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Journal de Ma’ Joad (décembre 2014)
Décembre 2014
publié le mercredi 31 décembre 2014


DÉCEMBRE 2014



Mercredi 31 décembre 2014

 

Mort de Luise Rainer (1910-2014), à 104 ans.

Actrice de Max Reinhardt dans la vieille Europe, puis star hollywoodienne, elle a gardé, tout au long de son siècle, un visage moderne, comme ces indémodables jeunes filles du muet des années 20, les connues, les méconnues, et les inconnues des documentaires. Même dans The Great Ziegfeld, elle résiste au kitsch sophistiqué dominant, et obtient l’Oscar.

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Avec Luise Rainer, on pense à Brigitte Borchert, Christl Ehlers ou Annie Schreyer dans Les Hommes le dimanche de Robert Siodmak (1929).
Ou tout simplement à Louise Brooks.


Les sorties de la semaine sur les grands écrans :

* A Most Violent Year de JC Chandor (2014).

* Cold in July de Jim Mickle (2014).

* Pasolini de Abel Ferrara (2014).
Le dernier jour de la vie de Pasolini.

Cf. les confessions techniques de PPP, à ses premiers jours de cinéaste. ;

Cf. aussi Pasolini, documentariste

Cf. enfin, dans le Journal de Ma’ Joad, du 16 décembre 2014, les images de sa maison natale à Bologne, via Borgonuovo.



Dimanche 28 décembre 2014

 

Dix ans que Susan Sontag (1933-2004) est morte, à 70 ans, d’un cancer.

Dans les année 80 et 90, nous offrions son livre, La Maladie comme métaphore, à nos amis, dans la pensée superstitieuse que, peut-être, les mots pourraient, sinon remplacer, du moins compléter l’Interféron.

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Romancière et essayiste, Sontag a aussi fait des films entre 1969 et 1983, 3 fictions et 1 documentaire.

* Duett för kannibaler (1969), avec Adriana Asti.

* Bröder Carl (1971), avec Geneviève Page, Gunnel Lindblom, Laurent Terzieff.

* Promised Lands (1974), documentaire sur le conflit israélo-arabe, qu’on peut voir sur Internet.

* Unguided Tour aka Lettres de Venise (1983), avec Lucinda Childs et Claudio Cassinelli.

Elle avait aussi établi, en 1977, la liste de ses 50 films préférés, avec une majorité de films européens. Des goûts assez classiques pour une critique aussi pointue.

Elle est enterrée au cimetière du Montparnasse.

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Samedi 27 décembre 2014

 

Salut les câblés !
La semaine télé de Jeune Cinéma du 27 décembre 2014 au 2 janvier 2015



Jeudi 25 décembre 2014

 

Merci pour les bons vœux, même très prématurés.
La nouvelle année est encore loin, tout peut encore arriver.
Mais, c’est vrai, qui n’a pas besoin de bons vœux et de fêtes ?

Certaines fêtes, pourtant, sont devenues louches, marquées par les sédimentations de trop d’intermédiaires, les noces barbares du capital et de la foi encadrée. Socialement laïcs et individuellement mystiques, directement branchés sur nos propres divinités, nous nous méfions des go-between. On connaît bien les dégâts que produisent leurs parasitages.

Pourtant, nous ne sommes pas sectaires.

Par exemple, nous écoutons volontiers, par-ci, par-là - après avoir "ignoré" l’annonce pub évidemment - des trucs comme Blue Christmas at the Knitting Factory (Lou Reed vieillit si bien).

Ou bien Zim égal à lui-même chaque année.

Ou bien même So this is Christmas, par le trou de la serrure. Parce que, il y a toute la famille : Lou Reed, Sean Lennon, Marianne Faithful, Rufus, Martha Wainwright, Anna McGarrigle…

Merci aussi pour les chocolats.
Même si nous autres, célibataires, nous sommes de ceux qui broient eux-même leur chocolat.

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Sans transition, les sorties choisies de cette semaine :

* La vie est belle de Franck Capra (1946).

* Mariage à l’italienne de Vittorio de Sica (1964).

* Whiplash de Damien Chazelle (2013).



