Journal de Shi-Wei (septembre 2022) I
31 août-15 septembre 2022
publié le mercredi 14 septembre 2022


Jeudi 15 septembre 2022

 

Irène Papas (1926 ou 1929-2022) est morte hier, 14 septembre 2022 à Corinthe.


 

85 films entre 1948 et 2004, l’année de sa première réalisation avec Giuliana Berlinguer (et sa dernière apparition à l’écran) : Ecuba - Il film.


 

Elle avait perdu la mémoire.
Mais on n’oubliera pas sa grande beauté de tragédienne et ses engagements artistiques et politiques.

On n’oubliera pas Z de Costa Gavras (1969) ni Zorba le Grec de Michael Cacoyannis (1964).


 

Et, dans l’attente d’une rétrospective sur de grands écrans, on se programmera tout les films possibles en DVD.


À Helsinki, commence le festival Rakkauttaa & Anarkiaa 2022autrement dit Amour et Anarchie (HIFF), 35e édition (15-25 septembre 2022).


 

Il s’agit du Festival international du film de Helsinki, le plus important de Finlande. Il est non compétitif avec juste un Prix du public.
Il a choisi son nom à cause du film de Lina Wertmüller, Film d’amore e d’anarchia, ovvero ’stamattina alle 10 in via dei Fiori nella nota casa di tolleranza... (1973).

Ce soir :

* À 17h00 : Triangle of Sadness de Ruben Östlund (2022).


 

* À 21h00 : Don’t Worry Darling de Olivia Wilde (2022).


 

Faites votre programme.


À New York, au MoMA, commence le cycle Making Waves. A New Generation of Indian Independent Filmmakers (15 septembre-12 octobre 2022).

Aujourd’hui :

* À 16h30 : Pebbles de P.S. Vinothraj (2021).


 

* À 18h30  : The Village House (Gamak Ghar) de Achal Mishra (2019).


 

Faites votre programme.]

Au MoMA toujours, dans le cadre des Modern Matinees, : Hommage à Lino Ventura (15 septembre-28 octobre 2022).

Aujourd’hui :

* À 13h30 : L’Armée des ombres (Army of Shadows) de Jean-Pierre Melville (1969).


 

Faites votre programme.

Et puis, il y a toutes les expositions.

Par exemple, Barbara Kruger. Thinking of You. I Mean Me. I Mean You (16 juillet 2022-2 janvier 2023).


 



Mercredi 14 septembre 2022

 

À Nantes, et dans 300 salles de France, commence Play it again 2022, 8e édition (14-27 septembre 2022).


 

Le festival est organisé par l’ADRC, : les films d’hier dans les salles d’aujourd’hui.

Au programme de cette édition marrrainée par Julie Bertuccelli :

* Un Hommage à Michel Simon.

* Deux sections Ô mon classique et Rire ensemble.

* Jeune public.

Play It Again ! 2022 - Bande-annonce from ADRC on Vimeo.


 

Ce soir, ouverture à Nantes, au Cinématographe :

* À 20h00 : In The Mood For Love (Fa yeung nin wah)
de Wong Kar-Wai (2000).


 

En présence de Julie Bertuccelli, Nadège Lauzzana et Béatrice de Pastre.

Faites votre programme.


À Rome, commence le Festival de film de la Villa Médicis 2022, 2e édition (14-18 septembre 2022).


 

Au programme, trois sections : la Compétition internationale, les Focus et les grands rendez-vous de la cour d’honneur.

Trailer Festival de Film de la Villa Médicis 2022 from Académie de France à Rome on Vimeo.


 

Ce soir, ouverture, sur la piazzale :

* À 21h00 : La Montagne de Thomas Salvador (2022).
En sa présence.


 

Faites votre programme.


À Paris, à la Cinémathèque, commence un cycle conçu par Philippe Garnier, en partenariat avec le Festival du cinéma américain de Deauville : Pour une vraie histoire des films. Un générique peut en cacher un autre (14-19 septembre 2022).

Ce soir, ouverture :

* À 20h00 : Le Grand Chantage (Sweet Smell of Succes) de Alexander Mackendrick (1957).


 

Bonne lecture :

* Philippe Garnier, Génériques. La Vraie histoire des films, 3 volumes, Paris, The Jokers Publishing, 2022.


 


À Paris, pour sa rentrée, le Ciné-club de l’École normale supérieure (ENS) propose une séance gratuite, salle Dussane, grâce au partenariat avec le Welcome Desk de PSL. La séance sera suivie d’un atelier démontage de la bobine, une occasion de voir comment ça marche, une projection.

Ce soir :

* À 20h30 : La Balade sauvage (Badlands) de Terrence Malick (1973).


 


Les sorties sur les grands écrans

* Il était une fois Palilula (Undeva la Palilula) de Silviu Purcărete (2010).

* 107 Mothers (Cenzorka) de Péter Kerekes (2021).

* L’Energie positive des dieux de Laetitia Møller (2021).

* Babi Yar. Contexte de Sergei Loznitsa (2021).

* Jeunesse en sursis (Stop-Zemlia) de Kateryna Gornostai (2021).

* Feu follet (Fogo-Fátuo) de João Pedro Rodrigues (2022).

* Chronique d’une liaison passagère de Emmanuel Mouret (2022).

* Tout fout le camp de Sébastien Betbeder (2022).

* Los Sonámbulos de Paula Hernández (2022).

* À vendredi, Robinson de Mitra Farahani (2022).



Mardi 13 septembre 2022

 

Jean-Luc Godard (1930-2022), "autiste de haut niveau", est mort ce matin.

Adieu au langage.


 

Sur France Culture.



Lundi 12 septembre 2022

 

Alain Tanner (1929-2022) est mort hier, dimanche 11 septembre 2022.


