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Journal de Old Gringo (juin 2015)
publié le mardi 30 juin 2015


 

JUIN 2015

 



Mardi 30 juin 2015

 

À Bologne, tout est tentant, mais l’ubiquité est impossible.

Aujourd’hui, nous vous recommandons :

* Visita ou Memórias e Confissões de Manoel de Oliveira (1982), film autobiographique à sortie posthume (ciné Arlequin).

* Et pour ceux qui ne le connaissent pas, sur la piazza Maggiore ce soir, La Ligne rouge de Terrence Malick (1988), avec repli à l’Arlequin en cas de mauvais temps.

Mais nous, nous choisissons la section "Paradis des cinéphiles".
On n’a pas toujours l’air, comme ça, mais on préfère nettement le paradis aux deux autres terrains de jeu de l’Occident chrétien, purgatoire et enfer.

* Le Dernier été 1944 (Viimeinen Kesa 1944) de Peter von Bagh (1992) (salle Scorsese).

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* Le reste du temps, nous serons salle Mastroianni pour nous gorger de muets.

Et ce soir, on restera à la Cineteca, sur la piazzetta Pier Paolo Pasolini pour voir :

* La Princesse aux clowns de André Hugon (1924), suivi de quelques courts métrages de Gaston Velle : La Ruche merveilleuse (1905), Un drame dans les airs (1904), Petit Jules Verne (1907), plus El iris fantastico (1912) de Segundo de Chomon.
Un programme de "derrière les fagots", avec accompagnement au piano de Donald Susin.


À partir d’aujourd’hui et jusqu’au 6 juillet 2015, commence le FID Marseille, 26e édition, international et compétitif, un des grands festivals du monde, documentaires et fictions.

Toute la ville de Marseille est mobilisée, faites votre programme.

Ce qui nous gêne, c’est que nous n’avons pas trouvé sur le site officiel d’historique de ce FID présenté de façon somptueuse.

Le festival n’a pas de père, pas de grand-père, pas de passé, et "Vue sur les docs" est réduit à son origine, une simple association.

Or il y a mille choses à dire sur une évolution tout à fait pertinente, qui a accompagné celle du cinéma, notamment sur la décadence des postes de frontières entre documentaires et fictions, comme sur les contrebandes qui persistent entre les deux genres.
Dommage, mais ça fait un peu "parvenu".

Que ça ne vous fasse pas renoncer à aller prendre tous les grands plaisirs que le FID propose !
Les parvenus sont fréquentables, s’ils se tiennent bien, même par ceux qui aiment les archives, les généalogies et les pedigrees. Bref la fidélité et un certain sens de l’histoire.



Lundi 29 juin 2015

 

Hasard et nécessité : cette année on est branché "Amérique latine", mais à dire vrai, on préfèrerait dire, plus justement, "Amérique indienne".

À la BNF, à 17h45, le GRHED (groupe de recherche en histoire et esthétique du cinéma documentaire) va encore frapper :

Dans la catégorie "Retourner le regard, devenir-autre", dans le Haut-de-jardin, salle A - Audiovisuel, on va aller voir The Laughing Alligator (Le jacaré qui rit) de Juan Downey (1979), présenté par Raquel Schefer. Entrée libre.

Le cinéaste chilien Juan Downey pratique une forme d’anthropologie inversée.
Chez les Indiens Yanomami de la forêt amazonienne du Vénézuela, non seulement Downey filme les Yanomami, mais il retourne sa caméra pour qu’ils puissent le filmer, lui et sa famille.

Bibliothèque nationale de France - site François Mitterrand, hall Est
Haut-de-jardin, salle A - Audiovisuel.

 

À propos, n’oubliez pas le documentaire sur les Indiens Kogis de Colombie que Jeune Cinéma soutient.
Il reste très peu de temps pour contribuer à ce beau projet, et ce serait dommage qu’il tombe à l’eau.
On vit une époque de profonde mutation de la civilisation humaine sur la planète Terre. Un documentaire de plus pour lutter contre les immenses pertes naturelles et culturelles que nous apprenons chaque jour peut sembler dérisoire.
Pourtant, l’idée demeure puissante que chacun d’entre nous, si minuscule soit-il, possède de grands outils, son esprit, sa mémoire, sa solidarité : une puissance considérable.


À Bologne :

* Le Bergman du jour (Ingrid Bergman. Gli esordi) : Intermezzo (1936).

* Le Castellani du jour : Due soldi di speranza (Deux Sous d’espoir) (Palme d’or à Cannes 1952, ex-aequo avec le Othello de Welles.

Notre premier choix pour ce lundi :

* 12 dicembre (1972) de Pier Paolo Pasolini (non crédité) et Giovanni Bonfanti.

Et Peter von Bagh forever :

D’abord à 14h30, salle Scorsese :

* Päivä karl marxin haudalla (Un jour sur la tombe de Karl Marx) (1983)

* Kohtaaminen (La Rencontre) (1992)

* Faaraoiden maa (La Terre des Pharaons) (1988)

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Puis, ce soir, à 21h45, sur la piazza Maggiore : Peter forever avec son film sur le chanteur Olavi Virta (1972).

Après le portrait mélancolique du chanteur de tango Olavi Virta (1926-1972) qui fit battre tous les cœurs finlandais durant des années très dures, il y a ce que Peter von Bagh et Gianluca Farinelli avaient prévu : une rigolade généralisée et irrépressible avec trois "Laurel et Hardy" de Leo Mc Carey, accompagnés en musique géniale par Maud Nelissen et le groupe The Sprockets.

* You’re Dam Tootin’ (1928) ;

* Big Business (1929) ;

* Liberty (1929) ;

Comme tout le monde ne peut pas être à Bologne, on décide d’en faire profiter les copains et on vous branche sur "la liberté" (mais vous n’aurez pas l’humour des Sprockets).

Liberty pourrait être cité dans The Celluloid Closet de Rob Epstein et Jeffrey Friedman (1996), tellement il est suggestif : Laurel et Hardy, un vrai couple.


 

Sinon Peter est entré en BD - donc dans la légende - grâce à Naiel Ibarrola (2015).

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Dimanche 28 juin 2015

 

De Venise : Henri de Régnier (1864-1936) fut un des amoureux de Venise le plus ardents. Il est bien oublié de nos jours, comme ses contemporains du symbolisme.

Et même Venise l’oublie : d’année en année, la plaque qui le célébrait, sur l’étroit chemin qui mène de Guggenheim à La Salute, derrière la Palazzo Dario en éternel ravalement, disparaît peu à peu, sous les feuillages.
Nous nous consolons en pensant que c’est bien que les feuillages, eux, ne disparaissent pas encore.

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À Bologne, Il cinema ritrovato, en 2015, fête les 120 ans de la Gaumont.
Et aussi, comme chaque année, un centenaire : en l’occurrence, l’année 1915.

C’est l’année de naissance, entre autres, de Orson Welles et de Ingrid Bergman.

Même si vous n’y êtes pas, faites votre marché.

Notre premier choix pour aujourd’hui, ce dimanche, c’est :

* Dans la section Ritrovati e Restaurati : Varieté 
(Der Eid des Stephan Huller) (1925) de Ewald André Dupont. Accompagnement musical de Antonio Coppola.

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* Muisteja, le dernier film de Peter von Bagh.

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* Les courts métrages de Leo Mc Carey, au Cinema Jolly, à 18h30.

Comme on sait bien que tout le monde ne peut pas être à Bologne en même temps, on vous guide vers ces merveilles.

* Crazy Like a Fox (1926) ;


 

* From Soup to Nuts avec Laurel et Hardy (1928)
 

* Pass the Gravy (1928)
 

Sinon, on va découvrir, tout au long de la semaine, Ingrid dans ses films pré-hollywoodiens, quand elle avait encore les joues rondes : Bergman : Gli esordi.

* Par exemple aujourd’hui : Munkbrogreven de Edvin Adolphson & Sigurd Wallén (1934).

Naturellement pleins feux aussi sur Orson Welles avec ce soir :

* À 21h45 : Le Troisième Homme (1949), avec un hors d’œuvre inconnu : Unseen Lollo (1958) un portrait de Gina Lollobrigida par Welles. Piazza Maggiore.

Mais, ce soir, on peut préférer Francesca Bertini.

Et, au lieu de remonter vers la piazza Maggiore, rester à la Cineteca pour une soirée plus privée avec la projection ("Proiezione con lanterna a carbone") de Assunta Spina de Gustavo Serena (1915), avec l’accompagnement musical de Guido Sodo et François Laurent (musique et chansons napolitaines traditionnelles).

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Assunta Spina est un des plus grands chefs-d’œuvre du muet : en décors réels, de nombreux acteurs non-professionnels, des vues spectaculaires de Naples au début des années 1900.
Bertini a pu en dire avec fierté : Le "néoréalisme ? Je l’ai inventé".