Mardi 23 décembre 2014

Jean-François Vilar (1947-2014) est mort, le 16 novembre 2014 - sa disparition n’a été annoncée qu’aujourd’hui.

Peu de liens directs avec le cinéma dans ses romans, parmi les plus réussis de la vague qui parcourut, après Manchette, le polar français des années 80 et 90.

C’est toujours les autres qui meurent fit en son temps (1982), grosse impression et connut un succès mérité.

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L’œuvre de Vilar, courte mais passionnante, s’acheva en 1993 avec Nous cheminons entourés de fantômes au front troué.

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Ensuite, le silence.

Pas tout à fait cependant.

Gilles Bourdos pour son premier film, sous le titre de Disparus, s’attaqua à ce dernier roman, pas simple à adapter : les combats souterrains des trotskystes parisiens de la fin des années 30, au prétexte d’un journal intime retrouvé cinquante ans plus tard, et la redécouverte des événements au fil de l’enquête que mènent les protagonistes constituaient une trame fort habilement construite sur le papier.
Recréer de façon crédible cette mise en miroir de deux époques était une autre affaire dont Bourdos se sortit pourtant avec les honneurs.

Disparus ne draina pas les grandes foules. On l’a même oublié sur Internet.
Nous n’avons trouvé (aujourd’hui) qu’un trailer difforme et une affiche sur un site tchèque.

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Et c’est grand dommage : le sujet était neuf (la filmographie du trotskysme n’est pas encombrée), son traitement honnêtement mené et ses interprètes, Anouk Grinberg, Grégoire Colin, tout à fait remarquables, comme d’habitude.

Le film n’a jamais été repris ni n’a connu d’édition DVD.
On peut toujours (re)lire le roman d’origine, il en vaut largement la peine.


Joe Cocker (1944-2014)

Un souvenir, précisément daté : décembre 1971, au Gaumont Palace, quelques semaines avant la fermeture définitive de la salle.

Film projeté : Mad Dogs and Englishmen, documentaire de Pierre Adidge sur le concert de Joe Cocker du 31 octobre 1970, à Berlin.


 

Pour les 2400 places alors disponibles, il y avait 7 spectateurs - moins que le personnel, déchireurs de billets, ouvreuses, surveillants, toujours en fonction.

Sentiment de fin d’époque, alors que Joe, sur l’immense écran, enchaînait Cry Me A River et The Letter.

Il semblait inaltérable, taillé dans cet acier de Sheffield - c’est là qu’il était né en 1944 - qui donna son titre à un de ses meilleurs albums, Sheffield Steel en 1982.

La production continue au pays, Joe a passé la main.

Woodstock, comme on doit le voir de très haut :

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Lundi 22 décembre 2014

 

Joe Cocker est mort (1944-2014) est mort aujourd’hui.


 


La Cinémathèque, à Bercy, depuis le 3 décembre 2014 et jusqu’au 22 janvier 2015, rend hommage à Georges Simenon, disparu il y a 25 ans.

Ce soir à 17h, nous irons revoir La Marie du port, avec Jean Gabin, Nicole Courcel et Blanchette Brunoy, salle Franju. L’accueil critique, en 1950, proposé par le site de la Cinémathèque nous plaît bien.

Pour les amateurs, quelques liens :

* Qui êtes-vous Commissaires Maigret ?

* Maigret-Bruno Cremer

* Tout Simenon

* Simenon officiel

* Une biographie



Dimanche 21 décembre 2014

 

C’est le solstice d’hiver.
Fêtons-le.
Brûlons au poteau les tradis avec leurs "24-pour-les-z-enfants".

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Nous sommes pour les fêtes païennes, les primitives, proches de la Nature quand elle avait encore une petite place sur la Terre.
Non que la Nature soit bonne, mais elle en sait plus, vu l’ancienneté de son organisation, que nous autres pauvres pêcheurs, nouveaux venus dans cette grosse affaire. Nous devrions nous méfier plus de l’arrogance de Prométhée.



Samedi 20 décembre 2014

 

Salut les câblés !
La semaine télé de Jeune Cinéma du 20 au 26 décembre 2014.