 

Dans sa longue vie, il a seulement 30 films à son actif, de Nice Time (Picadilly la nuit), en 1957, avec Claude Goretta et les Anglais du Free Cinema, jusqu’à Paul s’en va en 2004.


 

Mais il est un pionnier historique.
Avec ses amis du Groupe cinq, créé en 1968, Michel Soutter (1932-1991, Claude Goretta (1929-2019), Jean-Louis Roy (1938-2020) et Jean-Jacques Lagrange (né en 1929), remplacé, en 1972, par Yves Yersin (1942-2018), c’est comme si c’était lui qui avait inventé le cinéma de la Suisse romande, un pays qui, dans les années 70, n’avait qu’une télévision.


 

Pour l’instant, sa mort fait surtout du bruit dans les médias suisses, La Tribune de Genève ou Le Temps, alors qu’en France, Le Monde en a fait l’annonce avec l’aide de l’AFP. Pourtant, il était d’âge à avoir, dans tous les grands journaux du monde, quelque "frigo".

On note que La Sept - devenue Arte depuis 2000 - vient de poster sur Internet un "Cycle Alain Tanner", cinq bandes-annonces qu’elle avait mises en ligne en 1989.


 

Nous, à Jeune Cinéma, allons mettre en ligne nos souvenirs de ce réalisateur qui nous a tant épatés, depuis Charles mort ou vif en 1969, comme tout le monde à l’époque.


 

Certains de ses films, on les a moins aimés, comme par exemple Messidor (1978).


 

Ou de nouveau aimés, comme Dans la ville blanche (1983).


 

C’est qu’au tournant des années 80, qui s’annonçaient assez mal, deux générations de réalisateurs (la sienne) et de cinéphiles (la nôtre) commençaient à prendre de la bouteille, à perdre leurs enthousiasmes de jeunesse, à hésiter même sur l’importance du passé. Mai 68 s’était largement éventé. Alain Tanner qui, depuis sa Suisse profonde, avait toujours pris cet "événement" extraordinaire pour un jeu magnifique, avait tout compris.

Mais nous n’oublierons pas que La Salamandre (1971) a inauguré le Saint-André-des-arts à Paris, et a tenu deux ans à l’affiche. La Suisse n’en est pas peu fière.


 

Cf. "Entretien avec Michel Boujut", Jeune Cinéma n°60, janvier 1972.


 

Les sources suisses :

* Voyage avec Alain Tanner, in Les archives de la Télévision suisse romande.

* Le site de Alain Tanner.

Bonne lecture :

* Michel Boujut, Le Milieu du monde, ou le cinéma selon Tanner, Lausanne, L’Âge d’Homme, 1974.


 



Samedi 10 septembre 2022

 

Hier, vendredi 9 septembre 2022, le programme de la journée était chargé.

Il y avait le Festival international du film de Toronto 2022 (TIFF), 47e édition, qui avait commencé (8-18 septembre 2022), avec une belle sélection non compétitive et pourtant une distribution de prix.


 

On aurait bien aussi présenté le festival international de la ville balnéaire de Vilissingen aux Pays-Bas, Film By the Sea 2022, 24e édition qui se concentre sur les adaptations de livres et les films de langue française (9-18 septembre 2022).


 

Hier aussi, commençait la Fête de l’Huma 2022, 87e édition (9-11 septembre 2022).
Cette année, elle a déménagé et a lieu sur l’ancienne Base aérienne 217 de Brétigny-sur-Orge et du Plessis-Pâté, à cause de l’implantation du Village des médias des JO 2024 sur le terrain qu’elle occupait ces dernières années à La Courneuve.


 

Comme toujours, on privilégie les concerts (4 scènes), le Village du livre, et un riche programme cinéma avec des films et des invités remarquables.
Hier, par exemple, est passé en avant-première, un film très instructif qu’il ne faudra pas rater à sa sortie (le 23 novembre 2022) : La (Très) Grande Évasion de Yannick Kergoat & Denis Robert (2022).


 

Cette année, on est heureux de constater qu’on s’y réoccuppe du climat, avec Alternatiba, et qu’il y a au moins une soirée spéciale climat, ce soir, à 19h30.
En 2019, il y avait eu une grande marche pour le climat, et une soirée "Justice climatique/Justice sociale". En 2020, la fête ayant été annulée à cause du covid, la ville de La Courneuve avait déclaré l’urgence climatique. Mais, en 2021, à notre grande consternation, le climat et l’environnement avaient disparu des préoccupations, ce qui nous avait semblé incompréhensible.


Hier, on aurait aussi, bien sûr, évoqué le début du Festival d’Automne 2022, dont la 51e édition aura lieu dans 60 lieux culturels à Paris et en Île de France (9 septembre-31 décembre 2022).


 

On aurait noté qu’il n’est plus question de "cinéma", mais d’arts visuels, notamment avec Tsai Ming-liang au Centre Pompidou (25 novembre 2022-2 janvier 2023).


 


On aurait aussi parlé de la Nuit de l’ENS, 5e édition, après deux ans d’absence.

De 18 h à minuit, il y a eu des événements gratuits : 41 conférences, 7 ateliers, 7 concerts et 1 pièce de théâtre pour parler de ce qui caractérise le mieux notre époque : l’incertitude.


 


Enfin, il est probable qu’on aurait évoqué la mort de la reine Elisabeth II, qui a éclipsé, dans absolument tous les médias, toutes les autres informations sur l’état du monde.
Sans doute en citant quelques films, The Queen de Stephen Frears (2006), Le Discours d’un roi (The King’s Speech) de Tom Hooper (2010), ou The Crown, la série Netflix créée par Peter Morgan (2016).