Samedi 27 juin 2015

 

À Bologne, Il cinema ritrovato, 29e édition, ça commence aujourd’hui, avec, comme d’habitude, un programme étourdissant pendant une semaine.

Nous hésitons entre deux "affiches" :

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Tout le festival 2015 est dédié à Peter von Bagh, qui nous a quittés en septembre 2014, et la séance inaugurale s’appelle : I 1000 occhi del Dr Von Bagh.

Il fut directeur artistique du festival il Cinema Ritrovato pendant 13 ans, et avec Gianluca Farinelli, ils formaient un duo hors pair.

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Mais il était aussi un documentariste exceptionnel, un essayiste de la race de Chris Marker, Agnès Varda, ou du Terence Davies de Of Time and The City, ainsi qu’un écrivain prolixe : son œuvre deviendra un corpus de témoignages incontournable pour les historiens de la Finlande.
Il existe peu de choses sur lui en français, et Jeune Cinéma a comme projet de lui consacrer un numéro spécial.

Donc notre premier rendez-vous, c’est à la Cineteca, à l’Auditorium, à 16h15.

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Mais, le mieux est d’être là, dès 15h00, pour voir le téléfilm, inédit, Les Mains sales (Likaiset kädet) (1989) de Aki Kaurismaki, une adaptation de Sartre.
Aki était l’ami de toujours de Peter.


Salut les câblés !

Du 27 juin au 6 juillet 2015, jetez vos télés, et sortez dans la rue !

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Au musée Dapper : La voie de l’ennemi de Rachid Bouchareb (2014), avec Forest Whitaker et Harvey Keitel.

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La rencontre est animée par l’anthropologue Brice Ahounou.

C’est à 14h30, entrée libre, mais on peut réserver.

Musée Dapper, 35 bis, rue Paul Valéry, 75116 Paris.


Et retour en Italie.
À Venise, coup de foudre pour le nouveau pavillon australien, aux Giardini, avec l’installation de Fiona Hall : Wron Way Time.

La grande salle semble présenter un ensemble hétéroclite, des horloges détournées forcément suisses du pays des banques, des vanités coquettes, des animaux mythiques, des totems pendus, des bois flottés rassemblés, des billets de monnaies internationales affublés de feuilles d’arbres, un tapas aborigène…

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Mais, très rapidement, chaque élément se met à dialoguer avec les autres. La guerre que mènent les humains à la Nature est, dans le même temps, exhibée et désamorcée. La mort est là, qui guette, inéluctable, mais la destruction pourrait ne pas l’être. L’état des lieux est aussi celui de l’état d’urgence.

Mais quelle tendresse dans ces animaux d’un autre temps tressés avec les communautés aborigènes de toute l’Australie, qui refusent de disparaître !

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Et quel espoir dans ces livres empilés qui soutiennent le temps !

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C’est rare que le télescopage des éléments d’une installation "prenne" aussi vivement que dans un collage en deux dimensions. "Le temps du rêve" habite Fiona Hall.

Biennale di Venezia, 56. Esposizione Internazionale d’Arte ! (9 mai-22 novembre 2015).



Vendredi 26 juin 2015

 

Les festivals commencent, comme y a plus de saison, c’est à ça qu’on reconnaît l’été.

Il y a les prestigieux, à dimension internationale.
Par exemple :

* Le Festival d’Aix-en-Provence qui commence le jeudi 2 juillet et dure jusqu’au 21 juillet 2015.

* Le Festival d’Avignon qui commence le 4 juillet et dure jusqu’au 28 juillet 2015.
Le In, dont c’est la 69e édition, et le Off, dont c’est la 50e édition.

Mais il y a surtout dans toute la France, des festivals moins renommés, et beaucoup plus sympathiques, qui ajoutent à des programmations remarquables, des ambiances, des atmopshères, et autres vibrations intimes, qui se gravent dans nos mémoires, comme des émois adolescents.

Les Fêtes nocturnes au château de Grignan, qui commencent dès ce soir, sont de ceux-là.

C’est là, dans la cour du Château de Grignan, que Didier Bezace a choisi de nous proposer : Quand le diable s’en mêle, un de ces spectacles métissé et à double-fond dont il a le secret, à partir de trois pièces de Feydeau, Léonie est en avance, Feu la mère de Madame et On purge Bébé.

"Une chronique fragmentaire joyeuse et cruelle de l’anarchie conjugale, promettant des soirées d’été placées sous le signe de la magie et du rire", avec Philippe Berodot, Thierry Gibault, Ged Marlon, Clotilde Mollet, Océane Mozas, Lisa Schuster, Luc Tremblais.

On est assuré de sortir de ces soirées, disons, pour le moins, ragaillardi.

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À La Rochelle, la soirée d’ouverture du Festival International du Film, 43e édition, c’est ce soir à 20h15, avec, en avant-première, Mia Madre de Nanni Moretti, le film dont Jeune Cinéma pensait qu’il aurait du avoir la Palme d’or. Les festivaliers vont se régaler.

Le programme est d’enfer : des hommage à Marco Bellocchio en sa présence, une intégrale Luchino Visconti en compagnie de Claudia Cardinale, une rétrospective Louis Feuillade et Musidora, eux, ils se sont excusés.

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Mais à la fête aussi : Olivier Assayas, Hou Hsiao-hsien, la famille Makhmalbaf (Mohsen, Samira, Hana, Maysam, Marziyeh), la découverte de la Géorgie d’aujourd’hui...

Et le méconnu Alexander Mackendrick, dont nous reverrons avec un grand plaisir tous les best : Whisky à gogo (1949), L’Homme au complet blanc (1951), Mandy (1952), The Maggie (1954), Tueurs de dames (1955), Le Grand Chantage (1957).

Et surtout Cyclone à la Jamaïque (1965), avec Anthony Quinn et James Coburn.

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Faites votre programme de La Rochelle, jusqu’au 5 juillet 2015.



Jeudi 25 juin 2015

 

À Venise, dans le cadre de la Biennale, dans les Giardinis aux grands arbres toujours aussi majestueux, une découverte au pavillon japonais : Chiharu Shiota, avec une œuvre The Key in the Hand.

Elle est née à Osaka, en 1972, et vit à Berlin. Et a déjà une longue œuvre derrière elle, une œuvre très forte.

En 2015, elle nous confirme que nous avons toutes les clés pour accomplir, dans notre barque fragile, notre voyage, sanglant, forcément sanglant.

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Biennale di Venezia, 56. Esposizione Internazionale d’Arte ! (9 mai-22 novembre 2015).


À Toulouse, à l’ABC, événement exceptionnel, ce soir : on acccueille Wang Chao auteur, entre autres, de L’Orphelin d’Anyang, pour présenter son dernier film, Fantasia (2014).


À Paris, Au musée du Quai Branly, une exposition a commencé mardi, le 23 juin 2015, et sera visible jusqu’au 20 septembre 2015 : L’Inca et le conquistador.

En 1992, on avait beaucoup parlé de la conquête - et non pas de la "découverte" - de l’Amérique, c’était le 500e anniversaire et c’était donc "l’occasion ".
On ne peut pas se souvenir tout le temps de toutes les dates historiques de notre monde.

Pourtant, certaines devraient être enseignées, pensées, travaillées plus que toutes les autres : celles des morts de civilisations.

Cela est vrai d’une façon générale, à toute époque.
C’est tout particulièrement vrai aujourd’hui, où la civilisation occidentale, dont nous avions quand même pris l’habitude, vacille.
Et, avec elle, peut-être même, l’ensemble, certes encore très composite, de toutes les civilisations terriennes.

La "rencontre", - le télescopage, mais ils ne savaient pas à quel point -, en 1520, de Atahualpa et de Francisco Pizarro, doit être constamment relue et méditée, du point de vue des vainqueurs, comme toujours, mais aussi avec la vision des vaincus. Et pour nous autres, vainqueurs, c’est toujours un effort.
Un effort nécessaire.
Tout vainqueur est un futur vaincu.

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Musée du quai Branly, 37 quai Branly 
75007 Paris.



Mercredi 24 juin 2015

 

À partir d’aujourd’hui et jusqu’au 28 juin 2015, c’est tango, avec La Vie En Rose - IIe Meeting international de tango argentin queer à Paris.

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La Bellevilloise, 19-21 Rue Boyer, 75020 Paris


À l’auditorium du musée Guimet, aujourd’hui et demain, les Journées Hiroshima


.

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Aujourd’hui, 24 juin 2015 :

* À 12h15 : Soleil noir - L’Histoire de la bombe documentaire de Arthur Mac Caig (1995).

