn Moon 
Sub.

* Janus de Sung Hwan Kim.

* 12th Assistant Deacon de Jang Jae-hyun.

Le titre, Claustrophobia, a été très souvent utilisé.
Ne pas confondre avec les films de Mark Tapio Kines (USA, 2003), Ivy Ho (Hong Kong, 2008), Harlan Schneider (USA, 2011), Bobby Boermans (2011).

Suivront pour chanter la Corée :

* Au Forum des images : le cycle Séoul hypnotique avec 80 films inédits (15 septembre-1er novembre 2015).

* Au Musée Guimet avec un cycle Cinéma Corée 
(21 octobre 2015-27 janvier 2016), avec des documentaires et des fictions, en collaboration avec le Centre culturel coréen.

* Le Festival du Film coréen à Paris, 10e édition (27 octobre-3 novembre 2015), au Publicis.

* À la Cinémathèque française : La IIe rétrospective Im Kwon-taek, cet hiver 2016, la première ayant eu lieu en 2001.

À propos de la Corée, on se fait un petit plaisir, avec le souvenir de la bibliothèque du temple Haein-sa, près Deagu, loin de Pusan ou de Séoul. C’est la plus ancienne du monde, qui contient près de 100 000 tablettes d’imprimerie en bois, 200 ans avant Gutenberg.
Maintenant, c’est devenu "patrimoine de l’humanité" et il y a des touristes.
Mais on sait que le label prestigieux ne protège d’aucune exaction.

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Mardi 15 septembre 2015

 

Ce soir, on va à la Cinémathèque de Toulouse pour se marrer, ce qui, comme chacun sait, extrêmement bon à la santé.

C’est un pett cycle d’une semaine, qui a commencé hier (14-20 septembre 2015), et qui s’appelle FIFIGROT (pour Festival international du film grolandais), 4e édition.

Initiative de Jiho (dessinateur à Siné Mensuel) et de Benoit Delépine et Jury présidé par Benoît Poelvoorde.

Ce festival est jeune mais il fait tout comme les grands : rétrospectives (Guy Maddin, Monty Python), hommages (Jean Yanne et Rolf de Heer), thématiques (Pacte de responsabilité grolandais, Grol’art, Lutte armée, Les annales du sexe…), courts métrages, concerts, rencontres littéraires, tout ça.
Faites votre programme.

Nous, on vous conseille, ce soir, en avant-première, à 19h30 et à 20h30 :

* Le Mari, la Femme, le Cochon et l’Amant
 de Jacques Mitsch
 (2015), en sa présence.

Tout le monde ne connaît pas Jacques Mitsch, qui fait pourtant des films depuis 1985. C’est peut-être aussi pour ça que le monde va si mal.

Ce soir, commence aussi Cartoon festival, coordonné par les associations La Ménagerie et Les Vidéophages, jusqu’à samedi prochain, le 19 septembre 2015.

Il était inévitable que Cartoon et Ffifigrot se croisent et se mélangent un peu.

Ce sera le samedi 27 septembre 2015, sur le Parvis Saint-Raymond, une soirée Grotoon
, qui, par essence, ne pourra que cartonner.

Cinémathèque de Toulouse, 69 Rue du Taur, 31000 Toulouse.


À Lyon, à l’Institut Lumière,, dans le cadre de la rétrospective dédiée à Costa-Gavras, deux soirées exceptionnelles, la première étant ce soir :

* À 19h00 : Rencontre avec Costa-Gavras animée par Thierry Frémaux.

* 
À 21h.00 : Z 
(1969, copie restaurée en avant-première mondiale).

Et demain, mercredi 16 septembre 2015

* À 19h00 : Compartiment tueurs

 
(1965).

* À 21h00 : État de siège 
(1972, copie restaurée en avant-première mondiale).


Les deux films seront présentés par Costa-Gavras.

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Institut Lumière, 25 rue du Premier-Film, 69008 Lyon.


À Paris, le ciné-club de l’ENS Ulm fait sa rentrée, et pour cet événement, il a choisi un classique de chez classique : Le Trésor de la Sierra Madre de John Huston ( 1948).

"Digne des plus illustres tragédies grecques, ce mystérieux film aux faux airs de western ne vous laissera certainement pas indifférents", promet l’équipe du film.

Ce qui est sûr, c’est que les générations se succèdent, à l’ENS comme ailleurs.
Et il y aura toujours des gens qui n’ont pas encore vu Humphrey Bogart et Tim Holt, dans le Mexique des années 20, saisis par la fièvre de l’or.
Si on n’a jamais vu ça, on ne peut pas comprendre grand chose, ni au ciné en général (les films intimistes compris), ni au monde en particulier (celui qu’on connaît).


 

On vous rappelle que le ciné-club de Normal Sup’ Ulm propose un film chaque mardi soir. Ce sont des puristes : c’est en 35 mm.
C’est salle Dussane et c’est ouvert à tous.

Ciné-club de l’ENS, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.


Le Musée du cinéma et de la photographie Jean Delannoy (Espace des métiers et techniques de l’image) se déplace de Bueil à la Mairie de Paris.