 


Et puis quelque chose est arrivé : le site de Jeune Cinéma est devenu inaccessible sur Internet, à partir de jeudi soir, 17h30.


 

Notre hébergeur, Zedd, lui-même impacté et coupé du monde, nous a expliqué par mail qu’il s’agissait d’une attaque informatique de grande importance sur des serveurs du "datacenter écoresponsable Mangin" de Grenoble, auquel nous sommes rattachés.

Après 24 heures d’attente, grâce à son savoir-faire, Zedd a, au moins, rescuscité les sites, sinon réparé les infrastructures. Il n’y a pas eu de demande de rançon, comme on voit à la télévision, les incidents ne sont pas tous dignes de narrations poétiques, et les pirates informatiques des grands chemins sont sans doute de tous genres. Ce qui est sûr, c’est que le temps des petits génies est dépassé, et c’est quasiment avec nostalgie qu’on se souvient de Wargames de John Badham en 1983, le début d’une décennie qui siffla la fin de la récréation.


 

Les grands voyous sont en train de supplanter les petits blagueurs. On retient que les épisodes style The Great Train Robbery (1903) se multiplieront dans notre grand Far West mondial.


 

On se souvient aussi des incendie de OVH, en mars 2021, à Strasbourg.


 


 

Ces 24 heures obscures furent donc l’occasion d’une nouvelle prise de conscience.
Des prises de conscience, on en est pétri, c’est à coup de ces déclics, de ces iskra, qu’on grandit, qu’on devient qui on est. Au long des années, il y a eu surtout Karl Max et Bertolt Brecht, (et pas mal d’autres), qui constituaient, sans à-coups, une vision du monde cohérente.

Mais la première (prise de conscience) d’adulte, c’était avec le livre de Pablo Servigne & Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer, en 2015. En une nuit, un livre qui se lit comme un polar, révélait un futur jamais envisagé, qui dépassait de très loin les perspectives habituelles. Apparemment, il y a eu une réédition en poche, et Yves Cochet, les y a rejoints.


 

Du coup, on était remonté aux origines intellectuelles de cet ouvrage, et on avait reconstitué, sur le site, une vaste bibliographie de l’Anthropocène. Il y avait des décennies que ces idées couvaient, peut-être même qu’on aurait pu remonter à Thomas Malthus, mais rien n’avait vraiment filtré, les puissants sceptiques et les divers autres intéressés devaient faire barrage. Au début des années 1970, on lisait Le Sauvage, qui a survécu, mais on ne connaissait pas le Rapport Meadows. qui a été réédité.

Mais cette fois, en ce début d’automne 2022, en cette année particulière, il y a eu un nouveau ressort. On est allé voir de plus près ce qu’impliquait le site de Jeune Cinéma, qui, au départ, n’avait d’autre ambition que celle de numériser ses 50 années de papier.
Sur le site de notre hébergeur éco-responsable, on a considéré les bonnes pratiques.


 


 

Après cet été terrible, avant cet hiver qui s’annonce "compliqué", comme les gens ont pris l’habitude de dire comme euphémisme pudique de "difficile" voire "tragique", même si on savait qu’Internet était un des agents du danger, lui-même en danger, on s’y réfugiait avec confiance.
On sait bien que ce ne sont pas les minuscules gestes individuels de "sobriété" du commun des mortels qui feront la différence, on connaît les grands responsables, l’absence de régulation délibérée des gouvernements complices, et l’inaction ostensible malgré les déclarations ostentatoires. On a bien repéré les innombrables dénis insouciants. On ne sait pas qui survivra, pas forcément les plus riches, ni les plus équipés. On veut juste penser qu’on a fait ce qu’on a pu, là où on était, être sûr qu’on a été de bonne volonté.

Une conclusion : il va falloir devenir plus sélectif et plus laconique.
Du coup, sans quitter Internet, cette merveille qui doit demeurer un "bien commun", on va aussi retourner aux bibliothèques rassurantes.

Bonne lecture :

* Tom Thomas, L’Impasse capitaliste. Travail, besoins et urgence écologique, Paris, Éditions Critiques, 2022.


 



Jeudi 8 septembre 2022

 

À Toulouse, à 18h30, la Cinémathèque présente sa nouvelle saison, la première sous la présidence de Agnès Jaoui.

Aujourd’hui, aussi, commence le cycle Les films qu’il faut avoir vus, saison 6, un titre toujours aussi irritant (Pourquoi "avoir" vus, au passé, Mme Verdurin ? Pour s’en vanter dans son salon provincial ?), mais un fourre-tout toujours aussi passionnant (8 septembre-5 octobre 2022).

Ce soir :

* À 21h00 : Freaks de Tod Browning (1932).


 

Faites votre programme.


À Paris, à L’Arlequin, le Ciné-club Hurlequin fait sa rentrée (chaque 2e jeudis du mois), et présente sa séance #4 :

* À 20h00 : Evil Dead II de Sam Raimi (1987).
Présentation de Nicolas Martin, avec Alexandre Aja.


 


À Marseille, au Vidéodrome 2 commence le festival de courts métrages queer et féministes Les Mains Gauches 2022, 3e édition (8-11 septembre 2022).


 

Ce soir, en ouverture :

* À 21h45 : Cercle de Force : Pondering Ritual de Johanna Tesfaye (2020) ; Imam Pesmu Da Vam Pevam de Eluned Zoe Aiano & Alesandra Taticm (2019) ; Tejedoras de Ana Micenmacher & Agustina Willat (2022) ; Mujer Espíritu de Adriana Ronquillo Vasquez & Ampersan (2021) ; Seremos Ouvidas de Larissa Nepomuceno (2020) ; Oceanos Viricos de Kevin Magne Tapia (2020) ; Lima brûle de Giovana García Soto (2018).