On apprend qu’à l’hôpital John Hopkins de Baltimore, on a greffé deux bras artificiels à un homme amputé, qu’il peut diriger par la pensée. On est épaté, on n’est pas très surpris, on voit venir ça depuis longtemps.

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La difficulté, selon les chirurgiens, était juste de coordonner les mouvements des deux bras.
Le système d’un bras bionique est basé sur des algorithmes qui convertissent des signaux électriques envoyés par le cerveau en mouvements réels.
Il s’agit là d’une première mondiale, mais selon le Dr Axel Kahn, il ne devrait pas y avoir de problèmes, c’est une affaire qui va marcher : la médecine et les nouvelles technologies sont prêtes à se marier sans conflits.
Axel Kahn ajoute que le seul problème est que ça coûte - et coûtera - très cher, et que donc seule une minorité d’humains pourra en profiter.

À moins que…
Ben voyons, le crédit à la consommation, voilà la solution !

Et là, on pense immédiatement à l’un des meilleurs films de science-fiction des dernières années : Repo Men (Les Repreneurs) de Miguel Sapochnik (2010), avec Jude Law et Forest Whitaker.

Tous les films de SF sont aussi des films politiques.
Mais rares sont ceux qui font de la politique de façon aussi "immédiate".



Jeudi 18 décembre 2014

 

Mort de Virna Lisi (1936-2014).
C’est son fils qui l’a annoncé, en précisant que c’était arrivé dans son sommeil.

Virna Lisi appartenait à la nébuleuse de ces inoubliables actrices qui ont occupé la scène internationale des années 60 et 70, quand le cinéma italien était fêté et exportait ses charmes partout dans le monde.
Elle avait superbement vieilli.

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Hier, normalisation des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis.
Elles étaient rompues depuis 1961.

Les vieux se souviennent tous plus ou moins de ce qu’ils faisaient le 17 avril 1961, quand la radio avait annoncé la tentative de débarquement dans la Baie des cochons et, plus tard, de ces jours d’octobre où les missiles soviétiques étaient installés à Cuba pointés vers les côtes américaines.
Les mémoires humaines se réjouissent toujours de pouvoir se ressourcer, de temps à autres, dans quelques événements historiques, désormais hors frivolités et agitations des réseaux sociaux.

Ce qui se passe là est une aubaine pour le film de Laurent Cantet, Retour à Ithaque.

Allez, on se refait une petite séance de Cuba Si de Chris Marker.


 


Mercredi 17 décembre 2014

 

Sur les grands écrans, cette semaine :

* Charlie’s Country de Rolf de Heer (2014)

* Eau argentée, Syrie autoportrait de Ossama Mohammed & Wiam Simav Bédirxan (2014).

* Run de Philippe Lacôte (2014)

* Gaby Baby Doll de Sophie Letourneur (2014).

Et aussi : (Cf. les articles dans le prochain numéro de Jeune Cinéma n°363, décembre 2014, à paraître).

* Au revoir l’été de Koji Fukada (2013).

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* Terre battue de Stéphane Demoustier (Mostra de Venise 2014)

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Mardi 16 décembre 2014

 

L’année prochaine, le 2 novembre 2015, ça fera 40 ans que Pier Paolo Pasolini (1922-1975) a été assassiné sur une sale plage d’Ostie.

Mais ce soir Pasolini est chez Louise Michel, et on est invité à le rejoindre, à 19h, au Lieu-Dit, 6, rue Sorbier, 75020 Paris.

La soirée s’appelle
La rage de Pasolini devant le peuple vidé de sa substance
avec Margherita Trefoloni et Julien Gaillard.

Margherita Trefoloni, comédienne et chanteuse, œuvre à la restitution des chants populaires italiens dont l’immigration a conservé la mémoire.

Julien Gaillard, comédien et écrivain, achève Loin du naufrage, à paraître en janvier 2015 aux éditions Quartett.

Ensemble ils ont fondé la compagnie Oblio di me.

On entend parler partout du Pasolini de Abel Ferrara, qui sortira le 31 décembre 2014. Normal, le film a été nommé à Deauville et à Venise. Willem Dafoe y incarne Pier Paolo, avec Ninetto Davoli, et aussi Adriana Asti dans le rôle de sa mère, et Maria de Medeiros, dans celui de Laura Betti. D’autres "commémorations" suivront.

