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Journal de Old Gringo (novembre 2015)
publié le lundi 30 novembre 2015


 

NOVEMBRE 2015

 



Lundi 30 novembre 2015

 

Le metteur en scène de théâtre Luc Bondy (1948-2015) est mort samedi 28 novembre 2015. il était malade depuis très longtemps. Alors on le croyait éternel.
L’éternité n’existe pas. En tout cas, pour nous autres les humains.

On prend le temps d’écouter France Culture qui lui a consacré hier, dimanche 29 novembre 2015, une longue émission.


À Aix-en-Provence, commence Tous Courts, le festival international de courts métrages d’Aix-en-Provence, 33e édition (30 novembre-5 décembre 2015).

Bande Annonce 33ème Festival Tous Courts from Festival Tous Courts on Vimeo.

 

En cette année 2015 :

* La 1ère Compétition internationale de courts métrages expérimentaux.

* La Fémis à l’honneur : la prestigieuse école de cinéma fête ses 30 ans au Festival Tous courts

* Le 1er Forum des festivals de cinéma en région PACA.

Ce soir, lundi 30 novembre 2015, l’ouverture se fait, à 19h30, avec

* Aucun regret de Emmanuel Mouret (2015).

* Habana de Édouard Salier (2014).

* TGV de Émilie Noblet (2014).

* Demontable de Douwe Dijkstra (2014).

* L’Interprète de Emre Kayis (2015).

* L’Amérique de la femme de Blandine Lenoir (2014).

Faites votre programme de la semaine.

Festival Tous Courts, 1 place John-Rewald, 13100 Aix-en-Provence.


Aujourd’hui Mark Twain (1835-1910) a 180 ans et on peut affirmer qu’il ne les fait pas.

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Il est né dans le Missouri, et dès 12 ans, il s’est lancé dans la vie active : typographe, imprimeur, marin, militaire sudiste sans conviction, routard vers l’Ouest, chercheur d’or… Aventurier, quoi, comme là-bas, en ce temps-là, on faisait ses années d’apprentissage, cent ans après Wilhelm Meister dans sa vieille Europe.
À 30 ans, il est devenu journaliste, normalement, pour raconter.

Il est surtout - et cela pour toujours - le père de de Tom Sawyer (1876) et de Huckleberry Finn (1885), et il est notre ami d’enfance.

Pour son anniversaire, on retourne dans l’enfance, en ces temps heureux où les grandes personnes, autour de nous, étaient toutes puissantes et crédibles.

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Dimanche 29 novembre 2015

 

Aujourd’hui, une évidence : une paire de godasses en plus, et on rejoint la chaîne pour le climat de République à Nation.

Sinon, "ils" vont croire qu’on est en oligarchie - voire en ploutocratie - heureusement, pas (encore) en théocratie - et pas en démocratie, comme annoncé généreusement, mais pas vraiment toujours appliqué.
Vous savez ce que c’est, quand on est bien installé, bien au chaud et tout, on oublie vite son écosystème (naturel, idéologique, social) d’origine.
C’est navrant, mais c’est humain.

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Autrefois, quand c’était encore permis de manifester en marchant ensemble, et qu’on le faisait sur ce parcours classique République-Nation via Bastille, il nous arrivait de tirer un bord (à gauche) pour aller au MK2, juste avant Bastille se faire un petit ciné-break, avant de rejoindre les copains plus loin et plus tard à Nation.
On ne s’en vantait pas : cinéphile et engagé, ce n’est pas toujours simple.

Là, aujourd’hui, ce ne serait pas vraiment convenable de rompre la chaîne.
Alors l’idée, c’est d’y aller demain, lundi, au ciné.

Profiter des transports gratuits (1) et retourner aux sources en allant voir (revoir) cette merveille de film qu’est Miracle à Milan de De Sica et Zavattini (1951). Ça vient de ressortir, et c’est ce qu’il nous faut en ce moment.

1. Ce qui va permettre, par exemple, de prendre un bus, de descendre de ce bus et de le reprendre ensuite, le même avec le même ticket, ce qui est possible dans toutes les villes de France, Lyon par exemple, sauf à Paris. Pas de petits profits, hein ! Mais ceci est un aparté inopportun et mauvais esprit, vu que, quand les transports sont gratuits, il n’y a pas de ticket. C’était plus fort que nous, fallait qu’on le dise.

Filmothèque, rue Champollion, 75005 Paris, 13h40 et 17h45.



Samedi 28 novembre 2015

 

Notre collaborateur Daniel Sauvaget en profite pour nous envoyer une carte postale, que nous avons jugé opportun de légender et de tagger, dans l’esprit des saintes Écritures et des romans-photos (même combat).

S’il n’est pas d’accord, nous en débattrons, et il aura un droit de réponse.

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À Belfort, commence le festival international du film Entrevues, 30e édition (28 novembre-6 décembre 2015).


 

À ceux qui l’ignorent encore, Entrevues Belfort est né en 1986.
C’est LE festival international du jeune cinéma indépendant et (donc forcément) novateur, avec une compétition internationale de premières œuvres (1er, 2e et 3e film), des rétrospectives, et une aide à la post-production.

Le festival en est à sa 30e édition, il a donc une longue histoire et des archives bien tenues, ce qui n’est pas si courant que ça, et que nous apprécions au plus haut point. Pour ses vingt ans, le festival avait même écrit un petit historique.

Pour ses 30 ans, le festival offre une place gratuite au film de leur choix, à tous ceux qui ont le même âge, nés comme lui en 1986.
Pour cela il faut juste écrire son nom à cette adresse, puis se présenter à la billetterie le jour choisi où la place gratuite attendra.

Faites votre programme.

Les lieux du festival :

Cinéma Pathé : 
1 boulevard Richelieu, 90000 Belfort.
La Poudrière : 
7 avenue Sarrail (Parking de l’Arsenal), 90000 Belfort.
 

Salle des fêtes : place de la République, 90000 Belfort.
CCI : 
1 rue du Docteur Fréry, 90000 Belfort.


À Paris, c’est aussi le climat qui est à l’ordre du jour. L’après-midi et la soirée au musée de l’Homme, c’est une aubaine et un devoir.

Dans le cadre du 34e festival international Jean-Rouch, le Comité du film ethnographique aborde une partie importante de sa programmation : Images du changement climatique et du changement global. Entrée libre.

* À 14h30 : Au gré de la plume arctique (People of a Feather) de Joel Heath (2011).

* À 17h00 : Shunte ki pao ! (Are you listening ?) de Simon Kamar Ahmad (2013).

* À 20h30 : Thule Tuvalu de Matthias Von Gunten (2014).

Discussions avec Douglas Nakashima (directeur du programme Local and Indigenous Knowledge Systems, LINKS, de l’Unesco) ; Julie Lallouët-Geffroy (journaliste environnement) ; Matthias Von Gunten (cinéaste, réalisateur du film Thule Tuvalu) ; Patrick Leduc (délégué aux affaires internationales du Museum national d’histoire naturelle).

Musée de l’Homme, 
17 place du Trocadéro
, 75016 Paris.


Quelqu’un, sur le réseau Facebook de JC, disait avec énergie, il y a déjà quelques temps : "Le premier qui me parle de Noël, je lui pète la gueule". On s’est pas senti concerné, on s’est même senti un peu solidaire.

Quelqu’un d’autre, prévoyant, disait : "Achetez vos cadeaux aux artisans et aux voisins".

À Paris, on se mobilise déjà pour illuminer la ville-lumière assombrie, et les gens organisés s’occupent des cadeaux.
Ils se disent entre eux : "Et pour les fêtes" ?
Ils s’excusent : "C’est pour les enfants !".

Comme on le disait à propos de Lunéville et de son beau château (Old Gringo du 18 novembre 2015), on ne peut pas être contre "les fêtes", ni contre les rituels, colonnes vertébrales des sociétés. Ni contre les cadeaux, même quand ils sont tentés par la tendance "valeur d’échange", ou par la tendance potlach.

La seule question des fêtes et des cadeaux, c’est leur grâce (toujours miraculeuse) ou leur corruption (toujours galère).

Ce week-end, on va donc chercher la grâce à Versailles (on n’y était pas retourné depuis 1871, les temps changent).
Des tas de belles choses, sur ce marché.
Et tout particulièrement les créations de Josette Sauvaget : "détournements", linogravures et peintures et surtout ses bijoux.

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Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 28 novembre au 4 décembre 2015.



Vendredi 27 novembre 2015

 

Pour commencer la journée, un petit cadeau de Open Culture


 

En guise de compassion pour toutes les victimes des attentats, tous ces gamins surtout, certes.
Mais aussi en guise de mea culpa pour le monde que nous leur laissons, à eux, nos enfants.
On le savait, on le disait. On n’a rien pu faire.
Responsables, il va sans dire.


À Toulouse, à la Cinémathèque, on a le choix entre deux programmes :

* Les 11e Rencontres du cinéma italien (27 novembre-6 décembre 2015)

* Un week-end Marilyn
À l’occasion de l’exposition Images de star. Marilyn, la dernière séance, Bert Stern présentée par le Musée Toulouse-Lautrec (Albi, 26 septembre 2015-3 janvier 2016), on peut voir ou revoir trois films mythiques de la blonde mythique :

Sept ans de réflexion (The Seven Year Itch) de Billy Wilder (1955) ; Arrêt d’autobus (Bus Stop) de Joshua Logan (1956) ; Les Désaxés (The Misfits) de John Huston (1961).

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Il faut voir ça de plus près, parce qu’on peut peut-être faire les deux, sans trop de dommage.

Cinémathèque de Toulouse, 69 rue du Taur, 31080 Toulouse.


À Paris, à la Maison de la poésie, à 19h30, a lieu, ce soir, une lecture-rencontre autour d’un revenant, oublié et probablement ignoré des nouvelles générations : Les rêves d’Althusser.
Présentation par Yann Moulier-Boutang et
 Olivier Corpet, et lecture par André Wilms, à partir de l’ouvrage de Althusser : Des rêves d’angoisse sans fin.
Récits de rêves (1941-1967) suivi de Un meurtre à deux (1985,) Grasset- IMEC (2015).

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Pour les ignorants : Althusser fut un marxiste et un rêveur.

Maison de la poésie, 157 rue Saint-Martin, 75003 Paris.


À Peyrelevade, on se fait un gros week-end de documentaires et un retour à une nature un peu moins polluée, en Limousin : L’invention du réel (27-29 novembre 2015). Entrée libre mais participation aux frais proposée.

Au programme, une méditation sur les hommes, les machines, la fin de notre monde, la fin du monde en général, avec des arguments et des images, des films, des archives, un concert rock, une conférence et une installation vidéo : Le Dispositif de Thomas Bertay et Pacôme Thiellement.

Nous sommes à peu près certains que vous n’avez même jamais entendu parler de la moitié de ce programme pointu de La Pommerie (Lieux d’élaborations pour un art des conséquences). Allez-y voir de plus près de quoi il s’agit, ça ouvre des horizons.

Peyrelevade, bar-tabac La Fontaine, Salle des fêtes, Salle du syndicat d’initiative, cantine de l’école.