 

Le site du Festival Les Mains gauches.

Faites votre programme.



Mercredi 7 septembre 2022

 

À Paris, à la Cinémathèque du documentaire de la BPI, en partenariat avec De la Plume à l’Écran (DPAE) s’ouvre le cycle Au Canada : une traversée documentaire (7 septembre-17 novembre 2022).


 

Ce soir, ouverture :

* À 20h00 : L.A. Tea Time de Sophie Bédard Marcotte (2019).
En sa présence.


 

Précédé de Rien sur les mocassins de Eden Awashish (2016).


 


 

On note tout de suite le vendredi 30 septembre 2022, au Cinéma 1, en entrée gratuite :

* À 18h00 : Représentations autochtones.
Table-ronde avec André Dudemaine, Sophie Gergaud et Céline Petit.

* À 20h00 : Représentations autochtones • Wapikoni Mobile, interventions cinématographiques.
Projection.


 

Faites votre programme.


À Paris, à Beaubourg, au MNAM, s’ouvre une Rétrospective Gérard Garouste (7 septembre 2022-2 janvier 2023).


 


 

Aux côtés de 120 tableaux majeurs, souvent de très grand format, l’exposition donne également une place à ses installations, à ses sculptures et à son œuvre graphique.


 

Bonne lecture :

* Gérard Garouste & Judith Perrignon, L’Intranquille. Autoportrait d’un fils, d’un peintre, d’un fou, Paris, L’Iconoclaste, 2009.


 


À Paris, la Maison européenne de la photographie(MEP) fait sa rentrée avec deux expositions :

* Boris Mikhaïlov. Journal ukrainien (7 septembre 2022-15 janvier 2023).
Demain, jeudi 8 septembre 2022, à 19h00 : Rencontre avec Boris et Vita Mikhaïlov.


 

* Elsa & Johanna. The Timeless Story of Moormerland (7 septembre-6 novembre 2022).


 


Les sorties sur les grands écrans

* Walden de Bojena Horackova (2020).

* Giulia de Ciro De Caro (2021).

* Tout le monde aime Jeanne de Céline Devaux (2022).

* Revoir Paris de Alice Winocour (2022).

* Rodeo de Lola Quivoron (2022).

* Plan 75 de Chie Hayakawa (2022).

Les ressorties en versions restaurées

Sept films de Douglas Sirk, les mélodrames allemands. (Hans Detlef Sierck (1897-1987) a fui l’Allemzagne nazie en 1937).

* April, April ! (1935) ; La Fille des marais (Das Mädchen vom Moorhof, 1935) ; Les Piliers de la société (Stützen der Gesellschaft, 1935) ; La Neuvième Symphonie (Schlußakkord, 1936) ; Du même titre (Das Hofkonzert, 1936) ; Paramatta, bagne de femmes (Zu Neuen Ufern, 1937) ; La Habanera (1937).

Bonne lecture :

* Bernard Eisenschitz, Douglas Sirk, né Detlef Sierck, Montreuil, Éditions de l’Œil, 2022.


 

* La Mort d’un bureaucrate (La muerte de un burócrata) de Tomas Gutierrez Alea (1966).

* Christine de John Carpenter (1983).



Mardi 6 septembre 2022

 

À Paris, au Forum des images, L’Étrange Festival 2022 est de retour, 28e édition (6-19 septembre 2022).


 

Dans un programme foisonnant, plein d’alvéoles qui n’entrent pas dans les grande catégories, avec des dizaines d’invités, connus ou à découvrir, on note particulièrement :

* Les Sections : Compétition ; Nouveaux talents, ; Mondovision ; Documentaires.

* Les Cartes blanches : à Ovidie, à Dominik Moll, à Cosey Fanni Tutti.

* Les Focus : sur Victoria Abril, Alberto Vázquez, Masahiro Shinoda, Steven Arnold, Mike de Leon, et sur le cinéma Farsi


 

On trouve tout sur le site officiel.

Ce soir, 6 films, au choix, dans les salles 100 et 300
En ouverture, salle 500 :

* À 19h00, première française : The Roundup (Beomjoidosi 2) de Lee Sang-yong (2022).


 

Précédé de The Diamond de Vedran Rupic (2022).


 

* À 22h00, première européenne : Life or Sale de Tom Teng (2022).


 

Faites votre programme.


À Lisbonne, commence le festival international du film d’horreur Motel/X 2022, 16e édition (6-12 septembre 2022).


 

Au programme :

* Les sections : Serviço de Quarto (Room Service) ; Sessões Especiais ; Secção X ; Prémio SCML MOTELX - Melhor Curta Portuguesa ; Warm-Up SCML ; Prémio Méliès d’argent - Melhor Longa Europeia ; Curtas Internacionais ; Doc Terror ; Quarto Perdido - Paulo Branco - O Produtor do Terror Português ; Lobo Mau ("Grand Méchant Loup").

* Les invités, dont Dario Argento, un abonné...


 

Ce soir, sept films, les projections commencent à 18h40.
En ouverture, au Cinema São Jorge, sala Manoel-de-Oliveira :

* À 21h30 : Bodies Bodies Bodies de Halina Reijn (2022).


 

Faites votre programme.


À Toulouse, à la Cinémathèque, on fête les 70 ans de la revue Positif, avec une exposition en entrée libre (6 septembre-13 novembre 2022).


 

On note tout de suite le rendez-vous de mardi prochain, le 13 septembre 2022, avec

* À 19h00 : Rencontre avec N.T. Binh.

* À 20h30 : Visite guidée de l’exposition par N.T. Binh et Joëlle Cammas.

* À 21h00 : Alain Resnais à l’honneur en courts métrages.
Présentation de N.T. Binh.

* Les statues meurent aussi de Alain Resnais, Chris Marker & Ghislain Cloquet (1953).