Mais la vérité, c’est que Pasolini, on l’a relégué depuis toutes ces années, ses films, ses écrits, ses idées.
Alors c’est bien de revenir à lui, et de préférence par des chemins de traverse, muni de ces 40 ans de savoirs supplémentaires sur le capitalisme et sur le peuple, face aux temps qui changent, et sur l’espèce de sarcasme qui accompagne désormais les pensées "démodées".

Pour le cinéma, nous avons retrouvé ses "Confessions techniques" que Jeune Cinéma avait publiées en 1968.

Pour sa vision du peuple, nous avons revu le Pasolini documentariste.

Pour l’émotion, nous avons retrouvé la maison de sa naissance à Bologne, via Borgonuovo.

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Pour le feeling et la rage : allez donc écouter Margherita Trefoloni et Julien Gaillard au Lieu-Dit, dans la chaleur des amis de la Société Louise-Michel, ce soir à 19h.


Lundi 15 décembre 2014

 

Le Prix Louis Delluc 2014 a été attribué à Sils Maria de Olivier Assayas (Sélection officielle du festival de Cannes 2014).

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Le Prix Louis-Delluc du premier film a été attribué à Thomas Cailley pour Les Combattants (Sélection de La Quinzaine des réalisateurs 2014).

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Dimanche 14 décembre 2014

 

Il y a tout juste un an mourait Peter O’Toole (1932-2013).
We are still loving you, Peter.
Because of Lawrence, of course, but not only.
See, you just belong to our lives.

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L’Observatoire international (OIP) des prisons est au théâtre, ce soir, à partir de 18h.

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Au départ, c’est une rencontre de huit écrivains avec huit détenus.
Cela donne huit récits et un ouvrage : Maux dits ! (préface de Robert Badinter, photos de Dorothy-Shoes et de Philippe Castetbon, La Découverte 2014).

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À l’occasion de le sortie du livre, une soirée "manifestive", ce dimanche 14 décembre 2014, à partir de 18h, au théâtre Le Monfort (Parc Georges Brassens, 106 rue Brancion 75015 Paris).

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Les écrivains : Olivier Brunhes, Philippe Claudel, Marie Darrieussecq, Virginie Despentes, Nancy Huston, Mohamed Kacimi, Pierre Lemaitre et Gérard Mordillat.

Les détenus : Christophe, Marie-Hélène, Virginie, Yazid, André, Sacha

Le programme

Participation libre
Réservation conseillée par tél au 01 56 08 33 88



Samedi 13 décembre 2014

 

Une journée avec Marcel Bluwal au cinéma Mac-Mahon
en sa présence.

Pour Marcel Bluwal, réalisateur de 56 films (le prochain est en gestation), metteur en scène de théâtre aussi, homme de télévision, on vous adresse volontiers à Mediapart.

Au programme :

* À 16h00 : Le Monte-Charge (1962), écrit par Marcel Bluwal & Frédéric Dard, avec Robert Hossein, Lea Massari, Maurice Garrel.

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* À 18h00 : Carambolages (1963), écrit par Pierre Tchernia & Michel Audiard, d’après Fred Kassak, avec Jean-Claude Brialy, Louis de Funès, Michel Serrault, Sophie Daumier, Guy Bedos.

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* À 20h30 : La Double Inconstance (1968), d’après Marivaux, avec Claude Brasseur, Jean-Pierre Cassel, Danièle Lebrun, Judith Magre, Pierre Vernier.

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NB : Hasard ou nécessité ? Admirez que Marcel Bluwal, homme engagé et hautement cultivé, pour son 1968, ait choisi Marivaux !

7 € la séance / 12 € deux films / 15 € trois films
Cartes de cinéma illimité acceptées.


Salut les câblés !
La semaine télé de Jeune Cinéma du 12 au 19 décembre 2014.



Vendredi 12 décembre 2014

 

Ciné Reflet, c’est la librairie où ÇA se passe.