* À 15h00
 : Gen d’Hiroshima (Hadashi no Gen)
, film d’animation de Mori Masaki (1983).

* À 18h30 : 
 Pluie noire 
 de Shohei Imamura (1989)

Et demain, 25 juin 2015 :

* À 12h15 : 
 Blessures atomiques
 documentaire de Marc Petitjean (2006).

* À 15h00 : Femmes en miroir
 
 de Kiju Yoshida (2002).

* À 18h30
 : Hiroshima mon amour de Alain Resnais (1959).

Musée national des arts asiatiques - Guimet
, 6 place d’Iéna 75016 Paris.


À la Cinémathèque de Bercy, et cela jusqu’à la fermeture d’été, le 2 août 2015, Hommage à Ingrid Bergman (1915-1982).

Elle a fait l’affiche de Cannes, elle a cent ans, c’est son année.


Les sorties sur les grands écrans

* Mezzanotte de Sebastiano Riso (2014).

* Une seconde mère de Anna Muylaert (2015).

* Masaan de Neeraj Ghaywan (2015).

* Les Mille et Une Nuits de Miguel Gomes (2015).

* Le Retour de Fabiola de Jairo Boisier (2011).



Mardi 23 juin 2015

 

Magali Noël (1931-2015) est morte ce matin.

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Pour ses 80 ans, elle racontait comment elle était devenue la Gradisca pour le Amarcord de Fellini 1972).

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Le compositeur James Horner (1953-2015) s’est crashé dans son avion.
Il avait 61 ans. Titanic (1997), c’était lui.

Oscarisé, fidèle de James Cameron et de bien d’autres ( Braveheart, Alien, et Avatar, c’est aussi lui), il était très estimé et bien trop jeune pour mourir.

Nos cœurs de midinettes ne résistent pas.


 

Sur le nombre de Titanic qui ont été réalisés, on vous confirme pourtant que nos préférés sont quand même Atlantique, latitude 41° (A Night to Remember) de Roy Ward Baker (1955) et Titanic de Herbert Selpin (1943).

Mais, c’est vrai, y a moins de couleurs et moins de musique, et, c’est sûr - on a regardé à deux fois -, pas trace de Leo.


À l’Institut finlandais, c’est le dernier film du cycle Amour et anarchie : Matka Minuksi 
(Devenir moi) de Mina Laamo (2015).

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Institut finlandais, 60 rue des Écoles, 75005 Paris.


À la Maison de la poésie, on peut rencontrer, ce soir, Marceline Loridan-Ivens et Judith Perrignon, avec Mohammed Aissaouï.

Ensemble, elle parleront de leurs livres et poseront quelques question autour de l’innommable : comment on y survit, comment on peut transmettre, quels rôles ont les mots…

* Marceline Loridan-Ivens & Judith Perrignon, Et tu n’es pas revenu, Grasset, 2015.

* Rywka Lipszyc, Le Journal de Rywka Lipszyc, Calmann-Lévy (2015)


À Venise, on va au Museo Correr voir l’exposition Nuova Oggettività (autrement dit "Neue Sachlichkeit").

Tout le monde connaît Otto Dix et George Grosz.
Mais d’autres peintres et dessinateurs sont moins connus, et tout aussi impressionnants : Jeanne Mammen, Rudolf Schlichter, Georg Scholz, Otto Griebel, Karl Völker, Christian Schad, Friedrich Seidenstücker, Franz Radziwill, Lotte Jacobi...

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Au temps de la République de Weimar (1919-1933), la Nouvelle Objectivité n’avait pas le regard tendre sur une réalité terrifiante.
Comme si les artistes avaient pressenti ce qui allait suivre, qui fut pire encore.

Musée Correr Piazza San Marco, 52, 30124 Venezia (jusqu’au 30 août 2015).


Et retour à Paris, pour la dernière séance de la saison de CinéCaro avec un chouette documentaire : Chante ton bac d’abord de David André (2014).

Carreau du temple, 4 rue Eugène Spuller, 75003 Paris



Dimanche 21 juin 2015

 

C’est la 34ème édition de la Fête de la musique qui fête le solstice d’été, un peu partout dans le monde ou presque : plus de 120 pays y participent et des concerts sont organisés dans 700 villes. Une des rares bonnes idées venues d’en haut.

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La bonne manière de vivre la fête de la musique, c’est de marcher dans Paris, toute la nuit si possible, au devant des aventures qui guettent à chaque coin de chaque rue.

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Sinon, on se donne des rendez-vous :

• Place de la République, dès 14h30 ;
• Jardin du Palais Royal ;
• Église Saint-Eustache ;
• Musée de l’Orangerie ;
• Place de la Bourse ;
• Musée d’art et d’histoire du judaïsme ;
• Institut suédois
• Carreau du Temple ;
• Institut du monde arabe ;
• Centre culturel irlandais
• Musée Eugène Delacroix ;
• Invalides ;
• Champ de Mars ;
• Mona Bismarck American Center
• Musée d’Orsay ;
• Ministère de l’Éducation nationale ;
• Petit-Palais ;
• Église de la Madeleine ;
• Canal Saint-Martin ;
• Institut des cultures d’Islam
• Place de la Bastille ;
• Musée de l’histoire de l’immigration ;
• Bercy ;
• BNF ;
• Denfert-Rochereau ;
• Place Jacques Demy ;
• Maison de la Radio ;
• Montmartre ;
• Philharmonie de Paris ;
• Bellevilloise.

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Nous, on est à Venise.

C’est la Biennale d’art contemporain 2015. Cette année, elle a commencé en mai (au lieu de juin depuis toujours), pour être raccord avec Milan.
Les critiques ont été réservées : 2015 serait un mauvais cru.

On s’en fout.
Les manifestations régulières sont, par définition, inégales et variables.

À Venise, on y va pour se perdre, pour être loin des foules, avec des rêves et des rencontres non balisées. C’est très facile, contrairement aux idées reçues, et même dans le cadre de la Biennale la plus faible.

Par exemple, retourner à l’Arsenal.

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Biennale di Venezia, 56. Esposizione Internazionale d’Arte !9 mai-22 novembre 2015.



Samedi 20 juin 2015

 

Ce matin, se lever tôt.

En effet, à 11h, autant ne pas manquer la carte blanche de Arnaud Cathrine au Ciné-club du libraire : Sunday Bloody Sunday de John Schlesinger (1971).

Librairie du Cinéma du Panthéon, 15 rue Victor Cousin, 75005 Paris.


Après, on pourrait descendre vers le sud, avec étape à Toulouse.
On se ferait une soirée turque à l’ABC, avant de filer vers l’Espagne.

* À 19h00 : La Révélation d’Ela de Asli Ozge (2013).

* À 20h45 : Buffet turc

* À 21h30 : Mustang de Deniz Gamze Ergüven (2015).

Deux films et un buffet turc pour 15, 00€.
Réservation indispensable.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 20 au 26 juin 2015.



Vendredi 19 juin 2015

 

Nous inaugurons aujourd’hui une nouvelle rubrique : le financement participatif.

Le service public (et la solidarité qui le sous-tend), cela va de soi pour l’éducation, la santé, la retraite.

Pour la "culture" aussi, évidemment.

Autrefois, on a beaucoup aimé tous les mouvements d’éducation populaire. La revue Jeune Cinéma est née des ciné-clubs et de la Fédération Jean-Vigo, des subventionnés. Plus tard nous avons suivi les mouvements des maisons de la culture et de la politique de décentralisation menée par Jean Vilar et Jeanne Laurent (entre autres).

Sauf que le mot de "culture" est devenu si polysémique qu’il en est devenu louche.

La question de la "culture" est toujours aussi épineuse : elle est toujours la première à écoper quand l’État fait des économies, elle est de plus en plus considérée comme acccessoire dans la formation des humains (pour l’éducation, ils y vont moins fort, ils n’osent pas, ou disons, pas encore).

Si bien que tous les cultureux sont "habillés pour l’hiver" et déguisés en mendiants.
Les plus habiles préviennent l’humiliation et se déguisent en courtisans, comme au bon vieux temps des seigneurs mécènes.
Les autres émargent au régime des intermittents, tant qu’il existe encore.

Remarquez, "ils" n’ont pas tort, sous couvert de la négliger, la "culture", ils s’en méfient à juste titre. Le désordre vient souvent des artistes, c’est leur job.

Et nous nous obstinons à croire que, sur le long terme, ce sont les artistes qui font les révolutions.

Cette digression pour en venir au fait, et envisager comme une libération le financement participatif, le "crowdfunding", ce qu’on appelait plus anciennement les tontines.