 

* Toute la mémoire du monde de Alain Resnais (1956).

All the World's Memory from Icarus Films on Vimeo.


 

En entier sur Internet.

* Nuit et brouillard de Alain Resnais (1956).


 

En entier sur Internet.



Lundi 5 septembre 2022

 

À Paris, à la Cinémathèque commence une Rétrospective Emmanuel Mouret (5-15 septembre 2022).

Ce soir, ouverture, salle Henri-Langlois :

* À 20h00 : Chronique d’une liaison passagère de Emmanuel Mouret (2022).
Présentation par Gabriela Trujillo.


 

Faites votre programme.


À Paris, au MK2 Odéon, comme chaque premier lundi du mois, l’Agence du court métrage présente : C’est déjà demain.

Ce soir à 20h00, en présence de Maïté Sonnet, Jean-Sébastien Chauvin et Valentine Cadic :

* Des jeunes filles enterrent leur vie de Maïté Sonnet

 (2022).


 

* Le Roi qui contemplait la mer de Jean-Sébastien Chauvin (2022).


 

* Les Grandes Vacances de Valentine Cadic (2022).


 


À Paris, à la Cinémathèque tous les lundis, Aujourd’hui le cinéma est consacré à la jeune création cinématographique contemporaine.

Ce soir, salle Jean-Esptein, à 19h30, trois films et un dialogue avec Esther Mysius et Camille Rouaud :

* Gueule d’Isère de Esther Mysius & Camille Rouaud (2017).


 

* Blanc ninja de Esther Mysius & Camille Rouaud (2021).


 

* Les Ardents de Esther Mysius & Camille Rouaud (2021).


 


À Rouen, le Musée des Beaux Arts, avec les onze autres musées de la région, est engagé dans l’exploration de la Normandie comme territoire de modernité. En 2018, il mettait à l’honneur Marcel Duchamp (1887-1968), pour le cinquantième anniversaire de sa mort : ABCDuchamp (15 juin-24 septembre 2018)

Poursuivant sa démarche, il présente, depuis le printemps (dans le cadre estival d’un cycle intitulé Héroïnes), une deuxième exposition qui annonce les expositions commémoratives autour du Surréalisme, qui aura 100 ans en 2024 : Nadja, un itinéraire surréaliste (24 juin 2022-6 novembre 2022).


 

L’exposition suit le récit autobiographique illustré de André Breton sur sa rencontre avec Nadja, alias Léona Delcourt (1902-1941), du 4 au 13 octobre 1926.


 

Elle déambule, parallèlement aux dérives de l’ouvrage, à travers tableaux, photographies, objets, dessins, sculptures, dans le monde "défendu des rapprochements soudains, des pétrifiantes coïncidences."


 


 


 


 

Avec le prêt exceptionnel par la BNF, du manuscrit original de Nadja,


 

Bonne lecture :

* André Breton, Nadja, Paris, NRF, 1928.
Dessin de Nadja pour l’édition en livre de poche de 1972.


 


 

Sur France Culture.



Samedi 3 septembre 2022

 

Après son dernier concert à Denver, Colorado, le 7 juin 2022, Bob Dylan a suspendu son Never Ending Tour. Il le reprend cet automne en Europe, en commençant par Oslo le 25 septembre 2022.


 

À Paris, on atttend de pied ferme ses trois concerts au Grand Rex (11-13 octobre 2022).
On attend aussi le nouveau livre de Greil Marcus, qui va paraître le jour du premier concert parisien : Folk Music : A Bob Dylan Biography in Seven Songs, New Haven, Yale University Press, 2022.


 

Le site de Greil Markus.

Il faudra encore attendre un peu, le 1er novembre 2022, pour le prochain livre de Bob Dylan, la suite des Chroniques, Volume 1 (2005) :

* Bob Dylan, The Philosophy of Modern Song, New York, Simon et Schuster, 2022.


 

Toutes les infos au jour le jour.

Bonne lecture :

* Larry Sloman, On the Road with Bob Dylan, Introduction by Kinky Friedman, New York, Random House (1994).


 

Du coup, l’exposition en France de ses peintures Drawn Blank in Provence, que nous avons annoncée le 12 mai 2022, présentée dans la galerie d’art conçue par Renzo Piano au Château La Coste, qui devait se terminer le 15 août 2022, est prolongée jusqu’au 23 octobre 2022. De Londres, la Halcyon Gallery donne tous les détails.


 


 


 

En revanche, au Château La Coste, son Rail Car en fer forgé, reste installé de façon permamente, aux côtés d’œuvres de Louise Bourgeois, Ai Weiwei, Tracy Emin et Tadao Ando.


 

C’est sa plus grande sculpture (pour l’instant). On sait que Bob Dylan fait de la sculpture, depuis 30 ans, dans son atelier de métallurgie, Black Buffalo Ironworks. Elles sont composées d’objets trouvés et recueillis dans des fermes et des parcs à ferraille à travers l’Amérique.


 


 


 


 


On fait connaissance avec des Irlandais visionnaires : le réalisateur Kevin McGloughlin (né à Sligo), et le musicien Max Cooper (né à Belfast)
Ils sont tous deux du pays qui a été le touché par la grande famine des années 1840. Ce qui nous engloutit aujourd’hui, ce qui nous menace demain, ils l’ont dans les gènes.

* Incompleteness de Kevin McGloughlin, musique de Max Cooper (2018).


 

* Repetition de Kevin McGloughlin, musique de Max Cooper (2019).

Repetition - Max Cooper from Kevin McGloughlin on Vimeo.


 

La métaphysique de notre siècle est faite, non plus de concepts abstraits, mais d’images et de sons hallucinogènes.

Merci à la revue Yggdrasil.