Un livre est paru en octobre 2014 chez Rivages : Le Cinéma en partage, 416 pages, 21€. (1)

Cette fois, Michel Ciment, qui, habituellement pose les questions ou discourt, s’y laisse interroger, et parle lui-même de façon plus personnelle, se prêtant au jeu que N.T. Binh lui propose. Le parcours exemplaire d’un cinéphile, filtré par un autre cinéphile.
Un DVD l’accompagne, avec un portrait filmé de Michel Ciment réalisé par Simone Lainé, et les témoignages de tout plein de vedettes.

Aujourd’hui, à 18h00, c’est bien d’aller les écouter tous les deux, Michel Ciment
 et N.T. Binh, 

dialoguer en vrai. Ils sont tous les deux membres du comité de rédaction de la revue Positif, ils devraient s’entendre assez bien.

1. Ce qui nous laisse méditatifs, c’est que, pour la couverture du livre, on ait choisi Ciment aux côtés de Scorsese. Nous allons donc méditer sur ce point.

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Jeudi 11 décembre 2014

 

Ce soir, pas le choix, on va au Forum des images.

C’est la magnifique bibliothèque François Truffaut qui nous invite, pour fêter les 50 ans de la revue Jeune Cinéma.

Ça commence à 19h15, entrée libre dans la limite des places disponibles, salle 100.

La table ronde sera animée par Jean Gili, avec Bernard Chardère, Jérôme Fabre, Lucien Logette, Bernard Nave, Patrick Saffar.

Nous vous attendons nombreux, et prêts, si vous en avez envie, à prendre la parole de la salle, pour poser vos questions, faire vos remarques, évoquer vos souvenirs.
Cinquante ans, c’est le bel âge.

La rencontre sera suivie d’un pot amical.


Manoel Cândido Pinto de Oliveira, né le 11 décembre 1908, a fêté ses 106 ans à Porto, en assistant à la projection de son plus récent court-métrage O Velho do Restelo (Le Vieux du Restelo).
On a pu voir le film à Venise, en septembre 2014, et il va sortir à Lisbonne.

Son premier film, un court métrage muet, Douro, faina fluvial, date de 1931.
Il a donc, derrière lui, 83 ans de carrière de cinéaste.
Six de ses œuvres, il les a réalisées après ses cent ans.
Et il a encore pas mal de projets.

Jeune Cinéma a évoqué O acto da primavera (1963) dès son n°5, en février 1965, un film au statut remarquable, mi-documentaire mi-littéraire, "docu-fiction" de haut niveau avant la lettre (qui demeure vulgaire).

Cf., sur le site de JC :

* L’Étrange Affaire Angélica (2010)

* Gebo et l’ombre (2012)

* à propos de Amour de perdition, ce que Manoel en disait en 1980, à Berlin.

Bon anniversaire Manoel !
106 ans, c’est l’âge de raison.



Mercredi 10 décembre 2014

 

Le choix de Jeune Cinéma, sur les grands écrans :

Timbuktu de Abderrahmane Sissako (2014). Une merveille.

Nos enfants de Ivano De Matteo (2013).
De Matteo a reçu le Prix Sergio Leone du festival d’Annecy 2014.
Cf. le suivi du festival d’Annecy Italien, dans le Journal de Ma’ Joad, du 8 au 12 octobre 2014.

Notre enfance à Tbilissi de Teona & Thierry Grenade (2014).

La Belle jeunesse de Jaime Rosales (2014).


L’équipe de L’@ide-Mémoire a encore frappé.

C’est aujourd’hui que sort le deuxième tome de sa collection consacrée aux acteurs du cinéma français : Acteurs & Actrices du Cinéma français - volume 2 (D’Anémone à Yassine Azzouz)

Le souci des encyclopédies de L’@ide-Mémoire, c’est l’exhaustivité.
Là, il s’agit de l’inventaire de tous les comédiens, français ou non, toutes époques et tous degrés de notoriété confondus, ayant justifié d’une activité plus ou moins longue au sein de la production hexagonale depuis l’invention du Cinématographe, en 1895.
Pour ce volume, c’est 576 filmographies entièrement revisitées.
Naturellement, il y a un index alphabétique des noms, une bibliographie détaillée, et, par souci de cohérence, un addendum au tome 1.