Jeudi 26 novembre 2015

 

À Nantes, le festival des 3 Continents 2015, 37e édition, bat son plein depuis mardi 24 novembre 2015, et jusqu’au 1er décembre 2015.

Outre un super programme, comme d’habitude, cette année, on y fête, un peu à l’avance, les cinquante ans de la Conférence tricontinentale de Cuba (3-15 janvier 1966).
Et Jerôme Baron y célèbre "La tricontientale au présent".

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Cette année aussi, les étudiants de Infocom suivent le festival en direct et fabriquent un journal au jour le jour et ça c’est vachement bien.

Ils ne sont pas des spécialistes, et du coup, ils échappent à tous les clichés, facilités, mimétismes et autres tics de langage des professionnels de la profession, cette grande famille du journalisme, si souvent composée de clones.
S’il y a quelque chose dont on a besoin, c’est pas d’urgence mais de fraîcheur, celle du regard, celle de la pensée.

Si vous allez à Nantes, une suggestion : profitez-en pour tirer un bord vers la ZAD, et allez y admirer, comme tous les architectes un peu branchés du monde, les constructions et les organisations qui y ont surgi au long des mois.

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Faut sortir le dimanche, hors des grossières autoroutes de la télé pour voir les choses de ses propres yeux et se faire sa propre opinion.
Et puis c’est une façon comme une autre de faire son propre geste Cop21.
Car il ne semble pas qu’on ait beaucoup d’autres possibilités de se faire entendre ou de se montrer, nous autres vulgum pecus, ces jours de conf. internat.

Festival des 3 Continents, 7 rue de l’Héronnière, 44000 Nantes.


À Paris, à la Cité Universitaire, un rendez-vous annuel parmi les plus sympathiques.

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Tout le monde peut en profiter et avoir, ainsi, une idée de cette merveilleuse idée qu’est la Cité U. de Paris.
Ça s’appelle Signes de nuit 13e édition, onze jours et trois nuits jusqu’à l’aube consacrés à des films du monde entier (26 novembre-6 décembre 2015). Entrée libre.

Cette 13e édition présente trois programmes de compétition : Court métrage, Documentaire et Cinéma transgressif.

Mais pas n’importe quels films, que des films ambigus, complexes, énigmatiques, exceptionnels, d’une esthétique nouvelle qui font percevoir l’inquiétante étrangeté du monde moderne, qui invitent donc à la réflexion.

La section "Cinéma transgressif" surtout, qui donne à voir des moyens et longs métrages inclassables entre fiction et documentaire, caractérisés par un langage audio-visuel novateur, par des associations imprévisibles basées sur l‘inconscient et par des approches métaphoriques et métonymiques. Ils peuvent ainsi rendre compte de la complexité du monde.

Bref tout ce qu’on aime.

Ça se passe à la Maison du Portugal André de Gouveia, la Maison du Japon, la Maison de l’Argentine
, la Maison de Norvège, la Maison des étudiants suèdois, la Maison des étudiants canadiens
, la Maison Heinrich Heine…

Faites votre programme.

Cité Universitaire, 17 boulevard Jourdan, 75014 Paris.



Mercredi 25 novembre 2015

 

Paris-Expérimental a 30 ans.

Alors qu’à la Bibliothèque Kandinsky (Beaubourg, 3ème étage) est ouverte, depuis le 18 et jusqu’au 30 novembre 2015, une exposition des Éditions Paris-Expérimental (avec de nombreux documents, œuvres et archives), on fête ces 30 ans aujourd’hui, une journée exceptionnelle dédiée à Giovanna Puggioni, co-fondatrice de Paris-Expérimental et cinéaste. Cette journée est nommée Feux d’artifices, du nom d’un de se films : Fuoco. Journée continue de 14h30 à 22h15.

Pour que vous ne soyez pas désorientés à cette fête immanquable, voici quelques repères essentiels :

* Peter Kubelka ;

* Jonas Mekas ;

* Maurice Lemaître ;

* Stan Brakhage ;

* Alain Virmaux ;

* Dominique Noguez ;

* Christian Lebrat ;

* Prosper Hillairet.

Les principales présentations étant faites, vous pouvez faire votre programme au Centre Pompidou.

Et aller voir de plus près le site de Paris-Expérimental.

Beaubourg, Cinéma 2, Centre Pompidou, 75004 Paris.


Dans le cadre du Mois du film documentaire, à 18h30, la BNF 

propose une table ronde avec pour thème : Réfugiés : que peut le cinéma ?

Avec

* Bijan Anquetil avec La nuit remue (2012).

* Delphine Deloget avec Voyage en Barbarie (2014).

* Jacques Kébadian avec Mémoire arménienne (1993).

* Vincent Dieutre avec Jaurès (2012).

Les quatre cinéastes croiseront leurs expériences, à partir d’extraits de leurs films.

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Profitez-en pour consulter la programmation de la BNF pour ce formidable Mois du documentaire.

Bibliothèque nationale de France - site François Mitterrand, hall Est, 
Petit auditorium, entrée libre.


Toujours dans le cadre du Mois du documentaire, la Bibliothèque publique d’information (BPI) a donné carte blanche à Nurith Aviv (6-25 novembre 2015).

Elle a regroupé les 40 films de son choix en trois thématiques : filiations, langues, lieux. Les réalisateurs choisis : Agnès Varda, Amos Gitai, René Féret, René Allio, Samir, Ruth Beckermann, Iris Schiller, Eyal Sivan, Edna Politi, Vivian Ostrovsky, Laurence Petit-Jouvet, Renaud et Hervé Cohen

Cette carte blanche est également une rétrospective, évidemment.
En clôture, ce 25 novembre 2015, soirée spéciale :

* À 18h00 : Shabloul de Boaz Davidson (1971), précédé de Allenby Passage de Nurith Aviv (2001).

Shabloul, c’est le deuxième film de Nurith Aviv en tant que chef op’, un film rare sur la Tel Aviv rock de 1969.
La séance aurait dû avoir lieu le 14 novembre 2015, présentée par Ariel Schweitzer. Elle a été annulée et reportée pour les raisons que l’on sait. Ariel Schweitzer ne pourra pas être présent, mais Nurith Aviv sera là.

* À 20h00 : Poétique du cerveau (2015), son dernier film, avec Jean-Claude Ameisen.

Cinéma du réel, Bibliothèque publique d’information, 25 rue du Renard, 75003 Paris.


À Décines (1), un événement théâtre-cinéma, au centre culturel Le Toboggan, avec une de nos actrices préférées, si ce n’est LA préférée, Anne Alvaro, qui a carte blanche du 25 au 29 novembre 2015.

Avant d’être la grande actrice de cinéma que tout le monde connaît, même les chaînes de télé, Anne Alvaro était une grande comédienne de théâtre, le grand théâtre de la "Décentralisation" inventé par Jean Vilar et Jeanne Laurent, et porté par le festival d’Avignon.

La "Décentralisation théâtrale" : maintenant les "jeunes" ne comprennent plus le terme, qui recouvrait bien plus que la simple représentation : toute une philosophie.
Les metteurs en scène et les acteurs rencontraient leurs publics, avant, après, expliquaient, s’expliquaient devant les adhérents des Maisons de la culture, des MJC, des théâtre subventionnés, dont toutes les équipes étaient au service des lycéens et des travailleurs. Le théâtre se voulait "élitaire pour tous", comme le clamait Antoine Vitez. Jeune Cinéma, de son côté, faisait le même travail au niveau des ciné-clubs de lycées.

C’est que - peut-être faut-il le rappeler plus souvent - être spectateur, c’est aussi un art. Et, si ça peut demander un peu de talent, surtout, ça s’apprend !

Au Toboggan, pendant ces cinq jours, Anne Alvaro, dans la grande lignée de cette tradition, et avec sa même générosité de toujours, va prendre soin de vous.

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* Ce soir, mercredi, à 20h30 : Lettre à Anna 
de Éric Bergkraut (2009).
Ce documentaire est à la fois un portrait intime de la journaliste Anna Polikovskaïa, assassinée en 2006 à Moscou et une chronique de la Russie des années Poutine.
La séance sera suivie d’une rencontre avec Jean-Jacques Hollard de la Ligue des Droits de l’Homme.

* Le bouton de nacre de Patricio Guzman (2015), vendredi 27 novembre 2015 à 20h30. Le film sera suivi d’une rencontre avec Anne Alvaro, et il y aura sans doute beaucoup à dire, sur ce film précisément, mais aussi sur Nostalgie de la lumière, et sur l’évolution du travail de Patricio Guzman.

* La Ville des pirates de Raul Ruiz (1983), samedi 28 novembre 2015 à 18h00.

* Le Goût des autres de Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri (2000), dimanche 29 novembre 2015 à 14h30. Le film sera présenté par Anne Alvaro.

Et puis, samedi soir 28 novembre 2015, à 20h30, une vraie soirée théâtrale :

* Femme non-rééducable de Stefano Massini, mise en scène de Arnaud Meunier,Anne Alvaro est Anna Polikovskaïa, avec Régis Royer et Régis Huby.


 

Cinéma Le Toboggan, 14 avenue Jean Macé, 69150 Décines-Charpieu.

1. D’aucuns nous demandent où c’est, Décines-Charpieu.
C’est quasiment la banlieue de Lyon, et tous les Lyonnais connaissent bien la ville à cause de l’hyperactif Toboggan, mais aussi parce qu’on peut y rencontrer l’Arménie :

* Le Mémorial du génocide arménien, dont la première pierre a été posée le 24 avril 1965, soit cinquante ans après le début du génocide arménien. Œuvre du sculpteur Robert Darnas, il a été inauguré le 4 juin 1972.

* La Maison de la culture arménienne, un centre communautaire qui propose une école de musique (traditionnelle et classique), des cours de langue arménienne, et l’accueil des enfants.

* Le Centre national de la mémoire arménienne, qui, depuis 2013, a ouvert une bibliothèque qui propose une documentation, des expositions et des conférences.


Les sorties sur les grands écrans :

* Une histoire birmane de Alain Mazars (2014), avec un petit détour par Katha.


 

* Les Cowboys de Thomas Bidegain (2015).

* The Other Side de Roberto Minervini (2015)

* 21 nuits avec Pattie de Arnaud et Jean-Marie Larrieu (2015).

* La Vie pure de Jeremy Banster (2014).

* Capitaine Thomas Sankara de Christophe Cupelin (2014).

* Chant d’hiver de Otar Iosseliani (2015).

* Ixcanul de Jayro Bustamante (2014). Cf. l’article de Jacques Pelinq sur le Festival Internacional de Cine de Cartagena - FICCI (11 au 17 mars 2015), Jeune Cinéma n° 369-370, décembre 2015, à paraître.

* Knight of Cups de Terrence Malick (2015).

Sur ces mêmes grands écrans de nos villes, les ressorties :

* Le Voleur de bicyclette (Ladri di Biciclette) de Vittorio De Sica (1948).

* Miracle à Milan (Miracolo a Milano) de Vittorio De Sica et Cesare Zavattini (1951).

* L’Eau à la bouche de Jacques Doniol-Valcroze (1959).

* Émile et les détectives (Emil und die Detektive) de Gerhard Lamprecht (1931)



Mardi 24 novembre 2015

 

La situation est neuve.
Dans ces derniers temps de l’humanité, on connaissait les attentats, on connaissait le terrorisme. On savait pourquoi, des causes simples.