 

* On consulte sa collection.

* On s’inscrit à sa newsletter (chaque 1er vendredi du mois).



Vendredi 2 septembre 2022

 

À Deauville, commence le Festival du cinéma américain 2022, 48e édition (2-11 septembre 2022).


 

Au programme de la sélection 2022 :

1. Les sections :

Compétition, Première, L’heure de la Croisette, Les docs de l’oncle Sam Fenêtre sur le cinéma français, Carte blanche à Philippe Garnier.

2. Les hommages (Deauville Talent Award) : Thendiwe Newton et Jesse Eisenberg.

3. [Les Prix et les jurys :

* Le Prix d’Ornano-Valenti

* Le Prix Nouvel Hollywood, pour Ana de Armas.

* Le Grand Prix et le Prix du jury, décernés par le Jury officiel, présidé cette année, par Arnaud Desplechin.

* Le Prix Fondation-Louis-Roederer de la Révélation, mécène de Deauville, décerné par un jury présidé cette année par Élodie Bouchez.

* Le Prix de la critique.

* Le Prix du public.


 

Ce soir, cérémonie d’ouverture :

* À 19h30 : Call Jane de Phyllis Nagy (2022).


 

Faites votre programme.


À Telluride, station de sport d’hiver hyper chic du Colorado, commence le Festival 2022, 49e édition (2-5 septembre 2022).


 

C’est le plus anciens des festivals de cinéma indépendant. Créé en 1974, il a précédé celui de Sundance, créé en 1985. En 2018, le festival n’avait pas encore de site personnel, on avait les informations via le site de la ville.


 

Maintenant qu’ils ont un site, il ne faut pas être impatient : Le programme du Show, c’est un secret, et rien n’est révélé "jusqu’à ce qu’on atteigne les montagnes". En fait, il est dévoilé au tout dernier moment, la veille au soir. En attendant, on est renvoyé à la page "History", avec une citation de Salman Rushdie : "There are two kinds of film festival : there are the mega-hyped, hoopla-infested selling circuses, and there is Telluride. It is extraordinarily exciting, in this age of the triumph of capitalism, to discover an event dedicated not to commerce, but to love. And if that sounds old fashioned and starry-eyed, so be it. The cinema was always in the business of gazing at stars".

Ce festival élitiste s’enorgueilit de ce que ses festivaliers sont toujours le premier public des œuvres présentées, des découvertes mondiales inédites (ou des trésors du passé restaurés). Ce qui, dans son histoire a très souvent été vrai. Chaque année, il dédie aussi trois tributes à des cinéastes mal connus, ce qui généralement les promeut.


 

Toutefois, le festival ne prend pas tant de risques qu’il le déclare, "lui devant et tous derrière", comme il aime se présenter.

L’année dernière, en septembre 2021, le festival était dédié à Bertrand Tavernier (1941-2021). Et les tributes ont été pour Peter Dinklage, Riz Ahmed et Jane Campion.

Exemples avec deux films Netflix :

* The Power of the Dog de Jane Campion (2021) a été projeté à Telluride le samedi 4 septembre 2021 à 19h00, alors qu’on l’avait vu à la Mostra de Venise le 2 septembre 2022 (et à Lyon-Lumière, seulement le 14 octobre 2021).

Et cette année :

* Bardo de Alejandro González Iñárritu (2022), passe ce soir à Telluride, alors qu’il est passé à la Mostra, ce matin, à 11h30.

Il est vrai que les cinéphiles distingués du Colorado ne sont pas exactement les mêmes que les festivaliers vénitiens. Mais ne chipotons pas : à Telluride, ce sera en présence de l’équipe du film.


 

En 2022, le festival est dédié à Peter Bogdanovitch (1939-2022). Les tributes sont pour Sarah Polley aujourd’hui, pour Cate Blanchett demain samedi, et pour Mark Cousins dimanche.

Ce soir, à Telluride, entre 6 films, on choisit :

* À 18h00 : Women Talking de Sarah Polley (2022).
En présence de Sarah Polley, Frances McDormand, Rooney Mara, Claire Foy, Judith Ivey, Jessie Buckley, Sheila McCarthy, Michelle McLeod, August Winter, Kate Hallett, Liv McNeil.


 

* À 20h45 : Bardo, False Chronicle of a Handful of Truths de Alejandro González Iñárritu (2022).
En présence de Alejandro González Iñárritu, Daniel Giménez Cacho, Griselda Siciliani, Ximena Lamadrid, Íker, Sanchez Solano.


 

Faites votre programme.


À Brooklyn, le BAM propose une semaine thématique sur des héros de la classe ouvrière de Bollywood à Broadway : Working Class Musicals (2-8 septembre 2022).

Ce soir, pour les Américains, un film exotique :

* À 14h00, 16h30, 19h00 et 21h30 : The Umbrellas of Cherbourg (Les Parapluies de Cherbourg) de Jacques Demy (1964).


 

Mais le programme, très pertinent, au delà des grands classiques, comme les deux West Side Story, celui de Robert Wise (1961) et celui de Steven Spielberg (2021), par exemple, ou 42nd Street de Lloyd Bacon (1933), propose des films moins connus :

* Passing Through de Larry Clark (1977).


 

* Pyaasa de Guru Dutt (1957).


 

En entier sur Internet.

Faites votre programme.


À Marseille, Vidéodrome2, en collaboration avec The Film Gallery et RE:VOIR, offre une Carte blanche à Jackie Raynal, en sa présence (2-4 septembre 2022).

Ce soir, deux courts métrages :

* À 20h30  : New York Story de Jackie Raynal (1980).
The Act of Seeing with One’s Own Eyes de Stan Brakhage (1971).


