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Journal de Hushpuppy (novembre 2016)
Novembre 2016
publié le mercredi 30 novembre 2016


NOVEMBRE 2016

 



Mercredi 30 novembre 2016

 

À Toulouse, la Cinémathèque célèbre les cent ans de Kirk Douglas.
En avance - il est né le 9 décembre 1916 - mais longtemps et bien comme il faut (30 novembre-18 décembre 2016).
Avec une exposition ouverte depuis le 22 novembre 2016.

Ça commence ce soir.

* À 21h00 : La Captive aux yeux clairs (The Big Sky) de Howard Hawks (1951).

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Faites votre programme.

N.B. : TCM aussi, avec une intégrale Kirk Douglas.
M’enfin le terme "intégrale" est assez souvent surestimé sur les chaînes télé.
On peut vérifier.

Cinémathèque, 69 rue du Taur, 31000 Toulouse.


À Toulouse toujours, au cinéma ABC, une avant-première et une rencontre :

* À 20h30 : Hedi de Mohamed Ben Attia (2016).
Meilleur premier film au festival de Berlin 2016, en présence du réalisateur.


 

Cinéma ABC, 13 rue Saint-Bernard, 31000 Toulouse.


À Paris, à Beaubourg, commence une l’exposition Cy Twombly (1928-2011) (30 novembre 2016-24 avril 2017).

Twombly est un habitué de Beaubourg : il a eu droit à une première rétrospective en 1988, et en 2004, à l’exposition de 50 années de dessins (21 janvier-29 mars 2004).

Cette rétrospective de 2016 est annoncée comme "d’une ampleur inégalée".

Mais nous n’avons pas ressenti la même émotion qu’à Venise en 2001, dans le pavillon américain des Giardini, avec cette douzaine d’immenses toiles sanguinolentes évoquant la bataille navale de Lépante, où, en 1571, au large de Patras, les Vénitiens et les Espagnols infligèrent une défaite historique au Turcs en expansion.
C’est cette année-là, que Twombly avait reçu un Lion d’or d’honneur, en même temps que Richard Serra, d’ailleurs, qui, lui, était exposé au bout de l’Arsenale.

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Centre Pompidou, place Georges-Pompidou, 75004 Paris.


À Paris encore, décidément, on passe sa vie à Normale Sup.

Dans le cadre du Maghreb des films 2016 et du séminaire Working Class Heroes, une soirée avec Jacques Doillon ouverte à tous.

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* À 18h00 : Raja de Jacques Doillon (2003).

* À 21h00 : Raja Bent El Mellah de Abdelilah El Jaouhary (2015).
Un documentaire sur Raja, 15 ans après.

Débat animé par Françoise Zamour, avec les équipes des deux films, Raja, Abdelilah El Jaouhary, Pascal Grégory et Jacques Doillon.

ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.


À Paris toujours, au Centre Wallonie-Bruxelles, on passe la soirée avec le dramaturge Michel Vinaver, au panthéon de tous les théâtreux, souvent méconnu par les cinéphiles.

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On célèbre, avec lui, l’extraordinaire fécondité d’un simple écrit.

Flash back sur une chronologie :

* 2001 : Attentats du World Trade Center à New York. Dans la foulée de l’émotion, Michel Vinaver écrit 11 septembre 2001 / 11 September 2001, L’Arche Éditeur, 2001.

* 2011 : Dix ans après, quarante-quatre jeunes lycéens de Seine-Saint-Denis, accompagnés par cinq comédiens professionnels, créent la pièce de Michel Vinaver au Théâtre de la Ville à Paris, puis en tournée. Mise en scène de Arnaud Meunier, chorégraphie de Rachid Ouramdane.

* 2013 : Guy Girard a filmé ce travail théâtral inédit. D’un 11 septembre à l’autre, le film est diffusé le 15 janvier 2013 sur France 2.

* 2016 : Sortie du livre de Jean-Charles Morisseau & Mathieu Palain, D’un 11 septembre à l’autre, Lansman Éditeur, 2016.

Pour fêter la sortie du livre à Paris :

* À 19h00 : On rencontre tout le monde.
Guy Girard, Jean-Michel Gourden, Émile Lansman, Arnaud Meunier, Jean-Charles Morisseau & Mathieu Palain, et bien sûr, Michel Vinaver à l’origine de tout.

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Centre Wallonie-Bruxelles, salle de cinéma, 46 rue Quincampoix, 75004 Paris.


Les sorties sur les grands écrans

* Enfin des bonnes nouvelles de Vincent Glenn (2016).

* Le Voyage au Groenland de Sébastien Betbeder (2016).

* Ma’ Rosa de Brillante Mendoza (2016).

* Wolf and Sheep de Shahrbanoo Sadat (2016).

* Les Enfants de la chance de Malik Chibane (2016).

* L’Ornithologue de João Pedro Rodrigues (2016).

La ressortie en version restaurée

* Valmont de Milos Forman (1989).



Mardi 29 novembre 2016

 

Depuis jeudi dernier, la Fondation Seydoux nous propose une rétrospective Alfred Machin (24 novembre-20 décembre 2016.

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En 1997, à l’occasion d’un cycle de cinéma belge au musée d’Orsay, Alain Virmaux regrettait que Alfred Machin (1877-1929) n’ait guère été pris au sérieux, "peut-être à cause de son nom et de sa spécialisation dans l’animalier", ajoutait-il malicieusement.

De ses films, le plus célèbre est Maudite soit la guerre (1913).


 

Et, par exemple, personne, même parmi les cinéphiles avertis, n’avait jamais ni vu ni même entendu parler de Robinson junior (1929).

On peut vous assurer que les animaux chéris par Alfred Machin, par exemple dans Pervenche (1921) ou dans Les Héritiers de l’oncle James (1924), se tiennent à leur place et jouent leurs rôles à la perfection auprès des humains.
Il flotte même, souvent, chez Machin, au delà des conventions du muet, une sorte d’ironie, une distance élégante, qui établissent une connivence avec nous autres, pas tellement plus modernes que lui ne l’était.

Cette rétrospective est donc non seulement bienvenue, mais indispensable à tous les cinéphiles et historiens du muet.

Faites votre programme.

Et profitez de votre visite, pour admirer la sublime machine...

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...ainsi que l’exposition Tribunal de Paris.

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Fondation Jérôme-Seydoux-Pathé, 73 avenue des Gobelins, 75013 Paris.


Aujourd’hui commence le festival Paris Courts devant avec "Ça tourne en Île-de-France" (29 novembre-6 décembre 2016).

Courts Devant présente "Ça tourne en Île-de-France !" from Festival Courts Devant on Vimeo.

 

Buzz spécial copinage sur un court particulier :

* Le Phénomène de Raynaud de Lionel Nakache (2016).
Avec Catherine Vinatier, Héloïse Guillot & César Méric.

Pour faire vos propres buzz, voyez tout le programme.


Sinon, journée chargée à Paris, surtout pour les amateurs de courts métrages.

À Truffaut, la Chine, dans le cadre du festival Signes de nuit.

À 14h00 :

* Goodbye de Xiaolu Hu (2015).

* Distance de XinLan Zhang (2015).

* Woo (Xiaowu) de Mo Tan (2015).

* Back Home Again de Chris Dond (2015).

À 16h00 :

* China’s 3 Dreams de Nick Torrens (2014).


 

Bibliothèque François-Truffaut, Les Halles, 4 rue du Cinéma, 75001 Paris.


Au MK2 Odéon, comme tous les deux mois, les premiers pas des cinéastes à l’affiche, avec la magazine Bref et l’Agence du court métrage.

À 20h00 :

* Maladie de Paul Vecchiali (1978).

* Il est des nôtres de Jean-Christophe Meurisse (2013).

* Courir de Maud Alpi (2011).

* La Traversée de l’Atlantique à la rame de Jean-François Laguionie (1978).

MK2 Odéon, 7 rue Hautefeuille, 75006 Paris.


On remonte vers le Panthéon, et on va vers les stars :

À la librairie du Panthéon (Cinélittérature), on va à la rencontre de Catherine Deneuve.

* À 19h00 : Rencontre avec Jérémy Kessler à l’occasion de son livre Catherine Deneuve femme maison, ENS Éditons, 2016.
Avec Élise Domenach.

PS. Le titre, hommage à Louise Bourgeois, est emprunté à l’ouvrage de Jean Frémon, Louise Bourgeois femme maison (L’Échoppe, 2008).

Librairie du Panthéon, 15 rue Victor-Cousin, 75005 Paris.


Au ciné-club de l’ENS, puis à la rencontre du philosophe Averroès.

* À 20h30 : Le Destin de Youssef Chahine (1997).

Ciné-club de l’ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.



Lundi 28 novembre 2016

 

Bon anniversaire à William Blake (1757-1827), peintre et poète, 259 ans aujourd’hui, ce n’est pas la première fraîcheur.

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Et pourtant, comme peintre, il fait toujours la fortune des fabricants de posters. On adore ses bondieuseries pétries d’enfers, son monde de synthèse où tout ce qui est en haut est comme tout ce qui est en bas, diables et dieux dansant ensemble sans vergogne.