À partir d’aujourd’hui, et jusqu’au 23 septembre 2015, il va présenter une expo qui s’appelle tout simplement Les trois Jean

Vous l’aurez deviné, il s’agit de Delannoy lui-même avec ses deux copains : Gabin et Marais.

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C’est ce soir le vernissage, à partie de 18h30.
Entrée libre, mais il faut s’inscrire.

Mairie du 1er arrondissement, 4 place du Louvre, 75001 Paris.


Et puis, un peu partout, toujours aussi belle, toujours aussi rouge, il y a Jolie Môme.

Ils sont revenus de leurs quartiers d’été à Saint-Amant-Roche-Savine (63), et ont réintégré leurs pénates à Saint-Denis.

Ils sont passés par Cenon, près de Bordeaux, le 5 septembre 2015, où ils ont soutenu les travailleurs immigrés.

Ils arrivent tout à l’heure, à 14h, à La Défense, devant le siège de AREVA, aux côtés de l’intersyndicale qui s’oppose aux licenciements.

Au programme : Parole de mutins.

Compagnie Jolie Môme, Théâtre La Belle Etoile, 14 rue Saint-Just, La Plaine, Saint-Denis.



Lundi 14 septembre 2015

 

À Fontenay-sous-Bois, nous vous recommandons tout spécialement d’aller au Kosmos, ce soir à 20h30, voir Au plus près du soleil de Yves Angelo (2015).

Vous pourrez y rencontrer cet acteur formidable qu’est Gregory Gadebois, qui sera là.

Vous l’avez peut-être vu dans Le Dernier Coup de marteau de Alix Delaporte (2014), Mon âme par toi guérie de François Dupeyron (2013), ou Augustine de Alice Winocour (2012).
Sa filmographie commence en 2007, et nous l’avions aimé dans Capitaine Achab de Philippe Ramos et dans La Frontière de l’aube de Philippe Garrel.

Vous l’avez aussi peut-être tout simplement vu à la Comédie-Française (où il fut pensionnaire de 2006 à 2012).

Dans Au plus près du soleil, Jeune Cinéma l’a trouvé d’une grande puissance.

Kosmos, 243 avenue de la République, 94120 Fontenay-sous-Bois.


À Paris, ce soir, c’est à La Clef, qu’il faut être, pour assister à l’avant-première (juste avant la sortie nationale) du beau documentaire sur les Justes d’Anatolie, qui sauvèrent des Arméniens du génocide, en 1915.

* Les Chemins arides de Arnaud Khayadjanian (2015).

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Avec, en ouverture,

* Chienne d’histoire de Serge Avédikian (Palme d’or du court métrage Cannes 2010).

Les deux réalisateurs seront présents.

C’est l’occasion de vous rappeler notre filmographie.
Nous la voudrions exhaustive. Donc tous ceux qui y décèleraient des manques seront bien accueillis en nous le faisant remarquer.

Si vous ne trouvez pas de place ce soir à La Clef, prévoyez d’y aller le vendredi 18 ou le mardi 22 septembre 2015.
Les séances auront, cette fois, lieu en partenariat avec le Collectif du rêve commun, le Collectif VAN, et ACORT.

Et Arnaud Khayadjanian sera présent aussi, ces deux soirées.

Cinéma La Clef, 34 rue Daubenton, 75005 Paris.


Et puis, dès le matin, pour commencer la semaine, et quelque chose qui ressemble quand même diablement à l’automne, on s’offre un petit plaisir, à la maison, avec un souvenir de Bologne 2015, ce début d’été, qui fut, comme chaque année, somptueux.

* Rapsodia satanica de Nino Oxilia (1917), avec Lyda Borelli, et la musique de Pietro Mascagni, sous la direction de Timothy Brock et interprétée par l’orchestre du Teatro Comunale di Bologna. Les vrais amateurs préfèrent parfois sans musique, vraiment muet.


 



Samedi 12 septembre 2015

 

Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 12 au 18 septembre 2015.



Vendredi 11 septembre 2015

 

La Fête de L’Huma, c’est aujourd’hui que ça commence, à midi, dans le Parc départemental Georges Valbon à La Courneuve (93).
Ça dure trois jours.

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Elle a 85 ans, la Fête de l’Huma, née en septembre 1930 au parc Sacco et Vanzetti, à Bezons, avec une "occultation", pendant la Seconde Guerre mondiale.
Par tous les temps, merveilleux beau temps d’été ou pluie et boue, chacune de ses éditions a été très fréquentée, et a eu un sens particulier, liée à la conjoncture politique.

Par exemple, en 1936, sous le Front populaire élu en mai, la Fête, qui eut lieu à Garches, inaugura les grands concerts et fit un tabac.

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Grâce au fonds audiovisuel du PCF, Ciné-archives, on peut avoir une idée de l’atmosphère en 1936, avec un petit film de 10 mn, attribué à Jacques Lemare, qui donne le ton.