On connaissait les guerres de conquêtes ou les guerres de libération - les révolutions se rattachant à ces dernières.
Les idéologies pouvaient apparaître comme plutôt décoratives. On savait comment, des modèles repérés.

Mais les croisades, multicausales, on avait oublié.
"La première fois en tragédie, la seconde fois en farce", ça aussi, on avait oublié.
Faut y retourner.

On peut pleurer, mais faut réfléchir.
La vraie urgence, c’est de penser par soi-même, à partir de ce qu’on sait déjà.
Et aussi s’informer, écouter, lire, se renseigner, apprendre.
Bref, prendre un peu de temps avant de décider. douter, quoi.
Ne pas se laisser influencer par les matraquages tous azimuts auxquels on est soumis (politiques, médias, réseaux sociaux, intellectuels connus, copains et pas copains).

Et si rien ne nous convient et ne se raccroche à nos wagons habituels, ne pas s’étonner.

Les sociétés ne fonctionnent pas comme des additions d’individus.
Aux faits sociaux, des causes sociales, pas des additions de causes individuelles.
Une société composée d’individus conscients, organisés et responsables, c’est la vraie démocratie.
C’est une utopie, ça n’a jamais existé, même à Athènes.
Mais il faut tendre vers ce modèle. Alors au boulot !

Le Café de la Société Louise-Michel propose ce soir, à 19h00, un rendez-vous de réflexion à partir de quelques livres :

* Jihad Academy de Nicolas Henin (Fayard, 2015), présenté par Pierre Bellenger ;

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* Le piège Daech de Pierre-Jean Luizard (La Découverte, 2015), présenté par Ariane Perez ;

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* Les Arabes, leur destin et le nôtre de Jean-Pierre Filiu (La Découverte, 2015), présenté par Philippe Pignarre.

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Café Balbuzard, 54, rue René Boulanger, 75010 Paris.


Nos ciné-clubs habituels du mardi :

À l’Institut finlandais, le ciné-club nordique a invité l’Islande, la Suède, la Norvège… Ce soir, à 19h30, c’est la Finlande chez elle, mais hors les murs puisque elle nous parle du Brésil.

Ça devient difficile d’être "patriote" au sens traditionnel du terme.
Ça ne nous gêne pas, nous qui nous sommes toujours sentis, comme Garry Davis ou André Breton, citoyens du monde. Et comme Ray Bradbury, simplement terriens.

* Pixadores (Tuulensieppaajat) de Amir Arsames Escandari (2014).

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Centre finlandais, 60 rue des Écoles, 75005 Paris.


À l’École normale supérieure, ce soir à 20h30

* Soy Cuba de Mikhaïl Khalatazov (1964).

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Ciné-club de l’ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.


Allons au théâtre de temps en temps.
Plus que jamais peut-être, besoin de spectacle vivant.
À Paris, ce soir, à 21h00, et jusqu’à samedi 28 novembre 2015 :

* Scènes pour une conversation après le visionnage d’un film de Michael Haneke, conception et mise en scène de la compagnie catalane El Conde de Terrefiel.

Douze histoires : les traumatismes et les fantasmes quotidiens dʼun groupe de jeunes gens européens membres dʼune société égarée et soumis à un fascisme quotidien et contemporaine.
Le spectacle est en espagnol surtitré français.

Théâtre de la Bastille, 76 rue de la Roquette, 75011 Paris.



Lundi 23 novembre 2015

 

À Paris, ce soir, à 19h, un véritable événement, une séance unique, avec un film remarquable :

* La ballena va ilena (La baleine va pleine) (2014) du collectif artistique argentin Estrella de Oriente : Daniel Santoro, Juan Carlos Capurro, Pedro Roth, Tata Cedrón, Marcelo Céspedes.

Appâté par la Fondation espagnole Botin qui proposait une bourse à un projet artistique qu’elle aurait sélectionné, le collectif décide de concourir.
Son projet est beau, intelligent, utile, de cette sorte d’art à notre goût, celui qui joue un rôle politique et social par le seul fait de son existence.

Il s’agit d’une baleine transatlantique. Comme Jonas, les migrants de toutes nationalités pourraient s’y réfugier, dans le confort puisqu’ils disposeraient également de l’urinoir de Duchamp. Grâce aux lois protégeant les œuvres d’art, pas de problème pour entrer en Europe et aux États-Unis. Chaque humain est une œuvre d’art. Y a qu’à le décider.

Coût du projet : 300 milions d’euros.

Bon, ils n’ont pas gagné, les Argentins.
La baleine n’a jamais été construite et ne navigue donc pas.
Mais allez voir ce film, vous apprendrez une autre histoire : celle des fonds, des bourses et autres subventions qui vont du centre vers la périphérie, se dérobant, peu généreuses dans leur perception des possibilités de l’art pour transformer la réalité. En présence de Juan Carlos Capurro.

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Maison fraternelle, 37 rue Tournefort, 75005 Paris.


Baleine toujours.

* Sur le dos des baleines (The Original Whale Riders) de Jean-Michel Corillion a reçu plein de prix. Le dernier en date : le Grand Prix du Festival "Water Sea Oceans" de Hluboka (République tchèque). Toute l’équipe du film est très contente.


 


Baleine, note en bas de page.

Ça nous rappelle une autre baleine, emblématique de notre enfance.


 


À Paris encore, au Grand Action, à 21h ce soir, on peut voir, en avant-première Tu tournes en rond dans la nuit et tu es devoré par le feu de Jonathan Millet, suivie d’une rencontre avec l’équipe (entrée libre sous réserve des places disponibles).

Le film vient de Bretagne. On nous a promis que le lien avec Debord serait explicité.

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Grand Action, 5 rue des Écoles, 75005 Paris.


À Paris toujours, au Centre Wallonie-Bruxelles, dans le cadre du Mois documentaire, commence la trilogie colombienne Campo hablado de Nicolas Rincón Gille.

Ce soir, les deux premiers volets :

* À 18h30 : En lo escondido (Ceux qui attendent dans l’obscurité) (2006).

* À 20h00 : Los abrazos del rio (L’Étreinte du Fleuve) (2010).

Et le 30 novembre 2015, le troisième volet :

* À 19h00 : Noche herida (Nuit blessée) 
(2015)
En présence du réalisateur Nicolas Rincón Gille.

Centre Wallonie-Bruxelles, 127-129 rue Saint-Martin, 75004 Paris.


À Rueil-Malmaison, c’est la Semaine du court métrage, 7e édition (23-28 novembre 2015).

Cette année, c’est Patrice Leconte, l’invité d’honneur.
On ne le connaît pas si bien que ça, Patrice Leconte. Il n’est pas seulement ce réalisateur dont un film sur deux est génial, il est aussi romancier, auteur de BD, et grand amateur d’art.

On ne résiste pas à vous rappeler une séquence qui nous donne toujours la chair de poule depuis 1999 : La Fille sur le pont.
Après tout, c’est presque comme un court métrage.


 

Pour en revenir à Rueil, la soirée d’ouverture, ce soir, à 20h30, s’appelle Filmer la rencontre et elle commence par une remise du prix du jury, décerné dans le cadre du concours international de courts métrages de Rueil-Malmaison réservé aux travaux des élèves des écoles de cinéma.

Entrée libre sur réservation.

Théâtre André Malraux, 9 place des Arts, 92500 Rueil-Malmaison.



Dimanche 22 novembre 2015

 

À Toulouse, ce dimanche 22 novembre 2015, on ne traîne pas au lit et on va prendre son petit déj à l’ABC, à partir de 10 heures.

Juste avant d’aller au ciné :

* À 10h30 : Ixcanul de Jayro Bustamante (Ours d’argent de Berlin 2015).

Ou bien

* À 10h30 : Les Anarchistes de Elie Wajeman (2015).

Ou bien

* À 11h00 : à partir de 4 ans, donc ça nous concerne tous : Neige et les arbres magiques, quatre courts-métrages de de Antoine Lanciaux, Sophie Roze, Benoît Chieux : Tigres à la queu leu leu, La Petite Pousse, One, two, three et Neige.


 


On vous aurait bien parlé du Festival international du film du Vietnam qui commence aujourd’hui à Hanoi, parce que c’est une ville qui nous est chère, et qu’en ce moment, il doit y faire bon. (22-26 novembre 2015).

La première édition a eu lieu en 2010.
Mais ils ne sont pas encore tout à fait au point pour leur service com.

On espère y aller l’an prochain.



Samedi 21 novembre 2015

 

À Marseille, ce week-end, se tiennent les Assises de la création cinématographique indépendante en France (21-22 novembre 2015).

Ces rencontres sont coordonnées par l’Association des auteurs aéalisateurs du Sud-Est (AARSE).

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Samedi : la création et dimanche : la diffusion.
Avec un temps fort, ce soir à 20h30, la conférence du psychanalyste Roland Gori : "Rêver, raconter et créer sous la domination des logiques du marché".

Consultez le programme détaillé.

Les Variétés, 37 rue Vincent Scotto, 13001 Marseille.
Polygone étoilé, 1 rue Massabo, 13002 Marseille.


À Paris, les Samedis du cinéma allemand du Goethe Institut ont recommencé.

Cette saison 2015-2015, le programme, c’est 1930-2010 : L’Allemagne en 10 films. Toute la série est présentée par Patrick Brion.
La série a commencé le samedi 24 octobre 2015, avec M le maudit (M die Stadt sucht einen Mörder) de Fritz Lang (1931).

Aujourd’hui, c’est à l’Arlequin à 11h00 :

* Kuhle Wampe oder : Wem gehört die Welt ? de Slatan Dudow que personne n’appelle jamais Ventres glacés (1932). Scénario de Bertolt Brecht et Ernst Ottwald, et musique de Hanns Eisler.


 

Arlequin, 79 rue de Rennes, 75006 Paris


À Paris toujours, à 15h, on file à la Bibliothèque Truffaut pour voir, dans le cadre du mois documentaire (cycle "Génocides") : Mon voisin, mon tueur de Anne Aghion.

La projection est suivie d’une rencontre avec Hélène Dumas, spécialiste du Rwanda.

Bibliothèque François Truffaut, rue du Cinéma, Halles, 75001 Paris.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 21 au 27 novembre 2015.



Jeudi 19 novembre 2015

 

Avec tout ça, on a occulté la mort, le 15 novembre 2015, de Dora Doll (1922-2015).
Elle aura eu le temps de savoir que le monde changeait de visage.

Wikipedia la crédite du Prix Reconnaissance des cinéphiles à Puget-Théniers décerné par l’Association Souvenance de cinéphiles pour l’ensemble de sa carrière, en 1993.
Ceux qui sont de ce midi-là seront heureux de le savoir, Puget-Théniers, c’est pas rien.

70 ans de carrière de seconds rôles, mais avec de grands réalisateurs, 130 films.
Nous n’oublierons pas la gravité de son regard de femme de la nuit.

Et nous revient son petit rôle dans Le Garçon sauvage de Jean Delannoy (1951) vu il y a un mois au festival Lumière 2015 : elle faisait le poids en rivale de Madeleine Robinson.