Mardi 9 décembre 2014

 

On vous en déjà parlé de Ciné Caro, au Carreau du Temple à Paris. Cf. Journal de Ma’ Joad, 14 octobre 2014

La première séance, avec La Fiancée du pirate, en hommage à Bernadette Lafont, a été un franc succès.
Et comme au bon vieux temps, on reprend goût au débat, après le film, ce fameux débat, qui fut successivement un must, un pensum, et qui redevient un jeu de convivialité. Ce soir, c’est Pascal Bonitzer, qui sera là pour y veiller.

Ce soir, voilà la 2e séance de Ciné Caro :

* À 19h30 : Ne touchez pas la hache de Jacques Rivette (2007), d’après La Duchesse de Langeais de Balzac, avec notamment Jeanne Balibar, Guillaume Depardieu, Michel Piccoli et Bulle Ogier.

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CinéCaro, 4 rue Eugène Spuller, 75003 Paris.



Lundi 8 décembre 2014

 

Zoom sur le Maghreb des films.

Né en 2009, sur le modèle du Maghreb des livres, il en en est à sa 5e édition. Grâce à ses partenaires (salles de cinéma et d’associations) à Paris (notamment, La Clef, les 3 Luxembourg et l’auditorium de l’Institut du Monde Arabe), et en banlieue (notamment le Jean Vigo à Gennevilliers ou le Ciné 104 à Pantin), le bilan est positif : fréquentation en hausse continue et programmation de plus en plus riche.

L’Institut du monde arabe l’accueille les 8 et 9 décembre 2014, pour 2 journées cinématographiques consacrées l’une au cinéma algérien et l’autre au cinéma tunisien. Entrée libre.

Au programme de ce soir :

* À 19h00 : Mémoires anachroniques, ou Le Couscous du vendredi midi de Asmae El Moudir (cm) ; Hassan terro de Mohamed Lakhdar Hamina en avant première et en présence du réalisateur.
Les aventures d’un avatar de l’inspecteur Clouseau au cœur de la Bataille d’Alger.
Un film inédit en France, signé de Mohamed Lakhdar Hamina (Palme d’or à Cannes en 1975, avec Chroniques des années de braise)

* À 21h00 : Fadhma N’soumer de Belkacem Hadjadj en avant première en présence du réalisateur.
L’épopée d’une grande figure de la Kabylie (1830-1863), féministe et rebelle, résistante héroïque à la colonisation.

Et demain, mardi :

* À 19h00 : Peau de colle de Kaouther Ben Hania (Tanit du court métrage) ; Le Challat de Tunis de Kaouther Ben Hania en avant première, primé au dernier festival d’Amiens.
Un mystérieux motocycliste s’attaque aux postérieurs féminins de Tunis, en les balafrant d’un coup de rasoir …

* À 21h00 : Rabii Tounes, printemps tunisien de Raja Amari, film inédit en France en avant première, en présence de la réalisatrice.
En partenariat avec Arte.
Trois garçons et une fille, vivent, survivent et se débattent, quelque part en Tunisie, dans les semaines précédant la chute de Ben Ali. C’est le 3e film de Raja Amari après Satin rouge et Les Secrets).

Et pour finir l’année 2014 en beauté, prévoyez :

* À 21h00, jeudi 11 décembre 2014, au Louxor : Les Ambassadeurs de Asmae El Moudir
 



Samedi 6 décembre 2014

 

Un samedi soir sans musique, c’est pas vraiment ça.

À Paris 18e, Tactikollectif et Pangée Network,, (en partenariat avec le Cabaret Sauvage) vous invitent à une soirée dédiée au patrimoine artistique de l’immigration, et plus particulièrement aux chanteuses de l’immigration.

* C’est à partir de 17 heures.

* Il y a une exposition, une galerie de portraits des grandes chanteuses de l’exil, celles qui se produisireent en France, dès les années 1950 et jusqu’au tournant des années 1970, dans les grandes salles de spectacle parisiennes, au sein des cabarets orientaux, ou tout simplement dans les cafés algériens de l’hexagone.