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Avec parfois, pourtant, cette vertu cardinale selon Schopenhauer, la pitié.

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Comme poète, il a largement inspiré les années 60, qui, elles-mêmes n’ont toujours pas éventé ni leurs songwriters, ni leurs dessinateurs, ni leurs humoristes. Ils sont innombrables ceux qui continuent à gambader autour de lui.
Blake a même fait chanter Ginsberg.

Connaissez-vous ce poème, par exemple ?

In the time of my confession, in the hour of my deepest need
When the pool of tears beneath my feet floods every newborn seed
There’s a dying voice within me reaching out somewhere
Toiling in the danger and the morals of despair
Don’t have the inclination to look back on any mistake
Like Cain, I now behold this chain of events that I must break
In the fury of the moment I can see the master’s hand
In every leaf that trembles, in every grain of sand...

[…]

Eh oui, il influence même notre Nobel 2016.

Il était assez moche Blake, d’après les portraits de l’époque. Pas l’idée qu’on se fait d’un poète échevelé "romantique".
On lui préfère évidemment son lointain double, créé par Jim Jarmush dans son Dead Man en 1995.


 

Blake ?
Chacun le sien, c’est les œuvres qui comptent.


Et puis, ce soir à Paris, on sort.

* À 20h00 : Les Sonnets de Shakespeare par Frédéric Boyer, Denis Podalydès & Lola Peploe.

Maison de la poésie, passage Moliėre, 157 rue Saint-Martin, 75003 Paris.
 

* À 20h00 : Ronde de nuit de Jean-Claude Riga (1984).
Projection suivie d’une rencontre avec le réalisateur et Kees Bakker,

Centre Wallonie-Bruxelles, 127-129, rue Saint-Martin 75004 Paris.
 

* À 21h00 : The Valley of Astonishment de Peter Brook & Marie-Hélène Estienne.
(qui fait suite au grand poème persan La Conférence des Oiseaux de Farid Al-Din Attar, reprise jusqu’au 23 décembre 2016).

Bouffes du Nord, 37 boulevard de la Chapelle, 75010 Paris.
 



Dimanche 27 novembre 2016

 

Ce dimanche, à Paris, c’est Un dimanche à la galerie, 2e édition.

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Une centaine de galeries, exceptionnellement ouvertes de 12 heures à 19 heures, nous accueille, en entrée libre évidemment, avec vernissages, brunchs, performances, signatures, visites commentées, rencontres de tous ordres.

On n’hésite plus à pousser la porte des ces chouettes galeries d’art parisiennes, qui, hors jour de vernissage, sont si souvent vides et intimidantes. Elles sont généralement regroupées surtout dans trois quartiers : le Marais, Saint-Germain-des-Prés et Belleville.

Citons-en une, au hasard, dont l’artiste, Igor Eškinja, nous plaît bien : la Galerie Alberta Pane (20 octobre 2016-22 décembre 2016).

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Mais il y a des découvertes à faire et des coups de foudre à vivre dans toutes.

Faites votre programme.

Faites votre itinéraire.

On peut même voter (c’est très tendance).



Samedi 26 novembre 2016

 

Fidel Castro (1926-2016) est mort hier à la Havane, Lider maximo pendant 42 ans d’un tout petit pays et interlocuteur mondial incontournable.

Avant que les historiens ne remplacent les choniqueurs, on fait silence et on se recueille un moment sur ce 20e siècle passé si vite.

Les adolescents d’aujourd’hui ne l’ont pas connu, ce 20e siècle, et n’imagineront jamais combien il fut chargé des plus terrifiantes horreurs et des plus grandes espérances. Encore quelques années, et plus personne n’en saura rien, n’en ayant rien vécu.

La mort du grand Cubain en clot la réalité et quelques vérités toutes relatives.
L’histoire est une science, n’est qu’une science pourrait-on dire même, la science des histoires.

Marker (1921-2012) ne voulait plus que son Cuba Si ! (1961) soit diffusé. Après les trois ans de la décence du deuil, il fut mis en ligne sur le Net en juin 2015.

En janvier 2003, Fidel Castro avait raconté sa propre vérité à Ignacio Ramonet.

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David Hamilton (1933-2016) a été retrouvé mort chez lui, à Paris, hier soir, 25 novembre 2016, à 21h30, entouré de barbituriques.
C’est un fait divers à rebond qui lui ressemble.

On se souvient d’engueulades, dans les années 80, un autre temps.
Le monde se partageait entre ceux qui aimaient David Hamilton et ceux qui le trouvaient niais et lui préféraient Helmut Newton (1920-2004).

Les femmes qui leur ont fait face, ont joué avec eux, et se sont fait "shooter" - les photographes sont toujours des voleurs et souvent des prédateurs - étaient infiniment plus nuancées que les idées stéréotypées qu’ils s’en faisaient, l’un et l’autre, chacun dans sa catégorie.

Leurs œuvres demeurent, en soi.
Leurs vies, elles, ne nous regardent plus.

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À Belfort, commence le festival Entrevues, 31e édition (26 novembre-4 décembre 2016).

Entrevues est un festival international du jeune cinéma indépendant.
Créé par Janine Bazin en 1986, il se consacre à la jeune création contemporaine et aux rétrospectives d’auteurs avec, en compétition, des premières œuvres (1er, 2e et 3e film).

Au programme 2016 : Carte blanche à Melvil Poupaud, le remake dans tous ses états, un double programme autour du burlesque, une rétrospective Satyajit Ray et une histoire cinématographique (et subjective) de la libéralisation du corps féminin, bref de quoi plaire à tout le monde.


 

Ça commence aujourd’hui dès 14h30, avec Melvil Poupaud.

Faites votre programme.

Les lieux du festival.

Cinéma Pathé, 1 boulevard Richelieu, 90000 Belfort.


À Paris, Les samedis du cinéma allemand du Goethe Institut

* À 11h00 : Die Wohnung (L’Appartement de ma grand-mère) de Arnon Goldfinger (2011).

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Cinéma L’Arlequin, 76 rue de Rennes, 75006 Paris.


À Paris encore, à la bibliothèque du cinéma, dans le cadre du Mois du film documentaire.

* À 15h00 : La Bombe (The War Game) de Peter Watkins (1965).

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Réservation indispensable.

Bibliothèque du cinéma François-Truffaut, 4 rue du Cinéma, Halles, 75001 Paris.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 26 novembre au 2 décembre 2016.



Vendredi 25 novembre 2016

 

Au musée d’Orsay, pour accompagner l’exposition du musée de l’Orangerie La Peinture américaine des années 1930, commence le cycle Après la chute. L’Amérique des années 30 au cinéma (25 novembre-17 décembre 2016).

Cf. l’article de Jacques Chevallier.

Ce soir

* À 20h00 : The Struggle de David W. Griffith (1931), libre adaptation de L’Assommoir de Zola.

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Faites votre programme.

Musée d’Orsay, auditorium niveau -2, 1 rue de la Légion-d’Honneur, 75007 Paris.


À Montreuil, l’Atelier de cinéma expérimental (ETNA) nous invite à nous souvenir de Copi (1939-1987) avec Dominique Dubosc.
Et nous en sommes très heureux de retrouver celui qui a bercé notre jeunesse, ses dessins, son théâtre. Parmi les jeunes, qui se souvient encore de Copi ?

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Sur sa manière de travailler, Dominique Dubosc dit :

"Si le théâtre consiste à mettre en jeu une parole et à la maintenir en l’air d’un bout à l’autre de la pièce, il me semble qu’il faut également le filmer d’un seul mouvement, saisir la pièce en une seule prise, de la première à la dernière chose vue".

Sur la pièce de Copi, il cite Michel Cournot (1922-2007) dans Le Monde de l’époque, à propos de la mise en scène de Philippe Adrien (et tout cela ne nous rajeunit pas).

"L’Homosexuel : l’un des pics les plus élevés de l’histoire du théâtre. Lapidaire, glacé, et aveuglant comme tout rebond de soleil sur la glace. L’un des deux chefs-d’œuvre absolus de Copi avec Une visite inopportune, la pièce par laquelle, quelques semaines avant sa fin en 1987, il avait mis en scène sa mort à l’hôpital, service des sidéens.
L’Homosexuel, pièce écrite seize ans plus tôt, est une prophétie, mais elle est surtout le rayon cosmique qui frappe les survivances de la torture, des martyres. […] Mise en scène sans réserve de Philippe Adrien, tout en coups droits, en cruautés prises sur le fait, un théâtre au-delà des limites, inadmissible, mais dont les arêtes vives sont poncées par une main experte et imaginante. Décor de Gérard Didier, d’une réalité condensée, sincère, un réduit de bois, isba de cauchemar (Copi a situé sa pièce en Sibérie, c’est comme un point piqué à l’aveugle sur la carte). Les acteurs, Margot Abascal (l’enfant), Christophe Reymond et Benoît Strebler (la fausse mère et la fausse enseignante), Dominique Boissel et Jean-Daniel Magnin (des officiers pas blancs comme neige), ne font vraiment qu’un seul élan de conscience, qu’un seul mirage explosant-fixe, qu’un seul cri du sang, avec la parole de Copi, avec les coups sourds de son cœur qui avait, pour tant de victimes et de condamnés,
tant battu".