Bon, cette année-là, le discours de Thorez, qui mêla l’antifascisme et l’internationalisme d’une part, et de l’autre la dénonciation des "zinoviévistes" et des "trotskistes", ce discours, vu de nos jours, identifie bien les enjeux pré-guerre, ainsi que le "stalinisme" de l’époque.

Les mots et les choses ont tellement vieilli qu’on pense qu’il y a prescription.

Et que seule demeure la contemplation ébahie de la fuite du temps et des caprices de l’histoire sauvage. Qui nous échappe, malgré nos tentatives de l’apprivoiser puis de l’emprisonner dans des concepts ou des processus.

La Fête a repris en 1945, il y a 70 ans, à Vincennes, 1 million de visiteurs cette année-là, un mois après Hiroshima et Nagasaki.

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Ciné-Archives nous propose un autre petit film : La Fête de 1946, dont on sait qui est le monteur, et de qui est le commentaire, mais dont le réalisateur a disparu.

Dans la foulée, on vous annonce la parution du livre-DVD : La Terre fleurira, le cinéma de l’Humanité, une co-édition Les Mutins de Pangée et Ciné-Archives, dont la sortie est prévue le 13 octobre 2015, avec :

* Un DVD de trois heures rassemblant une sélection de films du fonds Ciné-Archives, commandités par L’Humanité entre 1928 et 1981.

* Un livre de 130 pages sur l’histoire du journal et de ses films, illustré par les photographies du fonds de L’Humanité.

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Avec un offre de lancement (jusqu’au 13 septembre 2015) à 15 € (au lieu de 22 €) chez les Mutins de Pangée.


 

Revenons à la Fête de l’Huma de 2015 : son programme est épatant, comme toujours.

Dans les dernières décennies, on vous dit pas le nombre de gauchistes de nos amis (toutes tendances confondues) qui y sont allés en loucedé, au long des années, rien que pour les concerts, ou pour la librairie, et pour aller s’acheter des fringues de tous les pays du monde.
Aujourd’hui, plus la peine d’y aller masqué, et la (vraie) gauche européenne sera là pour "débattre". On sait d’où elle viendra : de Grèce, d’Espagne, d’Allemagne et finalement aussi de Grande-Bretagne.

Inutile de préciser qu’il faut éviter d’y aller en voiture (sauf absolue nécessité) étant donnés les inévitables embouteillages aux environs de La Courneuve.
200 000 visteurs par jour, ça fait du monde.
Donc transports en commun, avec navettes gratuites depuis les principales gares et stations environnantes pour rejoindre le parc.


Nul doute qu’à la Fête, seront évoqués, ici où là, deux anniversaires qui nous tiennent à cœur, historiques à des titres divers. Les mardis 11 septembre sont meutriers.

* Mardi 11 septembre 1973

Parmi toutes les évocations possibles, on peut choisir ce documentaire inattendu (1) : Rosselini qui se fait journaliste pour interviewer Allende, en 1971.
Le film a été diffusé par la RAI, le soir du 15 septembre 1973, après qu’on eut appris la mort de Allende.


 

1. Sur Rosselini, catholique à l’aise avec le Duce, cf. Robert Lesvèque, "Rosselini, années noires", Contre-jour : cahiers littéraires, n° 14, hiver 2007-2008, p. 87-94. Seuls Visconti et Antonioni le lui reprochèrent. Y a prescription, cf. supra.

Un autre angle de commémoration serait Au-delà d’Allende, mon grand-père (Allende mi abuelo Allende) de Marcia Tambutti Allende (2014), sélectionné par la Quinzaine des réalisateurs Cannes 2015, et récompensé par L’Œil d’or, première édition du Prix du documentaire à Cannes, créé cette année 2015.

 

* Mardi 11 septembre 2001

Pour commémorer cet événement inouï, Paramount Channel a programmé le film de Oliver Stone, World Trade Center (2006).

On préfère - et de loin - le film collectif 11’9""01- September 11 (2002) avec ses onze contributions : Samira Makhmalbaf, Claude Lelouch, Youssef Chahine, Danis Tanovic, Idrissa Ouedraogo, Ken Loach, Alejandro Gonzalez Iñarritu, Amos Gitaï, Mira Nair, Sean Penn et Shohei Imamura.


 



Jeudi 10 septembre 2015

 

À Marseille, Punk is not dead, à Vidéodrome 2, à 20h.

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Vidéodrome 2, 49 cours Julien, 13006 Marseille.


À Toulouse, à l’ABC, à 21h, une soirée spéciale :

* L’Antiquaire de François Margolin (2014).

Sur un sujet qui continue à être brûlant : la spoliation des biens juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.
La soirée est organisée en partenariat avec le Mémorial de la Shoah, et l’association Hébraïca, avec comme invité, l’historien Tal Bruttman.

ABC, 13 rue Saint-Bernard, 31000 Toulouse.


À Paris, on nous fait remarquer que Compostelle, le chemin de la vie de Freddy Bouchard (2014) est à l’affiche depuis le 1er avril 2015, à l’Entrepôt, et cela sans campagne médiatique, mais juste grâce à un bouche-à-oreille fertile.
Ce soir séance spéciale en présence du réalisateur.