* À 18 h, un débat : "Les enjeux patrimoniaux du répertoire de la chanson de l’immigration maghrébine en France : l’exemple du 18ème arrondissement de Paris".
Cette rencontre est animée par l’historienne Naïma Yahi et le responsable associatif Salah Amokrane.

* Et à 20h : le concert, "Les femmes connaissent la chanson",
avec Cheikha Rabiaa.

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On pourra y entendre certaines des plus belles chansons de l’immigration, portées par des femmes, en arabe, en kabyle ou en Français. Patrimoine de France, ces chansons imaginées, crées et enregistrées depuis les rives de la Seine ont bercé les migrants comme leurs enfants.

Centre Fleury Barbara Goutte d’Or, 1 rue Fleury 75018 Paris. Entrée libre.


Aujourd’hui et demain, au Cinéma La Clef, à Paris, un rendez-vous, le 3e Salon de l’édition DVD indépendante

Avec rencontres, séances de dédicaces et projections.
Entrée libre, et prix spéciaux "Salon".
Et tarif unique pour chaque projection (6, 50€)

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Nota bene :
Nous sommes tous des indépendants.
D’ailleurs, on est toujours l’indépendant de quelqu’un.
Indépendants de tous pays, unissons-nous !
Cf. Journal Ma’ Joad, du vendredi 14 novembe 2014, les rencontres de l’édition vidéo indépendante (REVI)


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 6 au 12 décembre 2014.



Vendredi 5 décembre 2014

 

"Le CNC veut plafonner les cachets des stars".

* À propos de financement du cinéma, cette industrie, l’annonce provoque une grand remue-ménage dans le landernau.
Ça va être très compliqué de bouleverser un état de choses installé depuis si longtemps. Cf. ce qui s’en disait en 1980.
Il faut dire que c’est toujours "compliqué" de changer quoi que ce soit. Alors vous imaginez, les révolutions, le boulot que ça a dû demander !

* À propos des "stars", on pourrait peut-être arrêter d’utiliser ce mot désormais galvaudé. Il y en a eu des "stars", autrefois, quand elles étaient nimbées de flou, et muettes. Quand il y avait encore des rêves, même illusoires. On en est, dans cet aujourd’hui hyperréaliste, à regretter les illusions.

Degas disait aux spectateurs des ballets qu’il transposait sur ses toiles : "On sait, de votre place, que les reines se font de distance et de fard".

Alors voilà, pour le fard, pas de problème, y en a toujours, et même de plus en plus sophistiqué, grâce à photoshop, notamment.

Par contre, de la distance, y en a plus du tout. Qu’on le veuille ou non, nous sommes convoqués, emmenés menottés et parqués dans les alcôves de quidams que des n’importe qui ont décidé de nommer "stars".
Tout ça c’est "reine d’un jour" et compagnie.
Félicitations aux comédiens qui savent durer, cela devient un talent capital, et rare, en cette époque de "quarts d’heure" et d’hyper court terme.

Proposition alternative :

Allez donc voir Mathieu Amalric au théâtre de la Bastille.

Le théâtre, c’est le lieu d’un autre rythme (et d’autres cachets).
Au théâtre, au lieu d’hypertrophie et de boursouflures, on est dans le recueillement et la concentration.
Et toujours, quel que soit le style du metteur en scène, dans une certaine lenteur. Faut freiner des fois.

À la Bastille, Amalric joue, avec Anne-Laure Tondu, dans Le Moral des ménages, adaptation théâtrale du roman de Éric Reinhardt, mise en scène de Stéphanie Cléau. Jusqu’au 20 décembre 2014.



Jeudi 4 décembre 2014

 

La presse aime les anniversaires, et les commémorations, certaines plus que d’autres.
Là, on rappelle que c’est les 30 ans de Bhopal, une histoire dont les petits jeunes n’ont sans doute jamais entendu parler, la pire catastrophe industrielle de l’histoire, dit-on.

C’était en 1984, la nuit du 2 au 3 décembre, l’usine de pesticides d’Union Carbide s’est mise à fuir. Des milliers de morts, quasi immédiatement, dans les rues, dans les maisons, dans tous les véhicules qui passaient par là à ce moment-là (bus, trains, voitures).