Ce soir, à 20h00 : un court et un long métrage, en entrée libre, présentés par leur auteur, Dominique Dubosc.

* Les 4 jumelles se font belles (2002).

* L’Homosexuel, ou la difficulté de s’exprimer d’après Copi (1998).

ETNA, 71 rue Robespierre, 93100 Montreuil.



Oui, la dialectique peut casser des briques !

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Jeudi 24 novembre 2016

 

Sur le site des Éditions La Fabrique, l’édito est tiré de La Révolution surréaliste, 15 octobre 1925.
Pas un mot à changer en 2016.
Dans le catalogue, rien que du bon.

Mais comment ça se fabrique, un livre ?

Éric Hazan, éditeur et écrivain, nous présente les acteurs, les étapes, les "stations" de ce processus : auteur, maquettiste, correcteur, imprimeur, diffuseur souvent négligés alors qu’ils sont indispensables.

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On peut lire le livre sur le livre de Éric Hazan, mais c’est encore mieux de le rencontrer, en personne.

* À 20h00 : Pour aboutir à un livre.
Discussion avec Éric Hazan (La Fabrique) et Nicolas Norrito (Libertalia).

Librairie L’Atelier, 2 bis rue du Jourdain, 75020 Paris.


Le Séminaire Conséquences nous propose de rencontrer Morgane Merteuil, pour établir une cartographie critique des mouvements féministes.

C’est l’occasion de revenir sur des tendances peu connues, ou des figures moins médiatisées.

* À 19h30 : Féminisme : théories, perspectives, ambitions.

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Entrée libre, mais on vous prévient tout de suite que ce sera bondé.

ENS, salle Weil, 45 rue d’Um, 75005 Paris.



Mercredi 23 novembre 2016

 

À Toulouse, et dans la région, commence le Festival international Séquence court-métrage, 25e édition (23-27 novembre 2016).

https://www.youtube.com/watch?v=SjBEbRgbKzM


 

Ce soir, c’est l’ouverture au cinéma ABC.

* À 20h00 : Un voyage interegalactique en 12 courts métrages, accompagnés par trois musiciens issus de Music’Halle : Jean Lacarrière au saxophone ténor, Mathias Bayle à la batterie, et Benoît Alves à la guitare électrique.
La soirée se termine avec un cocktail, rien de tel pour se remettre des émotions sidérales.

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Faites votre programme.

Cinéma ABC, 13 rue Saint-Bernard, 31000 Toulouse.


Tout le monde ne sait pas (encore) ce que c’est que le Mashup.
On vous raconte.

Sur les marges du cinéma expérimental, à partir des années 60, il y a eu le Found Footage.

C’était superbe, on s’en délectait par exemple au festival de Pesaro.

Et puis, ça a dérivé.
Les wikipedia se bousculent désormais pour tenter d’apparaître en haut de la page Google. Il s’agit d’en faire un "genre" spécifique attenant au genre "horreur", équipé de bricolages de fausses pellicules pour faire de faux documentaires. Le modèle du genre mis en avant : The Blair Witch Project (1999), cette sorte d’infamie commerciale (qui a bien marché). On ne peut pas lutter, tout se corrompt.

Pour nous, le Found Footage, c’est autre chose : une pratique poétique de très haute exigence, née quand on utilisait encore de la pellicule, mais qui pourrait fonctionner authentiquement aussi avec le numérique.

Elle est apparentée au collage, au cut-up et au détournement.
Elle parvient généralement, dans ses grandes œuvres, à rejoindre ses précurseurs, l’écriture automatique surréaliste, les explorations lettristes, une vision lyrique, ou politique même (comme le serait le Récup’art). Lointaine descendante de l’effet Koulechov, de bonne race donc, elle a rejoint les méthodes du sampling musical des DJ.

Depuis ses origines, elle rencontre toujours les abysses de l’inconscient, comme toute pratique artistique ou poétique.

Cette pratique n’est pas un genre, plutôt une "école" peut-être, avec ses grands poètes-réalisateurs : Maya Deren, Stan Brackhage, Bruce Conner, Peter Kubelka, Paolo Gioli, Martin Arnold, et tant d’autres.

L’héritier légitime et naturel du Found Footage, c’est le Mashup, dont nous vous avons parlé à plusieurs reprises. Avec ses officiants, notamment Alain Zind, Stéphanie-Emmanuelle Louis, Vincent Auzas, Antonio Maria Da Silva, Julien Lahmi, Augustin Gimel, Jean Gabriel Périot.


 

La saison 2016-2017 de l’Atelier de prospection sur le patrimoine et les images animées (APPIA) est consacrée aux rapports entre le Mashup et la patrimonialisation du cinéma.

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Pour faire connaissance, un rendez-vous aujpurd’hui :

* À 14h00 : Muséalité du Mashup. Le Mashup, un objet cinématographique en cours de légitimation, avec Julien Lahmi et Laurence Allard.

Institut d’histoire du temps présent (IHTP-CNRS), 59-61 rue Pouchet, Paris.


À l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), dans le séminaire organisé par Fadila Yahou, Appropriation/-ré-appropriation de la culture en situation coloniale et postcoloniale 1930-2016 la séances de ce soir est particulière.

* À 18h00 : Cinéma et colonisation. L’image mouvante et militante dans la guerre d’indépendance algérienne. avec Olivier Hadouchi et Ahmed Bedjaoui, modérés par Agnès Devictor.

On pourra voir un film court métrage extrêmement rare et inédit en France, la première adaptation de quelques épisodes du récit La Question de Henri Alleg : La Question (Die Frage) de Mohand Ali Yahia (1961).

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Ne pas confondre avec le long métrage du même titre de Laurent Heynemann qui date de 1977.

INHA, Galerie Colbert, Salle AVD, 2 rue Vivienne, 75002 Paris.


Les sorties sur les grands écrans :

* Theeb. La naissance d’un chef de Naji Abu Nowar (2014).

* Une vie de Stéphane Brizé (2015).

* La Supplication de Pol Cruchten (2015).

* La Chute des hommes de Cheyenne-Marie Carron (2016).

* Louise en hiver de Jean-François Laguionie (2016).

* Qu’est-ce qu’on attend de Marie-Monique Robin (2016).

* Alliés de Robert Zemeckis (2016).

* Seul dans Berlin de Vincent Perez (2016).

* La Fille de Brest de Emmanuelle Bercot (2016).

Les ressorties en versions restaurées :

* Edvard Munch, la danse de la vie de Peter Watkins (1973).

* Il vigile (L’Agent) de Luigi Zampa (1960).

* Freaks de Tod Browning (1932).


 



Mardi 22 novembre 2016

 

Ça fait cent ans aujourd’hui que Jack London (1876-1916) a cessé de nous donner de ses nouvelles, de lui et de celles de ses vies sauvages.

À 140 ans, il reste quand même notre tout jeune compagnon de route.

Ses visions et ses doutes sont des vademecum précieux pour nos embarquements dans cette autre vie sauvage du 21e siècle, celle d’aujourd’hui comme celle qui nous attend.

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Au ciné-club de l’ENS, on se régale d’avance.

* À 20h30 : Faites le mur ! de Banksy (2010).


 

ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.


Pendant deux jours, le Maghreb des films focalise sur les femmes. Entrée libre et réservation conseillée.

* À 19h00 : La Révolution des femmes, un siècle de féminisme arabe de Feriel Ben Mahmoud (2014).
Puis une rencontre avec Feriel Ben Mahmoud et Ahmed Madani.

Teaser - La Révolution des Femmes - Un siècle de Féminisme arabe - Un film de Feriel Ben Mahmoud from Drôle de trame on Vimeo.

 

Demain, mercredi 23 novembre 2016, ça continue au Saint-André des Arts à partir de 18h30.

Faites votre programme Maghreb des films jusqu’au 16 décembre 2016.

Maison des Métallos, 94 rue Jean-Pierre-Timbaud, 75011 Paris.


Au Quai Branly, de nouvelles expos.

Aujourd’hui :

* Plume, visions de l’Amérique précolombienne (22 novembre 2016-29 janvier 2017).

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Et demain :

* Éclectique, une collection du 21e siècle (22 novembre 2016-2 avril 2017).

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Musée du Quai Branly, 37 quai Branly, 75007 Paris.


Au Centre culturel de Serbie, les surréalistes font parler d’eux avec une série documentaire et une discussion.

* À 19h00 : Les 13 Impossibles de Valentina Delic
Les interlocuteurs sont : Jean-Pierre Faye, Henri Béhar, Biljana Andonobska, Branko Aleksic, Dejan Bogdanovic.

Centre culturel de Serbie, 123, rue Saint-Martin, 75004 Paris.


Rappel :

À Marseille, depuis le 19 novembre 2016, se déroulent les Rencotres internationales Sciences et cinémas (RISC), 10e édtion (19-26 novembre 2016). Entrée libre et réservation conseillée.

Bande annonce 10e RISC from Polly Maggoo on Vimeo.