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À Paris, à l’École normale supérieure, l’hommage à Assia Djebar (1936-2015) est maintenu, ce jeudi 19 et demain vendredi 20 novembre 2015 à 19h.

Les conditions de sécurité vont devoir être renforcées.
Les personnes ne disposant pas d’une carte d’accès à l’École et souhaitant assister à cet hommage à Assia Djebar sont donc priées de s’inscrire impérativement en précisant bien :

* en objet : "inscription à l’hommage Assia Djebar".

* dans le corps du message : le ou les soirées auxquelles on souhaite assister ; le nombre de personnes concernées ; et leur identité.

L’inscription doit se faire avant le 19 ou le 20 midi, selon la soirée concernée.

Un contrôle de sacs et d’identité sera effectué à l’entrée de l’École, par les soins du personnel.
Cette inscription ne garantit pas accès à la salle, qui continue à se faire dans la limite des places disponibles. Il faut donc être très ponctuel.

ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.



Mercredi 18 novembre 2015

 

À Lunéville, l’Institut d’histoire culturelle européenne Bronislaw Geremek, est un lieu de culture permanente.

Séminaires, ateliers, rencontres, débats, tout au long de la saison, et, tous les mercredis, entre 17 et 21h, c’est entrée libre au Château des Lumières avec des "conférences apéritives" thématiques d’histoire culturelle. Le charme des "salons" d’autrefois ouverts à tous.

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Alors que la saison 2014-2015 était dédiée à "l’Utopie", la saison 2015-2016 est consacrée à "la Fête". Ainsi en ont décidé Didier Francfort et son équipe.

On ne devrait pas avoir à expliquer l’intérêt - l’utilité même - du bien-être, du plaisir, de la joie, bref des "fêtes", solitaires ou collectives, rieuses ou graves. Ni à s’en justifier. On croyait cela acquis. Et pourtant, régulièrement, ici ou là, venant de soi-même ou de l’extérieur, venant surtout de la nuit des temps, on voit se dessiner la symétrie indépassable plaisir-expiation.
Les fêtes... on y réfléchit, à Lunéville.

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Chaque société se définit par une "culture" au sens large du terme, qui inclut aussi bien les savoirs savants que les pratiques générales les plus triviales.
L’histoire, la littérature, les arts, mais aussi la cuisine, le savoir-vivre, les us et coutumes, et toutes les connivences de la communication non-verbale, tout fait signe de reconnaissance et ciment, au delà de la langue.
Chacune de ces "cultures" est plus ou moins ouverte aux autres. Mais plus nous avançons dans l’histoire humaine, plus les frontières sont poreuses. Personne ne peut plus se demander, aujourd’hui, à Paris : "Comment peut-on être persan ?" Alors les métissages abondent, et c’est joyeux.

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Chaque société a aussi ses calendriers et des "fêtes" collectives pour rythmer le temps, des plus austères et des plus ritualisées aux plus débridées et sauvages - du moins en apparence. Car chacun sait que les carnavals les plus étranges, voire les plus sulfureux, fonctionnent en harmonie (plus ou moins clandestine) avec le système orthodoxe, avec le rôle bien précis de soupape. D’une certaine façon, tant qu’il y a carnaval, il n’y a pas révolution, et tant qu’il y a sport, il n’y a pas guerre.

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C’est très simple : il n’y a pas de société sans "fêtes", quels que soient les aléas des connotations du mot et quelles qu’en soient les formes privées.
Sans elles, pas de "société", pas de groupes, pas de communautés, pas de communions, on a juste affaire à des collections d’individus, errant dans des déserts.

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C’est pourquoi le sujet choisi cette année par Lunéville est d’une parfaite pertinence. Les "fêtes" des humains et de leurs régions du monde se font écho, de proche en proche, tout autour de la Terre. Les fêtes européennes, notamment.

Ce mercredi 18 novembre 2015, à 17h00, on a rendez-vous au Château avec Florence Forin pour évoquer l’opéra en fête et avec Anita Lucchesi pour parler des "festas populares portuguesas".

Locaux de l’IHCE dans les Communs sud du Château des Lumières, Lunéville.


Tout cela pour dire qu’on va aussi aller se faire des fêtes de ciné, comme d’habitude, et que chaque plaisir pris par chacun de nous à ces films enrichira la nappe phréatique commune de notre société, terriblement imparfaite et honteusement injuste, mais que nous avons constituée avec nos vies, au long des siècles, qui est la nôtre, qui est nous-mêmes.


À Paris, au cinéma La Clef, ATTAC propose "Changeons le système, pas le climat" (18-22 novembre 2015). Bonne idée.

Faites votre programme.

La Clef, 34 rue Daubenton, 75005 Paris.


Partout où il y a des cinémas en France, sur les grands écrans :

* Je suis un soldat de Laurent Larivière (2015).

* Macbeth de Justin Kurzel (2015), sélection officielle du festival de Cannes 2015.

* Maestà, la Passion du Christ de Andy Guérif (2015)

* Les Suffragettes (Suffragette) de Sarah Gavron (2015).

* La Peau de Bax (Schneider vs. Bax) de Alex van Warmerdam (2015).
Depuis Les Habitants (1992) et, ensuite seulement, Abel (1986), on ne rate plus aucun Alex van Warmerdam.

* L’Idiot ! de Yuri Bykov (2014).
Car toute la Russie n’est pas dans Aliocha Karamazov.

* Hunger Games : La Révolte, part. 2 (2015).
Pour que nos ados comprennent à quoi sert le spectacle, grâce à cette "série" hyper politique.

* Out1 : Noli me tangere de Jacques Rivette et Suzanne Schiffman (1971).
Le film est enfin visible en version intégrale.
Jeune Cinéma lui consacrera un dossier dans sa version papier (JC n° 369, décembre 2015, à paraître).
Le DVD sort aujourd’hui chez Carlotta avec les deux versions : Noli me tangere (12h30) et Spectre (4h30) ainsi que des bonus de grand luxe.

* Joe Hill de Bo Widerberg (1970).
Un regard d’aujourd’hui sur un vieux film politique mythique.
Avec aussi, sur le site, ce qui s’en disait en 1971.
Des projections spéciales ont lieu à Paris, pour célébrer ce film mémorable, ce soir, mercredi 18 novembre 2015, à 19h, au Grand Action, avec cocktail, et vendredi 20 novembre 2015, à 19h20, aux Fauvettes, en présence de Thommy Berggren (sous réserve).

* La Coupe à dix francs de Philippe Condroyer (1974).
Quinzaine des réalisateurs, festival de Cannes 1975.
Il y a quarante ans… Aujourd’hui. Les choses ne changent guère.
Voir aussi l’entretien avec Philippe Condroyer, à Cannes 1974

* The Blues Brothers de John Landis (1980).
Pour voir si on rigole toujours autant qu’à l’époque.

* Jusqu’au bout du monde (Bis ans Ende der Welt) de Wim Wenders (1991).
Pour vérifier pourquoi il nous a déçus à l’époque.

* Maman a cent ans (Mamá cumple cien años) de Carlos Saura (1979).
Parce que Saura, c’est vachement bien.

* Une histoire d’amour suédoise (En Kärlekshistoria) de Roy Andersson
Pour voir les débuts charmants et déjà cyniques de Andersson première période (1970).



Mardi 17 novembre 2015

 

ATTENTION : pour tout ce qui se passe à Paris, avant de vous déplacer, vérifiez par téléphone que ce n’est pas annulé.


C’est d’autant plus important en ces temps de chaos et de violences, n’oublions pas que les territoires de la pensée (occidentale) existent qui sont à la fois refuges et fronts.

Nous vous suggérons deux rendez-vous tranquilles :

* Ce soir, mardi 17 novembre 2015 à 17h, une réflexion sur l’histoires de nos mœurs, dans le cadre du séminaire interdisciplinaire et international de Christiane Veauvy : Genre, politique, sexualité(s). Orient/Occident, une conférence de Armelle Le Bras-Chpard, avec Stefania Ferrando : Déconstruire le discours masculin des philosophes.

FMSH, Le Farance, Salle du Conseil B, 190, avenue de France 75013 Paris.

* Ce soir, mardi 17 novembre 2015 à 19h, un regard sur l’histoire de nos arts, avec une rencontre autour des revues Perspective et Sculptures, dans le cadre des Entretiens du comptoir des presse de la Fondation Maison des sciences de l’homme (FMSH).

Cette rencontre a lieu à l’occasion de la parution de :

* Perspective : actualité en histoire de l’art, n° 1/2015. Éditions de l’INHA.

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* Sculptures, 2/2015. Presses universitaires de Rouen et du Havre.

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Avec Claire Barbillon, Claire Bosc-Tiessé, Antoinette Le Normand-Romain, Claire Maingon, Christine Mengin.

Librairie Le Comptoir des presses, 86 rue Claude Bernard, 75005 Paris.


À Albi, commencent Les Œillades. 19e festival du film francophone d’Albi (17-22 novembre 2015)

Faites votre programme.

Association Ciné forum, 104 avenue Colonel Teyssier, 81000 Albi.


À Bruxelles, commence le Festival International du Film (FIF) (17-21 novembre 2015)

Deux cérémonies remarquables :

* Ouverture ce soir, mardi 17 novembre 2015, à 19h, avec Au plus près du soleil de Yves Angelo (2015).

* Clôture le samedi 21 novembre 2015 à 20h00, avec Un+une de Claude Lelouch (2015).

Entre les deux, faites votre programme de la semaine.

UGC De Brouckère, place de Brouckère 38, 1000 Bruxelles.


À Paris, à la BNF, recommence le Cinéma de midi (de 12h30 à 14h), avec un nouveau cycle : De grandes inquiétudes.

Au rythme d’une séance mensuelle, on peut découvrir les collections audiovisuelles de la BNF à l’heure du déjeuner au Petit auditorium, entrée libre.

Aujourd’hui :

* L’Ambassade de Chris Marker (1975).

* L’Espagne vivra de Henri Cartier-Bresson (1939).

Bibliothèque nationale de France, site François Mitterrand, hall Est, Petit auditorium, quai François Mauriac, 75013 Paris


À Paris encore, à La Clef, commence Africolor (17 novembre-24 décembre 2015).

Cinéma La Clef, 34 rue Daubenton, 75005 Paris.


À Paris toujours, au Grand Rex, commence le Paris Fims Fantastic festival (17-22 novembre 2015).

Grand Rex, 1 boulevard Poissonnière, 75002 Paris.


Nos ciné-clubs du mardi :

À l’Institut finlandais, le Ciné-club nordique, à 19h30

* Victoria de Torun Lian (2013).

Message de l’équipe : ANNULÉ

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Institut finlandais, 60 rue des Écoles, 75005 Paris.


À l’École normale supérieure

* À 20h30 : Les Enchaînés de Alfred Hitchcock (1946).

Si vous le ratez, vous pouvez le (re)voir sur Internet.
Mais c’est toujours mieux sur un grand écran.