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Nous, on réfléchit aux différences et aux ressemblances entre les randonneurs et les pèlerins.
La foi ? Le corps ? le silence ? la compagnie ? L’aventure balisée ?

Entrepôt, 7-9 rue Francis-de-Pressensé, 75014 Paris.



Mercredi 9 septembre 2015

 

À tout seigneur, tout honneur, on commence par la Cinémathèque de Bercy, qui propose une rétrospective Mathieu Amalric (9 septembre-25 octobre 2015).

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Ce soir, ça commence salle Henri Langlois, avec un film où il est acteur : Un homme, un vrai de Arnaud et Jean-Marie Larrieu (2002 ), séance suivie d’un dialogue entre Mathieu Amalric et Jean-Marie Larrieu.

Acteur, comblé d’un tas de César, Mathieu Amalric est aussi réalisateur : une quinzaine de courts métrages et six longs métrages, des films qu’on connaît moins, à part, peut-être, Tournée (2010), parce qu’il a reçu le Prix de la mise en scène à Cannes, la même année.

La Cinémathèque programme aussi tous ses films à lui, précis, minutieux, différents, dont aucun n’est indifférent :

* Mange ta soupe (1997).

* Le Stade de Wimbledon (2001).

* La Chose publique (2003).

* Tournée (2010).

* L’Illusion comique (2010).

* La Chambre bleue (2014).

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


Au Musée Guimet, à l’auditorium, c’est le début d’un cycle, Cinéma Arts martiaux.

Le Musée Guimet, "c’est un peu loin", dans les beaux quartiers.

Loin de quoi, exactement ? rétorque-t-on toujours.
Et là, on pourrait ajouter qu’après tout, c’est tout près de Chaillot, donc de l’ancienne cinémathèque, et que les cinéphiles historiques sont encore vivants, qui connaissent bien le chemin.

Le monde des films d’arts martiaux est un monde en soi, avec ses aficionados et ses étrangers, ses chefs d’œuvre et ses nanars - et on sait combien les dits "nanars" peuvent être riches d’enseignements sur tous les plans.
Alors même que le "genre" - comme tous les genres - est encadré par des codes, des balises et des figures obligées qui semblent en nombre limité, il faut entrer dedans, et on ne peut plus en sortir, tellement les pistes, inconnues comme reconnues, s’avèrent nombreuses, variées, passionnantes.

Le cycle de Guimet s’ouvre aujourd’hui, mercredi 9 septembre 2015, à 15h, par une fiction pour mettre en appétit : Opération dragon de Robert Clouse (1973), avec Bruce Lee.

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Les autres séances auront lieu à 12h15. Voir le programme.

Le Musée Guimet a pris un parti pédagogique en programmant surtout des documentaires, de ceux qu’on ne voit jamais qu’à la télé, ou parfois au hasard d’un bonus de DVD, et qu’il conviendrait de voir, là, systématiquement. Les fictions programmées - Ang Lee, King Hu, Wong Kar-wai,
Akira Kurosawa… - viennent de surcroît, comme "illustrations", pour accéder ensuite au vaste monde du Kung-fu pian, du Wushu, et autres Budō. À la fin du cycle, en octobre, il n’y aura plus que des fans.

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C’est ainsi qu’on pourra voir :

* Tigres et dragons, les arts martiaux au cinéma de Linda Tahir (2004).

* Le Taiji quan : de Shanghai à Pékin à la recherche du qi de Yolande du Luart (1991).

* Sur les traces des Grands Maîtres de Judith Langerôme (2015).

* Kung-fu Master Zhao Jianying (1929-2011) du Centre culturel de Chine à Paris (2010).

* Le Maître de Shaolin de Raymond Adam (1995).

* Les Arts martiaux du Japon de Michel Random (1971).

* Kisha de Patrick Vayssières (2004).

* Kalaripayat de Bernard Guerrini (1997).

* Tu seras sumo de Jill Coulon (2009).

* Les Fils du ciel de Marc-Olivier Louveau (2000).

Ces documentaires seront avantageusement complétés par des conférences-démonstrations, les jeudis, toujours à 12h15 :

* 
Le kung-fu de la "grue blanche" par Pascal Plée, maître d’arts martiaux et directeur d’académie 
(jeudi 24 septembre 2015).

* 
Le kalaripayat, art martial de l’Inde
 par Shyne Tharappel Thankappan, maître de kalaripayat (jeudi 1er octobre 2015).

* Le kalaripayat, art martial, yoga et médecine par Cécile Gordon, maître de kalaripayat (jeudi 8 octobre 2015).

* 
La "boxe spirituelle" taoïste de Maître Li

 par Georges Favraud, docteur en anthropologie de la Chine à la Fondation Chiang Ching-kuo-CNRS, Toulouse
 (jeudi 15 octobre 2015).

Musée Guimet, 6 place d’Iéna, 75116 Paris.