Jeune Cinéma avait refusé une subvention diminuée, et, dans un éditorial resté célèbre, le 26 mars 1970, Jean Delmas avait refusé l’aumône..
Toutes les subventions des fédérations de ciné-clubs avaient été diminuées de 50% et celle de Jeune Cinéma de 75%.
La Fédé et la revue ont continué, dans la dèche mais avec obstination, leur travail contre la censure, et notamment les activités de leur ciné-club Anastasie.
Et la petite revue pauvre a survécu, sans pub et sans maître, grâce à ses abonnés.

Nous connaissons des éditeurs qui ont préféré périr plutôt que de demander des subventions.

Nous étions autrefois pour l’autogestion, nous croyons aux associations.

Et puis, nous avons un glorieux modèle : La Marseillaise de Jean Renoir, produit de cette façon, par une souscription nationale auprès du "peuple de gauche", en 1938.

Nous savons, bien sûr, que ça les arrangera, les pouvoirs publics, que ce système se développe. Mais ces pouvoirs publics, qui sait de quoi ils seront faits, dans le futur.
Nous savons aussi que les mots de la même famille que le mot "liberté" sont eux-aussi très dangereusement "polysémiques".

Mais voilà, les hiérarchies, les féodalités, les courtisaneries, pour nous, appartiennent à l’Ancien Régime, dont nous n’aimons pas qu’il regicle de partout à tout propos, sans qu’on s’en émeuve plus que ça.
Nous n’invoquons pas la République à tout bout-de-champ, parce que, depuis 1789, nous la considérons comme acquise, même du temps des ressacs.
Pour tout vous dire : on a même cru qu’on pouvait la dépasser, la République, en allant jusqu’au socialisme.
C’est vrai, c’était il y a très très longtemps.

Alors affirmons au moins ceci : nous croyons en l’horizontalité plus qu’en la verticalité. Ou quelque chose comme ça.
Nous ne serons pas naïfs. Nous nous méfierons aussi des coordinations détournées en systèmes d’exploitations planqués. Il faudra surveiller de près les méfaits épidémiques du Net.

Et donc, pour inaugurer notre rubrique "financement participatif", nous avons choisi un beau projet sur les Kogis de Colombie.

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Jeudi 18 juin 2015

 

Gros titres dans la presse sur le petit Noël des sénateurs : "A Noël, les sénateurs UMP recevaient 8 000 euros d’étrennes".

Illusion des révolutions, qui fonctionnent comme des trébuchets.
L’Ancien Régime perdure.
À propos, vous vous souvenez des Mains blanches de Montéhus ?

On l’a trouvé par Marc Ogeret, dans un montage de "John Doe" (Bravo les gars !). Il y a quelques années, on trouvait des images et des sons de Montéhus lui-même sur le Net, très mauvais.

Troisième couplet : "Il se votent, d’abord et comment, pour eux mêmes quarante et un francs".

Et ne pas confondre trois notions :

* "L’honneur des travailleurs", une vieille notion du mouvement ouvrier allant souvent avec "le refus de parvenir" ;

* La pensée politique de base : la seule vraie richesse vient du seul travail ;

* Et leur détournement : ça devient la "valeur-travail", concept très à la mode depuis quelques années, utilisée à toutes les sauces libérales avancées.


 



Mercredi 17 juin 2015

 

Au long des décennies, que disons-nous ? au long des siècles, l’Espagne a régulièrement occupé le devant de la scène mondiale, pour diverses raisons, d’espoirs, de misères, de joies.
Aujourd’hui, elle est de nouveau là, sous le feu des projos, exaltante.

L’autre cinéma espagnol est à Paris du 17 au 23 juin 2015, avec Différent 8 !


 

Espagnolas en Paris nous propose, au Louxor, des rendez-vous chaque soir à 19H et à 21H30, pour deux séances ouvertes aux professionnels et au public, avec des films inédits à découvrir lors de projections uniques.

* Avec une exposition des photos de Jorge Amat, Transgressions, au 2e étage pendant toute la durée du festival.

* Avec aussi une petite surprise : à chaque séance, il y a un prix non pas du public mais AU public. Un(e) chanceux(se), chaque soir, peut gagner un billet A/R Paris-Barcelone, en train, pour deux personnes.

* Les séances sont suivies d’une dégustation de produits espagnols avec les équipes du film projeté.

Par exemple :

* Ce soir, mercredi 17 juin 2015, à 21h30 : Hommage à l’acteur José Sacristán en sa présence, suivi de l’avant première de La Niña de Fuego de Carlos Vermut (2013).

Ou bien :

* Samedi prochain, le 20 juin 2015, à 21h30 : Hommage à l’actrice Géraldine Chaplin en sa présence, suivi de Dólares de Arena (Sand Dollars) de Laura Amelia Guzmán et Israel Cárdenas (2014).

Le Louxor, 170 boulevard de Magenta, 75010 Paris.


À partir d’aujourd’hui, mercredi 17 juin 2015, et jusqu’à la fin du mois de juillet, commence, à la Cinémathèque française à Bercy, une rétrospective Orson Welles.

Né en 1915, il y a cent ans, mort en 1985, il y a trente ans, Welles pouvait compter sur une fête en cette année 2015. Les commémorateurs adorent les nombres ronds.

Grâce à la générosité de Henson rarities, on a trouvé une trace du Orson Welles Show (1979).


À Toulouse, c’est la mi-temps de la rétrospective Stankey Kubrick à la Cinémathèque (2-25 juin 2015).

Michel Ciment, un des spécialistes de Kubrick (cf. son ouvrage Kubrick, préface de Martin Scorsese, Calmann Lévy, 1980. Édition définitive 1999) est descendu voir ça de plus près.

Il est à la librairie Ombres Blanches, à 17h00, pour une rencontre autour de ses derniers ouvrages.

Et le soir, il fait une conférence à la Cinémathèque, à 19h00, en prologue de la projection de Barry Lindon (1975).


Les sorties sur les grands écrans :

* Vice Versa de Peter Docter.
Le meilleur de Cannes 2015, il aurait pu rafler tous les prix, mais il était hors compète.

* Valley of Love de Guillaume Nicloux (2014).


 

* Cavanna, jusqu’à l’ultime seconde, j’écrirai de Denis Robert et Nina Robert (2015).

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* Mustang de Deniz Gamze Ergüven (2015).

Et puis, évidemment, revoir la fabuleuse Madame Bannister dans La Dame de Shanghai de Orson Welles (1947).

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Mardi 16 juin 2015

 

Toute la journée et partout dans le monde, c’est l’anniversaire de Stan Laurel.

Stan Laurel (1890-1965) est né cinq ans avant le cinéma.
Aujourd’hui, 16 juin 2015, il a 125 ans.

Autrefois, il riait beaucoup, discrètement, en douce, mais il riait.
On dit qu’il est mort, il y a 50 ans, en 1965, qu’il y a des preuves : Buster Keaton, qui ne riait jamais, aux funérailles de Laurel, il pleurait.

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Mais nous refusons de croire aux rumeurs, et les preuves ne sont pas des evidences. Stan Laurel n’est pas mort.

Site officiel de Laurel et Hardy


Toute la journée encore, et demain aussi, à Paris, on rend hommage à Maurice Nadeau (1911-2013).

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Pour honorer sa mémoire, on retourne dans la rue où il a vécu pendant 60 ans, jusqu’à sa mort, il y a deux ans : la rue Malebranche.
Les Lettres nouvelles - Maurice Nadeau y ont ouvert une petite librairie d’éditeur où est réuni l’ensemble des 600 œuvres qu’il a publiées, dans sa propre maison d’édition comme dans celles d’autres éditeurs.

Pendant deux jours, toutes les librairies et les galeries de sa rue, et tous ses amis vont le célébrer.

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Au programme :

* Un film, Maurice Nadeau. Révolution et littérature de Gilles Nadeau, projeté en continu de 14h à 20h (Galerie Malebranche).

* Une exposition autour de Maurice Nadeau, sa vie, son œuvre.

* Des dédicaces de leurs ouvrages par les auteurs présents.

* Des lectures de textes par des acteurs.

* Des verres et de l’amitié.

Librairie Les Lettres nouvelles-Maurice Nadeau, 5 rue Malebranche, 75005 Paris.


Ce soir, mardi 16 juin 2015, à 19h00, à Paris, on ne doit pas rater le rendez-vous mensuel du Café Louise-Michel.

Quatre livres sont au programme de la rencontre :

* Pourquoi les pauvres votent à droite de Thomas Frank (Agone, 2013), présenté par Pierre Josse ;

* Une saison blanche et sèche de André Brink (Stock, prix Médicis 1980), présenté par Pascale Martinet ;

* 1177 avant J-C le jour où la civilisation s’est effondrée de Éric H. Cline (La Découverte, 2015) présenté par Philippe Pignarre ;

* La nueve, bande dessinée de Paco Roca (Ed. Delcourt, 2015), présenté par Pierre Bellenger.