 

Demain, samedi 3 septembre 2022, à 20h30 : Gates of Heaven de Errol Morris (1978).


 

Et dimanche, à 19h00 : Discussion avec Jackie Raynal, avec Nina Le Cocq.

Faites votre programme.


Le Monde diplomatique de septembre 2022 est paru.


 

* On l’achète en kiosques.

* On le feuillette.

* On s’abonne.



Jeudi 1er septembre 1922

 

Bon anniversaire à Vittorio Gassman (1922-2000), cent ans aujourd’hui.


 

En 1975, Andrée Tournès l’avait rencontré.
Il avait alors une belle cinquantaine, et il avait parlé longuement de son travail aussi bien au cinéma qu’au théâtre : "Profession acteur", Jeune Cinéma, n°90, novembre 1975.


 

Cette année-là, le film Parfum de femmes (Profumo di donna) de Dino Risi (1974) avait été sélectionné en compétition au Festival de Cannes, et Vittorio Gassman y avait reçu le Prix d’interprétation masculine.

À cette occasion, on trouve dans les archives de la Radio télévision suisse, un entretien avec Christan Defaye.


 

Le 27 juillet 2022, est ressorti en salle La Terrrasse de Ettore Scola (1980)


 

Bonnes lectures :

* Vittorio Gassman, Un grande avvenire dietro le spalle, Milan, éd. Longanesi, 1981. Un grand avenir derrière moi. Vie, amours et prouesses d’un m’as-tu-vu, racontées par lui-même, traduction de Roland Stragliati, Paris, Julliard, 1982.


 

* Vittorio Gassman, Memorie del sottoscala, Milan, Longanesi, 1990. Mémoires dans une soupente, traduction de Jacques Michaut-Paterno, Paris, Éditions de Fallois, 1991.


 


À Bruxelles, le Festival du film fantastique (BIFFF), 40e édition, bat son plein (29 août-10 septembre 2022) bat son plein.


 

L’ouverture s’est faite, lundi 29 août 2022 avec :

* Vesper de Kristina Buozyte & Bruno Samper (2022).


 

Aujourd’hui, comme tous les jours, ça commence dès 14h00, et ce soir, il y a l’embarras du choix. On choisit, un peu au hasard, de ne pas quitter le ciné1, alors qu’il y a 3 salles, ce qui permet de dîner, et de voir la dernière séance de minuit.

* À 18h30 : La pietà de Eduardo Casanova (2022).


 

* À 22h30 : Confession de Jong-seok Yoon (2021).


 

* À 24h30 : Midnight Peepshow de Andy Edwards,
Airell Anthony Hayles, Ludovica Musumeci & Jake West
(2022).


 

Faites votre programme.


À Marseille, en collaboration avec le FID 2022, au FRAC Provence, se poursuit l’exposition Apichatpong Weerasethakul (25 juin 25 septembre 2022).

On peut y voir, en installation, le court métrage acquis en 2021, Fireworks (Archives) de Apichatpong Weerasethakul (2014).

En 2016, on pouvait le voir à l’Everson Museum of Art à Syracuse, dans l’État de New York.

UVP Insights : Apichatpong Weerasethakul on Fireworks (Archives) from Urban Video Project on Vimeo.


 


À Paris, la Fondation Cartier présente une rétrospective inédite : Mirdidingkingathi Juwarnda Sally Gabori (3 juillet-6 novembre 2022).


 

Dans sa première vie, Sally Gabori (1924-2015) appartient à la tribu des Kaiadilts, sur l’île minuscule Bentinck, - une centaine d’habitants -, au nord de l’Australie, une des îles Wellesley dans le golfe de Carpentarie. Elle y vit sa jeunesse dans la tradition, sous son nom totémique de Mirdidingkingathi Juwarnda, avec son mari et ses enfants (elle en aura onze).


 


 

La culture Kaiadilts est celle qui a résisté le plus longtemps à la colonisation occidentale. Mais les années 1940 sont difficiles, sécheresse puis typhon et tsunami. Quand, en 1948, l’île devient inhabitable, sa famille a survécu mais elle est évacuée sur l’île voisine de Mornington, où les missions presbytériennes ont fait leur travail habituel, notamment séparer les parents des enfants à qui on a interdit de parler leur langue maternelle, etc.


 

Dans les années 1960 et 1970, l’anthropologue Norman Barnett Tindale (1900-1993) a cartographié les différentes tribus aborigènes, démontrant qu’elles n’étaient pas nomades comme il était admis. Quelques lois reconnurent alors le droit territorriaux des Aborigènes. Mais le Native Title Act, qui permit aux populations autochtones de récupérer leurs terres, n’arriva que tard dans la vie de Sally Gavori, en 1993, elle avait 70 ans. La famille Gabori ne retournera jamais sur l’île natale.

Vers 2004, Sally Gabori, elle, commence alors une seconde vie. Dans sa maison de retraite, elle se met à peindre, sans discontinuer, elle peint les paysages de son pays natal, des souvenirs diffus, des sensations indestructibles de sa première vie.


 


 

L’œuvre est personnelle, différente des autres productions aborigènes, à plus de 80 ans, elle est tout de suite reconnue à Brisbane. Elle a une première exposition personnelle dans une galerie, puis dans le musée de la ville, le Queensland Art Gallery.


 

L’aéroport lui commande une peinture murale pour son hall d’arrivée du terminal international, l’œuvre extraordinaire remplit les murs du sol au plafond sur, 750 mètres et estomaque les voyageurs.


 

En 2013, ses travaux ont été sélectionnés pour deux grandes expositions internationales, dans une exposition collective à la Royal Academy of Arts de Londres, et une autre, personnelle, au Palazzo Bembo, "Personal Structures", dans le cadre de la 55e Biennale de Venise.