On peut aussi avoir envie de revenir sur une question qui ne fait plus les gros titres pour l’instant, mais qui est plus que jamais d’actualité : la Grèce.

Les gens (le peuple, le public, les clients, etc.) ne sont pas aussi superficiels et n’ont pas la mémoire aussi courte que les médias voudraient bien le faire croire.

La Société Louise-Michel ne s’égare pas et propose un rendez-vous de rentrée, avec deux prises de position, à l’opposé l’une de l’autre, mais qui représentent le meilleur de l’héritage de la tradition marxiste européenne.

* Celle de Étienne Balibar, avec Sandro Mezzadra et Frieder Otto Wolf.

* Celle de Perry Anderson.

C’est ce soir, mercredi 9 septembre 2015, à 19h00.

Lieu-Dit, 6 rue Sorbier, 75020 Paris.


Les sorties et ressorties sur les grands écrans.
On peut pas tout voir.
On choisit.

* Au plus près du soleil de Yves Angelo (2015).

* Youth de Paolo Sorrentino (2015).

* Des amis comme les miens (Such Good Friends) de Otto Preminger (1971).

* Contes des chrysanthèmes tardifs de Kenji Mizoguchi (1939).



Mardi 8 septembre 2015

 

À Pontarlier, fêtons d’abord la rentrée du ciné-club Jacques Becker.

Ce soir, à 20h, il inaugure sa saison généreusement avec une séance gratuite et ouverte à tous.
Au programme : Paris, Texas de Wim Wenders (1984), en version restaurée.

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Le ciné-club Jacques-Becker est exemplaire.
Il est né en décembre 1960, et cela, comme la plupart du temps, à l’initiative de quelques cinéphiles passionnés, dont Pierre Blondeau.

Jetez donc un coup d’œil à son itinéraire. Il a de quoi être fier de fêter ses 55 ans à la fin de l’année.

Regardez aussi son programme de la saison : on note d’ores et déjà tout particulièrement

* Une expo des peintures de Danielle Laporte (28 septembre-2 octobre 2015)

* Un cycle des cinémas kurdes (28 octobre-2 novembre 2015) avec comme invité d’honneur Hiner Saalem (15 films, de Yol à My Sweet Pepperland ).

Ciné-Club Jacques Becker, 2 rue du Bastion, 25300 Pontarlier.


À Paris, l’Institut finlandais rouvre ses portes avec des tas de belles suprises et un vrai programme à découvrir.
C’est au cœur du Quartier latin, un lieu délicieux qui demeure un peu secret. On est toujours partagé entre l’envie d’en parler et celle de se le garder pour soi.
À noter : Il y deux entrées, ce qui pour nous autres, amateurs de jeux de pistes et de romanesque, est toujours une divine surprise.

La Finlande, on peut aussi aller l’entendre au Grand Palais, à partir de jeudi prochain, 10 septembre 2015, avec Game of whispers / Jeu des murmures nordiques au Salon de l’artisanat d’art révélations (10-13 septembre 2015).

Institut finlandais, 60, rue des Écoles et/ou 33, rue de Sommerard, 75005 Paris.


À Marseille, Vidéodrome2 accueille le projet "Graines et cinéma" : il s’agit de développer un réseau de collecte de semences à destination des paysans syriens.
Et la bonne façon, c’est le cinéma.

Donc ce soir, mardi 8 septembre 2015, à 20h, au programme deux films syriens saisissants, présentées par Zoé et Ferdinaud Beau, fondateurs du projet.

* Une échelle pour Damas de Mohamed Malas (2013), fiction, Prix de la critique au FIFOG 2014 (Festival International du Film Oriental de Genève).

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* Sergent immortel de Ziad Kalthoum (2013), documentaire.

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Entrée à prix libre.

Tant que vous y êtes, examinez toute la programmation de Vidéodrome2, et retenez les dates dans votre agenda.

Vidéodrome 2, 49 cours Julien, 13006 Marseille.



Lundi 7 septembre 2015

 

C’est donc la rentrée, tout le monde le sait, sauf ceux qui n’ont ni télé ni enfants.
De plus, c’est un lundi, le jour des bonnes résolutions.
Parmi les innombrables qu’il faut prendre, une s’impose : reprendre le chemin du cinéma La Clef, comme l’an dernier.

Ce soir un programme de rattrapage pour ceux qui ont pris du retard avant l’été : une évidence suivi d’une hypothèse.

* À 18h30 : Cavanna : Jusqu’à la dernière seconde, j’écrirai de Nina et Denis Robert (2015), l’évidence.


 

Parce que pour nous, le 7 janvier 2015, c’est d’abord Hara Kiri qui est mort une deuxième fois.

Et puis, tout compte fait, et au bout du compte, alors que tout le monde et n’importe qui "était Charlie", parfois sans vergogne, un seul l’était vraiment : Cavanna, qui n’en avait pourtant plus rien à foutre. Quoique.

Et enfin, parce que c’est grâce au film de Nina et Denis Robert qu’on comprend clairement le sens et l’importance de cette histoire unique - une époque et son humour.