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Balbuzard Café, 54 rue René-Boulanger, 75010 Paris.


Si vous habitez Marseille, ce soir, c’est au Vidéodrome 2 que ça commence. À partir de ce soir, et jusqu’au 20 juin 2015

LunaPark Films vous a concocté une grande fête de quatre séances, nommée Ovni cinématographiques, raretés et autres étrangetés.

Au programme, le grand luxe des cinéphiles pointus, "un puzzle inextricable où tout est interdit sauf ce qui obligatoire" : des films très précieux parce que très rares, et donc mythiques, et cela, en entrée libre.

* La Route parallèle de Ferdinand Khittl (1962).

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* Ferdinand le radical de Alexander Kluge (1976).

* Le Dernier des immobiles de Nicola Sornaga sur le poète Matthieu Messagier (2003).

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* Tristese des anthropophages de Jean-Denis Bonan (1966) et Liberta, agent spatial anti-mythe de Jean-Noël Delamarre (1970).

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Café-cinéma Vidéodrome 2, 49 Cours Julien, 13006 Marseille.


Jean Vautrin (1933-2015) est mort ce 16 juin 2015.

Il s’appelait Jean Herman, au départ, et avait commencé sa carrière sous ce vrai nom, assistant de Rosselini, et réalisateur de Adieu l’ami (1968), avec Delon et Bronson, un tabac à l’époque.

Puis il avait choisi d’écrire des polars et avait changé de nom.
Au cours des années 70, il s’était fait une vraie place dans un genre qui n’était pas encore à tout le monde.
Dans la série noire, on se souvient de Billy-Ze-Kick ou Bloody Mary.

Il continuait aussi à écrire des scénarios pour le cinéma, souvent en collaboration avec d’autres.

Il finit comme Prix Goncourt, en 1989, avec Un grand pas vers le bon Dieu, ce qui, apès tout, est une fin honorable.



Lundi 15 juin 2015

 

Les mouvements littéraires et artistiques, on croit qu’ils ont un début et une fin, on les date de son mieux.
C’est plus commode à ranger sur nos étagères, et comme on sait que rien n’est éternel ici-bas, on se croit tranquille : personne ne viendra chercher noise.

Tout faux.

D’abord les mouvements littéraires et artistiques ont une immortalité historique.
On s’en souvient, on les enseigne, on les redécouvre, et il y a toujours quelque fondu - de la race de ceux que nous affectionnons - pour consacrer leurs travaux, voire leur vie, aux mouvements les plus courts, les plus secrets et les plus obscurs.

Et puis, il y a les grands incontournables, qui, eux, ne meurent jamais, parce qu’ils ont découvert et formulé une vérité que d’autres, en d’autres temps, auraient qualifiée de métaphysique. Et l’animal humain a besoin de métaphysique.

Le Surréalisme (et son adjectif détourné, pollué, accommodé à toutes les sauces) est de ceux-là.

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Voilà quelques rendez-vous :

* Alexandrian

* Aragon-Triolet (ÉRITA)

* Aragon (ITEM)

* Arcane 17

* Arlette Albert-Birot

* Au temps de l’œil cacodylate

* Association Atelier André Breton

* Henri Béhar – éditions Mélusine

* Ça ira

* Dada 100

* Documents Dada

* Association des Amis de Robert Desnos

* Fééries intérieures

* Femmes mondes

* Halle Saint-Pierre

* Héritages Claude Cahun - Marcel Moore

* Maurice Fourré

* Nouvelles Hybrides

* Galerie Alain Paire

* Association des amis de Benjamin Péret

* Stanislas Rodanski

* Seven doc

* Philippe Soupault


L’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) a quarante ans, cette année.
Elle est née officiellement en 1975.
Mais elle avait déjà, derrière elle, un sacré pedigree avec l’EPHE VIe section.

Elle fête son anniversaire, et la semaine du 15 au 20 juin 2015 est le point d’orgue des festivités.

On vous le dit d’avance et on vous propose plus particulièrement :

* Mercredi 17 juin 2015, à partir de 17h00 : Vernissage de l’exposition : "40 femmes diplômées".

* Vendredi 19 juin 2015, de 17h00 à 22h30 : Fête de clôture avec musique, buffets et bonne ambiance.

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Atrium du bâtiment situé au 190 avenue de France, 75013 Paris.



Samedi 13 juin 2015

 

Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 13 au 19 juin 2015.



Vendredi 12 juin 2015

 

Nevermore  : Retour du The Raven, en hommage à Sir Christopher Lee.


 


Le vendredi, c’est vernissage.

Les peintures de Michèle Boig, les "poissons d’or de Luc Guilmin et les sérigraphies textiles de Claire-Marie Neufville : Vernissage ce soir de 18h à 22h.

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Au Fond de la cour, 20, rue Chapon, 75003 Paris


Le Festival international des nouveaux cinémas numériques, 11e édition commence ce soir. (12-21 juin 2015)

Aujourd’hui, tout le monde peut faire son cinéma.
Et si on préfère que ce soit les autres qui le fasse pour soi, il est indispensable, d’avoir une petite idée de l’effervescence créative de ces nouveaux courants.

Tous créatifs, c’était quand même ça un des objectifs des révolutions trahies, non ?

Ce soir, vendredi 12 juin 2015, c’est le "programme n°1", aux Arènes de Lutèce (projection en plein air), avec accueil en fanfare, par L’Ernestophone de l’École normale supérieure, à partir de 21h30, et projection à la tombée de la nuit, vers 22h.
Sinon, ça dépend des jours, c’est aussi au Centre Wallonie Bruxelless, au Luminor, à l’ENS, etc.

Vérifiez le programme et le lieu de vos projections.

De bonnes habitudes :

* Les projections sont suivies de rencontres-débats, en présence des équipes des films, et de gens connus.

* Un cocktail vient clôturer la soirée après la séance, ce qui permet de parler plus facilement aux inconnus.

Un argument de poids :

* Il y a une conférence de Charles Babinet (de KisKissBankBank, sisi) sur les financements participatifs (aka crowdfunding). Vous apprendrez ainsi tout ce que vous ignorez encore sans jamais avoir osé le demander.

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C’est gratuit. Mais il faut s’inscrire.



Jeudi 11 juin 2015

 

Ornette Coleman (1930-2015) est mort aujourd’hui, le 11 juin 2015.

Nous nous consolons avec le documentaire de Shirley Clarke (1984), Ornette : Made in America


 

Il existe, maintenant, en version restaurée, avec bonus (chez Milestone).

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Sir Christopher Lee (1922-2015) est mort dimanche dernier, le 7 juin 2015 à Londres.

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Dans les années 70, à la Maison de la culture d’Amiens, pour quelque spectacle vivant oublié aujourd’hui, nous nous étions démenés pour que la critique parisienne vienne nous voir.

Matthieu Galey, le grand critique, s’était déplacé et on était très fier.
Il faut dire que, pour les Parisiens, c’était une expédition. Amiens était à seulement une heure de Paris en train, mais il était impossible de rentrer après le spectacle, le dernier train partant vers 21h. Il fallait donc dormir sur place.

Matthieu était donc venu, avait fait son papier, peut-être dans Les Nouvelles littéraires, ou dans L’Express, et l’avait commencé ainsi : "Amiens est la ville la plus laide de France".

Comme la critique était plutôt bonne pour le spectacle, il nous avait été facile d’en rire.

Mais nous n’étions pas d’accord.
Certes, il y avait à dire sur la Tour Perret et sa gare assortie.
Quoique, après tout, avec le temps, ça se patinait.

Mais même non-Picards, nous aimions tendrement la cathédrale, les hortillonages avec ses maisons délabrées (à l’époque), la rue des Trois-Cailloux, la MCA, les macarons et les ficelles, et même le quartier d’Henriville, réserve à bourgeois, mais bourgeois de bon goût.

Tout ça pour vous dire que ça vaut le coup d’aller y faire un tour, à Amiens.

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Et nous vous suggérons un bon prétexte : À la Maison de l’architecture de Picardie, l’exposition des gravures et dessins de Jacques Leclercq-K.

Elle s’appelle Portefaix.
C’est jusqu’au 25 juillet 2015.

Maison de l’Architecture, 15 rue Marc Sangnier, 8000 Amiens (20 mai-25 juillet 2015, du mardi au samedi, 14h-18h).



Mercredi 10 juin 2015

 

Aujourd’hui - et jusqu’au 14 juin 2015 -, va se tenir le Festival du Soleil de Minuit à Sodankylä, en Finlande. En finnois, ça se dit : Sodankylän elokuvajuhlat.

Le Festival de Sodankylä en Laponie a été créé, en 1986, par les frères Aki et Mika Kaurismäki et Peter von Bagh.