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Message de l’équipe du ciné-club de l’ENS : Le dispositif de sécurité de l’ENS a été renforcé. La séance de ce soir aura tout de même lieu, mais il se peut qu’il soit difficile pour les extérieur.e.s de rentrer dans l’ENS. Si nécessaire nous serons présent.e.s à l’entrée de l’ENS pour faire rentrer les personnes concernées. Cependant si certain.e.s d’entre vous disposant d’une carte multi-fonction viennent en compagnie d’extérieur.e.s, nous vous conseillons de les accompagner à l’entrée afin de leur faire passer la sécurité.
Malgré ces désagréments, nous espérons que vous serez nombreu.ses.x à venir voir ou revoir Les enchaînés d’Alfred Hitchcock.
Cordialement,
L’équipe du Ciné-club.

Ciné-club de l’ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.



Lundi 16 novembre 2015

 

Mercredi prochain ressort Joe Hill de Bo Widerberg (1970).


 

C’est ça, aussi, notre culture occidentale, celle qu’on veut abattre aussi, pas seulement celle des "hipsters" parisiens.


À Paris, le Comité du film ethnographique de la 34ème édition du Festival Jean Rouch nous communique que les Regards Comparés Taïwan pourront avoir lieu à l’INALCO, à partir d’aujourd’hui (16-19 novembre 2015).

Un programme de 16 documentaires exceptionnels réalisés par Luisa Prudentino, Gwannaël Gaffric, Wafa Ghermani, Barberine Feinberg et Françoise Foucault.
Les projections seront suivies de discussions.

Et jeudi 19 novembre 2015, à 16h45, une table-ronde : Cinéma aborigène et quêtes d’identité à Taiwan, en présence des réalisateurs invités : Hu Tai-li, Mayaw Biho et Shen Ko-shang.

Entrée libre. Une pièce d’identité vous sera demandée à l’entrée.

INALCO (Auditorium), 65 rue des Grands-Moulins, 75013 Paris.



Samedi 14 novembre 2015

 

Deux écoles, comme on a dit à nos amis de Facebook.

* On pense comme Queen : Show must go on alors que c’était l’hécatombe autour d’eux. En les écoutant, on pleure encore.

Ou bien on fait un grande "marche blanche" et on prend le deuil.
Prévert pensait que "les histoires de cercueils, c’est triste et pas joli".

On ne sait pas choisir. Chacun son truc. D’ailleurs, ça revient presque au même : "Keep smiling".

Une seule certitude : ce qui est refoulé, fait toujours, tôt ou tard, retour. Généralement ça fait encore plus mal.

Les peintres aussi nous le disent, Grosz ou Picasso qui en savaient long.
Et tant d’autres.

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"Le diable est sur la ville".

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L’État d’urgence dans toute la France a été déclaré hier soir, par le président de la République François Hollande. Il a également annoncé la fermeture des frontières.


Et puis, là, maintenant, ça a canardé de partout à Paris.
République, le Bataclan, les cafés du 10e, Saint-Denis, des otages, des morts, quarante pour le moment, pas encore 00h00 de ce matin du samedi 14 novembre 2015.
C’est la guerre.
Qu’est-ce qu’on croyait, hein ?


À Paris, dans le cadre du Mois du documentaire, la Bibliothèque publique d’information (BPI) a donné carte blanche à Nurith Aviv (6-25 novembre 2015).

Elle a regroupé les 40 films de son choix en trois thématiques : filiations, langues, lieux. Les réalisateurs choisis : Agnès Varda, Amos Gitai, René Féret, René Allio, Samir, Ruth Beckermann, Iris Schiller, Eyal Sivan, Edna Politi, Vivian Ostrovsky, Laurence Petit-Jouvet, Renaud et Hervé Cohen…


Cette carte blanche est égalemernt une rétrospective, évidemment.
En clôture, le 25 novembre 2015, il y aura son dernier film : Poétique du cerveau (2015), et une rencontre avec Jean-Claude Ameisen.

Mais nous voulons attirer votre attention sur ses débuts dans le monde du cinéma, avant qu’elle ne devienne la réalisatrice que l’on sait.
Cet après-midi, à 15h, la BPI propose un film particulier, devenu mythique parce que difficile à voir.

* Shabloul de Boaz Davidson (1971), précédé de Allenby Passage de Nurith Aviv (2001).

Shabloul, c’est le deuxième film de Nurith Aviv en tant que chef op’, un film rare sur la Tel Aviv rock de 1969, et la séance est présentée par Ariel Schweitzer.

Cinéma du réel, Bibliothèque publique d’information,
 25 rue du Renard, 75003 Paris.


Toujours dans le cadre du Mois du documentaire, à 15h00, la bibliothèque François Truffaut propose L’Arbre de Hakob Melkonyan (2015)

La filmographie sur le génocide arménien s’enrichit, en cette année de centenaire. Toujours la même histoire, jamais la même histoire, des pièces au dossier qu’il faut recenser et, toutes, visiter.

Bibliothèque Truffaut, rue du Cinéma, Les Halles, 75001 Paris.


Que fait-on le samedi ? Avant, on allait au Puces.
Et si on y retournait à l’occasion du 1er Salon 2015 de la photo au Marché Dauphine ?

Ce week-end, samedi et dimanche 14 et 15 novembre 2015, de 10 h à 18 h, le Marché Dauphine invite une vingtaine de marchands et de galeries spécialisés qui s’installeront à son premier étage sur le thème "le cinéma et la musique". Entrée libre.

Snaps Shots et Photos Amateurs seront également à l’honneur.

À découvrir, une sélection rare de photos originales en tirage argentique des années 50, 60 et 70, des portraits d’artistes célèbres, acteurs ou musiciens pop-cultes, réalisés par les plus grands photographes de presse. Avec la participation, par exemple, de Brunon Mouron.

Pourquoi souligner sa présence ?

Parce que nous aimons a priori ce grand photographe qui n’a ni wikipedia ni site officiel. Quelle classe !

Marché Dauphine, Salle d’exposition au 1er étage, 132 -140, rue des Rosiers, 93400 Saint-Ouen.


Salut les câblés !

La Semaine télé de Jeune Cinéma du 14 au 20 novembre 2015.



Vendredi 13 novembre 2015

 

À Paris, commence le Salon des éditeurs indépendants,, 11e édition, initié par L’Autre livre, et ça dure tout le week-end (13-15 novembre 2015).

Il accueille 150 maisons d’éditions indépendantes contribuant activement à la bibliodiversité.
Inauguration ce vendredi soir jusqu’à 22h en musique, et tout le week-end, conférences, débats, rencontres, dédicaces... et une exposition de photos, qui sera librement accessible durant toute la durée du salon dans les galeries à l’étage.

Espace des Blancs-Manteaux, 48 rue Vieille-du-Temple, 75004 Paris.


À Bourges, les Rencontres de Bandit Mages commencent aujourd’hui (13-21 novembre 2015).

En 1992, à Bourges, un groupe d’étudiants de l’école des Beaux-Arts a créé un festival qui veut être la vitrine de la création vidéo émergente.
Le festival Bandits-Mages est né.
En 2015, un super programme plein de pistes de grande actualité.

Nous, nous sélectionnons le programme intitulé Mémoires échos et soubresauts des luttes de libération tricontinentales, conçu par Olivier Hadouchi, le 20 novembre 2015, au Théâtre Jacques Cœur.
Une vraie leçon de cinéma qui est l’occasion d’examiner les radicalités esthétiques et politiques des années 1960 et 1970.
Ce sera en deux parties, à partir de 19h00, avec, entre les deux, un buffet dînatoire.
Avec des films et des vidéos de Jocelyne Saab, Santiago Alvarez, Ugo Ulive, Safia Benhaim, Hito Steyerl, Mathieu Abonnenc, Clarisse Hahn, etc.

Faites votre programme.


À Caen, commencent les Boréales, 24e édition du "plus grand festival nordique hors des pays nordiques" (13-28 novembre 2015).
Invités d’honneur : le Groenland et le Danemark.

Faites votre programme.


À Lyon, à l’Institut Lumière, depuis hier 12 novembre 2015 et jusqu’au 5 janvier 2016, Nobody’sperfect, un festival des films de Billy Wilder.
23 films, copies restaurées, animations, présentations, l’habituelle qualité Lumière.

Avec son festival d’octobre, qui n’arrive plus à accueillir tous les Lyonnais, rançon du succès, l’Institut, heureusement, entre chaque édition, propose des tas de programmes et mini-festivals de haut niveau que les autres villes lui envient.


À Amiens, on ne présente plus le FIFAM.
Le Festival international du film d’Amiens 2015, 35e édition, commence ce soir (13-21 novembre 2015).

John Landis en est l’invité d’honneur.



Jeudi 12 novembre 2015

 

À Cannes, on va aux Jeudis de Cannes Cinéma.

Comme d’habitude, une soirée exceptionnelle avec deux films, un professionnel du cinéma, et un apéritif convivial.

Ce soir, carte blanche à la jeune société de distribution Bellissima Films, qui présente deux films de la Mostra de Venise 2015, en présence de Lætitia Antonietti.

* L’Attente (L’Attesa) de Piero Messina (2015), en avant-première.


 

* Sangue del mio sangue de Marco Bellocchio (2015).


 


Au musée d’Orsay, dans le cadre de l’exposition Splendeurs et misères. Images de la prostitution (1850-1910) (1), il y a un cycle de films intitulé La rue sans joie.

Ça commence ce soir avec

* L’Appolonide. Souvenirs de la maison close de Bertrand Bonello (2011), le 12 novembre 2015 à 20h.

Suivront :

* Belle de jour de Luis Buñuel (1967), le 13 novembre 2015 à 20h

* Les Nuits de Cabiria de Federico Fellini (1957), le 14 novembre 2015 à 14h

* Prostitution de Jean-François Davy (1976), le 14 novembre 2015 à 17h

* La Rue sans joie de Georg Wilhelm Pabst (1925), le 14 novembre 2015 à 20h. Ciné-concert avec Paul Gousso au piano.

* Le Plus Vieux Métier du monde de Jean-Luc Godard, Claude Autant-Lara, Philippe de Broca, Mauro Bolognini, Franco Indovina, Michael Pfleghar (1967), le 15 novembre 2015 à 14h

* Vivre sa vie de Jean-Luc Godard (1962) le 15 novembre 2015 à 17H

* Nana de Jean Renoir (1926) le 15 novembre 2015 à 20h. Ciné-concert avec Vincent Lê Quang au saxophone et Alexandros Markéas au piano.

* Le Plaisir de Max Ophuls (1952), le 20 novembre 2015 à 20h.

* La Rue de la honte de Kenji Mizoguchi (1956) le 21 novembre 2015 à 15h

* La Fiancée du pirate de Nelly Kaplan (1969), le 21 novembre 2015 à 19h

* Les Fleurs de Shanghai de Hou Hsiao-hsien (1998), le 22 novembre 2015 à 15h.

Faites votre programme.

1. L’exposition se tient jusqu’au 17 janvier 2016. Lucie Servin a fait une critique vigoureuse et pertinente.

Musée d’Orsay, 1 rue de la Légion-d’Honneur, 75007 Paris.


À Maison européenne de la photographie (MEP), commence la Première biennale des photographes du monde arabe contemporain (12 novembre 2015-17 janvier 2016).

Maison européenne de la photographie, 5-7 rue de Fourcy, 75004 Paris.