Bilan officiel : 5 295 morts.
Bilan des associations de défense : 25 000 à 30 000 morts.
Aucune raison de compter les malades, ils sont (encore) vivants.

Sur le moment le PDG "négligent" s’est enfui. Il n’a jamais été retrouvé, il est mort dans son lit en 2014, en Floride.

Trente ans après, pas de nouvelles des autorités, ni de Dow Chimical qui "racheta" Union Carbide.
L’usine n’est toujours pas décontaminée, les saloperies continuent à se propager, le nombre de malades, de mourants et de morts augmente régulièrement.

Face à quelques manifs, suffit de commémorer.

Vous savez où c’est exactement, vous, Bhopal ?

C’est pas mal de prendre le temps de vous renseigner.

Ça donnera du poids - au moins moral - aux demi-feuillets de commémo qu’on trouvera, ça et là, ces jours-ci.

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Au cinéma La Clef, ce soir, à 20h30, projection de ce film mythique : Études sur Paris de André Sauvage (1928).

Pour en savoir plus sur ce cinéaste maudit.



Mercredi 3 décembre 2014

 

Dans les sorties de la semaine, le choix de Jeune Cinéma :

* Retour à Ithaque de Laurent Cantet (2014).

* White God de Kornél Mundruczó (2014).

* Mr Turner de Mike Leigh (2014).


Mais il va falloir aussi composer avec la Cinémathèque, qui nous fait "une proposition qui ne se refuse pas" : la rétrospective John Ford jusqu’au 23 février 2015.

Avec des conférences de Pierre Berthomieu (La Poursuite infernale), Bernard Eisenschitz (Le soleil brille pour tout le monde) et Jean-François Rauger (La Prisonnière du désert).
C’est du lourd.

À cette occasion, également, la sortie de quelques ouvrages, dont aucun n’éclipsera la biographie de Mc Bride, À la recherche de John Ford, parue en 2007 (Institut Lumière-Actes Sud).

Nous, on a une tendresse pour les muets de Ford, parmi lesquels on continue à faire des trouvailles.

Et un faible pour l’improbable Donovan’s Reef (La Taverne de l’Irlandais), son dernier John Wayne.

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Ce 3 décembre 2014, commence aussi, toujours à la Cinémathèque, un hommage à Georges Simenon. Nous y reviendrons.



Mardi 2 décembre 2014

 

RÉSERVEZ LA DATE !

Jeudi 11 décembre 2014, à 19h15

La bibliothèque du cinéma François Truffaut fête

LES 50 ANS DE LA REVUE JEUNE CINÉMA

au Forum des images à Paris.

Table ronde animée par Jean Gili, avec Bernard Chardère, Jérôme Fabre, Lucien Logette, Bernard Nave, Patrick Saffar.

La rencontre sera suivie d’un pot amical.
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Nous vous attendons nombreux.


À Ferguson, Missouri, ça ne se calme pas.

Le flic qui a tué Michael Brown, acquitté, a démissionné.
Il faut dire qu’il s’est fait un paquet de fric, juste pour dire, sur une chaîne de télé, à quel point il se sentait serein. Après tant d’émotion, et il a le droit à un repos bien mérité et il en a les moyens.
Le 10 août 2014, nous en parlions dans le Journal de Ma’ Joad :

Aujourd’hui, en France, à propos de la mort de Rémi Fraisse, le 25 octobre 2014, l’enquête administrative vient de conclure, à l’instant, qu’il n’y a eu aucune faute professionnelle de la part des gendarmes.

Alors, elle est où la faute ?

Peut-être du fait que les armes des gendarmes soient des armes de guerre ?

Le ministre y a pensé et il a annoncé l’interdiction des grenades offensives, le 13 novembre 2014. Un peu tard.

On attend que les Français fassent comme les Américains, et racontent, à chaud, sous forme de fiction ou de docu, ce qu’est cette démocratie occidentale : le coup des grenades offensives faisant partie du matériel naturel de la gendarmerie, face à des manifs même mouvementées (et pas face à des révolutions armées par … au hasard, disons les Russes, ça nous rappellera les années 50).



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