Tout le monde s’y est pressé, cinéastes de renom et cinéphiles pointus de tous les pays. Et ceux qui ne pouvaient pas y aller regrettaient amèrement les innombrables moustiques qui étaient aussi de la fête.

Cette année, ce sera la première fois sans Peter von Bagh, mort à l’automne dernier.


C’est aujourd’hui que commence le festival Côté court, 24e édition, à Pantin et cela pour dix jours (10-20 juin 2015)

Pantin, c’est tout près, en métro. C’est un des festival de ciné les plus sympathiques. Normal, c’est une association.

Comme toute le monde, on y décloisonne : les courts métrages prennent leurs aises avec le timing, les vidéos trouvent leurs places naturelles, la fiction et le documentaire se font des tendresses, et les enfants ont leur programme à partir de 2 ans… Comme d’habitude, les équipes des films sont là, accessibles, les débutants, comme ceux qui ont de la bouteille.

Et pour avoir accès à tout le programme, toute la semaine, partout, le badge ne coûte que 10€.

Ciné 104 / Pantin, 104, avenue Jean Lolive, 93500 Pantin.


Les sorties sur les grands écrans :

* Cendres de Mélanie Pavy et Idrissa Guiro (2013).
Pour ceux qui n’ont pas pu assister à l’avant-première dont Old Gringo vous parlait le 1er juin 2015.

* Le Souffle de Alexander Kott (2014).
Au MK2 Beaubourg, la séance de 17h30 sera suivie d’un débat avec Christian de Vaissière, directeur de recherche au CNRS en physique nucléaire et spécialiste de la radioactivité.

* Contes italiens de Paolo & Vittorio Taviani (2014).
Nous restons fidèles à l’Italie et à nos vieux camarades.

Ressortent également, en versions restaurées, et ça vaut le coup de les voir évidemment, et de les revoir, quelques Bergman (Ingmar) :

* Musique dans les ténèbres (1948), La Prison (1949), Jeux d’été (1951), Les Communiants (1963), et le mythique Monika (1953) de Ingmar Bergman.
Pour ceux qui ne connaissent que les grands classiques les plus récents du maître suédois.
Mais aussi pour ceux qui n’ont pas vu depuis longtemps ces "primitifs" : les versions restaurées, c’est autre chose que ce qu’on a vu autrefois !

Et puis, naturellement :

* Le Juge Fayard dit Le Shériff de Yves Boisset (1977).

* Cinéma Paradiso de Giuseppe Tornatore (1989).



Mardi 9 juin 2015

 

Mort de Jean Gruault (1924-2015)
Il voulait être comédien, il fut scénariste.


Un mardi très occupé.

À midi : Pas d’hésitation, ça va de soi : tous à la BNF.
C’est la dernière séance de la saison de "Raconter sa vie".

* Diaries, notes and sketches also known as Walden. Reel 1, de Jonas Mekas (1969, 30 min).

À propos, demandez le spécial Mekas de Jeune Cinéma.

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* Babel : lettre à mes amis restés en Belgique. Bobine 1, de Boris Lehman (1991, 40 min).
En présence exceptionnelle de Boris Lehman.

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Petit auditorium de la BNF, hall Est, 12h30. Entrée libre.


Mais le soir, on n’aura pas le don d’ubiquité, et il va falloir choisir.

1. Au Forum des images, Documentaire sur grand écran propose les voyages en Italie de Vincent Dieutre, hanté par Rosselini et Pasolini.

* À 19h00 : Viaggio nella dopo-storia (Voyage en post-histoire) (2015), première française.

* À 21h00 : Orlando Ferito (Orlando blessé) (2013).

En présence de Vincent Dieutre et Georges Didi-Huberman.

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Forum des images, 2 rue du Cinéma, Forum des Halles, 75001 Paris.

Ou bien :

2. Le Cycle Amour et anarchie continue à l’Institut finlandais.

* À 19h30 : Demain, 18 ans (Kohta 18) de Maarit Lalli (2012).
Le film a remporté les Jussi du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario en 2013. Les Jussi, sont, en Finlande, l’équivalent des Césars. En présence de Maarit Lalli.

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Institut finlandais, 60 rue des Écoles, 75005 Paris.

Ou bien :

3. Au ciné-club de l’ENS, c’est plus tard.

* À 20h30 : Tideland de Terry Gilliam (2006).

Un film Monty Python, même tardif, ça se refuse pas.

Terry Gilliam cite Karel Zeman comme un de ses maîtres, Zeman que nous avons en magasin.

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Ciné Club ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.



Lundi 8 juin 2015

 

Autrefois, dans les "bahuts", ils s’appelaient les "pions", qui obéissaient au "surgé".
Ça remonte à loin : le premier pion qu’on a connu, c’était dans Le Petit Chose (Alphone Daudet, 1868), qu’on lisait dans la Bibliothèque verte.

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On ne sait plus exactement quand ces mots ont disparu, sans doute après 68.
Tout ça appartient désormais à un passé révolu.
Même les chahuts ont changé de forme, de goût, de sens.

Les pions sont devenus des "assistants d’éducation", en bref des surveillants, un mot bien plus convenable, et après on dira qu’il y a plus de respect.

En tout état de cause, étant donnée la conjoncture que vous savez, le mot de "surveillant" étant un peu pollué, on est obligé de mettre des guillemets, si on veut prendre ses distances vis-à-vis du concept.

Tout ça pour dire qu’il y en a des très chouettes, des surveillants.

Par exemple Giovanni, Lola et Yann du collège Jean-Vigo d’Épinay-sur-Seine, dans le 9-3.
Fraîchement débarqués de Paris, ils ont été fraîchement accueillis par les élèves.
Et puis, quand le temps de l’apprivoisement a été terminé, ils ont fait un film ensemble.
Ce qu’on devrait toujours faire, au moins une fois, dans sa vie, maintenant que c’est devenu plus facile.

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Des films de banlieue et des films "d’éducation" en banlieue, il y en a eu des tas depuis quelques années.
Mais la parole est généralement prise par les éducateurs, les intervieweurs, les réalisateurs, bref les grandes personnes, sujets supposés savoir.

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Là, ce sont les élèves qui parlent, et qu’on écoute, fasciné, tant leurs visions et leurs aveux personnels se révèlent être au croisement des innombrables enjeux qui taraudent notre société… et qu’on évacue régulièremeent et sans remords.
Là, ce sont les amateurs, les surveillants comme les élèves, qui ont viré les experts. Là, on retrouve la grande idée de cinéma-direct. Et c’est bien.

C’est 9.3 zéro de conduite de Yann Berlier, Lola Cambourieu et Giovanni Di Benedetto (2015).

Les happy few pourront voir le film demain soir, en avant-première à 14h.
Et les autres l’auront plus tard en DVD.

Mardi 9 juin 2015, 14h : Pôle musical d’Orgemont 1 rue de la tête Saint-Médard 93800 Épinay-sur-Seine. Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Il est prudent de réserver.



Dimanche 7 juin 2015

 

Henry Valentine Miller est mort le 7 juin 1980 à Pacific Palisades, Cal.

Mais ces gens-là ne meurent jamais.
Il vaut mieux décider qu’on ne mentionnera que les anniversaires de naissance, et cela pour les fêter.

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Open Culture nous donne la liste des livres qui l’ont influencé.


Sans transition :

Les lecteurs de Jeune Cinéma (papier et site) connaissent bien Alain Virmaux.
Ils ont même connu Odette dont Alain ne pouvait se passer, jusqu’à ce qu’il y soit obligé. Tous deux avaient commencé à travailler avec Jeune Cinéma en 1990, avec le numéro 199.

Les lecteurs de JC ne sont pas les seuls à les connaître, les Virmaux, et leur bibliographie est longue.

Un détour :

Mais connaissez-vous Paris Lignes, qui fait partie de nos sites amis ?

Nicolas Droin et Prosper Hillairet sont des "piétons de Paris" comme Léon-Paul Fargue ou Henri Calet, des "flâneurs" comme Walter Benjamin, des "hommes à caméras" comme Dziga Vertov.
Nul doute que ces comparaisons les fassent rougir.
Alors disons plus simplement qu’ils sont, comme mille autres et comme nous, des amoureux de Paris, qui demeure LA ville, n’en déplaise à quelques autres.

La rencontre était inévitable.

Sur Paris-Lignes, ils ont ouvert une page "Alain Virmaux, archiviste du feu’", où ils vont placer les films de la série.

Le premier en date, à propos de André Delons (1909-1940), c’est Les Eaux noires de Nicolas Droin et Prosper Hillairet, avec la participation de Simone Delons et Catherine Delons (2014). Le film avait été projeté pour la première fois le 14 juin 2014, au Studio des Ursulines, lieu mythique.