Mercredi 11 novembre 2015

 

On commence par nos chouchous, les zadistes.
Ce soir, à 20h45, c’est la première parisienne du film Le Dernier Continent de Vincent Lapize (2014).

Le dernier continent - Bande annonce from Réel Factory on Vimeo.

 

Deux ans d’immersion dans le quotidien de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, nous seront présentés par Colette Quesson, Jean-Jacques Rue et des membres de l’ACIPA.

Aparté : Ne pas confondre avec Le Dernier Continent de Jean Lemire (2007).

Un autre continent, un autre combat.
Et pourtant, une même résistance contre la progression des grands requins de l’espèce humaine, qui se dirige, lentement encore mais sûrement à terme, vers une extinction.

Espace Saint-Michel, 7 place Saint-Michel, 75005 Paris.


On est le 11 novembre, il n’y a plus le moindre poilu en vie.
En 2014, il y a eu un feu d’artifice de commémorations du centenaire.
En 2015, c’est toujours le centenaire, et ce sera le centenaire jusqu’en 2019.
Toutes les familles avec des grands-pères le savent encore : les survivants ne sont rentrés à la maison qu’en 1919.

Mais bientôt, ça va se calmer dans les mémoires douloureuses et ça passera vite fait dans les musées, les livres d’histoire et les caves des vivants.
On pourra remettre ça, autrement, plus moderne, mais tout aussi horrible.

À Saint-Denis, Jolie Môme a créé son dernier spectacle : 14/19 La mémoire nous joue des tours.
Cet après-midi, à 16h, le spectacle est suivi d’un débat avec le mouvement de la Paix.
Le sujet du débat ? Comment peut-on déplorer la Guerre (de 14) et porter la guerre aujourd’hui à travers le monde ?
 Bonne question, fraîche aussi.

Une des réponses (dans tous les cas de figure et quelle que soit la cause), on peut l’emprunter à Michel Sajn.

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La Belle Étoile, 
14 rue Saint-Just, La Plaine, 93000 Saint-Denis.


Aujourd’hui commence la 13e Semaine du nouveau cinéma russe (11-17 novembre 2015).

Soirée d’ouverture, à 20h, à l’Arlequin, avec Fin d’une magnifique époque (Konets prekrasnoy epokhi) de Stanislav Govoroukhine (2015), en sa présence.

Faites votre programme.

Arlequin, 76 rue de Rennes 75006 Paris.
Avec des séances "décentralisées" :
Majestic Passy, 18 rue de Passy 75016 Paris.
Reflet Médicis, 3 rue Champollion 75005 Paris.


À Beaubourg, c’est Varda-Cuba (11 novembre 2015-1er février 2016), entrée libre.

On n’oublie jamais que Agnès Varda, au début, était photographe. Elle l’est toujours d’ailleurs. La galerie de photographies du Centre Pompidou présente ses photographies de Cuba en décembre 1962.
Avec son court métrage Salut les Cubains ! (avec Michel Piccoli, 1964), dont elle dit que c’est la rencontre du socialisme et du cha-cha-cha.

Salut Les Cubains from Ichi Raramuri on Vimeo.

 

Centre Pompidou, place Georges-Pompidou, 75004 Paris.


Et la bonne nouvelle du jour, c’est que l’exposition-parcours Dessiner l’invisible / Cabinet des Spectralités est prolongée jusqu’au 28 novembre 2015.


Les nouveaux films sur grand écran :

* Une histoire de fou de Robert Guédiguian (2015).

* Francofonia de Alexandre Sokourov (2015).

* L’Étage du dessous de Radu Muntean (2015).

* Le Feu sacré de Arthur Joffé (2014).

* Les Anarchistes de Élie Wajeman (2015).

Les anciens films qui ressortent :

* Bad Boy Bubby de Rolf de Heer (Grand Prix du Jury, Mostra de Venise 1993).

* La Neige en deuil (The Mountain) de Edward Dmytryk (1956).

* Le Bonheur de Agnès Varda (1965).

* Les Sans-espoir de Miklos Jancso (1966).



Mardi 10 novembre 2015

 

La Pagode fermerait ce soir ?

C’est classé "monument historique".
Que pouvait-on en faire de mieux qu’une salle de ciné ?
Crève-cœur.


Le mythique cinéma La Pagode à Paris fermera ses portes le 10 novembre
 

Anamnèse, avec le super site de La Belle Équipe.

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Le premier film qui fut présenté dans ce "temple du sonore", en 1931, était une comédie musicale, One Mad Kiss (Le Prix d’un baiser) de Marcel Silver et James Tinling (1930).

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Au dernières nouvelles, il semblerait que La Pagode ne ferme que pour les travaux mais resterait une salle de cinéma. Ce serait mieux. À suivre.


Nos ciné-clubs du mardi :

À l’Institut finlandais, le ciné-club nordique, à 19h30, avec, ce soir, la Suède.

* La Réunion (Återträffen

) de Anna Odell (2014).

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Institut finlandais, 60 rue des Écoles, 75005 Paris.

* Au ciné-club de l’ENS, à 20h30, avec, ce soir le Maroc.

* Où vas-tu Moshe ? de Hassan Benjelloun (2007)


 

Ciné-club de l’ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.



Lundi 9 novembre 2015

 

Même Google le dit : C’est aujourd’hui l’anniversaire de Hedy Lamarr (1914-2000), la sublime intellectuelle futile, qui a donc commencé son deuxième siècle.

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Notre Hedy, c’est, comme tout le monde, surtout Eva (Ecstasy de Gustav Machatý, 1933) et Dalila (Samson and Delilah de Cecil B. DeMille, 1949).

Et puis Jenny : elle est vraiment bien dans The Strange Woman de Edgar G. Ulmer (1946). (DVD chez Bach Films).

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Émotion d’un film non-restauré :


 


Au festival Jean Rouch, au Musée de l’Homme, le programme de la compétition d’aujourd’hui (et des jours suivants) :

* À 14h00 : Riz cantonais (Cantonese Rice) de Mia Ma (2015).

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* 17h00 : Souvenirs d’un futur radieux (Memories of a Bright Future) de José Vieira Martins (2014).

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* À 17h30 : Tim Phonh (Finding Phong) de Tran Phuong Thao et Swann Dubus (2015).

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* À 20h30 : Entre Memorias (Entre les mémoires) de Martha-Cecilia Dietrich (2015).

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* À 23h00 : Phum Shang (Floating Life) de Haobam Paban Kumar (2014).

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Musée de l’Homme, Palais de Chaillot, 17 place du Trocadéro, 75016 Paris.


L’expo-parcours "Dessiner l’invisible" (Fondation Mindscape sous l’égide de la Fondation de France) nous propose aujourd’hui, à 18h30, une table ronde Histoire de machines et de spectres, modérée par Philippe Baudouin à la Chapelle du Calvaire - Église St Roch (entrée libre).

Chapelle du Calvaire de l’église Saint-Roch, entrée : 24 rue Saint-Roch, 75001 Paris (Fond de cour).


Et puis, des fois que vous ayez une furieuse envie de Portugal, comme ça nous arrive de temps en temps à nous, on vous rappelle Cinanima 2015, 39e édition (9-15 novembre 2015), le festival international de cinéma d’animation à Espinho. Il suffit de sauter dans un avion pour Porto.


 

La soirée d’inauguration, c’est ce soir à 21h, avec The Snow Queen 2 de Alexey Tsitsilin (2014).

Faites votre programme.



Dimanche 8 novembre 2015

 

Vous allez rire.
Autrefois, on a animé un site, dans lequel il semblait naturel d’ouvrir une rubrique "Mouvement ouvrier". Ben oui, c’était une catégorie de nos pensées politiques et sociales, de nos lectures, de nos bibliothèques.

Les dimanches sont des jours de mises en ordre.
Nos mises en ordre passent d’abord par la conservation, longtemps très longtemps avant la déchetterie. On n’est pas moderne.

On connaissait le Maitron.

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On connaissait le Maitron en ligne.

Depuis 2014, il y a le Maitron spécial Anar, aux Éditions de L’Escalier.

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De nos jours, on oublie vite combien les dictionnaires en pur papier sont nécessaires pour compléter (et rectifier quand c’est possible) le gigantesque fourre-tout d’Internet.

Claude Pennetier en parle fort bien.


Pour illuminer votre dimanche, on vous propose de partager un cadeau que nous a envoyé Thomas Boujut.

Der Lauf der Dingen (Le Cours des choses) de Peter Fischli & David Weiss (1987), sur une musique de Alfred Schnittke (1934-1998), exactement le 3e mouvement de la Gogol suite (1980).

Des "enchaînements" de Fischli & Weiss, on en connaissait quelques-uns.
Mais celui-là est spécialement épatant.


 


À la Cinémathèque française, à Bercy, dans le cadre de la rétrospective Jancso, ce soir à 19h, c’est Pour Électre (Szerelmem, Elektra) (1974), un film rare, très peu vu.

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Jeune Cinéma en a parlé à l’époque.

* Pour Électre

* Entretien avec Jancso à un moment-clé de son œuvre.

Prochaine projection de Pour Électre le jeudi 19 novembre 2015, à 21h30.

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.



Samedi 7 novembre 2015

 

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À Paris, à 18h, dans le cadre de l’exposition-parcours Dessiner l’invisible / Cabinet des Spectralités (dont nous vous avons parlé dans le Journal de Old Gringo le 17 octobre 2015), l’AFRHC (dont nous vous avons parlé hier) présentent :

* Le dernier numéro de la revue 1895 centré sur les théories spectrales du cinéma et de la photographie (n°76, été 2015) en présence de François Albera, ainsi que de Mireille Berton et Philippe Baudouin qui y ont co-signé une étude sur "Edison et la voix des morts".

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* Le dernier ouvrage de Mireille Berton, Le Corps nerveux du spectateur : cinéma et sciences du psychisme autour de 1900, L’Age d’Homme, 2015.

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C’est un bon prétexte pour ne pas rater l’expo, qui finit le 15 novembre 2015.

Galerie 24B, 24 bis rue Saint-Roch, 75001 Paris.


À l’Institut finlandais, à 17h, pour prolonger la réflexion initiée par l’exposition Et si on s’était trompé ? organisée par le Centre culturel irlandais, deux films qui offrent deux points de vue sur le sinistre site d’enfouissement de déchets nucléaire d’Onkalo en Finlande, en présence de Marc Clare.
Il ne faut pas les rater.

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* La Cachette nucléaire (Into Eternity) de Michael Madsen
 (2010).

* DemocraCity de Mark Clare (2011)

Institut finlandais, 60 rue des Écoles, 75005 Paris.


À la Bibliothèque François Truffaut, en partanariat avec le Forum des images, à 15h, dernière séance du Cycle cinémas libertaires #7 : ZHAD – Zones d’Histoire à défendre.

* Au gré de nos ombres de Vladimir Perišić (2014).

* Au Père Lachaise de Jean-Daniel Pollet et Pierre-Marie Goulet (1986).

* Dix jours dans la zup des Minguettes ou l’Amazonie est de l’autre côté de la rue de Stéphane Gatti et Hélène Châtelain (1973).

Après, à Truffaut, ce sera le Mois du documentaire lui qui succèdera : prochains RV, les 14, 21, 24 novembre 2015, tous les samedis, quoi.