 

Aujourd’hui, il s’agit du nucléaire avec une conférence et deux films.

Les lieux du festival.



Lundi 21 novembre 2016

 

On les oublie souvent, les canuts de Lyon.

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Pourtant qui, parmi nous, n’a jamais fredonné, avec Yves Montant ou d’autres : "C’est nous les canuts, nous allons tout nus" ?


 

C’était le 21 novembre 1831, la première fois, il y a donc 185 ans, qu’a éclaté la Commune de la Croix-Rousse.
Après l’échec de négociations avec les soyeux, les canuts descendent de la colline drapeau noir en tête, et la garde nationale se rallie à eux.
Quelques morts avec Casimir Périer.

Puis à nouveau, à Lyon, du 9 au 15 avril 1834.
Et là, c’est un massacre : 600 morts avec Adolphe Thiers.

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Il furent les précurseurs de la Commune de Paris (18 mars-28 mai 1871) (20 000 morts).

Bernard Chardère, le vigilant Lyonnais, est l’auteur d’un beau court métrage, Autrefois les canuts (Films du Galion, 1959).


De nos jours, on n’est plus sous quelque Louis-Philippe de hasard, on est en démocratie. Pas un seul discours politicien, d’où qu’il vienne, qui ne prononce le mot magique devenu incantatoire, et - diraient les Anglo-Saxons - plutôt "inapproprié" désormais.

Car la police continue à tirer sur la foule quand elle se soulève (organisée ou pas) et c’est jamais pour rien, et sûrement pas pour le plaisir qu’elle se soulève pourtant.
La police a des flash-balls, depuis les années 2000, censés ne pas tuer mais qui mutilent, ou des grenades qui tuent bel et bien (cf. Rémy Fraisse, 21 ans, le 2 novembre 2014).

Le 8 juillet 2009, dans la rue, à Montreuil, le réalisateur Joachim Gatti perdait un œil. Le procès commence à Bobigny (21-26 novembre 2016). Sept ans après les faits, on peut dire qu’il ne s’agit pas de "comparution immédiate" pour les trois policiers soupçonnés.

Le collectif Huit-Juillet se mobilise.

Ce serait bien que ce procès soit exemplaire.
No Justice, No Peace.
Ce serait bien que la police soit au service de la démocratie et donc du peuple (organisé ou pas).

Il y a des provocations ?
Mais oui, bien sûr, tout le monde le sait.
Ce serait bien qu’elle soit formée, la police, à résister aux provocations (d’où qu’elles viennent…).



Dimanche 20 novembre 2016

 

Paul Tourenne (1923-2016), le dernier survivant des Frères Jacques, est mort ce dimanche matin, 20 novembre 2016.

La pêche à la baleine, on ne veut plus y aller.

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Pascal dans le métro.

Comment ça on ne lit plus ?

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Au musée Dapper, on apprend à ses enfants que l’Afrique aussi a une histoire, avec un chouette road movie philosophique parfaitement compréhensible à partir de 10 ans.

* À 15h00 : Soleils de Dani Kouyaté & Olivier Delahaye (2012).

Avec un gospel chanté par Barbara Hendricks et une chanson interprétée par Fatoumata Diawara.


 

Musée Dapper, 35 bis rue Paul-Valéry, 75016 Paris.


À la bibliothèque du Musée des arts décoratifs, on fait écho à l’exposition Soulèvements du musée du Jeu de Paume (18 octobre 2016-15 janvier 2017).

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* À partir de 14h00 : On est invité à feuilleter les grands beaux livres de ses collections.


 

Bibliothèque des Arts décoratifs, 
111 rue de Rivoli
, 75001 Paris.



Samedi 19 novembre 2016

 

À Nantes, c’est le Premier salon du livre libertaire, pendant deux jours, samedi 19 et dimanche 20 novembre 2016.

Et, pour commencer, on a choisi de dédier cette première édition à Benjamin Péret.

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Ce qui nous paraît une idée juste et ne devrait pas déplaire à l’Association des amis de Benjamin Péret.
Benjamin Péret (1899-1959), notre surréaliste préféré, celui de la colonne Durruti qui ne mangeait pas de ce pain-là, fier de cette inauguration, devrait en profiter pour déshiberner, dans la joie et pour quelques heures. À 117 ans, il est temps de s’encanailler un peu avec ses descendants, avoir des nouvelles du front et refiler ses vieilles recettes aux petits-enfants.

À partir de 13h00, aujourd’hui samedi et à partir de 10h00, demain dimanche, avec les éditions Acratie et Libertalia, Hobo Diffusion, un programme chargé : tables rondes, discussions, apéritifs déclamatoires, déambulations, livres, films, banquet festoir et attantatif, intermèdes chantationnannt, etc.

* René Chérel parlera de son anticolonialisme.

* Rémy Ricordeau projettera son documentaire Benjamin Péret, poète donc révolutionnaire (2016).

* Barthélemy Schwartz présentera son livre Benjamin Péret, l’astre noir du surréalisme, Libertalia (2016).

* Gérard Lambert fera le point sur le livre et sur son économie.

Contact.

B17, 17 rue Paul-Bellamy, 44000 Nantes (au fond de la cour).


À la bibliothèque François-Tuffaut, dans le cadre du Mois du film documentaire, c’est une séance René Vautier, avec deux films et une discussion.

* À 15h00 : Afrique 50 (1950) et À propos de l’autre détail (1985).
Débat avec Tangui Perron.


 

Réservation indispensable.

Bibliothèque du cinéma François-Truffaut, 4 rue du Cinéma, 75001 Paris.


Salut les câblés !

La semaine télé de Jeune Cinéma du 19 au 25 novembre 2016.



Vendredi 18 novembre 2016

 

On fête le poète Artavazd Pelechian, avec des rencontres et des projections.

Comme tous les vrais poètes, Pelechian (né en 1938) est rare et méconnu.

Depuis le 10 octobre 2016, un ouvrage se promène de librairies en auditoriums, de cinémas en bibliothèques, en un voyage d’initiation.

* Claire Deniel & Marguerite Vappereau, éds., Artavazd Pelechian. Une symphonie du monde, Éditions Yellow Now (2016).

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Aujourd’hui, c’est à Gennevilliers.

* À 20h30 : Au début (1962), Nous (1969), Les Habitants (1970), Les Saisons (1975-1977), Fin (1992), Vie (1993).
Puis discussions avec Claire Deniel & Marguerite Vappereau.

Cinéma Jean-Vigo, 1 rue Pierre & Marie-Curie, 92230 Genneviliiers.


Au ciné-club de l’Aéro-club de France, une séance privée pour happy few, une rareté, avec amour, guerre, exotisme et pot de l’amitié, tout ce qu’il faut pour commencer convenablement le week-end.

* À 19h30 : China Doll de Frank Borzage (1958).

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Happy few accueillants : il suffit de confirmer sa présence et d’avoir 3€ dans sa poche de participation aux frais.

Salon de l’Aéro-Club de France, 6 rue Galilée, 75016 Paris.


Chez Seydoux, Festival Paris-Polar, 3e édition (18-20 novembre 2016).

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Pour mémoire, ce soir, parce que c’est complet.

* À 21H00 : Blackmail de Alfred Hitchcock (1929).
Cinéconcert.

Soyez prévoyants pour les prochaines séances.

Fondation Jérôme-Seydoux-Pathé, 73 avenue des Gobelins, 75013 Paris.



Jeudi 17 novembre 2016

 

Aujourd’hui, ça se passe à l’INHA, avec la Fondation Langlois

Au programme, Machine Vision, un colloque organisé par l’ESTCA.

* À partir de 9h00 : Steina et Woody Vasulka. 50 ans d’images électroniques (1966-2016).

C’est l’occasion pour nous, même si on assiste pas à ce colloque, de faire connaissance avec ces deux pionniers de l’art vidéo (dès 1960) : l’Islandais Steina Vasulka (né Steinunn Briem Bjarnadottir en 1940) et le Tchèque Woody Vasulka (né Bohuslav Vasulka en 1937).
Après leur rencontre, ils se sont installés à New York en 1965 et ont travaillé au Whitney Museum. Puis ils y ont fondé The Kitchen en 1971.

Une petite idée de leur travail avec Golden Voyage (1973).


 

Avec Noisefields (1974), allez-y doucement. C’est… suprenant.

Le colloque est international et il réunit des spécialistes de l’œuvre des Vasulka, présentant l’histoire et l’actualité de ces 50 ans de créations. L’entrée est libre.

Programme détaillé.

INHA, 2 rue Vivienne, 75002 Paris.



Mercredi 16 novembre 2016

 

Nous avons appris la mort de Jean Grissolange (1927-2016), le 6 novembre 2016.
Il était le Président de l’Association des amis de Jeune Cinéma.

Et il avait collaboré à la revue dès le numéro 2 de novembre 1964.

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Numéro au sommaire mémorable.

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Mais aussi à la quatrième de couv mémorable : C’est une des seules fois - si ce n’est la seule fois, on va vérifier - que Jeune Cinéma a fait de la pub (probablement gratuite et pas pour n’importe qui.)