LES EAUX NOIRES par alainvirmauxarchivistedufeu
 



Samedi 6 juin 2015

 

Proposition pour organiser sa journée de façon cool, entrées libres, avec les enfants :

D’abord à Paris, on irait au Musée Dapper pour y voir, en entrée libre, un film bourré de récompenses, notamment l’Étalon d’Or au FESPACO 2015 de Ouagadougou, sorti à l’automne 2014, et resté trop peu sur les écrans :

* À 14h30 : Fièvres de Hicham Ayouch (2014).

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La rencontre est animée par Brice Ahounou, journaliste et anthropologue, et à la fin de la projection, on pourra rencontrer le réalisateur Hicham Ayouch.

Musée Dapper 35 bis Rue Paul Valéry, 75116 Paris. Entrée libre.


Et puis, ce soir, on sortirait des murs de la ville et on irait à Aubervilliers.

Que Auber soit un lieu hautement culturel, c’est pas nouveau, on ne va pas revenir sur les hauts faits de la Décentralisation.

* À 19h30 : Une chose toute simple et superbe.
Toiles enchantées, 2e édition.

Le chœur des élèves du CRR 93 (Conservatoire à rayonnement régional), dirigé par Franck Bessaignet et accompagné par Isabelle Mambour, va nous interpréter les musiques de films orchestrées et mises en musique par leurs professeurs, vous savez, ces musiques qui nous trottent dans la tête, même quand on a oublié le film.

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On ne sait pas ce qu’ils vont chanter, mais on est sûr d’avoir envie de chanter avec eux.

Auditorium du CRR 93, 5, rue Edouard Poisson, 93000 Aubervilliers. Entrée libre.


Sinon, c’est un 6 juin que Louis Lumière est mort, en 1948.

C’est l’occasion de vous rappeler que ce sont les derniers jours de l’expo Lumière ! le cinéma inventé, au Grand Palais.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 6 au 12 juin 2015.



Vendredi 5 juin 2015

 

Frank Sinatra (1915-1998) aura cent ans en décembre 2015.

À partir de ce vendredi 5 juin jusqu’au 17 juin 2015, la Cinémathèque de Bercy propose un hommage.

Voir aussi le plaisir des amateurs.


Toujours à partir d’aujourd’hui, et cela jusqu’à lundi prochain, le 8 juin 2015, Bercy propose : Arménie 2015, mémoire d’un peuple.

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Programme :

* Ce soir, vendredi 5 juin 2015 : Arménie 1900 de Jacques Kébadian (1990)
& Nahapet de Henrik Malyan (1977).

* Demain samedi 6 juin 2015 : Sayat nova - Couleur de la grenade de Sergei Paradjanov (1968)
& Le Jardin de Khorkom de Isabelle Ouzounian (1998).

* Dimanche 7 juin 2015 : Pepo de Amo Bek-Nazaryan (1935)
& Chienne d’histoire de Serge Avédikian (2009).

Et lundi 8 juin 2015 : Les Habitants de Artavazd Pélechian (1970).

Voir aussi la filmographie de Jeune Cinéma.

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris


Le Musée d’Orsay nous invite à une séquence de films italiens réalisés entre 1933 et 1943 intitulée joliment Des téléphones blancs au néoréalisme. (5-11 juin 2015).

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1933-1943, ce sont les dix dernières années du fascisme, avec la création de Cinecità en 1937 et un bel essor de l’industrie du cinéma.

Au programme : Raffaello Matarazzo, Alessandro Blasetti, Mario Camerini, Mario Soldati, Vittorio De Sica, Luchino Visconti. Le top.

Musée d’Orsay, 1 rue de la Légion d’Honneur, 75007 Paris



Jeudi 4 juin 2015

 

Ce soir, palmarès du Prix Jean-Vigo :

Le prix Jean-Vigo 2015 a été attribué ce soir à Damien Odoul pour son film La Peur.

’Pour sa façon de filmer la folie de la guerre comme un théâtre de la cruauté.
 Une traversée des enfers dans un film où s’accordent l’expérimentation cinématographique et la fureur politique. Pour le parcours obstiné de son auteur".

Il a été remis par Agnès Varda (Vigo d’honneur 2012).

 

Le Prix Jean-Vigo du court métrage a été attribué à Pierre-Emmanuel Urcun
, pour son film Le Dernier des Céfrans.

"Pour son regard affuté et drôle qui bouleverse joyeusement notre vision de l’identité française, ou, plus précisément, l’identité "caisefran".

Le jury 2015 du Prix Jean-Vigo 2015 était composé ainsi : Leila Férault, Sophie Fillières, Véronique Godard, Alain Keit, Jacques Kermabon, Quentin Mével, José Maria Riba, Jean Rabinovici, Marcos Uzal et Luce Vigo.

Pour mémoire, en 2014, le Prix Jean Vigo du long-métrage a été attribué à Mange tes morts de Jean-Charles Hue et le Prix Jean Vigo du court-métrage à Inupiluk de Sébastien Betbeder.


Ce matin, rien.

À part une petite nostalgie de NYC. Et de Paul Strand et Charles Sheeler.


 



Mercredi 3 juin 2015

 

Avant tout, bon anniversaire à Allen Ginsberg (1926-1997).
C’est qu’il va quand même sur ses 90 ans !

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Après tout, bon anniversaire à Alain Resnais (1922-2014).

Il est immortel comme tous nos amis, et lui, spécialement, il n’a pas d’âge.

Ou alors, peut-être, forever young, pour toujours bloqué avant l’âge de raison, où chaque enfant risque de devenir ennuyeux.


Aujourd’hui, des tas de rendez-vous, on pourra pas tout faire : La Colombie, la Pologne, Sydney, le Japon...

Sans compter les sorties de la semaine, Kubrick à Toulouse, et Welles à Lyon.
 

D’abord La Colombie.

Cette année, le cinéma colombien est à l’honneur, notamment à Cannes où les places sont extrêmement chères, avec La tierra y la sombra de César Acevedo (2015) et ses multiples récompenses.

À Paris, on peut être dans le coup : ce soir commence, à La Clef, le Panorama du cinéma colombien, organisé par Le chien qui aboie, 3e édition, qui dure jusqu’au 9 juin 2015.

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L’affiche 2015 est de Alexandra Arango.

Il y a tout bien comme il faut : films de tous genres (fictions, documentaires, animations), concerts, expositions, débats avec les réalisateurs et tables rondes.
Et même un prix du public.
Ce qui nous plaît bien : les séances à l’ancienne, avec un court métrage précédant le long métrage.
La dernière soirée débutera par un concert du pianiste Diego Franco, fondateur du collectif Euphonia.


 


À Sydney, une ville qui nous tient à cœur, qui est à l’Australie ce qu’est New York aux États-Unis, pas tout à fait "du pays", commence le festival du film (3-14 juin 2015.

Il commence avec le film lituanien The Summer of Sangaile de Alanté Kavaïté, vainqueur au festival de Sundance 2015. Pour être synchrone, il faudra compter 10 heures de décalage horaire.

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La Pologne, aussi.

Elle est à Bordeaux.

La 4e édition de Kinopolska, du 3 au 9 juin 2015, au cinéma Utopia est très attirante. Un coup d’œil au Programme détaillé.

Grâce à l’Institut polonais, en "décentralisation", avec l’association Polskie Bordeaux, l’association Vent d’Est, l’Institut Polonais de Paris, et le soutien du Consulat Général de Pologne à Lyon.

On va jamais à Bordeaux.

Mea culpa : On est comme les chats, on emprunte un peu toujours un peu les mêmes chemins.

On fait semblant d’être des explorateurs et on prêche le voyage et la découverte.
Mais même les écoliers nous en remontreraient quant aux chemins.
En réalité, on avoue, comme les enfants, quand on aime une histoire, on aime bien qu’elle nous soit racontée souvent, et gare s’il manque une virgule.
Bordeaux-Pologne : belle occasion de sortir de notre zone de confort.


Pour le Japon, il suffit de rester à Paris.

Dans le cadre de son programme Paysages du cinéma japonais, la MCJP propose

* À 19h30 : Camus ? Connais pas de Mitsuo Yanagimachi (2005).

Pour les connaisseurs, c’est le réa­li­sa­teur de Feux d’Himatsuri et Adieu, terre natale.

Maison de la cuture du Japon, 101bis quai Branly, 75015 Paris.


Les sorties sur les grands écrans :

* Fin de partie de Sharon Maymon et Tal Granit (2014) : la fin de vie en Israël.

* Casa Grande de Fellipe Barbosa (2014).

* Loin de la foule déchaînée de Tomas Vinterberg (2015), le remake de John Schlesinger (1967), d’après le roman de Thomas Hardy (1874).