Et cela très haut au-dessus des sédimentations d’infos éparses, de sentiments ambigus et de règlements de comptes confus, qui s’imposaient à nous au cours des semaines qui ont suivi les "événements" de janvier 2015.
Ceux qui ont connu ladite époque, comme ceux qui n’étaient pas nés, tout le monde doit aller voir ce film : c’est un basique.

Ensuite, à La Clef, on peut rester pour voir le film suivant, c’est l’hypothèse.

* À 20h30 : Ceci est mon corps de Jérôme Soubeyrand (2014).

Les histoires de curés amoureux et les Épîtres de St Paul, c’est pas une suite naturelle de Cavanna.
Mais ce film-là est un peu spécial, moins proche des bénitiers qu’il n’y paraît.
C’est pas tellement les interventions pointues de Michel Serres qui auraient plu à Cavanna, que les histoires de cul, sous couvert d’éducation sentimentale et sexuelle, et cela d’autant plus qu’elles partent dans tous les sens. Certainement les seins de Laetita Lopez, aussi, lui auraient plu.

Ce film est un fait social : il entre dans son 10e mois de programmation.
Et ce soir, c’est une belle occasion de faire connaissance avec Jérôme Soubeyrand et Bruno Clavier, psychanalyste trangénérationnel.

Cinéma La Clef, 34 rue Daubenton, 75005 Paris.


À Fontenay-sous-bois, on va au Kosmos, cette fois sans hésiter, à l’invitation du Collectif argentin pour la mémoire et de l’Association Nuevo Concepto Latino.

* À 20h30 : Au-delà d’Allende, mon grand-père (Allende mi abuelo Allende) de Marcia Tambutti Allende (2014), sélectionné par la Quinzaine des réalisateurs Cannes 2015, et récompensé par L’Œil d’or, première édition du prix du documentaire à Cannes, créé cette année.


 

Kosmos, 243 avenue de la République, 94120 Fontenay-sous-Bois.



Dimanche 6 septembre 2015

 

À Toulouse, on surveille de près la rentrée de l’ABC.

Plein de films, vieux restaurés et nouveaux, avec plein d’invités (restaurés, nature, ou jeunes). Aujourd’hui, on appelle ça des "événements".

Ça a commencé dimanche dernier avec Pauvres mais beaux de Dino Risi et Un héros de notre temps de Mario Monicelli. Ils n’étaient pas là pour présenter leurs fims, mais ils n’ont plus besoin de le faire.

Ce dimanche, 6 septembre 2015, à 15h : La Vanité de Lionel Baier (2015) avec notamment Carmen Maura, Patrick Lapp et Ivan Georgiev (sélection ACID Cannes 2015).

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On se souvient particulièrement du film précédent de Lionel Baier, Les Grandes Ondes avec Michel Vuillermoz et Valérie Donzelli, une épopée burlesque de journalistes de la Radio suisse romande à travers le Portugal de la Révolution des œillets.
Mais il fait des films depuis 2000, et il est le digne héritier des grands cinéastes de Suisse romande, au ton si particulier, et que nous avons tant aimés : Goretta, Soutter, Tanner, Yersin… Sans compter le plus con(nu) – cf. les murs de Paris en 68 - : JLG.

Nul doute qu’il y aura débat, puisque cette fois, avec La Vanité, il s’agit de la grave question du suicide assisté. Même en Suisse, c’est pas si facile que ça.


 

Les films commencent à abonder sur le sujet.

C’est le moment le plus riche de la genèse des filmographies, quand le "sujet" n’est pas encore devenu "genre" et que toutes les formes sont encore possibles.



Samedi 5 septembre 2015

 

Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 5 au 11 septembre 2015.


Aujourd’hui, à Paris, un chouette rendez-vous, à 15h, aux Éditions L’Harmattan.

Laurent Gaspard va y présenter son livre Accompagner les lycéens vers le cinéma.

L’ouvrage est édité dans la collection Nouvelles Pédagogies, que dirige notre ami et collaborateur Jean-Max Méjean.

Vous lisez ses critiques, dans la revue papier et sur le site. Mais vous ne savez sans doute pas tout de ses autres activités, notamment de prof et d’écrivain.
Voilà donc un prétexte pour vous renseigner. D’abord aller sur son site personnel. Et puis, tout à l’heure, allez boire un coup à L’Harmattan, pour faire plus ample connaissance.

L’Harmattan, 21 bis rue des Écoles, 75005 Paris.


Cazalis, c’est un tout petit village, en Gironde, très précisément en Haute-Lande-Girondine, 237 habitants. (Ne pas confondre avec l’autre Cazalis, qui est à côté de Mont-de Marsan).

Le Cazalis qui nous intéresse, c’est celui où il y a un ciné-club, il y a un ciné-club, et ça c’est formidable.

Le ciné-club de Cazalis s’appelle La Caza, et c’est évident.
70 adhérents, pas tous de Cazalis.

On sait bien que dans les maisons, il y a toutes sortes d’écrans.
Et, pour les télés, nous ne saurions trop vous recommander notre rubrique Salut les câblés ! La meilleure sélection qui soit, et gratuite avec ça.