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Le 11 novembre 2016, nous étions avec Jean Grissolange, dans une commémoration intime autour de Pour l’exemple de Joseph Losey.


Au cinéma La Clef, une très bonne nouvelle, avec l’avant- première d’un film qu’on adore.

* À 20h00 : Enfin des bonnes nouvelles de Vincent Glenn (2016).

La projection est suivie d’un débat avec le réalisateur, et il y a à dire. Peut-être mêmer qu’il y a plus à dire au sujet des feelgoodmovies que sur les autres. Notre besoin de consolation est [plus que jamais] impossible à rassasier disait Stig Dagerman, il y a longtemps.

Enfin des bonnes nouvelles, film-annonce from Direction Humaine des Ressources on Vimeo.

 

Cinéma La Clef, 34 rue Daubenton, 75005 Paris.


On n’oublie pas :

* La rétrospective Patrice Chéreau à la Cinémathèque (16-28 novembre 2016).

* Le cycle Cinéma et musique. Une alchimie particulière (16-21 novembre 2016), au Goethe Institut.

* À 19h00 : Les artistes au service du New Deal : Federal Project Number One par Didier Aubert.
En marge de l’expo La Peinture américaine des années 1930, au musée de l’Orangerie.


Les sorties sur les grands écrans :

* Le Sous bois des insensés : une traversée avec Jean Oury de Martine Deyres (2015).

Cf. aussi :
Jean Oury (1924-2014) nous parle de La Borde en 2013.

* Polina, danser sa vie de Angelin Prejlocaj (2016).

Les ressorties en versions restaurées :

* Éclairage intime (Intimní osvětlení) de Ivan Passer (1965).

* Un Homme et une femme de Claude Lelouch (1966).



Mardi 15 novembre 2016

 

Nos images de Super Lune, (13h52 TU, à 22° taureau-scorpion)/
Merci les amis !

* Le Cap d’Antibes vu de Cannes (Alain Lopez).

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* La plage de Biot (Alex).

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* L’Acropole à Athènes (Claudine)

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La librairie L’écume des pages nous invitent à une rencontre à l’occasion de la réédition de l’ouvrage Dylan par Dylan. Interviews 1962-2004, édition établie par Jonathan Cott, traduit de l’anglais par Denis Griesmar, Éd. Bartillat, Paris, 2007.

* À 19h00 : Bob Dylan revisité. Les enjeux d’un prix Nobel
Avec Charles Ficat.

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Le livre est un basique des bibliothèques de tous les dylanophiles, qu’ils soient durs et purs et de la première heure, ou suivistes et variables, selon les générations ou au gré des vents des snobismes et des jalousies mondaines.

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Il a été réédité à juste titre, depuis l’attribution du prix Nobel (le 13 novembre 2016) et ses innombrables commentaires, légitimes ou non. La seule légitimité d’une de ces opinions émises à grand fracas est la lecture effective des écrits de Dylan, lecture souvent ardue et même hermétique, tout autant que celle des écrits surréalistes ou beatniks. Il faut fermer ses oreilles aux imposteurs qui braillent sous le seul prétexte qu’ils ont un porte-voix, et se faire son idée soi-même.

En attendant la sortie du méga-coffret de 36 CD de cette tournée mémorable (prévue le 11 novembre et retardée à ce soir) : Bob Dylan. The 1966 Live Recordings.

Il y a 50 ans, en effet, on se souvient, de février à mai 1966, Dylan, devenu électrique, tournait avec The Hawks, qui, du coup, devinrent The Band. C’était le Bob Dylan World Tour 1966, ancêtre du Never Ending Tour (depuis juin 1988).

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Cf. aussi :

* La rubrique Bob Dylan

* Le Never Ending Breaking News.

Librairie L’Écume des Pages, 174 boulevard Saint-Germain, 75006 Paris.


Au ciné-club de l’ENS du mardi,

* À 20h30 : Le Jardin des Finzi Contini de Vittorio De Sica (1970).

Évidemment, il est produit par Clint Eastwood, qui a appelé à voter Trump (contre la majorité hollywoodienne).
Mais les exemples abondent : faut pas mélanger hommes et œuvres, même quand c’est ça irrite.

ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.



Lundi 14 novembre 2016

 

Bon anniversaire à qui se reconnaîtra.

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Lisez Le Monde Diplo, et vous verrez du pays.

Le numéro de novembre 2016 est sorti depuis longtemps, avec un édito de bon sens.

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Dimanche 13 novembre 2016

 

Michel Delahaye (1929-2016) est mort le 22 octobre 2016.
Pierre Billard (1922-2016) est mort le 10 novembre 2016.

Pas vraiment de raison de les associer - leurs trajectoires sont différentes - si ce n’est qu’on a appris leur mort ce matin, en même temps.

Billard était silencieux depuis quelques années.
Delahaye, lui, était présent, chaque soir sur le câble (Action ou FX) dans quelque film de Jean Rollin.

Leur point commun : Ils étaient tous deux de grands "cinéphiles historiques".

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Sinon, à Paris, si vous nous cherchez, vous nous trouverez, nous sommes en terrasse.

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Depuis toujours.

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Comme nos ancêtres, comme nos parents, et comme nos enfants, dans tous les quartiers, chic ou moins chic, bohême ou bourgeois. Ce sont des mœurs qui se transmettent de générations en générations, comme les bijoux de Mémé.

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Même pendant nos guerres, même par mauvais temps, de jour et de nuit, et en service continu désormais.

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Les terrasses, c’est une tradition des villes françaises, à cause du climat doux (vous savez le Gulf Stream), et parce que nos rues, qu’elles soient pacifiques ou en colère, sont des lieux de grande sociabilité et de belle mixité.

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Et, tant que ce sera possible, nous respecterons nos traditions quand elles sont belles et bonnes.



Samedi 12 novembre 2016

 

Dans le cadre de l’Association pour la recherche et l’étude du surréalisme (APRES), à la Halle Saint-Pierre, on célèbre Benjamin Péret.

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* À 15h30 : "Je ne mange pas de ce pain-là". Benjamin Péret, poète, c’est-à-dire révolutionnaire de Rémy Ricordeau (2015).

En présence du réalisateur, de Alain Joubert, Barthélémy Schwartz, Dominique Calmé.

Bonne lecture :

* Barthélemy Schwartz, Benjamin Péret l’astre noir du surréalisme, Éditions Libertalia (2016).

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Halle Saint-Pierre, 2 rue Ronsard, 75018 Paris.


Au musée Dapper, voyage en Angola.

* À 14h30 : Le Grand Kilapy de Zézé Gamboa (2010).
Rencontre animée par Brice Ahounou.

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Musée Dapper, 35 bis rue Paul-Valéry, 75016 Paris.


À la Maison de la culture du Japon, on va à la rencontre des grands studios japonais (6e volet).
Aujourd’hui, commence l’histoire de la Shintoho. (12-24 novembre 2016).

* À 15h00 : Le Mystère du cuirassé Mutsu de Kiyoshi Komori (1960).

* À 17h00 : Lettre d’amour de Kinuyo Tanaka (1953).
Présentation par Vincent Poli.

Maison de la culture du Japon à Paris, 101 bis quai Branly, 75015 Paris.


Salut les câblés !
La semaine télé de Jeune Cinéma du 12 au 18 novembre 2016.



Vendredi 11 novembre 2016

 

Leonard Cohen (21 septembre 1934-10 novembre 2016).

Everybody knows that the dice are loaded, that the war is over and the good guys lost.


 

C’est un chagrin personnel, c’est douloureux.

Open Culture nous envoie quelques manières plus secrètes de ne pas l’oublier.


Il y a 98 ans, le 11 novembre 1918, au petit matin de la Saint Martin, c’était un lundi, quelques militaires mandatés par quelques politiques, décident que 8 millions de morts (plus 639 "Fusillés pour l’exemple"), ça suffit et signent le cessez-le-feu de la Première Guerre mondiale, dans un train, au milieu de la forêt de Compiègne.

Il s’agit d’un "armistice", pas de la paix : juste une suspension des hostilités.

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De plus en plus de gens appellent la guerre qui a suivi, celle de 1939 à 1945, la "Deuxième guerre mondiale" et non pas la "Seconde".
Visionnaires de nouvelles mondialisations ?

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Pleurons et complétons nos collections.


Le Festival International du Film d’Amiens, 36e édition, commence aijourd’hui (11-19 novembre 2016).

Faites votre programme.

Festival international du film, place Léon-Gontier, 80000 Amiens.



Jeudi 10 novembre 2016

 

Aujourd’hui, commence le festival de Mannheim-Heidelberg, 65e édition (10-20 novembre 2016).

Avec ses deux grandes sections, Compétition et Découvertes, il est un des festivals les plus sympathiques du monde, depuis 1952, accueillant des films inédits et des spectateurs passionnés, étudiants, habitants cinéphiles, sans passe-droits.

Cette année, il y a deux films français, tous deux en compétition (les titres son curieusement traduits en anglais, mais la France est mal placée pour faire aucune remarque sur ce sujet).
Ce n’est pas du chauvinisme que de faire remarquer cette présence française.
Jeune Cinéma (né en 1964), a suivi le festival depuis son numéro 29, de mars 1968. Son premier compte rendu est celui de Mannheim 1967.