Bibilothèque François Truffaut, 4 rue du Cinéma, Forum des Halles, 75001 Paris.


Et puis, on sait qu’à la Cinémathèque de Bercy, il se passe toujours quelque chose.
Ce week-end, aujourd’hui samedi et demain dimanche 7 et 8 novembre 2015, sont consacrés à Pierre Étaix.

Ce soir, signature à la librairie à 17h30 par Odile, Marc et Pierre Etaix.

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Demain dimanche à 15h, c’est le maître lui-même qui viendra présenter Yoyo (1964), dans une "matinée" dite "jeune public".
Alors, là, nous nous sentons rajeunir, merci Bercy.

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Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


Le Maghreb des Films 2015 commence aujourd’hui (7-13 novembre 2015), et se déroule dans plusieurs lieux de Paris : l’Institut des cultures d’Islam, le cinéma La Clef, le ciné-club de l’ENS, la Maison européenne de la photographie.

Cet après-midi, c’est à 15h, à l’Institut des cultures d’Islam, avec Goha le simple de Jacques Baratier (1959).

Faites votre programme.

Institut des cultures d’islam, 56 rue Stéphenson, 75018 Paris.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 7 au 13 novembre 2015.



Vendredi 6 novembre 2015

 

Partout en France, c’est aujourd’hui que commence le Mois du film documentaire, 16e édition : 3300 projections.

C’est une "opération nationale", initiée en 2000, il y a 15 ans, par les bibliothèques, les salles de cinéma, les associations, les centres culturels, les écoles, les lycées, les musées, etc, qui organisent des projections de ces innombrables documentaires passionnant, que, généralement, on voit un peu au hasard, ou pas du tout.

Et qui, pourtant, sont mille fois plus informatifs que les journaux télévisés et plus instructifs que tous les textes écrits. Tout simplement parce qu’il s’agit de documentaires d’auteurs, avec un point de vue (et pas de ces coupés-collés bricolés qu’on chope parfois à la télé par temps d’insomnies).

Tout le monde s’y met, tout le monde envoie son communiqué spécial, on est débordé et c’est formidable.

Renseignez-vous.
Vous trouverez tous les critères : les lieux, les réalisateurs, les thématiques...


À Paris, commence ce soir le Festival Jean Rouch, 34e édition (6 novembre-6 décembre 2015)

Il se déroule en plusieurs étapes.

1. Ce soir, l’inauguration avec Gueorgui Balabanov :

* À 16h00 : Master Class

* À 20h30 : Le Dossier Petrov (2014).

2. Demain, samedi 6 novembre 2015, commence la Compétition internationale qui se déroule du 7-13 novembre 2015 au Musée de l’Homme (24 films et un beau jury).
Dès 14h, 3 films l’après-midi (Australie, France, Burkina Faso) et la Chine le soir, à 20h30 : Shi Sui (Les Glaneurs) de Ye Zuyi (2013).


 

3. Suivent les séances spéciales et les autres master class.

* Écouter le monde, 13 novembre 2015, 14h-18h.
* Cinéma et patrimoine immatériel, 24 novembre 2015, 20h30-23h.
* Images du changement climatique et changement global, 28 novembre 2015 (14h-19h & 20h30-23h.
* Naissance et (re)connaissance du cinéma ethnographique, 5 et 6 décembre 2015, à partir de 14h.
 

Faites votre programme.

Les lieux (entrée libre) :

Musée de l’Homme, Palais de Chaillot, 17 place du Trocadéro, 75016 Paris.
Auditorium de l’EHESS, 75006 Paris.
Auditorium de l’INALCO, 75013 Paris.
Musée du quai Branly, 75007 Paris
Maison des cultures du monde, 75006 Paris.


À Paris, toujours, ce soir, vendredi 6 novembre 2015, à 19.00 : La Fabuleuse histoire du cinéma forain.

La soirée est proposée par l’AFRHC et 1895 revue d’histoire du cinéma, qui s’associent à la Médiathèque Mateo Maximoff de la Fédération Nationale des Associations Solidaires avec les Tsiganes et les Gens du voyage (FNASAT).

Au programme :
* Le documentaire de Claude-Jean Philippe, Le cinéma forain (1977)
.

Avec

* François Albera qui présentera Le Miracle des loups de Raymond Bernard, superproduction française de 1924 située au temps de Louis XI dit "le prudent" et tournée à Carcassonne.

* Raymond Gurème qui fut arrêté avec son père en 1941, alors qu’ils projetaient sous chapiteau Le Miracle des loups.

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* Arnaud Lemarchand qui évoquera la loi discriminatoire et disciplinaire du 16 juillet 1912 sur le port du carnet anthropométrique d’identité. Ce qui précipita la marginalisation des forains dans l’exploitation cinématographique et aboutit en 1940 à des mesures d’internement et de confiscation de matériel.

Médiathèque Matéo Maximoff, 59 rue de l’Ourcq, 75019 Paris.


À Saint-Denis, on vous en a déjà parlé quand ils sont rentrés de vacances, mais il faut le rappeler : tous les week-ends, Jolie Môme, présente sa dernière création : 14/19, La mémoire nous joue des tours. (Jusqu’au 20 décembre 2015).

Théâtre La Belle Étoile, 
quartier de La Plaine, 14 rue Saint-Just, 93000 Saint-Denis.
Il est conseillé de réserver au 01 49 98 39 20.


Et puisqu’on est dans le quartier, rappelons que le Festival du film franco arabe de Noisy-le-Sec, 4e édition, commence ce soir (6-17 novembre 2015), avec, comme parrains, Ludivine Sagnier & Mouloud Achour.

Ce soir, la soirée d’ouverture commence avec deux courts-métrages primés par le jury lors du 21ème Festival du film franco-arabe d’Amman (Jordanie) en présence des réalisateurs :


* Octan 98 de Laith Alaerena (2015), Prix du jury Documentaire.

* 12 CM de Zaid Abu Khlaif (2015), Prix du Jury Fiction.

Et se poursuit avec :

* Theeb de Naji Abu Nowar (2014), Prix de la meilleure mise en scène - Section Orizzonti Mostra de Venise 2014.

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Cinéma Le Trianon, Place Carnot, 93230 Romainville.


À Toulouse, au cinéma ABC, c’est Motor !, le festival du film roumain de Toulouse, 7e édition (6-10-novembre 2015).

Ça commence ce soir avec à 20h, avec L’Étage du dessous de Radu Muntean, en sa présence, suivi d’un buffet roumain.


 

Faites votre programme.

ABC Toulouse, 13 rue Saint-Bernard, 31000 Toulouse.



Jeudi 5 novembre 2015

 

René Girard (1923-2015,) l’Avignonnais, est mort hier, à Stanford en Californie.
Il fut adulé à l’étranger, mal aimé en France, on ne sait pas si l’exil lui fut douloureux.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, si vous ne devez lire qu’un seul de ses livres, lisez Mensonge romantique et vérité romanesque (Grasset 1961).

D’abord, ça vous permettra de non seulement réviser vos classiques, Stendhal, Dostoïevski, Proust, mais aussi de procéder à leur "relecture" éclairée.

Et puis, vous comprendrez enfin pourquoi votre copain se vantait d’avoir couché avec la femme de Baudrillard (au hasard). C’était pas seulement qu’elle était belle, ou qu’il avait envie de Baudrillard, ou d’être Baudrillard (au hasard), comme, aujourd’hui, la doxa le sous-entend généralement.
C’était qu’il suivait-imitait Baudrillard, comme Don Quichotte suivait-tentait d’imiter le grand Amadis de Gaule. C’était que votre copain, pour désirer, avait besoin d’un "médiateur".

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Le désir est triangulaire, affirme Girard, et il désigne le médiateur de quelques grands amoureux.
Sur ce point, il est un successeur de Denis de Rougemont (1906-1985) qui affirme la même chose de l’amour viable ( L’Amour et l’Occident, 1ère version 1939 ; Plon, 1956).
À deux seulement, ça foire, et ça vire passion cercle vicieux (genre "ni avec toi ni sans toi", cf. Tristan et Yseut, les pauvres). Pour Rougemont, le 3e terme, c’est pas Baudrillard, c’est Dieu (le mariage). Les temps changent.

Il faut lire aussi Le Bouc émissaire (Grasset, 1982).

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Comprendre les mécanismes et les pièges console de bine des choses.


À Paris, sur les grilles du Musée des arts et métiers (CNAM) une expo pédagogique : Le climat change, l’océan aussi ((5 novembre 2015-5 janvier 2016).

On peut même télécharger un dossier pédagogique. De 7 à 77 ans, nous avons tous bien besoin de pédagogie.

Quand c’est encore possible, on se contemple quelques glaces précieuses que nos petits-enfants ne connaîtront sans doute pas, un iceberg qui semble stoïque et une banquise en mutation.

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Musée des arts et métiers, 60 rue Réaumur, 75003 Paris.



Mercredi 4 novembre 2015

 

ALERTE !

Jean-François Chaput, projectionniste à La Pagode, nous envoie une photo pour nous annoncer une sale nouvelle.

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Chères toutes, chers tous,
C’est avec une grande tristesse que nous vous annonçons que La Pagode, seul cinéma du 7ème arrondissement de Paris, fermera ses portes le 11 novembre prochain pour une durée indéterminée.
Nous ne savons pas encore ce qu’elle deviendra, cinéma ou pas...
Dans le doute, si vous êtes amoureux de ce lieu magique et si précieux, si vous voulez vous imprégner encore une fois de l’atmosphère zen de son jardin de bambous, rendre visite à son petit chat résident, à ses employés souriants, surtout, si vous voulez profiter de cette incroyable salle japonaise pour y voir un film dans le plus bel écrin qui soit, que ceux d’entre vous qui peuvent nous rendre visite ne tardent pas.
Merci de faire circuler ce mail auprès de vos contacts, d’en parler dans votre entourage.
En espérant vous y voir avant mardi prochain,
Bien à vous,
L’équipe de la Pagode


Nouvelles de la démocratie souterraine, d’après le Facebook de Jeune Cinéma  :

L’image qui se place au top, qui a été la plus partagée, au point de faire presque le tour du réseau, et quasiment le tour de la Terre est celle-ci.

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Nous pouvons déjà être à peu près sûrs de ceci : les amis de Jeune Cinéma sont pacifistes et écolos. Deux points d’accord qui nous conviennent bien.


2015 a été déclarée Année internationale de la lumière par l’UNESCO.

À Paris, aux musée des Arts et métier (CNAM), une exposition illustre l’événement First Light de Lily Hibberd, artiste australienne en résidence au musée. (4 novembre 2015-31 janvier 2016).

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Musée des arts et métiers, 60 rue Réaumur, 75003 
Paris.


Sur les grands écrans, c’est le mercredi le plus chargé de l’année avec 24 sorties.

On peut voir :

* Avant tout, cette merveille : Avril ou le monde truqué de Christian Desmares & Franck Ekinci (2015).

* Le Fils de Saul de Laszlo Nemes (2015).

* Madame Bovary de Sophie Barthes (2014).

* Je lutte donc je suis de Yannis Youlountas (2015).