Mais à moins d’avoir de très grands écrans, ça ne vaut jamais une vraie projection, dans un vrai ciné, et tous les Cazalisiens devraient être adhérents du ciné-club.

Une recommandation, donc : Adhérez à La Caza et allez-y régulièrement.
Il n’y a pas meilleur pour la santé morale et mentale. Donc, sans doute, physique.

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Ce soir, c’est la rentrée du ciné-club.
Au programme de La Caza :

* À 19h00 : "Auberge espagnole".

* À 21h 00 : Une bouteille à la mer de Thierry Binisti (2011).

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Les Cazalisiens et tous ceux des alentours ont de la chance : le film, d’après le roman de Valérie Zenatti, Une bouteille dans la mer de Gaza, a reçu un excellent accueil critique et a été récompensé dans plusieurs festivals.
Voir la critique de Jeune Cinéma.

Association Ciné-Club La Caza. Contact.



Vendredi 4 septembre 2015

 

Très brève :

Vous la connaissez tous, sans doute, La Valse triste de Sibelius.

Elle nous revient, là, parce qu’on est branché Finlande.


 


Denis Roche (1937-2015) est mort mercredi 2 septembre 2015.

Fiction et Cie, au Seuil, c’était lui, et on se souvient surtout de cette collection prestigieuse.
Et de son livre : Dépôt de savoir et de technique (1980), qui ne se rattachait à aucun genre, ce qui nous a toujours beaucoup plu.

Mais son itinéraire est infiniment plus riche dans le monde des Lettres (Les Lettres françaises, Tel Quel, Tchou, "auteur"…)

Il était photographe aussi.

Cf. Les Cahiers de la photographie (1981-1990).
Attention, ce titre a été souvent utilisé, avant, et depuis.

Cf. aussi son ouvrage La Disparition des lucioles (1982).

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Jeudi 3 septembre 2015

 

À Chalon-sur-Saône

La Bobine a mis son programme en ligne.

Et ça commence ce soir, avec

* À 19h30 : Victoria de Sebastian Schipper (2014), Ours d’argent à Berlin 2015, Grand Prix du film policier à Beaune 2015 et des tas d’autres récompenses.

Cf. le compte rendu de Beaune 2015, sur Jeune Cinéma.

La Bobine, 34 avenue de l’Aubépin, 71100 Chalon-sur-Saône.


À Marseille

À Vidéodrome 2, il faut aller voir, toutes affaires cessantes

* À 20h00 : Sud eau nord déplacer (en chinois : "Nan Shui Bei Diao") de Antoine Boutet (2014)
Étrange titre pour un documentaire passionnant.
Un jour le Président Mao constata que l’eau, en Chine, était abondante au Sud et rare au Nord, et qu’il serait bon de partager.
Un grand projet était né : acheminer l’eau du Yang-Tsé-Kiang vers Pékin.
Comment les grandes idées des grands hommes labourent la Terre, et ce qui lui appartient, l’espèce humaine, c’est ce que raconte le film.

Vidéodrome 2, 49 cours Julien, 13006 Marseille.


Du coup, on retourne à Venise faire un tour à la Biennale.
Pas au Lido, on peut pas tout faire.

Mais à l’Arsenale, l’espace de Qiu Zhijie, JingLing Chronicle Theatre Project (2010-2015), qui nous turlupine parce qu’il n’a pas livré tous ses secrets.

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Qiu Zhijie pense que l’histoire est circulaire.
Il n’est pas le seul.
Les astronomes mésopotamiens, Nietzsche et son éternel retour, et l’astrologie et sa "Grande année" (de 26 000 ans tout de même) l’accueillent à bras ouverts.

Qiu Zhijie ne plane pas, lui, et l’intérêt de son travail c’est qu’il prend en compte nos choses et nos petites affaires, si importantes dans nos vies quotidiennes, qui, elles aussi, tournent en rond.

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En fait la seule vraie question, c’est : cercle ou spirale ?
On l’a compris, on préfèrerait : spirale.
Ça prendrait en compte la dialectique.
Donc l’Occident pourrait y adhérer, et, tout pourri qu’il est devenu, trouver là, dans sa seule invention motrice, une occasion de ne pas détruire l’univers.


 


Et retour à Paris, au cœur de Paris, au Forum des images.

L’Étrange festival le festival le plus in, le plus chic, le plus suivi (3-13 septembre 2015).

Si vous n’avez pas retenu vos places à temps, vous serez peut-être obligé de faire comme à Cannes, ou aux concerts de Dylan : aller voir les files d’attente avec un petit carton de demande.
Pas très cool, mais la chance peut être de votre côté.
Essayez encore via Internet pour les prochaines séances.
Sinon, vous le saurez pour l’an prochain.

Au programme, trois cartes blanches d’enfer :

* à Guy Maddin

* à Benoît Delépine

* à Ben Wheatley

Ça commence ce soir avec

* Ghost Cell de Antoine Delacharlery (France, 2015)

* Brand New-U de Simon Pummell (Grande-Bretagne, 2015).