Il y a toujours eu peu de sélections françaises, mais on découvrait des films rares et extraordinaires, venus de tous les pays du monde, notamment du Nord de l’Europe, mais aussi bien de Chine, d’Afrique, d’Amérique latine.
Des œuvres qu’on n’aurait jamais pu voir en France et qui n’y sont, par la suite, jamais sortis.

On se souvient, par exemple, de joyaux perdus comme Prevashenie de Valery Fokin (2002), un superbe adaptation de La Métamorphose de Kafka (Mannheim 2003). Aucune trace sur le Net peut-être parce que Fokin est un homme de théâtre, et que, de même que le théâtre est un art éphémère, qui ne se reproduit pas ni ne se conserve vraiment, de même les archives du théâtre sur le Net sont négligées.

On se souvient aussi de cette Mongolie intérieure, surgie soudain de nulle part, en 2012.

JC a adoré les deux films français de la sélection de Mannheim 2016, et il nous serait difficile de choisir.

* Souffler plus fort que la mer (Breathing Under the Sea) de Marine Place (2015).

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* Celui qu’on attendait (Lost in Armenia) de Serge Avedikian (2016).

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Rappelons juste que nous avions repéré le film de Marine Place, très en amont, puisque nous lui avions consacré notre couverture de Jeune Cinéma numéro 365 de mai 2015.

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Festival international de Mannheim-Heidelberg, Stadthaus N1, Collini-Center, Galerie,
68161 Mannheim



Mercredi 9 novembre 2016

 

Raoul Coutard (1924-2016) est mort hier, le 8 novembre 2016.

Grand chef-op’ parmi les grands.

Merci à l’ami Mathis Lapeyre qui nous fait suivre une superbe photo de lui en pleine action.

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Tout le monde connaît son travail sans forcément avoir repéré son nom.
C’est le lot de ceux qui travaillent en équipe, au cinéma comme au théâtre.

Il avait réalisé l’inoubliable Hoa-Binh, en 1969, et là, il avait la première place au générique.

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Le monde va changer de base.
Nous ne sommes rien, nous ne serons pas tout.

Peut-être est-il urgent de marquer une pause, et de regarder ailleurs et d’ailleurs.

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À l’initiative du binôme Orsay-Orangerie, commence un cycle de débats, conférences et colloques.

Sur le Second Empire (qui fut "splendide" mais pas pour tout le monde, et qui nous semble parfaitement et inactuel et carrément démodé), à Orsay.

Sur Les années 30 aux États-Unis, et là, c’est le sujet qui nous est proche : l’âge de l’anxiété.

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Trois rendez-vous qui nous semblent importants, bien qu’on sache pertinemment que personne ne tire de leçons de l’histoire, hélas.

* Aujourd’hui, à 19h00 : Les années trente aux États-Unis dans la longue durée. Entre fragilité et affirmation, par Jean Kempf.

* Mercredi 16 novembre 2016, à 19h00 : Les artistes au service du New Deal : Federal Project Number One par Didier Aubert.

* Mercredi 7 décembre 2016, à 19h00 : RKO - Un studio au cœur du Hollywood des années 30 par Serge Bromberg.

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Musée d’Orsay, 1 rue de la Légion d’Honneur, 75007 Paris.
Musée de l’Orangerie, Jardin Tuileries, 75001 Paris.


La semaine indienne de l’ENS : Femmes et féminité dans le monde indien (7-10 novembre 2016).

Lundi, on a raté Devi (La Déesse) de Satyajit Ray (1960).

Aujourd’hui, on ne rate pas :

* À 20h30 : Queen de Vikas Bahl (2014), amphi Rataud.

Demain, on ne rate pas non plus :

* À 20h00 : Mother India de Mehboob Khan (1957), salle Dussane.

ENS, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.


La décade russe Regards de Russie 14e édition (9-15 novembre 2016).

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L’Arlequin, 76 rue de Rennes, 75006 Paris.
Le Majestic Passy, 18 rue de Passy, 75016 Paris.
Le Reflet Médicis, 3 rue Champollion, 75005 Paris.


Les expos à voir (sans compter toutes celles déjà recommandées) :

* Brassaï et ses graffitis, au Centre Pompidou (9 novembre 2016-30 janvier 2017).

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* Street Art, à Fougères (jusqu’au 10 décembre 2016).

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Et le nouveau cycle de la MEP (9 novembre 2016-29 janvier 2017).

Il faut se dépêcher d’aller voir les archives Pierre Molinier (9-13 novembre 2016) vant leur dispersion à l’Hôtel Drouot, le 14 novembre 2016.

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On a plus de temps pour les autres :

* Andres Serrano.

* Harry Callahan.

* Diana Michener.

Et

* Family Pictures.

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* Johann Rousselot, Prix Photo AFD/Polka

Maison européenne de la photographie (MEP), 5-7 rue de Fourcy, 75004 Paris.


Les sorties sur les grands écrans

* Brûle la mer de Nathalie Nambot & Maki Berchache (2014).

* 2 Nuits jusqu’au matin (2 yötä aamuun) de Mikko Kuparinen (2015).

* Dernières nouvelles du cosmos de Julie Bertuccelli (2016).

* Maman a tort de Marc Fitoussi (2016).

* Tu ne tueras point (Hacksaw Ridge) de Mel Gibson (2016).

* Le Client (Forushande) de Asghar Farhadi (2016).

* Les Beaux Jours d’Aranjuez de Wim Wenders (2016).

* La Sociale de Gilles Perret (2016).

Les ressorties en versions restaurées

Tout particulièrement

* L’intégrale Pierre Étaix au cinéma le Champo et en DVD.

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Cf. Entretien avec Pierre Étaix (mais 1968).

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Mais aussi quelques grands classiques

* Laura de Otto Preminger (1944).

* L’Héritière (The Heiress) de William Wyler (1949).

* Boulevard du crépuscule (Sunset Boulevard) de Billy Wilder (1950).

* Rivière sans retour (River of No Return) de Otto Preminger (1954).

* Taxi Driver de Martin Scorsese (1976).



Mardi 8 novembre 2016

 

Vous connaissez l’atelier audio-visuel Partage d’images de Pangée Network ?

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Ce soir, voilà une belle occasion de faire connaissance avec la promotion 2016 Louis-Lumière : Onze stagiaires ont bénéficié d’une formation gratuite, en juillet 2016, entourés de professionnels chevronnés. Ils présentent leur travail.

* À 20h00 : Vivre les uns avec les autres (neuf projets audiovisuels portés à maturité.
Ensuite, cocktail.

Pour mémoire, les parrains de cette première édition : Baya Kasmi, Sophie Salbot, Marie Desmeuzes, Édouard Zambeaux, Anne Schuchman-Kune, Salah Amokrane,
ainsi que le Forum social des quartiers populaires et l’association Tactikollectif.

Contact.

Cinéma Le Brady 
39 boulevard de Strasbourg,
 75010 Paris.


Le ciné-club de l’ENS du mardi :

* À 20H30 : La Parole donnée (O Pagador de Promessas) de Anselmo Duarte (1962).
Palme d’or du festtival de Cannes 1962.


 

Ciné-club de l’ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.


Et n’oubliez pas l’expo de la Cinémathèque, De Mélès à la 3D : la machine cinéma (5 octobre 2016-20 janvier 2017).
Elle est épatante.

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Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.



Lundi 7 novembre 2016

 

Maxime a eu le même destin que la foule solitaire de Riesman ou la majorité silencieuse de Baudrillard : l’anonymat et l’abandon.
La fosse commune du temps.

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Pour qui on se prend, nous autres encartés au "genre humain" ?



Samedi 5 novembre 2016

 

Hier, c’est avec un film de Éric Darmon sur Pierre Henry (2007) qu’a été inauguré le festival Jean-Rouch, 35e édition (4 novembre-6 décembre 2016).

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C’est un des plus grands festivals d’automne qu’il ne faut pas rater. L’entrée y est libre et gratuite, et on voyage de la plus belle des façons, en sortant de son pré-carré pour découvrir le monde autrement.

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Aujourd’hui, toute la journée, l’Iran, Cuba, le Brésil, le Pakistan, la Colombie, l’Italie.

* À 14h00 : Royahaye Dame Sobh (Des rêves sans étoiles) de Mehrdad Oskouei (2016).

et

* Limpiadores (Les Nettoyeurs) de Fernando L. González Mitjáns (2015).

* À 17h30 : Song of Lahore (Chant de Lahore) de Sharmeen Obaid-Chinoy & Andy Schocken (2015).

* À 20h30 : Besos frios (Baisers froids) de Nicolás Rincón Gille (2016).

et

* Un paese di Calabria (Un village de Calabre) de Shu Aiello & Catherine Catella (2016).

Faites votre programme de tout le festival.

Les lieux du festival Jean-Rouch.

* Musée de l’Homme, auditorium Jean-Rouch, 17 place du Trocadéro 75016 Paris.
* EHESS, auditorium, 105 boulevard Raspail, 75006 Paris.
* INALCO, auditorium, 65 rue des Grands-Moulins, 75013 Paris.
* Musée du Quai Branly, auditorium, 37 quai Branly, 75007 Paris.