* Insecticide, mon Amour de Guillaume Bodin (2015)

* En mai, fais ce qu’il te plaît de Christian Carion (2014), pour vérifier si l’exode de 1940 vu par Carion est aussi émouvant que son Joyeux Noël ! (2005)

* La Dernière Leçon de Pascale Pouzadoux (2014) d’après le livre de Noëlle Châtelet (Prix Renaudot des lycéens en 2004).


 

On peut revoir :

* Au hasard Balthazar de Robert Bresson (Grand Prix du Jury du festival de Venise 1966).

* Le Conformiste de Bernardo Bertolucci (1970) d’après Moravaia (1951).

Il y a aussi deux Scorsese :

* Taxi Driver (1976).

* Le Temps de l’innocence (1993).



Mardi 3 novembre 2015

 

À Paris, voilà un nouvel "événement", comme on dit aujourd’hui, qu’il convient de surveiller de près.
Ça s’appelle "À la rencontre".

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Marc-Antoine Vaugeois et Damien Truchot l’ont inventé l’année dernière, et l’ont voulu bimestriel.

Tous les deux mois, donc, ils invitent un réalisateur français dont le travail compte pour eux et dont la diffusion demeure relativement confidentielle.
Les spectateurs peuvent ainsi découvrir, le temps d’une soirée, dans la même attention, à la fois une œuvre et son artiste.

En 2014, ils ont ainsi programmé les courts et longs-métrages de Shanti Masud, Frédéric Bayer-Azem ou encore Maxime Martinot.
Les prochains invités de 2015 sont Tommy Weber, Pascale Bodet, Thomas Salvador et Olivier Guidoux.

Jeune Cinéma, qui n’oublie jamais l’histoire du cinéma (ses chefs d’œuvres comme ses nanars) mais refuse de s’engouffrer sur les autoroutes de la production mainstream, cherche elle aussi les découvertes, espérant toujours qu’elles soient prometteuses, et débouchent sur des œuvres possibles.

Ce soir, mardi 3 novembre 2015, à 20h00, on rencontre la Chilienne Pamela Varela et son premier long métrage El viaje de Ana (2014).

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Cinéma L’Archipel, 17 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris.


Toujours à Paris, au Goethe-Institut, on célèbre Ingrid Caven. (3-8 novembre 2015), avec cinq films et deux concerts.

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Ça commence ce soir, à 20h, avec L’Ombre des anges (Schatten der Engel) de Daniel Schmid (1976), avec une présentation de Jean-Jacques Schuhl.

Rappelons que ce film est une adaptation de la pièce de Fassbinder, L’Ordure, la ville et la mort (Der Müll, die Stadt und der Tod), écrite en 1976, et dont on raconte sur Internet qu’elle n’a jamais été montée en Allemagne, car soupçonnée d’antisémitisme.

Daniel Sauvaget précise :

"C’est faux. Ce fut vrai, mais c’est devenu légendaire.
À l’époque, elle devait être montée à Francfort, la ville où les Juifs, peu nombreux en Allemagne, sont les plus nombreux et organisés. D’où protestations. Et comme les Allemands et leurs institutions sont extrêmement sensibles à tout soupçon d’antisémitisme dans le pays, la pièce a été annulée. Et l’éditeur prévu a décidé de ne pas la publier.
Fassbinder mortifié a refusé de s’expliquer sur le fond.
Sur le film aussi, car bien qu’il y ait participé, il considérait que le film (lui aussi attaqué, mais jamais interdit en Allemagne) relevait de la responsabilité du réalisateur, pas de lui-même.
Plus tard la pièce a été publiée, et créée en Allemagne (après la mort de l’auteur). L’animateur de la campagne contre la pièce a reconnu qu’il n’avait pas eu connaissance du texte, et qu’il estimait que des précautions devaient être prises (sic - du moins d’après la Fondation Fassbinder dont la responsable, qui l’a interviewé, m’a dit qu’il aurait fait des excuses).
Elle a donc été jouée, sans faire naître la moindre polémique".

Quoiqu’il en soit, comme le dit justement Luc Bondy : "Il n’était pas facile, à l’époque, d’être artiste et homosexuel". Et Fassbinder - sa vie son œuvre -, par essence objet de soupçon, devint aussi objet de légende.
À ce compte-là, on peut suspecter facilement aussi Le Marchand de Venise de Shakespeare.

Les autres rendez-vous cinéma avec Ingrid Caven sont mercredi et jeudi :

* Looping (Der Lange traum vom Kurzen Glück) de Walter Bockmayer et Rolf Bührmann (1981), mercredi 4 novembre 2015 à 19h.

* Maman Küsters s’en va au ciel (Mutter Küsters’ fahrt zum Himmel) de Rainer Werner Fassbinder (1975) mercredi 4 novembre 2015 à 21h.

* La Paloma de Daniel Schmid (1974), jeudi 5 novembre 2015 à 19h.

* L’Année des treize lunes (In Einem Jahr mit 13 Monden) de Rainer Werner Fassbinder (1978), jeudi 5 novembre 2015 à 21h.

Et puis concert : vendredi 6 novembre 2015, à 20h, Ingrid Caven donne un récital de ses chansons écrites pour elle par Jean-Jacques Schuhl, Hans Magnus Enzensberger, Rainer Werner Fassbinder, et composées par Peer Raben.
Elle interprète également des textes et musiques de Brecht/Weill, Joyce/Cage, Oscar Wilde, Arno Schmid... Avec Jay Gottlieb au piano.

Est-ce qu’elle chantera Le Bel Amour  ?

Bonus : au Théâtre de l’Atelier, un second concert, dimanche 8 novembre 2015 à 21h.

Goethe-Institut, 17 avenue d’Iéna 75116 Paris.
Théâtre de l’Atelier, 1 Place Charles Dullin, 75018 Paris.


Un pas de côté dans le 9-5 : À St-Ouen-l’aumône, le programme, c’est Je lutte donc je suis de Yannis Youlountas (2015) à 20h30, avec débat en sa présence.

Il n’est pas sûr que tout le monde connaisse Yannis Youlountas.
À part au moins, ceux qui ont vu Même pas peur de Ana Dumitrescu.

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Poète, philosophe, insoumis, faucheur de transgénique, antifa il va sans dire, lecteur de Vaneigem et diffuseur de cafés-philo, et pas mal de bonnes fréquentations. Vous voyez, le genre de type "anar de souche" et "agitation à la campagne". Pour le récit de ses aventures, voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Yannis_Youlountas très complet.

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Il a terminé son deuxième film, Je lutte donc je suis, et, comme le capitaine Fracasse, il l’a présenté de ville en ville, partant du Sud, comme il se doit et remontant vers le Nord. La tournée a commencé le 20 août 2015 à Digne-les-Bains, avec la Rencontre annuelle des SEL (système d’échanges locaux). Et puis, ça a tourné, passant par Martigues, sa ville natale, tirant un bord à Genève en septembre 2015, et remontant vers Paris.
Il y sera demain, à Paris, du 4 au 7 novembre 2015.

Cinéma Utopia, 1 place Pierre Mendès France, 
95310 Saint-Ouen-l’Aumône.


Retour à Paris, où, comme chaque mardi, c’est ciné-club.

* Celui de l’ENS, à 20h30, avec F for Fake de Orson Welles (1973), un délicieux essai sur "le délicieux mensonge de l’œuvre d’art" et toute la vérité sur un des plus grands faussaires, Elmyr de Hory.

Ciné-club de l’ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm 75005 Paris.

* Celui du ciné-club nordique de l’Institut finlandais, à 19h30.
Ce soir c’est le Danemark qui est à l’honneur avec Sex, Drugs & Taxation (Spies Glistrup) de Christoffer Boe (2013).

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Institut finlandais, 60 rue des Écoles, 75005 Paris.


On peut toujours croire qu’il y a que Paris (et sa banlieue). Vieille terre jacobine, la France. Non, il y a aussi le Sud, et tout y est différent, la lumière, la chaleur, les odeurs, les mœurs, la mode. Ce qui est pareil, aussi vivant, c’est la vie culturelle.

À Marseille, on aime spécialement Vidéodrome2 pour son esprit généreux.
Les Rencontres d’Averroès y commencent aujourd’hui (2-8 novembre 2015) : L’édition 2015 s’appelle : Méditerranée, un rêve brisé ?

Ce soir, ouverture avec le vin et les femmes.

* On ne mourra pas de Amal Kateb (2010).

* Algériennes, 30 ans après de Ahmed Lallem (1995).

Faites votre programme.


À Toulouse, il y a une cinémathèque historique et hyper active, un des pôles de la ville, avec les théâtres, sur qui plane la grande ombre de Maurice Sarrazin.

Ce soir, commence la 17e édition de l’Extrême Cinéma 2015.

Au cours de ces année, le sentiment de "différent" et "d’extrême" ont beaucoup changé. La peur, le rire, le malaise et le feelgood, le rêve, les formes, tout a changé. Y compris l’imprévisible.

Mais "Extrême Cinéma continue de descendre la rue centrale, comme il l’a toujours fait, croyant dur comme fer à l’idée d’archive, puisqu’il se déroule dans une cinémathèque, et convaincu qu’il faut ponter passé et présent" (3-7 novembre 2015)

Ce soir, ça commence à 21h, avec une expérience chamanique : Begotten de Elias E. Merhige (1991), accompagnée en live par le Messy Mess Orchestra et ses 12 musiciens, dont le nom même nous incite à nous précipiter.

Faites votre programme.



Dimanche 1er novembre 2015

 

On reçoit un mail de TCM, la chaîne câblée américaine de Turner, qui nous annonce une programmation autour de la moustache.

Forcément, on est intrigué.

On imagine une programmation théma épatante, avec les usines à frissons de tous les vrais mecs du ciné américain. Ils citent Groucho Marx, Clark Gable, Charles Bronson. C’est pas mal.
On se prend à rêver à celles de Gregory Peck ( Old Gringo de Luis Puenzo, 1989), Errol Flynn ( The Sea Hawk de Michael Curtiz, 1940), ou Robert Taylor ( Camille de George Cukor, 1936).
Et - doit-on l’avouer ?- surtout, celle de James Coburn (Giù la testa de Sergio Leone, 1971).

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On va voir ça de plus près.
Il s’agit en fait d’un partenariat avec Movember, une manifestation annuelle de récolte de fonds au profit de la Movember Foundation Charity.

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No comment.
Toujours ce sentiment de niaiserie (charité, féérie et youplaboum), mais on sait que ça relève de notre mauvais esprit.

On va voir plus loin, et vous savez quoi ?
On découvre que les plus gros problèmes de santé que connaissent les mâles ce sont, outre les cancers spécifiques, les problèmes de santé mentale et l’inactivité physique. Si, si, vous pouvez vérifier.
On ne va pas plus loin dans l’investigation, et on se promet de ne pas décoller de TCM en novembre.

En novembre 2015, TCM clame "We love moustache".

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Nous, on pense à la moustache de Bob dans Masked and Anonymous de Larry Charles (2003). Et on s’en écoute un petit de derrière les fagots.

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Dans la foulée, à propos de télé, on vous rappelle notre best : Salut les câblés !
La rubrique qui vous fait économiser le magazine de télé en vous proposant des choix argumentés.



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