Forum des images, Impasse Saint-Eustache, 75001 Paris.



Mercredi 2 septembre 2015

 

Les affaires reprennent, et on ne sait déjà plus où donner de la tête.


À Venise : La Mostra 2015, 72e édition. 2-12 septembre 2015).

Tiens, on va faire un pas de côté, et se l’illustrer avec une phrase que vous connaissez tous : "De toute façon, on traverse une époque comme on passe la pointe de la Dogana, c’est-à-dire plutôt vite".

Et l’image qui va avec :

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À Paris : la Cinémathèque de Bercy, avec la rétrospective Sam Peckinpah.. Faites votre programme pour le mois et demi à venir. (2 septembre-11 octobre 2015)

Et commencez, ce soir, par La Horde Sauvage (1968) à 20h.

C’est pour nous l’occasion de rappeler l’ouvrage de Gérard Camy (1) : Sam Peckinpah. Un réalisateur dans le système hollywoodien des années 60 et 70, L’Harmattan (2000), qui fut le tout premier livre écrit sur Peckinpah.

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À l’occasion de la rétrospective, Capricci édite un ouvrage collectif sur "le plus sauvage des cinéastes du Nouvel Hollywood"

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Les deux ouvrages se complètent.

1. Gérard Camy est collaborateur de Jeune Cinéma depuis 1981.


Partout en France, les sorties et ressorties de films sur les écrans que Jeune Cinéma vous recommande, un peu, beaucoup, ou pas, ça dépend des rédacteurs, qui ne se laissent jamais influencer.

* Esto es lo que hay. Chronique d’une poésie cubaine, de Léa Rinaldi (2015).

* Le Tout Nouveau Testament de Jaco van Dormael (2015).

* Cemetery of Splendour de Apichatpong Weerasethakul (2015).

* La Volante de Christophe Ali & Nicola Bonalauri (2015)

* Sweetie de Jane Campion (1989).
Référence absolue pour toute l’œuvre de Campion : le livre de Michel Ciment.

* Hormona. de Bertrand Mandico (2013-2015) : Trois films charnels Prehistoric Cabaret (2013), 10 mn ; Notre-Dame des hormones (2014) 30 mn ; Y a-t-il une vierge encore vivante ? (2015) 9 mn.

Vous ne connaissez peut-être pas encore Bertrand Mandico.
Pourtant, il fait des films depuis 1999.
Pour entrer un peu dans son œuvre, allez voir ce que Jeune Cinéma dit à propos de ses deux précédents films : Boro in the Box (2011) et Living Still Life (2012).

* La Vanité de Lionel Baier (2015).

Le dernier film du cinéaste suisse, Lionel Baier, Les Grandes Ondes (à l’ouest) (2013) était un curieux film, marrant et distant, se passant pendant la Révolution des œillets au Portugal.
La Vanité, présenté à ACID Cannes 2015 et à Locarno 2015, aborde le sujet du suicide assisté.



Mardi 1er septembre 2015

 

Les funérailles de Raymond Chirat ont eu lieu hier, lundi 31 août 2015, à Lyon.
Il faisait très chaud, et un vent du désert s’était invité.

Sous la Coupole de La Guillotière, tous ses amis étaient là. (1)

Pour ceux qui n’étaient là que de cœur, voici la bande-son :

* Danielle Darrieux a chanté Premier Rendez-vous.

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* Henry Garat a chanté Avoir un bon copain.


 

* Jean Gabin à chanté Quand on s’promène au bord de l’eau.


 

Et Raymond était là, tout content.

En paix, silencieux avec sa légendaire courtoisie, pour ne pas déranger les vivants toujours si agités.

Mais avec son sourire en coin, et son indulgence.
Quand il bougonnera, comme il savait aussi bien le faire, nous le saurons.
Nous ne sommes pas près d’oublier sa voix.

1. Et parmi eux, Olivier Barrot.
Depuis 1976, une dizaine d’ouvrages sont nés de leur complicité, notamment sur Christian-Jaque, Louis Jouvet, ou Sacha Guitry. Cf. par exemple Sacha Guitry, l’homme orchestre (2007). :
Ou Éric Le Roy, avec qui Raymond partageait la passion des Catalogues.



Lundi 31 août 2015

 

Aujourd’hui, nous disons adieu à notre ami Raymond Chirat à Lyon.

"La Belle Équipe" lui rend un bel hommage sur son site.


L’Institut Lumière lui rend hommage.



Jeudi 27 août 2015

 

Nous venons d’apprendre la mort de Raymond Chirat, hier soir, mercredi 26 août 2015, à Lyon.

Il était - il est - un grand historien du cinéma français.
Il était - il est - notre ami.

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Nous avions mis justement une vidéo en ligne, dans le Journal de Old Gringo, mardi 25 août 2015 (cf. infra).

Écoutons-le encore parler de La Kermesse héroïque de Jacques Feyder, d’après le nouvelle de Charles Spaak (1935).



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