Dans le cadre du Mois du film documentaire, 17e édition, on suit tou spécialement la programmation de la bibliothèque François-Truffaut, notre préférée.

C’est une journée spéciale Zhu Rikun.

À 15h00 : deux films de ce documentariste, producteur et directeur de festival, grand témoin, né en 1976.

* The Questioning (Cha Fang) de Zhu Rikun (2013).

* Welcome (Huan Ying) de Zhu Rikun (2016).

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Réservation indispensable.

Bibliothèque du cinéma François-Truffaut, 4 rue du Cinéma, 75001 Paris.


Au musée Guimet, c’est Taïwan qui est à l’honneur : cinéma, littérature, concerts et journées d’étude 

en écho à l’exposition Jade, des empereurs à l’Art déco (19 octobre 2016 au 16 janvier 2017).

Aujourd’hui, à 14h30, deux regards sur Taïwan, politique (le mouvement des tournesols) et géopolitique.

* Désobéissance civile de Chen Yu-Ching (2013).

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* The Lost Sea
 de Hung Chun-Hsiu (2013).

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Faites votre programme Taïwan.

Musée national des arts asiatiques - Guimet, auditorium, 
6 place d’Iéna, 75016 Paris.


Le Théâtre du Soleil réapparaît, avec une création collective, Ariane Mnouchkine en cheffe d’orchestre, en harmonie avec Hélène Cixous et sur une musique Jean-Jacques Lemêtre et la participation exceptionnelle de Kalaimamani Purisai Kannappa Sambandan Thambiran.

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La première, c’est ce soir.

* À 19h30 : Une chambre en Inde (26 octobre 2016-26 décembre 2016).

Le chaos du monde est vu à travers le prisme du traditionnel Theru Koothu indien.
La peur qui nous guette à chaque coin de rue et de journal télévisé, se transforme en joie et en espoir. C’est exactement ce qu’il nous faut.

Théâtre du Soleil, Cartoucherie de Vincennes, 75012 Paris.


À Vincennes toujours, trois jours pour un Hommage à Philippe Noiret (1930- 2006) avec des films très connus qu’on a envie de revoir, des films moins célèbres à découvrir, et des inédits (5-7 novembre 2016).

Pour parler de lui, Dominique Maillet a invité Marlène Jobert, Fanny Cottençon & Pierre-William Glenn.

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Aujourd’hui, ça commence avec :

* À 20h30 : Le Secret de Robert Enrico (1974).
Rencontre avec Marlène Jobert et Jean Achache.

Faites votre programme complet de ces trois jours.

Cinéma Le Vincennes, 30 avenue de Paris 94300 Vincennes.


Salut les câblés !
La semaine télé de Jeune Cinéma du 5 au 11 novembre 2016



Vendredi 4 novembre 2016

 

On nous demande parfois quels sont les critères des sélections des annonces de Jeune Cinéma.

Il est vrai que nos choix apparaissent souvent comme hétéroclites et contrastés, dans l’immense flux des informations qui nous parviennent. Il va de l’institutionnel dur et pur au marginal métissé, "de l’infra-rouge à l’ulta-violet", et peut sembler vagabond.

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C’est que, si la revue a une histoire que nous ne renions pas, nous ne sommes encartés nulle part et n’appartenons à aucune féodalité. Nous sommes du genre "ni dieux ni maîtres", résolument modernes donc incorrects, le plus loin possible du mainstream, même s’il faut parfois convenir qu’il n’est (pas toujours) plus bête qu’un autre, mais curieux de tous ceux qui tentent de penser et de regarder par eux-mêmes, donc autrement, même s’ils peuvent se tromper, et insupportés par la reproduction technique, médiatique mais pas que, des tics de langages.
Autant nous aimons les machines, autant nous haïssons le machinal.

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Bien sûr, nous avons tant aimé le genre humain que dans ces temps survival, il nous reste quelques slogans, parfois paradoxaux - personne n’est parfait - sorte de noyau dur indestructible et souvenir du bon vieux temps de l’espoir.
C’est ainsi que nous appartenons aux 99% de la planète.
Nous pensons "No Justice No Peace" tout en étant viscéralement pacifistes.
Nous pensons qu’on ne commande aux vents qu’en leur obéissant et que l’apprentissage de la manœuvre doit être permanent.
Peut-être aussi suivons-nous Armand Thierry, ce jeune poète fils de maçon, dans son "refus de parvenir".
Est-ce qu’une batterie de slogans construit une morale ?
Sans doute non, mais nous ne le prétendons pas.

Nos vrais amis sont en fait les pataphysiciens, les surréalistes, les situs, les artistes, les personnages (en quête d’auteurs ou qui les ont trouvés), surtout les bouquins en papier, les films, les musiques et les œuvres d’art avec qui l’interlocution est plus aisée qu’avec les chairs, les os et les neurones de nos congénères.

Sans doute, les sélections de Jeune Cinéma appartiennent-elles au rêve plus qu’à la réalité, aux utopies plus qu’aux champs de bataille. Nous assumons.

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À Toulouse, au cinéma ABC, mais aussi à Muret et Colomiers le cinéma roumain est à la fête avec Motor ! (4-10 novembre 2016).

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Une belle soirée d’ouverture avec Via Mélina :

* À 19h00 : Accueil en musique par le Duo Brossier-Demonsant.

* À 19h30 : Baccalauréat de Cristian Mungiu (2016).
Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2016, en avant première.

* À 21h40 : Cocktail offert en musique.

Faites votre programme de la semaine.

Cinéma ABC, 13 rue Saint-Bernard, 31000 Toulouse.


À Noisy-le-Sec, au cinéma Trianon, commence le Festival du Film Franco-arabe, 5e édition, en partenariat notamment avec l’Institut Français de Jordanie (4-15 novembre 2016).

"Notre quotidien se noie sous les informations de ce qui nous divise ; aller au Festival du film franco-arabe, c’est une belle manière de voir ce qui nous unit", dit Costa Gavras, le parrain de ce jeune festival.

À 19h30, la soirée d’ouverture est riche de découvertes, avec deux courts métrages couronnés lors du 22e Festival franco-arabe de Amman, et un long métrage inédit, premier film, en présence des réalisateurs.

* Statement n°1 de Karam Abu Ali (Prix du jury documentaire).

* Where is al-rabee de Murad Abu Aisheh (prix du jury fiction).

* The Curve (Al Monataf) de Rifqi Assaf (2015).

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Faites votre programme.

Cinéma Le Trianon, Place Carnot, 93230 Romainville.


À Lyon, Halte-là, les anars sont là.

C’est Novembre Libertaire 2016, avec une soirée Rouillan-Meunier, dans l’ombre du grand Noël Godin, à la librairie La Gryffe : livres et films, ça nous plaît.

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* À partir de 16h00 : Je regrette de Jean Marc Rouillan, Éd. Agone (2016). http://agone.org/centmillesignes/jeregrette/

Et à 19h00, trois films de Jean Henri Meunier :

* Chute libre (2016) en avant-première.

* Il faut savoir se contenter de beaucoup (2016)

* Smoothie (1992).

Librairie libertaire La Gryffe, 5 rue Sébastien-Gryffe, 69007 Lyon.


À Paris, au Lucernaire, il y a aussi du cinéma.

Ce soir, un documentaire sur Pippo Delbono.

* À 20h30 : Corps à corps de Karine de Villers & Mario Brenta (2015).
En présence des auteurs.

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Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris.


À Paris encore, à Pantin, dans le cadre du Mois du film documentaire 17e édition, on focalise sur la censure, frontale ou insidieuse selon les pays et les époques. Elle a produit un singulier et passionnant cinéma de résistance. C’est Jouer / Déjouer l’interdit (4-8 novembre 2016).

À 20h00, un court et un long métrage :

* Fluctuat de Jacques Kebadian (2016).

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* Entre les frontières de Avi Mograbi (avant-première).

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La projection est suivie d’un débat.

Faites votre programme de ces trois jours.

Ciné 104, 104 avenue Jean-Lolive, 93500 Pantin.



Jeudi 3 novembre 2016

 

Les clowns meurent.
Pire : ils sont en voie de disparition.

C’est ce que nous vous disions, désolés, au moment de la mort de Pierre Étaix, dans le Journal de Hushpuppy du 14 octobre 2016.

On faisait les comptes, et on disait aux deux survivants "Ne vous pressez pas !.

Et voilà : Oleg Popov (1930-2016) est mort hier mercredi 2 novembre 2016. 


Reste Jerry alias Lewis (né en 1926) dans un pays où les clowns font parfois de la politique. Mais il est bien tard, et il doit se sentir bien seul.

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Le séminaire-ciné-club, bref le "club" Conséquences nous propose "Résister, Subsister : illégalisme et autonomie". Une proposition qui ne se refuse pas.

Aujourd’hui, au programme, un grand classique.

* À 19h30 : Le Voleur de Georges Darien (Paris, Stock, 1898).