 

Le Musée du quai Branly a acquis une de ses œuvres de la série Ninjilki (2006). Après sa disparition en 2015, il y a eu deux grandes rétrospectives, à Brisbane en 2016 et à Melbourne, en 2017.


 

En 2022, la rétrospective de la Fondation Cartier, la première hors d’Australie, est donc un événement considérable, qui permet d’explorer une œuvre remarquable, une artiste au destin étonnant, et l’énigme de la culture aborigène.


 

Cf. son site dédié par la Fondation Cartier.

Avec un beau catalogue.



Vendredi 1er juillet-mardi 30 août 2022

 

Le site de Jeune Cinéma a déménagé.
Il a fait un check up et il est hébergé à présent chez Zedd, à Grenoble.
Tout va bien.


 

©Erik Johansson



Mercredi 31 août 2022

 

À Venise, commence la Mostra 2022, 79e édition (31 août-10 septembre 2022).


 

Au programme officiel, il y a d’abord la Compétition officielle, avec des tas de prix de toutes sortes, historiques comme les Coupes Volpi (depuis 1934), les Lions d’or et d’argent (depuis 1949), et le Grand Prix du jury (depuis 1951), et plus récents comme le Premio Marcello Mastroianni (depuis 1998), le Leone Queer (depuis 2007), le Premio per la migliore sceneggiatura (depuis 2012).

Le Jury de la compétition sera présidé par Julianne Moore.

Il y a aussi les prix spéciaux, le Premio Robert-Bresson (depuis 2000), le Premio Jaeger-LeCoultre Glory to the Filmmaker (depuis 2006).
Et naturellement le Leone d’Oro alla carriera (depuis 1969). Cette année, deux Lion d’or d’honneur pour l’ensemble de leur carrière sont attribués à Catherine Deneuve et à Paul Schrader.

Toujours dans le programme officiel, il y a aussi la section Orizzontti l’indispensable Fuori Concorso "Hors compétition et séances spéciales", Venezia Classici, et, cette année, Venice Immersive.

Comme à Cannes, les sections parallèles, non officielles, font partie de la fête : les Giornate degli Autori et la Settimana internazionale della critica

Aujourd’hui, ça commence dès le matin, sala Perla et sala Darsena.

Ce soir, ouverture :

* À 19h00 : White Noise de Noah Baumbach (2022).


 

On note avec intérêt, hors compétition, le 9 septembre 2022, à différentes heures, pour ses prises de positions sur l’énergie nucléaire :

* Nuclear de Oliver Stone (2022)


 

Faites votre programme.


À Paris, à la Fondation Seydoux commence une rétrospective ds films muets de King Vidor : De la "silent music" à Hallelujah, son 1er film sonore (31 août-27 septembre 2022).


 

Comme d’habitude, toutes les séances sont accompagnées par les pianistes issus de la classe d’improvisation de Jean-François Zygel (Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris).

Aujourd’hui :

* À 14h30 : Une gamine charmante (The Patsy) de King Vidor (1928).


 

* À 16h30 : Capricciosa (Wild Oranges) de King Vidor (1924).


 

On note trois rendez-vous spéciaux :

* Le jeudi 8 septembre 2022, à 16h30 : The Real Adventure de King Vidor (1922).
Présentation de Christophe Gauthier.


 

* Le vendredi 9 septembre 2022, à 14h00, au Studio de la Fondation : The Big Parade de King Vidor (1925).
En présence de Jean-Loup Bourget et Françoise Zamour qui signeront leur ouvrage : King Vidor, Paris, Vrin, 2016.


 

* Le vendredi 16 septembre 2022, à 14h30 : King Vidor, le premier "auteur" américain ?
Conférence de Jean-Loup Bourget & Françoise Zamour.


 

Faites votre programme.


À Paris, la Cinémathèque fait sa rentrée avec une Rétrospective Douglas Sirk (31 août-26 octobre 2022).


 

Ce soir, ouverture :

* À 20h30 : Tout ce que le ciel permet (All That Heaven Allows) de Douglas Sirk (1955).


 

On note tout de suite, le jeudi 8 septembre 2022, à 19h00 : Douglas Sirk, né Detlef Sierck, conférence de Bernard Eisenschitz.

Cf. sa présentation Douglas Sirk, du mélodrame au cinéma total.

Bonne lecture :

* Bernard Eisenschitz, Douglas Sirk, né Detlef Sierck, Montreuil, Éditions de l’Œil, 2022.


 

Faites votre programme.


À Lyon, à l’Institut Lumière, a commencé une Rétrospective Kenji Mizoguchi (26 août-8 octobre 2022).


 

Chaque film passe trois ou quatre fois, il ne faut en manquer aucun.


 

Ce soir :

* À 18h30 : Miss Oyu (Oyû-sama) de Kenji Mizoguchi (1951).
En entier sur Internet.


 

On note tout de suite la soirée spéciale du mercredi 7 septembre 2022 :

* À 18h30 : Conférence de Virginie Apiou, réalisatrice de Mizoguchi, le cinéaste à la cicatrice dans le dos (2021).

* À 20h30 : Les Contes de la lune vague après la pluie (Ugetsu monogatari) de Kenji Mizoguchi (1953).


 

Faites votre programme.


Les sorties sur les grands écrans

* Flee de Jonas Poher Rasmussen (2021).

* My Name is Gulpilil de Molly Reynolds (2021).

* Les Cinq Diables de Léa Mysius (2022).

* Avec amour et acharnement de Claire Denis (2022).

Les ressorties en versions restaurées

* Les Petites Marguerites (Sedmikrásky) de Vera Chytilova (1966).

* C.R.A.Z.Y. de Jean-Marc Vallée (2005).



Au fil du temps, tous les éditos
 

Voyage dans le temps.
 



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