Mardi 2 juin 2015

 

Aujourd’hui, direction Musée du Jeu de Paume.

Avec les expositions, il faut éviter la procrastination.
On sait très bien que quand on n’y va pas dès le début, on n’y va pas à la fin.
Deux femmes exceptionnelles du 2 juin au 27 septembre 2015, c’est donc maintenant.
Le 27 septembre, c’est loin, le 27 septembre, on sera loin.
 

D’abord Valérie Jouve : Le corps en résistance.
Elle est anthropologue et cinéaste, et le musée propose une rétrospective de son travail des vingt dernières années.
À noter le beau catalogue avec des textes de Arlette Farge et de Marie-José Mondzain.

Autour de son exposition, il y a aussi des films, qui commencent samedi prochain, le 6 juin 2015 : Voyages dans la cité.

* Samedi 6 juin 2015, à 11h00 : "parcours Hospitalités" : Tram
Time is working around Rotterdam de Valérie Jouve

 (2006).

* Mardi 16 juin 2015, à 19h00 : "Les personnages", en présence de Meryll Hardt
 : Une vie radieuse de Meryll Hardt (2013)
 ; Cinq points de vue autorisés sur les Courtillères de Julie Desprairies et Vladimir Léon
 (2014) ; Au bord de la mer bleue de Boris Barnet

 (1936).

* Mardi 23 juin 2015, à 19h00 : "Les passants", en présence de Marina Vinyes Albes : courts-métrages de Ed van der Elsken, Johan van der Keuken, Jim Jennings et Jem Cohen.



* Mardi 15 septembre 2015, à 19h00 : "Les territoires", en présence du cinéaste : 
 Deux Mètres de cette terre de Ahmad Natche

 (2012).

* Mardi 22 septembre 2015, à 19h00 : "Carte blanche à Valérie Jouve" 
 : Restored Pictures de Mahasen Nasser-Eldin (2012) ; Vers Mathilde de Claire Denis (2005).

Save the dates. Pas sûr qu’on pense à vous le rappeler.
Valérie Jouve a un site officiel.


Et puis, sans films, mais avec des images formidables : Germaine Krull (1897-1985).
Figure de l’avant-garde des années 20 et pionnière du reportage photographique, elle a participé, en 1928, au lancement du magazine VU, avec André Kertész et Eli Lotar.

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Musée du Jeu de Paume, 1 place de la Concorde, 75008 Paris
.


Comme hier, à propos de documentaires, connaissez-vous le festival de L’Acharnière ?

Il se proclame "festival régional", il en est à sa 35e édition, et a pour objectif de mettre en avant la production audiovisuelle du Nord-Pas-de-Calais.
Mais en 2006, par exemple, ils ont accueilli le cinéma marocain.
C’est une conception régionale assez large, qui nous convient assez bien.

Il vient d’avoir lieu à Lille du 28 au 31 mai 2015.
Il a rendu hommage à René Vautier.

Mais surtout, il a récompensé Marine Place pour son documentaire Tout à reconstruire (2014). Confirmation de la largeur de vues du festival lillois : La Terre est toute petite finalement. Les attendrissants adolescents afghans que Marine Place rencontre sont bien des gars du Nord-Pas de Calais.

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Comme hier, toujours à propos de courts métrages :
L’Agence du court métrage et sa revue Bref vous proposent, ce soir, Premiers pas ? 21e édition.

Au programme : 



* 13 figures de Sarah Beauchesne au 71 rue Blanche de Véronique Aubouy & Christophe Boutin
 (1993).

* Monstre de Antoine Barraud
 (2004).

* Viril de Damien Manivel
 (2007).

* L’œil qui traîne de Stéphane Brizé
 (1996).

* Du bois pour l’hiver de Olivier Jahan (2003).

MK2 Hautefeuille, 
7 rue Hautefeuille
 75006 Paris


Si vous préférez rester à la maison, on vous signale que le film-culte parce qu’inclassable, Le Cri du sorcier (The Shout) de Jerzy Skolimowski (1978), sort aujourd’hui en DVD, version restaurée et haute définition.
Et en combo et DVD collector.
On ne saurait trop vous le recommander.

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Bon, à vos airs interrogateurs, on en voit, parmi vous, des qui ignorent encore ce que c’est que le combo.

Pour vous éviter d’aller chercher sur Wikipedia, et vous permettre de briller immédiatement auprès des branchés que vous côtoyez, on vous précise qu’il s’agit d’une abréviation anglaise qui veut dire "combinaison".
Et pour ce qui nous concerne, ça veut dire que c’est DVD + Blu-Ray, de quoi contenter tout le monde. Chez Elephant Film.



Lundi 1er juin 2015

 

Ce soir, pas d’hésitation, on va voir Cendres de Idrissa Guiro et Mélanie Pavy (2013), en avant-première, en présence des réalisateurs, dans le cadre de Documentaire sur grand écran.

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Le cinéma a beau avoir commencé avec les documentaires - ceux des frères Lumière ou de Edison notamment -, dans la jungle du cinéma, le roi des animaux, c’est toujours le long métrage de fiction. Pourtant, il s’essouffle, il vieillit et se répète. On peut se demander parfois, sauf exceptions notables, s’il n’aurait pas fait son temps, comme le roman, un temps.

Le documentaire, lui n’a pas eu de privilège dû à son ancienneté, il a essuyé les plâtres puis est longtemps demeuré un genre mineur. Voire impur.
Les films de Flaherty ou de Grierson révélèrent très vite les manip de la réalité.
Et puis, les poètes, les essayistes, les scientifiques, les ethnologues, les journalistes et les idéologues y ont mis leurs touches personnelles, sans compter le surgissement du dissident cinéma-direct, si bien que personne n’a plus trouvé de définition simple et n’a su vraiment où ranger qui et quoi.

Ce qui était, après tout, une excellente école philosophique : qu’est-ce que l’objectivité, hein ? et toutes ces sortes de choses.
Même les miroirs sont trompeurs puisqu’ils nous donnent une image inversée.
Alors, pensez, les caméras et les gens autour, les regards et les contre-regards, c’est quoi ces lieux incertains du vivant et du mouvement ?

Aujourd’hui la tendance générale, on a pris acte de l’incertain et on décloisonne les disciplines et les genres, et cela sur tous les fronts, et tout est, pour le moment, beaucoup plus confortable.
Le mot même de "documentaire" n’est plus soupçonné d’être polysémique, puisqu’il est reconnu comme tel, et qu’on lui accorde volontiers la liberté de circulation transversale. Pas de prison, plus de prisonnier.

Ils sont quelques uns qui ont œuvré pour cette liberté et cette reconnaissance, à la suite du Cinéma du réel à Beaubourg, né en 1979.

Par exemple l’association Documentaire sur grand écran fondée en 1990.

Donc ce soir, Cendres. Ne pas confondre avec l’épopée historique de Wajda, le Cendres de 1966.

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MK2 Quai de Loire, 7 quai de Loire, 75019 Paris


Du court métrage, on pourrait dire à peu près les mêmes choses que du documentaire.

Les frontières entre long et court sont mouvantes, relatives et arbitraires.
D’abord est advenu le "moyen métrage".
Et quand on voit la longueur (parfois inutile) de certains films d’aujourd’hui, on pense que le classique 90 minutes d’autrefois est devenu très court. Par ailleurs, le 52 minutes a parfaitement le droit de cité, et on n’évoque même pas les séries et feuilletons.

Du coup, le court métrage échappe au statut de galop d’essai de fin d’études et devient un genre à part entière ("on vous la fait courte" n’est pas seulement un résumé). Le temps du court devient un élément de son style, tout comme pour la nouvelle.

Bref, pour les documentaires comme pour les courts métrages, heureusement que les cinéastes se sont mobilisés.

Le mois de juin est riche en possibilités.

Aujourd’hui, au Centre Wallonie Bruxelles, commence Le court en dit long, 23e édition (du 1er au 6 juin 2015).

C’est un festival compétitif avec tout ce qu’il faut : films sélectionnés, rencontres avec les équipes, marché du film pour les pros. Et une exposition : les photographies de Dominique Houcmant / Goldo.


 

Tous les soirs, à 19h45, 127-129 rue Saint-Martin, 75004 Paris. Il est prudent de réserver.


On peut aussi citer dès maintenant, le festival de Pantin, Côté court, 24e édition, qui commencera le 10 juin 2015.


Et à propos de courts, il y a les consommateurs, mais aussi les créateurs.

Connaissez-vous le festival d’Anderlecht ?

Ils font un appel à candidatures : envoyer vos œuvres pour l’édition de 2015 qui aura lieu en octobre 2015.

C’est une occasion de rencontrer des professionnels.

Clôture des inscriptions en juillet 2015.



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