"Mesurant l’écart qui nous sépare de ce moment de l’histoire, nous penserons ensemble l’héritage possible de ces pratiques", nous dit Conséquences.

Naturellement, on se souvient du film qu’en a tiré Louis Malle en 1967.

Mais c’est surtout une occasion d’évoquer un film vachement bien, qu’on a eu la chance de voir au printemps 2016, un docu-fiction qui n’apparaît nulle part ou presque :

* Alexandre Jacob, l’honnête cambrioleur. Souvenir rassis du demi-siècle de Olivier Durie (2013).

Voilà comme on aime voir traiter les archives. On se souvient qu’il y a même un entretien avec Jean Maitron (1910-1987).


 

ENS, Salle Cavaillès, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.


Bosch, toujours Bosch, né vers 1450, serait mort le 9 août 1516 et tient son surnom de sa ville de naisance, ’s-Hertogenbosch (Bois-le-Duc).
C’est son année.
Son œuvre a été éparpillée dans le monde entier, on en parlait le 9 août 2016 dans le Journal de Hushpuppy.

On aime bien qu’il soit revenu au pays un moment, au Noordbrabants Museum qui ne possédait aucun tableau de lui, avec l’exposition historique Hieronymus Bosch. Visions of Genius (13 février-8 mai 2016).
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On aime aussi qu’il ait des descendants compatriotes "sous le charme" qui le célèbrent (27 octobre 2016-29 janvier 2017).

En tout cas, c’est aujourd’hui que sort sur les grands écrans

* Le Curieux Monde de Hieronymus Bosch de David Bickerstaff (2016).

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Ne pas confondre avec :

* Le Mystère Jérôme Bosch de José Luis López-Linares (2016), produit par le musée du Prado.

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* Jheronimus Bosch, Touched by the Devil de Pieter van Huystee (2015).

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Notre péché mignon : flirter avec les diables plutôt que fréquenter les conservateurs de musées. Ils sont nécessaires pour organiser nos rendez-vous, mais ne sont que des entremetteurs.



Mercredi 2 novembre 2016

 

On peut, avec émotion, souhaiter l’anniversaire de Luchino Visconti (1906-1976), 110 ans ; Burt Lancaster (1913-1994), 103 ans ; Patrice Chéreau (1944-2013), 72 ans.

Mais tous les 2 novembre, les anciens pleurent le martyre de Pier Paolo Pasolini (1922-1975), 94 ans cette année.
Il y a eu des livres, des films, des expos, du théâtre même, sur sa vie et sa mort.
Des rétrospectives de son œuvre, de temps en temps, l’an 2015 spécialement, on aime les chiffres ronds.

Mais il n’y a que ses contemporains, désormais, pour comprendre toutes les implications politiques de son assassinat ignoble, parce que, l’air du temps de l’époque (les années 70), intellectuel et politique, il y a longtemps qu’il s’est évaporé dans nos contrées, et sans doute, dans le monde entier.

Les Italiens se souviennent un peu mieux que les autres, de façon plus impressionnante.

À la Biennale de Venise 2015, par exemple, on vous parlait, le 14 juillet 2015, de la vision de son ami Fabio Mauri (1926-2009).

On se souvient aussi de Pasolini : Un delitto italiano (Pasolini, mort d’un poète. Un crime italien) de Marco Tullio Giordana (1994).

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En septembre 2016, au festival Annecy Cinéma italien, on a vu La macchinazione de David Grieco (2016), avec un Massimo Ranieri aussi physiquement crédible en PPP que Willem Dafoe (chez Ferrara). Un film un peu terrible aux images crues, qui ouvre peut-être de nouvelles perspectives d’enquête sur "la vérité", cet espace introuvable, utopique et uchronique, où les crapules pur porc s’allient volontiers avec les apparentés politiques, mais ça on le savait.

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Au musée Guimet, c’est entrée libre, sans réservation, dans la limite des places disponibles.

* À 20h30 : Petite Histoire à la porte de l’Ouest de Jean-Robert Thomann (2016).

Musée national des arts asiatiques - Guimet, 
6 place d’Iéna, 75016 Paris.


Au cinéma Le Brady, à l’initiative de l’Association des amis du cinéma francophone (AMICINEF) on est invité à aller voir leur coup de cœur :

* À 19h30 : Parenthèse de Bernard Tanguy (2016).
En présence de l’équipe du film.

Le Brady, 39 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris.


Inutile d’insister sur la grande rétrospective Satyajjit Ray (2 novembre-14 décembre 2016) de la Cinémathèque française, tout le monde le sait.


 

Ce soir

* À 20h00 : La Grande Ville (Mahanagar) (1963).

Jetez quand même un coup d’œil sur le programme, il en vaut la peine, et vous savez bien que vous ne connaissez pas le grand maître indien si bien que ça..

Cinémathèque française, 51 rue de Bercy, 75012 Paris.


Et puis, si pas envie de surplus d’images, si envie de mots, de livres et d’humains, et surtout si grande envie de résister à l’air du temps, on va au 15e café Louise-Michel parler bouquins.

* À 19h00 : Littérature africaine, afro-féminisme et prise de la Bastille.

Bonnes lectures :

* Bell Hooks, Ne suis-je pas une femme. Femmes noires et féminisme, Éditions Cambourakis (2015). Présentation de Didier Epsztajn.

* Alain Mabanckou, Le monde est mon langage, Grasset (2016).
* Alain Mabanckou, Lumières de Pointe-Noire, Seuil (2013).
Présentation de Francis Sitel.

* Éric Vuillard, 14 Juillet, Actes Sud (2016).
Présentation de Hervé Dubourjal.

Société Louise-Michel, Lieu-Dit, 6 rue Sorbier, 75020 Paris.


Les sorties sur les grands écrans

* Man on a Tightrope de Elia Kazan (1953).
Première sortie en France.

* La Mort de Louis XIV de Albert Serra (2016).

* Food Coop de Tom Boothe (2016).
On peut rencontrer l’équipe du film, si on choisit d’y aller au Louxor à 13h50.

La ressortie en version restaurée :

* Il Boom de Vittorio De Sica (1963).



Mardi 1er novembre 2016

 

Before The Flood de Leonardio DiCaprio (2016) est en ligne gratuitement sur le Net pendant un moment.

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Toutes choses égales par ailleurs, le film nous (re)positionne dans l’Univers.
Comme Jheronimus Bosch le faisait en son temps.
L’ordre du jour de l’humanité devrait être l’humilité.


 


* Dans le calendrier catholique, c’est la Toussaint.

* Dans le calendrier républicain (11 brumaire), c’est le jour du salsifi.

* Dans le calendrier pataphysique (27 Haha 144 E.P.), c’est le jour de l’occultation de Alfred Jarry (1873-1907).

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* Dans le calendrier politique, c’est la fête nationale de l’Algérie, comme le 14 juillet est celle de la France.

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Le 1er novembre 1954, le FLN se manifestait pour la première fois, avec une série d’attentats surtout dans les Aurès et en Kabylie, et un tract qui exigeait un préalable : l’indépendance puis des négociations sur les modalités des relations entre la France et l’Algérie.
Le 5 novembre 1954, la France répondit : "La seule négociation, c’est la guerre".

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Tant d’espaces et de temps, tant de contresens et de sens interdits entre les révolutions et leurs métamorphoses en fête nationales.
Du bidonville à l’estrade, de la rue à la tribune, on ne respire pas le même air : à rebours de nos idées reçues, curieusement, cet air se pollue en s’élevant.


Suivant nos chères habitudes, un mardi comme les autres, on va au ciné-club de l’ENS.

* À 20h30 : Canine de Yorgos Lanthimos (2009).

Ciné-club de l’ENS, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.


Novembre, c’est Le mois du film documentaire, 17e édition.

L’idée de ce "mois", c’est une invitation à toutes les structures culturelles, éducatives et sociales, à faire connaître le cinéma documentaire de création avec totale liberté de participation et de programmation.

2000 lieux (700 bibliothèques, 350 cinémas, plus d’une centaine d’écoles, collèges, lycées et universités, plus de 500 établissements culturels et associations et une centaine de structures sociales) participent à ce projet, et organisent des projections, des rencontres, des expositions, des ateliers, des colloques, des concerts.


 

Faites votre programme.


Les sorties sur les grands écrans de ce mardi (sans attendre mercredi) :

Notre grand coup de foudre c’est Mademoiselle de Park Chan-wook (2016).
Au point qu’on en a fait la couverture du n° 375-376 de Jeune Cinéma.

* Mademoiselle I
* Mademoiselle II (rebond, la manip’ dans le boudoir) .

* Réparer les vivants de Katell Quillévéré (2015).

* Snowden de Oliver Stone (2016).


À tous nos chers disparus, proches et lointains, encore sur la Terre, hors-sol, sous terre ou dans le vaste océan, fantômes errants ou enfin en paix, on anticipe demain, le Jour des morts.

Tant que nous sommes vivants, nous ne les oublions pas, aucun d’entre eux.

Ni les sulfureux (surtout pas eux d’ailleurs) :

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Ni les laborieux :

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Ni les stars :

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Ni même tous les passants :

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